Et si les « oui mais » et les « tant qu’à y être » vous empêchaient d’atteindre la liberté financière?

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Jacob Lund Fisker a atteint la retraite à 30 ans.

« Oui mais il vivait dans une roulotte et dépense entre 5000$ et 7000$ par année! Moi je ne pourrais pas faire ça. »

Si tu penses que tu ne pourrais pas faire ça… malheureusement tu as probablement raison.

Jason Fieber a atteint la retraite à 33 ans.

« Oui mais il vit en logement, se promène en transport en commun, il a mangé des nouilles Ramen pendant 1 an et vit avec 12000$ par année. En plus, son blog est devenu super populaire, il est chanceux… »

Bien sûr… le gars n’a surtout pas passé 5 ans à bâtir ce blog, à écrire plus de 700 articles de qualité, à se dédier à ceux qui commentaient jour et nuit en plus d’avoir une job à temps plein etc…

L’auteur du livre « The millionnaire teacher » est devenu millionnaire à 30 ans.

« Oui mais il allait travailler tous les jours en vélo et mon travail est trop loin et en plus il fait froid 8 mois par année au Québec. »

Évidemment… mais pourquoi ne pas déménager?

Je vais atteindre la liberté financière en 10 ans.

« Oui mais toi tu gagnes cher et tu es un peu marginal… tu te contentes de peu et tu répares tout toi-même… moi je ne connais rien à la bourse et je ne suis pas manuel et surtout je ne gagne pas ton salaire. »

Je pourrais continuer cette liste encore et encore et encore…

Les gens qui ne sont pas prêts à faire les sacrifices ou les efforts requis pour atteindre un objectif difficile à atteindre se retrouvent souvent à devenir les champions du « oui mais… ». N’avez-vous pas remarqué?

Moi je dis que quand on veut on peut!

Je désire atteindre la liberté financière plus que tout pour des raisons qui me sont propres. Dans mes priorités, ça occupe la première place tout de suite après ma femme et mes enfants!

Alors, je fais tout pour y arriver et je jongle au mieux avec ce qui me barre le chemin.

Et, ce qui vous barre le chemin, essentiellement, ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est VOUS!!!

Vous vous limitez.

Oui je gagne cher, mais j’ai atteint ce niveau salarial avec la rage au coeur et ça n’a pas toujours été comme ça. Ça fait partie de mon plan que de chercher à augmenter mes revenus et ainsi mes épargnes.

La soif de liberté est le moteur qui m’anime. Pour y arriver j’ai du me battre, piler sur mon orgeuil, faire des sacrifices dans ma vie personnelle, mener des projets difficiles à terme, bûcher fort sur des entrevues etc…

Ça donne un coup de fouet à mon projet. C’est clair. Mais c’est arrivé parce que je l’ai fait devenir réalité.

La « chance » sourit aux audacieux! N’avez-vous jamais entendu ce proverbe?

Celui qui essaie et qui rate son coup et recommence encore et encore aura toujours plus de « chance » de réussir que celui qui ne fait rien, ne risque rien et attend qu’on lui apporte bonheur et prospérité.

Les gens font leur chance.

Et les petits sacrifices faits aujourd’hui pourront rapporter de belles récoltes pour les décennies à venir grâce à l’intérêt composé. Le comprendre et y croire peut mener à de grandes choses.

Qu’en est-il des tant qu’â y être?

« Caro et John devaient remplacer le bain. Ça devait coûter 1000$. Tant qu’à y être ils ont décidé de remplacer la toilette et le meuble lavabo… mais là la céramique ne s’agencera plus… alors on refait tout. Le projet passe à 12000$… »

Les « tant qu’à y être »… ça peut vous mener loin!

Ma maison par exemple, elle comporte 2 chambres au rez-de-chaussée. Quand je l’ai acheté au départ, je savais que je voulais avoir deux enfants. Alors, tant qu’à y être, j’aurais pu décider d’acheter une maison avec 3 chambres au rez-de-chaussé au cas où.

Car, ça aurait « été fait » et puis, les enfants doivent absolument avoir « chacun leur chambre », non?

On agit souvent sur des « a priori ». Qui a décidé que chaque personne devait avoir sa propre pièce dès sa naissance? Est-ce écrit dans la bible? Dans le mode d’emploi du nouveau bébé? N’est-ce pas un caprice de « riche »?

Je n’ai pas honte de dire et même je suis fier de dire que cette deuxième chambre n’a que très peu servi depuis la naissance de mon premier enfant. On a dormi en famille la plus grande majorité du temps.

Moi j’ai dormi dans la même chambre que mon frère jusqu’à quoi? 12 ans?

Et nos parents qui avaient 8 frères et soeur? Avaient-ils des maisons à 10 chambres???

Il faut réfléchir à ces pièges à dépense pour ne pas s’y faire prendre.

Si j’avais acheté une maison de 1200pi carrée avec une 3e chambre au rez-de-chaussé au lieu d’une de 1000 pi carrée, j’aurais du ramer fort pendant plusieurs années en plus de pouvoir épargner moins pour arriver à payer l’hypothèque qui l’aurait accompagné. Ça m’aurait probablement causé du stress et qui sait si je n’aurais pas été moins performant au travail… et donc j’aurais eu moins de promotions etc…

Éventuellement, puisque je peux me le permettre, j’offrirai une chambre à chacun de mes enfants. Mais la deuxième sera dans l’autre 1000 pi carré d’espace actuellement inutilisé (inutile) de ma maison que j’ai payé essentiellement pour rien depuis 10 ans car j’ai acheté une maison avec un sous-sol « tant qu’à y être ».

On s’y est tous fait prendre à un moment où à un autre. Que ce soit d’acheter la table d’hôte au restaurant « tant qu’à y être », les options supplémentaires du véhicule « tant qu’à être » ou la chambre au bord de la mer avec un petit extra « tant qu’à y être ».

Les « tant qu’à y être » se paient en temps de vie et ils sont des pièges faciles pour surconsommer. Les stratèges en marteking les disséminent partout.

Peu de gens réussiront à atteindre la liberté financière en 10 ans

Pour paraphraser et pimenter ce que Jacob Lund Fisker de EarlyRetirementExtreme a déjà dit :

Il faut avoir la dureté du mental d’un moine chaste forcé de vivre parmi les mannequins de Victoria’s Secret pour réussir à atteindre la liberté financière dans notre société de surconsommation!

Nous vivons littéralement dans une orgie de tentations!

On a une maison… à rénover… il y a des tas de shows sur le sujet, des magazines, des photos partout de ce que notre maison pourrait avoir l’air, la banque nous gosse pour nous prêter de l’argent afin qu’on ait notre maison de rêve, un de nos voisins s’y laisse prendre, puis un autre et un autre et un autre… et là c’est notre maison qui fait pitié et de quoi a-t-on l’air alors?

Je vis personnellement à côté d’un voisin comme ça.

Tout est taillé au rasoir laser chez eux. Tout est constamment balayé, shiné, peaufiné, égalisé, remis à neuf, bichonné…

Chaque soir, j’ai devant les yeux l’image de ma maison (revêtement terni, fenêtres qui ont vu de meilleurs jours, pavé uni avec quelques herbes ici et là qui poussent entre les briques etc..) et en arrière-plan la leur, impeccable, toujours finement décorée et entretenue.

Je vais être honnête, chaque soir en revenant de travailler, de voir ça me fait chi….. en christ, en bon Québécois.

Chaque semaine je vois des ouvriers débarquer chez eux, venir entretenir la pelouse, mettre un traitement contre les araignés ou fourmis, revernir x ou y, tailler des haies, pelleter la neige, shiner les chars etc…

Ils ont environ 55-60 ans et le bonhomme et la bonne-femme travaillent encore à temps plein.

La maison est payée depuis longtemps (ils l’ont payé 4 fois moins cher que moi) et ils ont littéralement dépensé toutes leurs payes à la reconstruire… c’est évident.

Se battre constamment contre la nature et les intempéries coûte cher.

Alors un jour j’ai décidé que ce combat était vain. Pourquoi ne pas plutôt accepter que le chaos était naturel?

Au lieu de passer la moitié de mes week-end d’été à me battre avec mes haies et ma pelouse pour que les haies soient top cut et la pelouse ultra verte et exempte de « mauvaises herbes », j’ai décidé d’aller à la bibliothèques chercher un livre sur les parterres, l’origine des pelouse (les anglais) et la pelouse écologique.

Une pelouse verte c’est de la mono-cultute intensive. La mono-culture ce n’est pas naturel.

Alors j’ai acheté des semences de trèfle, de différentes petites plantes qui restent courtes et qui sont douces pour les pieds et j’ai semé le tout partout!

Oh, ma pelouse n’est pas conventionnelle, mais au fil des années, les plantes qui survivaient le mieux sur mon type de sol ont pris le dessus et maintenant, en façade, je n’ai presqu’aucun entretien à faire!

Mon sol est tapissé d’une petite plante dont j’oublie le nom qui reste courte en permanence et qui s’aggrémente de petites fleurs.

À cause de l’herbe et du trèfle je dois tondre de temps en temps, mais c’est fini l’arrosage et les engrais pour moi.

Quant aux pissenlits, j’ai décidé de les accepter!

Ça dure 2 ou 3 semaines et voilà tout… au grand désarroi de ma voisine d’ailleurs!

En fait, les pissenlit sont des plantes médicinales comestibles. On peut les manger en salade ou en faire du vin notamment! Il faut apprendre à les respecter. Il y a des tas d’usages à cette plante.

Apprendre à accepter la nature plutôt que de toujours vouloir la transformer contre son gré permet de belles économies.

Je ne dis pas de transformer nos maisons en poubelles mais d’accepter que tout n’a pas à être neuf tous les jours.

C’est vraiment une obsession qu’on a maintenant ici au Québec. On refuse de vieillir et on refuse que les choses autour de nous vieillissent.

Est-ce de la folie?

Nous deviendrons tous vieux… c’est la loi de la nature.

Or, il y a de la beauté dans le vieillissement!

Il faut se rappeler cette beauté.

Par exemple, il se vend beaucoup de vieilles planches de grange centenaires. On les aime justement parce qu’elles ont ce grain brut et cet air vieillot. Il se vend aussi beaucoup de ces vieux billots de bois de cèdre avec lesquels on fait des clôtures à vache afin de donner une allure « rustique » à certaines maisons de campagne neuve.

Un vieil arbre rabougri avec des branches croches est beaucoup plus beau qu’une jeune pousse drette comme une barre!

Atteindre la liberté financière est un combat

Celui qui veut atteindre la liberté financière rapidement devra apprendre à se battre contre les idées dominantes de la société et donc contre essentiellement tout le monde, à commencer par soi et contre son éducation.

Nous avons été élevé en nous créant des attentes, en agissant selon certains paradigmes, certaines lois non-écrites. Plusieurs de ces lois doivent être enfreintes si on veut arriver à devenir libre rapidement.

Et surtout, il faut éviter de se battre contre la nature à tout prix pour maintenir l’éternelle jeunesse de tout ce qui nous entoure. Oui on est fort et puissant les humains, mais la nature est bien plus puissante!

Alors, lâche tes pissenlits et profites de la vie!!!

26 Comments

  1. Maxime
  2. Maxime
  3. Kimber
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  7. Kimber
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