D’esclave à affranchi!

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Il y a une question qui brûle les lèvres de bien des gens à qui je dis que je veux atteindre la retraite jeune : pourquoi??? Tu vas faire quoi de ton temps??? (Air ébahi et yeux ronds)

Et récemment, MrJack écrivait un article qui frôlait ce sujet apparemment délicat.

MrJack aussi nous posait en quelque sorte la question tout en se la posant à lui-même.

On qualifie souvent à tort les gens qui ont cessé d’échanger leur temps contre un salaire de « retraité ». Or le terme « retraité », surtout ici au Québec et surtout dans ma tête, fait référence à une personne âgée et bedonnante au teint orangé qui passe la moitié de l’année en Floride et l’autre moitié ici à jouer au Golf. (Mon image mentale à moi du « retraité »).

Or, ce n’est pas tant la « retraite » qui m’attire lorsque je parle de liberté financière, que la liberté pure en elle-même.

Je cherche à atteindre la partie romantique de la retraite : la liberté de jouir de mon temps comme bon me semble, où bon me semble à faire ce que bon me semble, ce qui inclut potentiellement de « travailler » à l’occasion.

Je reprends donc ici une bonne partie de mon commentaire laissé sur le site de MrJack, car je pense qu’il traduit bien ma pensée :

  1. Moi, je ne vise pas à prendre ma « retraite » je vise, tel un gladiateur qui se bat dans l’arène, à m’affranchir et gagner ma liberté! C’est d’ailleurs dans mon « à propos » depuis 4 ans.

    En ce sens, si on considère le contrat de travail comme une forme d’esclavage (de luxe dans mon cas, j’en conviens) salarié, l’affranchissement est peut-être un terme plus adéquat que retraité.

    Tu seras donc un « affranchi »!!! Cool hein? Comme Robert DeNiro et Ray Liotta! D’ailleurs ça me donne envie de réécouter le film.

    Pourquoi je considère le travail comme une forme d’esclavage? Parce que le travail est très contraignant et parce que la démocratie n’y existe plus (si toutefois elle existe en dehors du travail). Je considère aussi le travail salarié comme une forme d’esclavage évolué parce que le salaire versé, dans une grande majorité des cas est à peine suffisant pour maintenir le mode de vie. On atteint ainsi l’état de statu quo du travail permanent qui ne cessera qu’au quasi épuisement du corps. Bien des gens ne se rendent pas jusqu’à 65 ans… surtout après une vie passée au labeur. Pour les motiver, on leur fait mirroiter une retraite dorée, sorte de carotte symbolique pour les ânes que nous sommes.

    Si on prend le mot « travail » (terme qu’on tend à banaliser en désignant l’action de se rendre tous les jours au même endroit pour faire la même chose) et qu’on en étudie ses origines (étymologie), on se rend compte que c’est un terme chargé de sens.

    Dans l’ancien français, le terme travail voulait littéralement dire : tourment / souffrance. Ça en dit long…

    Lafargue, quant à lui, compare littéralement l’homme qui travaille à une putain (je suis d’accord avec lui – car j’aime bien provoquer lol) : « L’homme qui vendait son travail, qui recevait un salaire, se dégradait au rang des esclaves, il se vendait comme esclave, il perdait sa dignité d’homme libre. Cette action dégradante est commise quotidiennement par les hommes libres de la société capitaliste. Les prolétaires de la main comme ceux de l’intelligence, n’ont qu’une unique préoccupation : se vendre, vendre leur travail manuel, vendre leur travail intellectuel, vendre la pensée, cette chose sacrée. — (Paul Lafargue) »

    Donc, mon cher MrJack, tu auras fini dans 43 jours de t’abaisser au rang d’esclave. Tu ne seras pas retraité, tu seras un affranchi.

    Tu te sors de ta condition de prolétaire et si tu t’offres une micro-entreprise dans laquelle tu décides d’utiliser les leviers du capitalisme (tel que de torturer oups faire travailler des gens avec Mechanical Turk ou Fiverr ou whatever) et bien, de prolétaire tu passeras au statut de bourgeois ou capitaliste!

    Encore 43 jours… je t’envie MrJack! J’aimerais bien retourner dans le temps me sacrer une belle grosse paire de claques en arrière de la tête comme Bufford Tannen dans Back to the future lorsqu’il lui remet l’Almanach des sports!

4 Comments

  1. Kimber
  2. Kimber

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