En avez-vous pour votre argent?

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C’est une question simple et dont la réponse est malheureusement trop souvent : « Non ».  Non, parce que vous pourriez trouver une équivalence à moindre coût, parce que vous n’avez pas suffisamment magasiné, parce que vous êtes un consommateur impulsif et pressé, parce que vous n’aimez pas négocier, parce que le produit acheté est de piètre qualité et de faible durabilité, etc.

Télécommunication:

Un exemple tout bête? Les services de télécommunications!  C’est aussi simple que si nous nous mettions à comparer, à tour de rôle, les prix de nos services respectifs.  On réaliserait que certains d’entre nous paient relativement peu cher (en regard du marché canadien, on s’entend) pour de nombreux services avec une grande limite d’utilisation et de téléchargement, alors que d’autres paient davantage et ont pourtant un forfait plus limité et restreint. Pour des produits comparables et équivalents.

Est-ce normal qu’une personne ayant seulement de l’internet paie autant que pour le téléphone, l’internet et le câble qu’une autre? C’est un bel exemple d’un domaine dans lequel il faut prendre le temps de s’informer sur toutes les options disponibles, sur ce que la concurrence offre et, à l’occasion, il faut oser sortir les griffes et sa verve pour négocier, car il y a bel et bien de plus petits joueurs sur le marché qui offrent de réelles alternatives davantage économiques et avec des pratiques commerciales plus respectueuses de la clientèle (pour le dire poliment)  que les trois gros joueurs traditionnels!

Transport:

Un autre exemple qui me vient en tête est le transport.  Nous pouvons tous utiliser notre véhicule respectif pour nous déplacer d’un point A au point B, tous en même temps, et pour ce même trajet les coûts seront très différents, car certains vont le faire avec une petite minoune d’une marque largement répandue, datant de quelques années, mais relativement en ordre et bien entretenue, payée comptant à l’achat, alors que d’autres vont le faire avec une grosse auto de location d’une marque luxueuse et flambant neuve.  Le premier est souvent avantagé, car il n’a aucun paiement à effectuer pour son véhicule, donc ne paie pas d’intérêts sur un emprunt automobile, ni de garanties prolongées, ne consommera que très peu d’essence, pourra s’assurer seulement pour les dommages aux autres (responsabilité civile), aura le choix de faire réparer ou non advenant un bris dispendieux, et pourra même, à la limite de ses capacités et selon son désir de se salir les mains, réparer lui-même sa voiture avec des pièces bon marché ramassées chez un recycleur de voitures du coin!

Par ailleurs, l’actif lui appartient et tant qu’il fonctionne bien, ne perd pratiquement pas de valeur.  Le second consommateur aura des paiements sur une base quotidienne, prendra souvent toutes les garanties et assurances possibles, consommera davantage d’essence, devra porter une plus grande attention à son véhicule, car un bris majeur pourrait être catastrophique et devra même parfois envoyer réparer sa voiture dans l’un des garages certifiés, de la marque en question, avec les grosses factures qui accompagnent le tout.  Sans parler des problèmes d’électroniques plutôt fréquents dans les nouvelles voitures.  Bref, c’est ainsi que le coût au kilomètre pour faire rouler une voiture va considérablement varier d’une personne à l’autre!

Logis:

Quant au logis, qu’en est-il?  Après tout, il faut bien avoir un toit sur la tête! Plusieurs seront locataires toute la vie.  Du côté des propriétaires, certains opteront pour un logis plus modeste, assez récent sans pour autant être neuf et nécessitant peu d’entretien, abordable à chauffer et à éclairer, avec un grand terrain, en région rurale, peut-être même un duplex pour avoir un revenu de location qui paie toute la portion de l’hypothèque, alors que d’autres vont opter pour une somptueuse demeure neuve, de plusieurs pièces, dans un quartier huppé, en ville.  Les coûts pour habiter la première maison versus la deuxième seront considérablement différents, car le 1er aura une plus petite hypothèque (ce qui lui laisse plus de marge de manœuvre et de liquidités), et déboursera notamment moins en électricité, en frais d’entretien et de réparations ainsi qu’en taxes municipales et scolaires.  Et puisqu’un immeuble est un actif tangible dont le capital est immobilisé, il n’est pas possible d’en ressortir des liquidités rapidement, facilement et sans frais, voire dans certains cas, sans revendre.  Vrai qu’il existe des stratagèmes comme l’hypothèque inversée et que, passé un certain seuil de remboursement de votre dette hypothécaire, vous avez le droit de piger dans votre marge hypothécaire pour vous auto-financer en repayant de l’intérêt sur une partie de votre argent, du capital, ayant déjà servi à rembourser votre hypothèque, mais ce ne sont pas toujours des situations idéales et convenables pour M. et Mme Tout-Le-Monde qui peuvent s’en servir à leur discrétion pour notamment financer l’achat de biens ou services de consommation courante et éphémères, comme un bateau, l’épicerie ou un voyage dans le sud, ce qui est fortement discutable d’une point de vue de saine gestion de ses finances personnelles.

Alimentation:

En ce qui concerne la nourriture, pour un même montant donné, disons 100$, certains réaliseront pratiquement un tour de magie, culinairement parlant, afin de confectionner les repas sains et savoureux de la semaine pour toute la petite famille, alors que pour d’autres, le même montant sera dépensé en un seul repas au restaurant rempli de sel, de sucre et de gras trans.  Par exemple, la personne qui cultive son jardin, cueille des petits fruits dans la nature, pêche dans le ruisseau et possède quelques poules arrive à produire sa nourriture à peu de frais tout en s’assurant de la qualité et de la fraîcheur des produits.  En contrepartie, celui qui s’alimente principalement dans les dépanneurs, les restaurants et avec des mets prêts-à-emporter n’aura pas seulement sa nourriture de très salée, mais aussi sa facture! Pour un même produit, selon son degré de transformation et le lieu de l’acquisition, le coût peut grandement différer.  Un exemple tout simple… une patate!  Dépendamment si vous l’achetez directement du producteur, en poche en épicerie, en frite congelée ou emballées dans le papier d’aluminium en épicerie, en purée dans un met prêt-à-emporter en supermarché ou bien en frites dans un restaurant, pour une même quantité donnée, vous paierez beaucoup plus cher plus vous vous éloignez de sa forme originale et du producteur.  D’ailleurs, je vous invite à réaliser, si ce n’est pas déjà fait, à quel point le fait de payer 3$ pour 3 patates dans du papier d’aluminium est une insulte à votre intelligence.

Troc et échanges:

Le système économique actuel est donc énormément basé sur des échanges d’argent contre un produit ou un service donné.  Par contre, si l’on recule dans le temps, il y a quelques générations, à l’époque de nos grands-parents et avant cela, il était davantage basé sur l’entraide et l’échange de services (un coup de main contre un autre) et aussi sur le troc (un objet contre un autre).  Si on recule encore plus loin, vous souvenez-vous dans vos cours d’histoires du secondaire tout le troc de marchandises entre les amérindiens et les européens venus s’établir en Nouvelle-France?  Pour ma part, c’est une façon de faire que je tends à préconiser, car c’est parfois une belle façon d’économiser au lieu de toujours acheter du neuf et de faire appel à des ouvriers spécialisés hors de prix.  C’est une solution gagnant-gagnant.  Qui veut m’échanger un arc à flèche contre du sirop d’érable?

Les gagnants et les perdants:

Bref, tous ces choix que nous faisons, toute cette panoplie de petits et gros choix, pris un à un et mis bout à bout, vont globalement occasionner, sur une longue période, des disparités entre ceux qui gèrent leurs affaires en tenant les cordons de la bourse un peu plus serré et parfois au prix de quelques sacrifices, qui, une fois intégrés à la routine, deviennent plutôt banals versus ceux qui dépensent sans compter et qui n’en ont visiblement pas pour leur argent dans plusieurs sphères de consommation.

Ce à quoi je veux en venir et ce que je veux mettre en évidence dans mon propos, est que vous avez le choix d’être votre pire ennemi ou bien votre meilleur ami.  Vous avez le choix de vous endetter à des taux d’intérêts élevés, de surconsommer, de trop payer pour certains produits et services, de vivre un gros train de vie et de payer les autres afin qu’ils résolvent vos problèmes.

À l’inverse, vous avez la possibilité d’être un épargnant et investisseur avisé, un faible consommateur qui magasine bien ses choses, ayant un train de vie modeste et qui résoud par lui-même, la majorité des problèmes et défis qui lui sont présentés.  Dans l’ensemble, en posant quelques actions concrètes, à plusieurs niveaux et sous plusieurs formes, vous avez la possibilité d’améliorer votre situation.  Cependant, pour être certain qu’on se comprenne bien et afin de disperser tous les doutes que certains pourraient encore avoir, je peux vous garantir, et même vous certifier, que cela ne passe clairement pas par la publication de pensées positives du jour, en quantité industrielle, sur facebook!

4 Comments

  1. Maxime

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