Réflexion d’hiver

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L’hiver, le froid, la neige, le vent, le ciel grisonnant, le manque d’ensoleillement et d’énergie, les journées moribondes et un peu ternes, le rhume et la grippe, en avez-vous marre?  Faites-vous parti des québécois qui partent en voyage durant l’hiver, vers une destination soleil, pour aller se faire dorer un peu la couenne sous un chaud climat tropical et à l’écart des rigueurs de l’hiver québécois?

Parlant de climat tropical et de paysage paradisiaque, afin de vous divertir sous la couette, je vous recommande la série télévisée « Meurtres aux Paradis », dont l’histoire s’articule principalement autour de diverses petites enquêtes policières (fictives) menées par un inspecteur de police « très British » sur une île paradisiaque.  Le modus operandi est sensiblement le même d’un épisode à l’autre, malgré les différents contextes, et ultimement ça devient un peu redondant, mais à petite dose, c’est assez divertissant.

Bref, pour ma part, je ne fais pas parti de ces voyageurs hivernaux.  Du moins, pas encore.  Ceci étant dit, avec le genre d’hiver qu’on vient de subir (merci La Niña), l’idée me trotte dans la tête de plus en plus!  Je me suis même rendu jusqu’à lire différents articles sur les destinations les plus intéressantes, abordables et sécuritaires pour les voyageurs à petit budget.

J’ai notamment réalisé que pour environ 1200 dollars canadiens/mois ou 30 000 bahts thaïlandais/mois, ma copine et moi pourrions habiter en Thaïlande et être relativement confortable en logeant dans des villages un peu moins touristiques dans le nord du pays plutôt que près des plages au sud ou des grands centres urbains.  Bien évidemment, il faut aussi considérer le coût des billets d’avions, le visa, les sorties obligatoires du pays ainsi que les imprévus.  Au final, ce n’est pas nécessairement la destination que je choisirais d’emblée, mais c’est l’une dont j’ai le plus entendu parler en bien par des voyageurs de mon entourage.

Par contre, au plan de mes finances personnelles, je suis loin d’être rendu à pouvoir passer mes hivers outre-mer, mais, en même temps, pas tant que ça puisque ce sera probablement réalisable avant les 10 prochaines années.  Il reste encore 15 mois à écouler à mon premier contrat hypothécaire.  À partir de là, je pense reprendre un autre terme de 5 ans à taux fixe (si avantageux).

Par la suite, je me dis que je vais voir ce que je fais avant de m’embarquer encore dans un contrat à long terme puisque la possibilité de vente de mes actifs immobiliers, afin de précipiter l’arrivée de mon indépendance financière, pourra être envisagée dans un horizon à relativement court terme.

J’investis de façon autonome et j’ai pris plus rigoureusement en main mes finances personnelles depuis septembre 2015.  Je dois dire que, depuis ce temps, ma perception par rapport au capitalisme a évolué.  Plus je vois des gens relativement riches courir après l’argent et plus je me demande pourquoi?

Pourquoi, passé un certain seuil, ces gens-là essaient d’en avoir toujours plus et qu’ils en font pratiquement une obsession?  À quelque part, je soupçonne qu’il y a des motivations cachées tournant autour de la cupidité, du pouvoir et du désir d’appartenir à une caste supérieure.

Lorsque j’étais Ti-Cul, je dois avouer que la richesse ou la démonstration de richesse me laissait quand même une forte impression.  Cependant, en vieillissant, j’en suis venu à trouver ces gens un peu pathétiques face à leur dépendance à l’argent.

Encore là, je ne dis pas que c’est mal de faire de l’argent, bien au contraire, et je ne souhaite pas limiter la possibilité des individus de s’enrichir librement, mais je me dis plutôt que de passer une vie à courir après toujours plus de billets verts, lorsque les plus belles années de notre existence commencent à se dissiper, je n’en vois pas trop l’intérêt.  Concrètement, je ne vois pas ce que je ferais avec plus d’argent que nécessaire pour assurer mon indépendance financière (et celle de mon couple globalement) pour le reste de mes jours.

Je comprends le principe de création de valeur, mais je ne suis pas particulièrement doué, ni intéressé à m’y lancer personnellement à partir d’une entreprise afin d’espérer prospérer au-delà des rendements que l’investissement dans des entreprises cotées à la bourse peut me procurer.

En clair, je trouve cela fastidieux d’être à la tête d’une entreprise quelconque et de devoir me consacrer à la gestion quotidienne des activités.

Je doute fortement que je pourrais arriver à générer de meilleurs rendements avec mon capital concentré dans une petite entreprise que je dirige plutôt que de l’investir dans de grandes sociétés réputées, à grande capitalisation et possédant des avantages concurrentiels, me versant des dividendes en croissance.

Dans ce contexte, je considère donc qu’il est plus facile et beaucoup plus simple pour moi de déplier un 10$ en frais de courtage afin d’investir un 1000$ ou un 2000$ pour acheter des actions d’une excellente entreprise qui se chargera de faire croître mon capital sans que je doive gérer les tracas et les aléas quotidiens du monde des affaires!  N’est-ce pas merveilleux?  Je crois que oui.

Je crois aussi qu’il faut garder à l’esprit que ce n’est pas parce que tu es excellent dans un domaine spécifique que cela te garantit automatiquement un succès global. Comme Kiyosaki le mentionne dans son livre « Père Riche, Père Pauvre », tu peux être un excellent écrivain et ne pas vendre de livres, alors qu’un écrivain très moyen peut connaître un très grand succès populaire.  La différence?  Le titre accrocheur du livre, la belle couverture, la renommée de l’auteur, la stratégie marketing de vente, les canaux de distribution, le réseau de contact pour mousser les ventes, etc.

Dans la vie, tout n’est pas une question de talent, encore faut-il savoir se vendre!  Dans le même livre, Kiyosaki fait référence à la chaîne de restauration rapide Mc Donalds.  Est-ce qu’ils vendent autant d’hamburgers parce qu’ils font les meilleurs hamburgers au monde?  Évidemment que non!  Et c’est là qu’entre en place le marketing, le réseau de franchisés, l’emplacement, le coût des repas, la rapidité du service, etc.  D’ailleurs, Kiyosaki souligne que la vraie business de McDonalds c’est l’immobilier!

Comme quoi parfois, lorsqu’on s’arrête à bien y penser, la première impression est souvent trompeuse et incomplète.  Avec le temps, les apprentissages et les expériences, notre vision des choses est amenée à changer, à se façonner et à s’articuler différemment.

Miroir miroir! N’oublions pas qu’il y a tout de même 2 faces à une pièce de monnaie, 6 côtés à un cube rubik et encore de plus nombreuses facettes composant la vaste mosaïque humaine (dans toute sa splendeur et sa diversité).

10 Comments

  1. Dom
  2. Val
  3. Maxime
  4. Maxime
  5. Pauline

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