Saisir les opportunités et éviter les pièges

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Je suis constamment à l’affût et à la recherche de moyens afin de faire croître mon patrimoine et d’augmenter ma valeur nette.

En réalité, je ne souhaite pas devenir l’oncle Picsou du coin (coin), mais seulement en avoir assez pour décider ce que je fais de mes journées!

Pour ce faire, je dois atteindre ce fameux seuil de l’indépendance financière, une tâche requérant discipline et persévérance à laquelle je m’attelle depuis quelques années déjà à grands coups d’épargnes et d’investissements, propulsé par un travail quotidien.

J’épargne un certain montant sur mon chèque de paie et j’investis le tout dans des actions boursières, de l’immobilier et des terres à bois.  Je recherche des aubaines, des revenus passifs (ou semi-passifs) et aussi de la qualité.

Pour la qualité, je fais référence à des investissements solides et durables, donc pas de «penny stock» ou de maison délabrée (maison hantée 365 jours par année) qui tient encore debout par la peur.  Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’argent à faire avec ça pour quelqu’un qui s’y connait, pour un investisseur avisé, mais ce n’est certainement pas dans mon créneau de Ti-Joe-Moyen!

Bref, je garde mon esprit ouvert aux opportunités, car sait-on jamais ce sur quoi on peut tomber.  Récemment, on m’a approché pour un investissement immobilier.

Depuis le resserrement des règles hypothécaires, couplé à quelques malchances (décès de son endosseur, problèmes de crédit, marge hypothécaire avec solde, changement d’emplois), la personne en question n’arrivait pas à se qualifier afin de renouveler son prêt hypothécaire auprès de son institution financière prêteuse.

Afin d’éviter de perdre sa maison, le proprio voulait que je lui achète au prix du solde hypothécaire restant et lui revende sa maison 20 000$ plus cher, 1 an plus tard, via une location avec option d’achat.

À la base, l’idée paraissait intéressante et ça me semblait un bon moyen de faire une petite passe d’argent rapidement ou bien de mettre la main sur une maison et une terre à bois de 45 acres (60 arpents) advenant que le type en question ne puisse pas la racheter l’an prochain, ce dont il y avait de fortes probabilités!

Une bonne idée?  Au final, non, pas vraiment!  En arrivant sur place, on constate que son ponceau est défoncé et qu’on doit accéder à la maison via une échelle avec du contreplaqué dessus pour traverser le ruisseau.  Wow!  Ensuite, en se rapprochant, un amoncellement de déchets pointe à l’horizon.  Oh surprise, des déchets partout sur le terrain…  De quoi meubler une semaine de 3 gars à temps plein pour remplir 7-8 conteneurs! Un vrai dépotoir à ciel ouvert.

On entre dans la maison et on se rend rapidement compte que tout ce qu’il y a de neuf là-dedans, c’est le chiffre neuf sur l’horloge!

Trace d’humidité sur le plafond de la salle de bain, peinture vive écaillée, trous dans les murs, fenestration à changer à la grandeur, fondation qui se fissure, un trou dans les blocs de fondation, le bardeau mal installé par endroits.  En résumé, la mécanique du bâtiment était plutôt en piètre état.  Bref, un vrai bordel!  Un foutoir dans lequel vivaient pourtant 2 adultes, 4 enfants, 1 chien et 5 chats! Ouf.

Du côté de la terre, elle a toute été bûchée il y a peu de temps.  Encore là, rien de bien intéressant. Le bois en a encore pour 30 ans avant de revenir à une grosseur intéressante.  Au loin, un grand bâtiment pouvant servir d’étable, mais dont la façade est effondrée.  On oublie alors la possibilité de fermette.  Un autre faux départ…

Après avoir fait le tour de tout ça, j’ai remercié le propriétaire de son temps, mais je lui ai bien fait comprendre, à la lumière de tous ces éléments plus alarmants les uns que les autres, que je me devais de passer mon tour!

Quand même bien que, par miracle, il aurait pu racheter le tout dans 1 an, juste d’avoir une maison en si piètre état entre les mains ça me rendait trop nerveux.  Encore pire, advenant le cas qu’il ne se qualifie pas, c’est moi qui se retrouve l’heureux propriétaire de sa maison à moitié détruite, alors non merci!

N’en demeure pas moins qu’avoir eu un bâtiment principal en bon état, un locataire un peu plus consciencieux, une belle terre à bois & un étable qui tient debout, il y aurait eu du potentiel pour en faire quelque chose de bien avec un peu de jus de bras!  Sauf qu’il y a une différence entre du jus de bras et de l’acharnement thérapeutique.

À quelque part aussi, bien souvent, le prix va souvent refléter l’état général des biens en question.  Des petites maisons de 50 000$ à 75 000$ j’en ai visité quelques-unes dans mon coin et la plupart ont relativement besoin d’amour ou alors il y a quelque chose de majeur qui cloche…

Bref, le «gros deal» je crois bien que ce sera pour une prochaine fois et que dans ce cas précis, c’est davantage un piège qu’une opportunité qui se présentait à moi.

Et vous, avez-vous déjà vécu des expériences du genre?

4 Comments

  1. Maxime

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