Est-ce que d’être un grand « pissou » ralentit ma progression vers l’indépendance financière?

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Je crois que nous avons tous des peurs et démons intérieurs. Qu’ils soient réels ou imaginaires, ils peuvent par contre avoir un réel impact sur notre vie si on les laisse intervenir dans nos choix les plus importants.

Je suis conscient de ces peurs irrationnelles qui m’habitent et je suis également conscient de leur impact sur ma vie. Mais, il s’avère plus difficile qu’il n’y parait de les dompter ou de les combattre et de les vaincre. Ces peurs sont bien ancrées au plus profond de mon être subconscient. Elles interviennent chaque fois qu’on m’expose des options de vie qui me sont inconnues et m’incitent à les rejeter du revers de la main grâce à la judicieuse suggestion d’arguments convainquants qui pourtant ne résisteraient pas au test de la logique.

J’ai appris  au fil du temps à les voir comme de vieux amis et une sorte de filet de protection. D’ailleurs, elles me servent de façon commode à justifier mes inactions ou encore des décisions qui vont à l’encontre de la réalisation de mon rêve de liberté.

Je l’ai souvent dit. Beaucoup sinon presque tout serait possible si ce n’était de nous-même. Nous sommes, plus souvent qu’autrement notre seul et unique ennemi!

Par exemple, j’ai une amie qui a 37 ans et qui déteste sa vie professionnelle (elle est secrétaire avec un secondaire non terminé). C’est une personne qui n’a pas eu de chance. Elle a été élevée par une famille disfonctionnelle et n’a pas su développer une grande confiance en elle non plus. Mais, elle a un grand potentiel intérieur. Dans un autre contexte, elle aurait pu faire ce qu’elle voulait je crois. Elle est vive d’esprit.

Je ne dénigre pas le travail de secrétaire. L’important est d’être heureux dans ce que l’on fait et clairement, elle ne l’est pas.

Je lui ai dit un jour : « Pourquoi ne prends-tu pas 18 mois pour aller faire ce DEP dont tu me parles toujours? »

Ses démons intérieurs ont alors pris le contrôle de son corps.

– Mais je suis trop vieille!

– Je n’ai pas l’énergie qu’il faut pour retourner à l’école!

– Comment je vais me payer ça? Il faudrait vendre la maison.

– Ça n’a vraiment pas de sens d’aller à l’école à mon âge. Ils vont tous avoir entre 15 et 20 ans.

Etc… etc…

Ça vous est déjà arrivé d’avoir ce genre de discours?

Moi oui.

On m’offre différents scénarios et immédiatement, la machine à justifier et rationaliser part!

Je ne peux pas faire ça, j’ai des enfants… (mon nouveau justificatif!)

Oui mais… bla bla bla…

Récemment, je discutais avec ma conjointe de déménager en région, d’acheter une maison à 50,000$-100,000$ (oui, en vraie région creux, profond…) question de faire de l’arbitrage géographique et d’avoir besoin de moins de capital pour atteindre la liberté financière.

Quelque chose là-dedans m’appelle.

Mais voilà, la machine à contrer les possibilités s’est lancée à toute allure!

On ne peut pas faire ça, on va restreindre les options des enfants.

On ne peut pas faire ça à nos enfants végétariens… en région ils vont aller à l’école avec des fils d’éleveurs de porcs, de poulets et de boeufs d’abbatage. Ça va être « weird ». Ils vont se faire intimider par tous ces abrutis de tueurs d’animaux.

En région c’est plein de saoulons, d’ignares imbéciles, de gens qui croient encore en Dieu et qui vont à la messe le dimanche écouter les discours de vieux cons qui croient en des fables pour enfants. Les régions c’est plein de gens fermés d’esprit… tout le monde sait cela voyons!

En région, les villages sont trop petits, tout le monde se connaît et moi j’aime avoir une vie anonyme. J’ai pas envie de jaser avec la vieile Rollande d’à côté.

En région on va nous traiter comme des outsiders… des ti-clins de la ville qui pètent plus haut que le trou.

Je voudrais juste dire ici que je ne suis pour toute fin pratique jamais allé en « région » passer même quelque jours et me mêler à la populasse locale. Alors, je ne sais même pas de quoi je parle. En plus, je connais plein de gens qui viennent des régions et qui sont très intelligents. Mais, ma machine à justifier, elle, visiblement, elle en sait des choses! Et quand la machine part, oufff tassez-vous de là, elle est intarissable en excuses et justifications de toutes sortes!

Je ne sais pas trop où elle a appris tout ça… dans les romans de Stephen King peut-être? Car, bien sûr, dans chaque village il y a une petite vieille armée d’un balai qui épie d’un oeil malveillant les enfants qui jouent dans la rue et qui colporte des ragots infâmes sur tous les habitants du village!

Dans chaque village il y a aussi, bien sûr, un péquenaud qui ramasse les animaux morts sur le bord de l’autoroute pour se faire du ragoût!

C’est ça vivre en région… non?

On a condamné le projet, on l’a mis dans une petite boîte et on l’a jeté aux oubliettes. Vivre en région c’est clairement pas pour notre Sainte-Famille tellement supérieure à la moyenne des ours! (Encore ma machine à tout foutre en l’air les possibilités qui parle)

Récemment je lisais à propos de ceux qui s’expatrient à Chiang Mai en Thaïlande. Il semble qu’il se soit formé une belle communauté dynamique de jeunes retraités bourrés de projets dans ce coin là.

Quand je lis sur le sujet, ça me fait penser au film « La plage » avec Léonardo Di Caprio. Ça l’air trop beau pour être vrai et alors la machine à refuser les opportunités potentielles se lance.

– Oublie ça… élever deux enfants en Thaïlande ça serait vraiment innocent comme move! Comment pourrais-tu leur faire quelque chose comme ça? Ils ne verront plus la famille. Et puis la Thaïlande c’est dangereux! On n’aura pas accès à des soins de santé de qualité en cas d’urgence etc…

Je connais quoi à la Thaïlande moi? Très humblement, je ne pourrais même pas te pointer où c’est sur un globe terrestre sans prendre le temps de lire le nom des pays! Je sais juste que c’est en asie et que j’aime bien manger du pad Thaï une fois de temps en temps!

Bam! D’un revers de la main j’ai éliminé toute possibilité de vivre à l’étranger car mis à part en Europe (et encore), je ne me sentirais en sécurité nulle part avec mes bébés. J’ai peur…

Peur de quoi?

Tout le monde sait qu’en Amérique du Sud, les cartels de la drogue enlèvent les enfants blancs pour rançonner leurs parents.

Et puis tout le monde sait qu’en Europe de l’est ils enlèvent les étrangers dans la rue pour prélever leurs organes et les vendre sur le marché noir.

Et puis tout le monde sait qu’en Asie ils mangent des chiens alors que font-ils des étrangers?

Et en Afrique? Yeah sure! Ils vivent dans des huttes et mangent des coquerelles et des vidanges et ne boivent même pas d’eau parce qu’il n’y en a pas! Après tout c’est plein de « communistes » qui vont creuser des puits là-bas! Tout le monde sait que les enfants là-bas ont le sida, des vers parasites et des tas de mouches autour des yeux comme dans les pubs de Vision Mondiale!

En Inde? Oublie ça! Ils chient, boient et se lavent dans le Gange! Je passe mon tour!

Vivre aux USA?

Avec Trump? Are you serious? No way!

Alors que me reste-t-il comme choix?

Le reste du Canada c’est trop cher! Un deux et demi demi sous-sol à Toronto c’est quoi… 1800$ par mois? Et c’est trop anglophone évidemment… et puis qui a envie d’aller vivre avec les rednecks des prairies ou les pêcheurs de poissons des maritimes? Il n’y a qu’au Québec que tout est parfait voyons!

Je suis mon propre ennemi.

La voilà la réelle conclusion!

Et combien d’entre vous êtes votre propre ennemi vous aussi?

Combien de fois aie-je entendu : « Moi je ne peux pas épargner comme toi parce que… bullshit bullshit bullshit! »

Moi je ne peux pas retourner à l’école parce que bullshit bullshit bullshit!

Moi je ne peux pas atteindre la liberté financière à 45 ans parce que bullshit bullshit bullshit!

Il y a 4 ans, je croyais que c’était impossible pour moi d’épargner 100,000$ et d’en rembourser 80k sur mon hypothèque en 4 ans. J’ai bien failli ne même pas essayer tellement j’en étais convaincu.

Quatre ans plus tard, tout cela est du passé.

J’ai encore des doutes face à ma capacité à atteindre la liberté financière à 42 ans. J’espère que dans 6 ans j’y serai et que je rirai de mon jeune moi!

Tout le monde a des peurs. L’important est de prendre conscience de ces peurs et de ne pas les laisser gâcher notre vie!

En passant, je ne crois pas réellement toutes ces choses que j’ai dites dans cet article. Je le dis au cas où… certaines personnes me prennent parfois beaucoup trop au sérieux 🙂

27 Comments

  1. Ben
  2. Maxime
  3. Ben
  4. Maxime
  5. Maxime
  6. Maxime
  7. Maxime
  8. Maxime

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