Être financièrement indépendant pour… améliorer sa santé?

Quiconque ayant déjà connu des ennuis de santé sait à quel point cela peut devenir handicapant au quotidien.  Avoir à composer avec une douleur physique ou émotionnelle de forte intensité et/ou récurrente, c’est loin d’être la joie.

Par ailleurs, on sait également que beaucoup de gens ayant des problèmes de santé ne prennent pas toujours nécessairement les meilleures mesures le plus rapidement possible afin d’entamer efficacement leur guérison.

Combien de fois avons-nous entendu des gens dire : ‘’ Ce n’est qu’un petit mal et ça ne durera pas longtemps ‘’ ou alors ‘’ De toute façon, je n’ai pas le temps d’aller à l’urgence, car je travaille trop ‘’.  Plaidez-vous coupable?  Moi oui, parfois.

Beaucoup de gens vont consulter seulement lorsqu’ils sont devant le fait accompli, que la douleur s’est aggravée, qu’elle devient insupportable ou bien que les antidouleurs maisons (glace, médicaments, alcool) n’arrivent plus à contenir le problème.  Par exemple, lorsque ça ne va pas, c’est plus facile de faire des beuveries à tous les soirs dans son petit 2 ½ que d’aller raconter et confronter ses problèmes en face à face avec un psychologue ou d’aller poiroter à l’urgence pour rencontrer un spécialiste.

Pour ma part, ça fait quelques années que j’ai des problèmes avec mon dos et plus spécifiquement mon bas du dos.  Lorsque je travaille penché ou que je dois soulever de lourdes charges, j’ai plus de chances de me blesser au dos puisque j’ai déjà une sensibilité.  Ma petite dernière, c’est une entorse lombaire au niveau de ma 5ème vertèbre (L5).  J’avais sensiblement eu les mêmes problèmes au printemps lorsque je transportais des gros bidons d’eau d’érable pour ma cabane à sucre et ça vient de se reproduire suite à quelques jours de travail accroupi dans les champs.  Bref, j’ai le bas du dos en compote!

Sous les conseils avisés de ma chiropraticienne, j’ai pris ma semaine pour être en mesure d’entamer efficacement ma guérison et ne pas aggraver mon cas.  Je prends aussi plusieurs actions afin d’aligner ça dans le bon sens (exercices légers d’étirements, anti-inflammatoires, glace, ceinture lombaire, séances de chiro), mais ultimement ma grosse période de travail automnal s’amorce la semaine prochaine et je ne peux ni me pencher et encore moins soulever de grosses charges, alors ça va beaucoup limiter le champs de mes actions.  Au moins, je devrais être capable de travailler debout, assis et couché (quoique pour celui-ci je doute que ce soit utile à moins d’être payé pour dormir… m’ouais… dans mes rêves).

Avoir des problèmes de santé me fait pleinement prendre conscience que, malgré l’évolution des espèces, le fait que nos ancêtres soient passés de bipèdes à quadrupèdes a rendu certaines parties de notre corps plus vulnérables (dos, genoux, etc).  Par ailleurs, lorsqu’on a des petits bobos récurrents, ça nous fait réfléchir davantage à notre couverture d’assurance et à l’importance de ne pas dépendre d’une seule source de revenus, soit celle reliée à notre travail!

Tout ça pour dire que cette fâcheuse blessure me porte quand même à réfléchir aux bénéfices d’être financièrement indépendant en lien avec ma santé.  Il est clair que lorsqu’on passe de 50 à 70 heures par semaine au travail, durant certaines périodes de l’année, cela limite grandement les possibilités que nous avons de nous consacrer efficacement aux autres activités.  Dès lors, ça vient plus difficile d’intégrer efficacement les exercices physiques et la bonne alimentation à nos journées, surtout si on n’a pas ces habitudes-là ancrées en nous de nature.

Je ne dis pas que c’est impossible, car plusieurs le font, mais le soir, lorsqu’on revient d’une grosse journée de travail, c’est plutôt rare qu’on a le temps, l’énergie et la motivation pour se cuisiner un bœuf Strogonov avec des petits légumes du jardin et faire 30 à 45 minutes d’exercices.  La petite bière, la pizza congelée et le canapé sont des options beaucoup plus faciles et rapides.  Mais à cela, il y a un prix à payer lorsqu’on tombe dans la facilité.  Au bout du compte, c’est le corps qui s’en ressent et qui en paie le prix.

Pour ma part, je dois dire que je n’ai jamais été aussi en forme qu’il y a 5-6 ans lorsque j’avais seulement 15 heures de cours par session à l’université et que j’avais tout mon temps pour cuisiner et m’entrainer.  À cette époque, j’avais vraiment fière allure parce que j’avais réussi à me créer une routine efficace et durable au plan de l’alimentation et de l’activité physique en sachant que j’avais amplement le temps de m’y consacrer adéquatement et à tous les jours.

Par contre, dès que j’ai commencé à travailler à temps plein, mes bonnes habitudes ont pris le bord et je suis retombé dans la facilité.  C’est pourquoi je me dis qu’en étant financièrement indépendant, un jour ou l’autre, je pourrais fabriquer ma propre routine que je serais capable de perpétuer à l’année longue et sans crainte que le travail ou autre chose m’y fasse déroger à certains moments de l’année.  Nul doute pour moi que mon corps et mon esprit en ressentiront les bienfaits à ce moment-là et j’espère alors, qu’en me prenant en main de façon plus assidue à l’aube de mes 40 ans, cela me permettra d’éviter les traditionnels problèmes de diabète, de cholestérol et de haute pression.

En conclusion, tout ça pour dire que, de mon point de vue, l’indépendance financière n’a pas besoin de rimer avec de grands projets à tout casser mais de simplement pouvoir nous permettre d’atteindre plus facilement certains de nos objectifs de vie qui pourront nous rapporter de la satisfaction, de la fierté et des bienfaits sur le long terme!

 

Par Maxime

Je travaille fort à faire des choix judicieux qui permettront de faire de moi un homme plus libre!

8 commentaires

  1. Je suis tout à fait d’accord avec le contenu de cet article.. que les jobs soient physiques ou sédentaires, elles causent à beaucoup un tas de problèmes de santé.. stress, blessures, douleurs chroniques, anxiété… être indépendant financièrement ne règle pas magiquement ces problèmes, et je crois aussi aux vertus du travail, mais l’avantage c’est que quand tu es dans une mauvaise passe, tu peux rester coucher ou juste ne rien faire.. et quand ça va bien, tu peux en profiter pour prendre ou garder de bonnes habitudes et ainsi réduire les mauvaises passes… à long terme je suis sûr que ça fait une différence. Mais il faut trouver par contre des sources de motivation pour réaliser des choses, car les facteurs externes qui t’encouragent sont moins nombreuses. En souhaitant que tes problèmes de dos s’améliorent, j’ai connu ça dans le passé et je sais comment ça peut être limitant…

    1. MrJack et Max,
      Moi aussi bien d’accord avec cet article.
      Le travail n’est ni bon ni mal en soi… je pense qu’on a tous envie de contribuer, de se rendre utile…
      Mais, le rythme qu’on s’impose… 48 semaines par année pour les chanceux, 5 jrs sur 7, le trafic, la maison à entretenir, les kids… pas évident d’avoir une vie vraiment saine avec tout ça. On fait juste courrir. Alors que tout le monde sait bien que personne ne travaille réellement à son plein potentiel 8h par jour, 5 jrs par semaine, 49 semaines par année.
      Les pays scandinaves (plus brillants que nous) l’ont compris et on modifié au moins les journées de travail à la baisse et ils ont aussi généralement plus de vacances.
      C’est pas une vie 2-3 semaines off par an. T’as pas le temps de décompresser…

    2. MrJack,
      Tu touches un point très intéressant dans ton commentaire que je n’ai pas relevé tout de suite…
      Tu dis qu’il faut trouver des sources de motivation pour te forcer en quelque sorte à faire des choses car personne n’est là pour t’y pousser.
      Je trouve que ce point mérite vraiment d’être développé car pour avoir déjà vécu un long congé, il est vrai que mon rythme a fortement diminué. J’avais des choses à faire et ça me prenait bcp de temps pour les faire.

      J’ai vu ça de 2 façons. D’abord, la fatigue… je n’avais pas récupéré de toutes ces années à rouler sur l’adrénaline. Ensuite, comme j’avais du temps devant moi, l’urgence de réaliser la chose rapidement n’était pas aussi grande.

      Et je pense que c’est aussi ça l’objectif d’être libre financièrement, c’est de pouvoir cesser de gérer des urgences qui n’en sont pas. C’est de ralentir le rythme.

      Une chose est certaine. À un certain moment, je pense qu’il faut se créer une certaine routine, organiser et planifier un peu son horaire si on veut que des choses avancent toutefois.

      S’inscrire à des cours par exemple peu aider. Prendre un contrar avec un deadline… car il est vrai que lorsqu’on a tout le temos du monde et aucun objectif pour ses journées, il est facile de ne rien faire et de juste vacher inutilement.

      Mais en même temps, faire la farniente est un art et c’est aussi faire quelque chose, en quelque sorte.

      Mon père est retraité et je pense qu’il n’a jamais autant travaillé de sa vie… il se fait des listes et des listes de listes… il est tjrs en train de réparer x ou y, d’entretenir x ou y ou de courrir à droite ou à gauche.

      Je pense donc que c’est aussi une question de tempérament.

      Moi je suis plus du genre « relaxe… on peut faire ça demain ou l’an prochain! »

      L’humain a souvent tendance à donner trop d’importance à des choses qui n’en ont pas… comme les pissenlits qui poussent sur une pelouse par exemple.

      J’ai déjà eu envie d’écrire une nouvelle à propos de deux de mes voisins et d’appeler ça « la guerre » ou « les guerriers » ou whatever.

      Les deux semblaient avoir des plans d’attaque contraire. L’un se levait chaque jour pour retirer chaque pissenlit méticuleusement, remettre du compost et de la semence à chaque endroit où la terre était perturbée.. il en passait des heures et des jours à ça. I faisait venir des pro, utilisait des mélanges herbicides etc… il retouche ses arbustes au ciseau et l’hiver, balaie la neige de sur ses arbustes chaque fois qu’elle tombe du ciel.

      Et l’autre, il semblait faire exprès pour donner un sens à la vie de son voisin. Il passait la tondeuse pas de sac dans son champs de pissenlit en état de polinisation pour faire virevolter les semences. Il laissait les pissenlit monter en grajne avant de sortir sa tondeuse etc… je me suis même déjà demandé si le gars en semait pas en cachette la nuit.

      Le crack des pissenlit prenait des marches parfois et s’arrêtait exaspéré devant le terrain de mon voisin aux pissenlits. Tu voyais que ça le démangeait d’aller tous les anéantir avec son push push à pissenlit et son arrache pissenlit…

      Ma mère est un peu comme ça avec les chats errants et les fourmis. Elle défend farouchement son petit carré de terrain et nous en parle presque chaque fois qu’on la voit. Mon père embarque et là ils sont stiqués sur les 3-4 écureuils qui se promènent sur leur terrain comme si c’était une violation de frontière qui mettait en péril leur souveraineté sur leur état terrain.

      Et moi chaque fois je me dis… sérieux… t’as la chance d’être la retraite et c’est tout ce qui occupe ton esprit??? Défendre ton état terrain contre le pollen, les fourmis et les animaux sauvages??

      Il y a tant de choses à faire, à apprendre, à lire, à voir… mais non dude, tu veux écraser des fourmis, les empoisonner, les ébouillanter, tester des « pesticides de grand-mère » dessus et quoi d’autre…

      Avoir tout son temps pour soi, n’avoir de rendre de comptes personne, peut devenir un jeu dangereux… pour le fragie équilibre mental d’une personne qui ne s’y est pas préparé.

      Toi ça se passe comment so far?

  2. J’ai des voisins presque identiques 🙂 Le crinqué a une bande de terrain d’environ la largeuse d’une tondeuse qui lui appartient, à coté de son entrée, du bord de son voisin.. il fait une démarquation très claire entre les deux. Il a creusé une tranchée, une fois, comme pour empêcher les racines des mauvaises herbes du voisin d’atteindre sa petite bande. Il pousse l’audace jusqu’à mettre la petite affiche que les entreprises mettent après l’épandage d’herbicide dans cette petite bande de terrain. Très drôle!

    À date, je suis un peu comme tu décris: j’ai plusieurs choses à faire, j’en fais plusieurs, mais pas beaucoup plus qu’avant. Un peu plus. Tout est plus lent et c’est bien comme ça. Mais à long terme, je ne sais pas. Je vais peut-etre finir par terroriser les fourmis de mon état-terrain 😉 C’est la raison pourquoi je suis pas mal certain qu’il me faut une occupation autre que des purs loisirs. Des exemples de retraités qui finalement ne font pas grand chose, j’en vois pleins, dont mes parents et beaux-parents. Mes beaux-parents manquent de temps, disent-ils, mais elle repasse les petites culottes et il repeint son entrée d’asphalte chaque année. Ma mère passe sa journée à jouer à Trivia Crack sur sa tablette et mon père à s’obstiner sur Twitter avec des libéraux 🙂 C’est un truc que j’ai observé: quand on manque de temps, on a un sentiment d’urgent à bien utiliser son temps libre. Quand on a beaucoup de temps, on a moins ce sentiment d’urgent, et finalement, le temps libre on l’utilise à glander. Je vise un genre d’équilibre: glander un peu plus, parce que ça permet de relaxer et décompresser, mais quand même profiter de mon temps libre. et terminer mes journées satisfait de ce que j’ai fait. C’est quelque chose qu’il faut apprendre et avec quoi expérimenter, j’imagine !

    1. MrJack,
      Très intéressant!
      Au fait, peinturer son entrée, est-ce que ça allonge réellement sa durée de vie.. considérant que c’est généralement le gel/dégel, les racines etc qui scrapent tout?
      Effectivement, trop de temps libre peut devenir un piège vers la paresse. Ça prend une sorte de plan, des objectifs de vie…
      Mais d’un autre côté, comme je le disais, paresser est aussi un art. On est pas obligé de faire les choses juste pour produire ou rapporter du cash. On peut aussi faire des choses parce que ça nous plaît.

      Par exemple, j’aimerais relire tous les Stephen King… les grands classiques etc… ça va m’en prendre du temps de paresse pour passer à travers tout ça. 🙂

  3. Tu vois lire est une chose que je fais déjà beaucoup plus qu’avant. Et avant, j’avais une discipline de lecture: alterner entre du nouveau non-fiction et du nouveau fiction. Suivre le rythme de publication des multiples séries que je lis. Relire un truc, j’avais du mal avant car j’avais l’impression que la vie est trop courte pour relire des choses déjà lues.

    Mais je considère pas que lire est de la paresse ou en tout cas, ça fait partie des activités qui me laissent satisfait de ma journée, contrairement mettons à lire des niaiseries sur Internet 🙂

  4. Personnellement, on dirait que lorsque je suis dans des passes où ça bouge beaucoup et que j’ai de l’ouvrage pas mal, c’est là que je suis le plus efficace, car je gère mes affaires plus serré, je m’organise mieux et j’essaie d’optimiser chaque moment dont je dispose.

    Alors qu’à l’inverse, lorsque je tombe moins occupé une partie de l’hiver, je perds énormément de temps à naviguer à gauche et à droite sur internet. Je suis moins motivé à faire des trucs pis à sortir de chez moi lorsque je n’ai pas l’obligation de le faire et faut dire que la température n’aide pas non plus…

    Ceci étant dit, mon temps libre m’a aussi permis de lire d’excellents livres, blogues ou articles, d’en apprendre davantage et de me former de cette façon.

    Sauf qu’avoir un projet sur lequel travailler à l’année longue et une espèce de petite routine journalière que je pourrais appliquer en continu, ce serait différent et c’est entre autre ce que je compte me trouver avant d’atteindre l’indépendance financière. Parce que personne ne veut (ou ne devrait aspirer à) devenir le  » bonhomme  » désagréable qui passe son temps à laver son entrée de cours pis faire son gazon, juger ses voisins, commenter sous les articles du JdM (pour dire à quel point les arabes devraient retourner dans leur pays) et se présenter au conseils municipaux pour se plaindre du bruit que font les jeunes familles dans le quartier…

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