La débrouillardise payante

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Êtes-vous le type de personne à faire majoritairement les choses par vous-même ou bien êtes-vous plutôt un ardent disciple de la délégation?

Personnellement, dépendamment de mon degré d’expertise dans le domaine, de l’ampleur de la tâche, du temps libre dont je dispose, du coût de la tâche à effectuer et de mon degré de plaisir ou d’aversion envers ladite tâche, je vais soit le faire par moi-même ou alors déléguer!

Autrement dit, si je connais assez ça, que j’ai du temps libre, que j’épargne beaucoup en le faisant moi-même et que l’ouvrage n’est pas extrêmement pénible, je vais souvent m’organiser par mes propres moyens pour faire le travail.

À l’inverse, si ça sort de mon champ de compétences, que je suis assez occupé, que ça ne coûte pas trop cher à faire régler par autrui et que le travail est difficile ou pointu, je vais alors être beaucoup plus enclin à payer pour sous-traiter le travail.  Si je choisis cette option, évidemment, je vais tenter de trouver le meilleur ouvrier possible au niveau de la qualité de l’ouvrage et du prix demandé.

Concrètement parlant, à la maison, vous avez plus de chances d’engager un gars de construction pour refaire votre salle de bain à la grandeur que pour simplement changer une poignée de porte.  Pour les automobiles, vous avez plus de chances d’avoir recours aux services d’un mécanicien pour faire réparer un bris électronique que pour un simple changement d’huile moteur.

Faire soi-même ou faire faire est un choix qui s’applique généralement ‘’ at large ‘’, car les entreprises privées, à but lucratif, ont justement comme mission de faire du profit en vous vendant un produit ou un service pour vous aider à résoudre un problème ou combler un besoin et par la bande vous donner plus de temps libre.

Ceci étant dit, une fois que vous avez décidé de faire ou de faire faire une tâche, encore faut-il que vous ayez à disposition la bonne pièce, le bon matériel ou le bon produit toujours au meilleur rapport qualité/prix.  Autrement dit, plutôt que de payer plein prix une pièce automobile, êtes-vous capable de l’avoir au prix coûtant du garage via son fournisseur ou bien êtes-vous en mesure d’aller la chercher pour une bouchée de pain chez un ferrailleur?  Si oui, là aussi vous êtes en mesure d’économiser.

Bref, plus vous en connaissez, plus vous savez en faire par vous-même, plus vous coupez les intermédiaires, plus vous avez de chances d’économiser et de payer moins cher qu’un autre pour un ouvrage similaire ou comparable.

Dans mes exemples, je fais beaucoup référence aux maisons et aux véhicules, car ce sont effectivement deux éléments populaires, deux actifs largement répandus et pour lesquels il est facile de faire des comparatifs d’un ménage à l’autre.

Quelqu’un qui, dans sa façon de consommer, achète pratiquement toujours du neuf à crédit, dans des gros commerces dispendieux, qui paie des taxes sur le neuf, qui en fait le moins possible, qui donne à forfait son ouvrage à la maison et qui fait réparer toutes ses possessions par les autres peut s’attendre à ce que la facture totale, bout à bout, soit salée à la fin de l’année et très onéreuse si on cumule cela sur plusieurs années.

Par ailleurs, remarquez que cet article ne traite même pas de fiscalité, alors je n’aborde pas la ponction de nos revenus que le gouvernement englouti sur nos salaires.  Cependant, je vous rappelle que le revenu médian brut d’une famille québécoise, en 2015, tourne autour de 60 000$, alors je crois que les moyens financiers de plusieurs ménages sont très limités en proportion du coût de la vie et des dépenses engendrées afin de combler les besoins de base.  Donc, si on ne gagne pas trop d’argent, il faut au moins tenter d’en retenir autant que possible.

Ici, dans cet article, je veux vraiment mettre l’emphase sur nos choix individuels de consommation.  Ce que je veux surtout faire ressortir, c’est qu’il n’y a pratiquement pas de limites à la consommation et ‘’ aux extras ‘’ que certains choisissent de se payer alors que d’autres individus vont plutôt développer des compétences, faire les choses par eux-mêmes et simplement posséder moins de matériel, ce qui leur laissera davantage de latitude pour faire d’autres choix (dons, épargnes, investissements, etc).

Au final, ça fait qu’un gars comme moi, avec un salaire moyen et des aptitudes moyennes, réussi à épargner annuellement beaucoup d’argent, en proportion de mon salaire, en misant essentiellement sur un niveau de vie raisonnable et un contrôle assidu de mes dépenses afin de combler mes besoins de base tout en limitant mes désirs ou alors en trouvant un moyen alternatif et peu dispendieux d’acquérir ce que je désire pour le plaisir et non pas par absolue nécessité.

Tout ça pour dire que ce n’est pas tant une question de revenus qu’une question d’équilibre budgétaire.  L’an passé, je discutais justement avec une conseillère budgétaire indépendante et elle me disait à quel point une bonne partie de sa clientèle était constituée de jeunes familles de professionnels faisant parti de la classe moyenne supérieure et gagnant relativement bien leur vie.  Vous savez, les belles maisons avec les belles voitures que l’on voit dans les nouveaux quartiers huppés.  Eh bien, n’ayez aucun doute que plusieurs d’entre eux vivent à crédit et redoutent constamment le prochain paiement.  En fait pour beaucoup d’entre eux, ultimement, tout devient un paiement et trop souvent la seule question qu’ils se posent c’est :  ‘’ Ça revient à combien aux deux semaines? ‘’ Pour ma part, la question que je me pose est plutôt : ‘’ Combien suis-je capable d’épargner et d’investir dans deux semaines? ‘’

Alors, clairement, Carlos* exigeant toujours le meilleur de tout et cédant sans cesse à ses moindres désirs, qui se sera endetté toute sa vie pour acheter toutes les bébelles inimaginables lui passant par la tête, pour faire les plus beaux voyages et qui n’aura jamais levé le petit doigt à la maison va probablement tomber des nues en voyant des gens comme Mr Jack, JR, BarbeRiche, BM & moi-même devenir financièrement indépendant autour de 35-40 ans!

Projetons-nous alors dans le temps.  À 40 ans, prenez Carlos* et placez-le à côté de moi…  En apparence, sans que les gens soient conscients des choix de consommation totalement à l’opposé que nous avons fait aux cours de nos vies respectives, à priori, on n’aura peut-être pas l’air très différents.  Alors des gens pourraient se questionner et en venir à se demander : ‘’ Oui mais pourquoi lui doit continuer de travailler et tirer le diable par la queue pour réussir à payer ses factures alors que toi, tu n’as plus besoin de travailler et que tu peux te la couler douce, hein?  C’est injuste!  ‘’

Les années de crédit, la vie dans une grosse piaule, les voitures neuves, le bateau, les voyages autour du monde, les appareils électroniques derniers cris que lui s’est payé et pas moi, ne paraissent pas sur le coup, à un moment précis, mais la somme de tout cela, accumulée sur des années, fait certainement toute la différence et explique en bonne partie notre situation financière totalement à l’opposée.

C’est alors là toute la différence entre se lancer dans la spirale infernale et galopante de la consommation à outrance et de l’endettement consumériste versus se créer un cercle vertueux basé sur des investissements judicieux résultant de l’achat d’actifs s’appréciant dans le temps et rapportant des revenus en croissance.

Comme on dit par chez nous, le calcul vaut le travail!

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