La poursuite du bonheur : une utopie?

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Est-ce que de souhaiter vivre dans un état de bonheur est une chymère?

Car l’humain, moi y compris, semble poursuivre cette quête incessante du bonheur. Il serait idiot de finir par réaliser que c’était en vain.

Le philosophe Kant prétend que le bonheur est un idéal non de la raison, mais de l’imagination. Pire, il prétend que celui qui veut se donner comme impératif dans la vie de se consacrer à la poursuite du bonheur sera bien embarassé car le contenu du concept serait irréaliste.

En fait, il prétend que personne ne peut jamais dire en termes précis et cohérent ce que véritablement il désire et il veut et qui pourrait le rendre heureux tout en ayant la certitude que ce sera le cas.

Est-ce que la richesse rend heureux? Est-ce que d’habiter une maison neuve rend heureux? Est-ce que de vivre longtemps et en santé rend heureux?

Pas nécessairement… supposons que vous surviviez à la mort de vos enfants et de tous vos êtres chers et que vous vous retrouviez seul sur terre vieux et en santé certe, mais à voir l’oeuvre de votre vie réduite à néant car les enfants ne sont plus, la maison neuve est maintenant décrépie et il est trop tard pour tout recommencer.

C’est ici que Nietzsche suggère que tout acte exige l’oubli afin de donnee naissance au bonheur. À première vue, ce concept m’est apparu bizarre. Pourtant, Nietzsche poursuit en poussant le concept à son extrême.

Un homme qui ne posséderait pas la faculté d’oublier, qui serait condamné à voir en toute chose le devenir. Un tel homme ne croirait plus à sa propre essence, ne croirait plus en lui-même. Tout s’écoulerait pour lui en points mouvants pour se perdre dans cette mer du devenir.

Concept intéressant, parce qu’il ne touche directement.

J’ai en effet toujours cherché le bonheur dans l’état futur.

Quand j’aurai terminé le secondaire je pourrai enfin étudier dans un domaine qui m’intéresse et alors je serai plus heureux.

Quand j’étais au Cegep j’avais hâte à mon BAC et quand j’étais dans mon BAC j’avais hâte à la maîtrise, puis j’ai eu hâte de travailler et voilà que j’anticipe la retraite.

Le bonheur se trouve-t-il réellement dans ce devenir? Car une fois le devenir réalisé, d’autre chose nous attend encore.

Je ne crois pas que le bonheur comme état de plénitude constant puisse être.

Ce que je crois par contre c’est qu’on peut chercher à éliminer les frictions qui nous rendent malheureux.

Peut-être que c’est là que se trouve mon bonheur?

Par exemple je déteste tailler des haies de cèdres. Alors j’ai retiré 80% des haies de cèdres de mon terrain et l’expérience a été si positive que j’envisage de retirer le reste.

Je ne trip pas non plus à tondre la pelouse alors je suis en train d’en réduire sa superficie.

Je ne trip pas plus qu’il faut à pelleter l’hiver alors je me paie un déneigeur.

Faire du 9 à 5 du lundi au vendredi 48 semaines par année me rend malheureux alors je suis en train de me payer une retraite.

En éliminant toutes les petites frictions autour de moi, je sens que mon niveau de bonheur est en croissance.

Mais il ne faut pas perdre de vue que le sucré ne serait pas aussi délicieux sans l’amer et ainsi on n’apprécierait pas autant le bonheur sans tous ces moments désagréables.

Je réfléchie souvent à ces choses car mon être à tendance à vouloir simplifier ce voyage vers la liberté financière à sa destination. Quand je serais libre, je serai heureux. Alors que je sais très bien que ce n’est pas rationnel de penser ainsi.

Qu’en pensez-vous? La quête du bonheur est-elle une chymère?

4 Comments

  1. XJ

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