Prendre ma retraite à 34 ou à 38 ans et à quel prix?

Ad Blocker Detecté

Ce site web est rendu possible grâce à la publicité. Veuillez considérer de désactiver votre "adblocker" afin de nous encourager à maintenir ce site gratuit.

L’argent, le temps et la liberté :

J’ai toujours pensé que l’argent était un moyen et non une finalité en soi. Après tout, qu’est-ce que ça donne de mourir l’homme le plus riche du cimetière?  C’est un concours et personne ne m’en a jamais parlé?  Quand même bien qu’on vous remettrait une plaque pour l’exploit, vous ne serez pas là pour le constater… On pourrait d’ailleurs y lire : ‘’ Ci-gît Bob Cashflow, fier radin du village et cousin de la fesse gauche de Séraphin Poudrier. ‘’ Entre de bonnes mains, l’argent devient un outil extrêmement puissant.  C’est un outil puissant, car il permet d’acheter du temps, de racheter son propre temps!

En atteignant l’indépendance financière et en vivant exclusivement de ses revenus passifs, on est en mesure d’utiliser le temps dont nous disposons dans une journée de la façon qui nous convient. Il n’y a alors plus aucune obligation d’organiser ses tâches et son horaire en fonction des exigences de son employeur.  Après tout, ne serait-ce pas logique que nous soyons la personne la mieux placée pour décider comment occuper notre propre temps?

Que vous soyez riche ou pauvre, une semaine compte 168 heures.  De ce nombre, les gens vont dormir environ 56 heures.  Durant la semaine, si vous vous levez à 6h00 pour aller travailler et que vous êtes de retour à la maison autour de 17h, en réalité, vous consacrez 55h à votre travail.  Il vous reste alors 57 heures à votre disposition.  Cependant, enlevez toutes les autres obligations liées au train-train quotidien les soirs de semaine (souper, ménage, épicerie, devoirs des enfants, cours de piano, etc) et ainsi il vous reste quoi, une 30aine d’heures dans votre fin de semaine pour profiter de la vie?  Au fond, pendant notre vie active, on profite réellement de quoi… 20-25% de notre temps gros max?  N’est-ce pas un peu injuste?  N’est-ce pas un peu illogique?

La liberté des individus est un concept qui m’est cher.  Malheureusement, depuis les attentats terroristes du Wall Trade Centre cette liberté tend à diminuer.  Le phénomène s’est accentué et depuis ce temps, les gouvernements ont franchi des points moralement questionnables en raison de leur écoute et de la surveillance de masse (pour des motifs douteux) sur des citoyens de leur propre pays, comme Edward Snowden le révélait aux États-Unis.  Par ailleurs, dans certains pays européens, les caméras de surveillance sont partout dans l’espace publique!  Souriez, vous êtes filmé.  Le téléphone intelligent que vous utilisez est aussi tout un outil de repérage.  Nous sommes constamment traqués sur le web et nous laissons des traces derrière nous. Ce n’est pas pour rien que nous avons droit à des publicités ciblées.  C’est quelque chose qui me dérange, car au nom de la sécurité ou du marketing, l’intrusion peut aller très loin!

Bref, comme plusieurs d’entre vous, je vise à amasser assez d’argent pour subvenir à mes besoins et ne plus jamais dépendre de l’argent.  Je veux qu’elle soit à mon service, pas l’inverse.

Mon plan de match :

Pour ce faire, j’ai échafaudé un plan sur 15 ans dont j’amorce la quatrième année.  En 3 ans, j’ai déjà amassé autour de 50 000$ que j’ai investi en placements boursiers.  Ce n’est pas méchant!  Dans les calculs de mon plan de ‘’ retraite ’’ initial, je n’avais jamais pris la peine d’inclure l’équité et la plus-value sur mes actifs autres que mes placements boursiers.  Cependant, je possède aussi divers actifs comme mes 2 maisons et mon terrain (autre que celui sur lequel sont mes maisons).  Ce sont des actifs dans lesquels mon capital est figé.  Je peux toujours utiliser une partie de l’équité sur ma maison, mais je dois payer des intérêts, ce qui rend la chose moins intéressante.  Alors, si je décidais de m’en départir et de remettre la main sur cet argent, que se passerait-il?

Selon mes simulations, cela pourrait écourter l’atteinte de ma liberté financière de 4 ans, passant de 12 à 8 ans.  Bref, me permettre de me retirer à 34 ans au lieu de 38 ans.  Mais devrais-je décider de tout vendre à ce moment-là et devenir immédiatement indépendant financièrement ou bien devrais-je conserver mes actifs et attendre encore 4 ans?  Je crois que je vais pas mal le voir lorsque je serai rendu là, tout dépendamment de ma situation!

Ça ne veut pas dire non plus qu’à ce moment-là, si j’abonde dans ce sens, je réussirais à vendre rapidement mes maisons et mon terrain!  Ça peut dépendre de bien des facteurs, dont le cycle du marché immobilier.  C’est certain aussi que si nous connaissons de grandes perturbations sur les marchés, ça peut devenir plus difficile d’atteindre mes objectifs dans un climat morose (même si c’est une opportunité de faire le plein de bonnes actions à dividendes sous leur valeur intrinsèque), donc je me dis :  ‘’Attendons et nous verrons ‘’.

Dépenses :

Mes dépenses annuelles courantes tournent actuellement autour de 15 000$ par an.  Ça peut être 17 000$ si c’est une année où je change de voiture.

Voici mes postes de dépenses au sens large :

Hébergement : 3 500$
Alimentation : 3 500$
Transport : 2 000$

Alcool : 2 000$
Électricité : 700$
Internet : 300$
Vêtements : 500$
Activités : 500$
Voyages : 1 000$
Autres : 1 000$

Avec l’inflation à 2.5%/an, je prévois que le 15 000$ de dépenses deviendra 18 000$ dans 8 ans et 19 500$ dans 12 ans.

Placements boursiers :

Actuellement, j’ai un peu plus de 50 000$ en placements boursiers dans des comptes enregistrés et je cotise au rythme de 18 000$ par année, dont 6 000$ en REER et 12 000$ en CELI.  Dans 8 ans, en calculant mes gains d’intérêts et de dividendes, mon capital total devrait tourner autour de 350 000$ avec un revenu passif de dividende annuel récurent et en croissance d’environ 12 000$ à ce moment-là.

Maisons :

J’ai payé 190 000$ pour mes 2 maisons.  De ce montant, il y en a environ 30 000$ de remboursé si on compte la mise de fond et mon remboursement du capital sur l’hypothèque.  Au cours des 8 prochaines années, je vais rembourser un autre 60 000$ en capital dessus.  Mon solde hypothécaire sera donc à 100 000$ et j’estime que je pourrais les revendre 250 000$ si j’obtiens une augmentation de la valeur marchande de 3.5% annuellement.  C’est optimiste, mais je suis dans un secteur convoité, je suis reculé dans le bois sur un immense terrain (sans voisin immédiat) avec un lac et une érablière, l’autre propriété peut leur rapporter des revenus, alors il y a certainement une prime à payer pour les futurs acheteurs!  J’empocherais donc un montant approximatif de 150 000$, (duquel mon profit réel sera de 60 000$ en considérant le prix d’achat et de vente) excluant les frais de courtage immobilier, les impôts (gain en capital sur ma 2ème maison) et les travaux nécessaires avant la vente.  Pour ce faire, par précaution, je retranche un autre 25 000$.  Il resterait donc un 125 000$ net à ma disposition.

Terrain :

J’ai payé 16 000$ pour un terrain qui va valoir autour de 30 000$ dans quelques années à cause de la forte demande dans le secteur.  Je vais donc effectuer un profit de 14 000$ à la revente.  Après impôt, il devrait me rester autour de 25 000$ net.

Le cumul :

Au niveau de mon capital, le 350 000$ de mes placements boursiers + le 125 000$ de mes maisons + le 25 000$ du terrain me donnent une valeur nette de 500 000$.

Au niveau des revenus passifs, j’aurais un 12 000$ en revenus de dividendes, auquel s’ajoutera un autre 6 000$ (4% de 150 000$) grâce aux liquidités de mes maisons et de mon terrain qui seront réinvestis dans l’achat d’actions pour un total de 18 000$ en revenus passifs de dividendes, le montant exact de mes dépenses dans 8 ans.

Ceci étant dit, ça prend en compte que les montants sont réinvestis assez rapidement dans les marchés boursiers, alors qu’il faut quand même identifier les aubaines et avoir un portefeuille bien diversifié.  C’est un peu utopique à moins que le timing soit excellent.

Le CELI :

Si je garde le même rythme de cotisation à mon CELI et que les droits de cotisations restent similaires, je vais manquer d’espace après les 4 prochaines années et les nouveaux droits de cotisations des 4 années suivantes ne vont couvrir que la moitié de ce que j’aimerais pouvoir placer à l’abris de l’impôt.  Les options que je vois sont de placer une partie de mes titres à dividendes, ceux versant le plus faible dividende, dans un compte non enregistré (pas l’idéal) ou bien de me servir de l’espace CELI disponible de l’un de mes parents, via un document notarié et en faisant mettre le testament à jour pour éviter toute ambiguïté à propos de cet argent.  C’est l’option que je préfère si j’ai la possibilité légale de le faire.  Bref, je verrai bien ce que je ferai à ce moment-là!

Crise boursière, liquidité et marge hypothécaire :

Je n’ai pas énormément de liquidité en stock.  Lorsque j’ai un 750$ à 1 000$ de disponible, je regarde pour trouver des actions versant des dividendes et se transigeant sous leur valeur intrinsèque.  Je fais du pricing et non pas du timing.  Je ne sais pas lorsque le marché boursier va redescendre et quelle sera l’ampleur du prochain krach, mais j’essaie de dénicher des opportunités dans toutes les phases de marché et en investissant de petites sommes régulièrement.  Je profite de la volatilité. Parfois, la marge de sécurité peut être assez importante, comme je l’ai fait en achetant des titres des grandes banques canadiennes, lors du creux fin 2015 et début 2016, alors que d’autres fois j’estime acheter assez près de la valeur réelle du titre.  Cependant, la solidité de l’entreprise, son dividende exceptionnel et sa croissance, depuis tant d’années, les bonnes comme les mauvaises, peuvent justifier, à mon avis, d’accepter d’acheter avec un peu moins ‘’ de jeu ‘’, car l’aspect qualitatif et sécurité vient compenser et réduire le risque à assumer.  Lors de la prochaine crise boursière, j’espère que l’opportunité se présentera afin de mettre la main sur des titres à dividende d’excellente qualité à escompte.  Dans ce cas-là, pour des opportunités qui ne se présentent seulement qu’une fois au 10-15 ans, je vais probablement utiliser une partie de ma marge hypothécaire pour acquérir certains de ces titres.

L’immobilier

Pour moi, cela n’a jamais été un naturel, car il y a beaucoup de variables et d’impondérables reposant sur la chance et le hasard malgré toutes les précautions que nous pouvons prendre.  Est-ce qu’un arbre va tomber sur la piaule, est-ce qu’il va y avoir des fuites d’eau de la toiture, est-ce que vos locataires vont payer et ne rien briser, est-ce que les assurances vont payer, est-ce que les taux d’intérêts vont être abordables, est-ce que le sous-sol va prendre l’eau ou le drain français va boucher?  Il peut tellement arriver de mauvaises surprises qu’on a quasiment seulement à piger dans le sac pour voir sur laquelle on va tomber.  Plus longtemps nous sommes propriétaire immobilier et plus de chance nous avons d’être malchanceux!

Nul n’est à l’abris d’avoir à gérer l’un des nombreux problèmes qui peuvent survenir sur le bâtiment ou certaines de ses composantes, ou alors en lien avec les occupants de ce bien immobilier.  Ça m’a d’ailleurs toujours fasciné de constater à quel point le risque est grand de remettre un actif d’une telle valeur sur laquelle on est fortement endetté entre les mains d’inconnus.  C’est quand même accepter de donner beaucoup de pouvoir sur notre avenir financier entre les mains d’autrui.

Par ailleurs, je n’aime pas particulièrement faire des travaux et avoir à ‘’ gérer ‘’ des locataires même si les miens sont très corrects et respectueux.  Je trouve aussi que c’est facile de dilapider beaucoup de son argent frénétiquement et compulsivement sur sa maison ou son terrain (sans pouvoir le récupérer à la revente) et que les bâtiments nous attachent les deux mains avec la dette hypothécaire (et son contrat avec des pénalités en cas de rupture) ainsi qu’à l’endroit où nous sommes.  Après tout, je veux que le matériel soit à mon service et non pas l’inverse!

De plus, c’est un domaine dans lequel il y a plusieurs intermédiaires qui se graissent la patte au passage avec des frais d’acquisition et de maintien/roulement de plus en plus élevés dont certains sur lesquels nous n’avons aucun contrôle à savoir le volet taxation notamment.  Alors, la propriété immobilière, est-ce la liberté ou la prison?  J’imagine que ça dépend un peu de la vision et de la situation de chacun.

Ce à quoi je renonce :

Afin d’atteindre l’indépendance financière à un jeune âge, je renonce à certaines choses pour lesquels je ne me sens pas particulièrement en privation.  Voici une liste non exhaustive du matériel et des biens que je ne possède pas et que je n’ai pas l’intention de me procurer:

  • Un garage
  • Une voiture neuve ou assez récente
  • Des meubles neufs
  • Des véhicules motorisés pour usage récréatif (Vtt, motoneige, moto, VR)
  • Une entrée asphaltée
  • Un sous-sol ou un deuxième étage
  • Un téléphone (autre que pour le travail)
  • La télévision satellite ou câblée
  • Un spa et/ou une piscine
  • Un aménagement paysager à tout casser

Par contre, j’ai présentement une vieille roulotte (qui est plutôt rendu un espace d’entreposage vu son état), quatre remises, une grande forêt mixte, une cabane à sucre, un lac et un jardin qui sont sur mon lot.  J’apprends donc à utiliser ces atouts que je possède déjà plutôt que de me créer d’autres besoins et de toujours ajouter du matériel qui plombera mes liquidités, me demandera du temps ainsi que de l’entretien et qui perdra de la valeur dans le temps.

Souvent, remarquez que tous ces éléments sont liés entre eux.  En possédant une voiture usagée, je ne me sens pas mal de ne pas la protéger dans un gros garage et de la faire rouler seulement sur l’asphalte.  Mes assurances sont moindres et je ne suis pas obligé de la faire réparer à tout coup.  En ayant pas de garage, je n’ai pas de place pour entreposer un véhicule motorisé à usage récréatif.  En n’ayant pas de sous-sol ou de deuxième étage, je n’ai pas besoin d’acheter des objets pour remplir l’espace.  Je sauve aussi sur le coût d’entretien et de chauffage.  En vivant dans le bois, je n’ai pas besoin de me faire d’aménagement paysager, car la nature s’en charge.   J’ai cependant de la place pour me faire un jardin et ainsi réduire mes coûts en épicerie.  Et pourquoi avoir une piscine lorsqu’on a un lac?  Bref, il y a tout une logique derrière ça à laquelle j’adhère pleinement.

Conclusion :

En conclusion, c’est une projection assez lointaine et qui se base sur le succès combiné de plusieurs facteurs, mais c’est quand même intéressant de constater que si les astres sont alignés, je pourrais déjà me retirer dans à peine 8 ans.  Quand on y pense, ce n’est même pas 100 mois.

Dans 8 ans, à raison de 18 000$/an de cotisation dans mes placements boursiers, en vendant mes actifs (maisons + terrain) et en réinvestissant le profit net dans l’achat de titres versant des dividendes.  Avec une valeur nette de 500 000$, des revenus de dividendes annuels de 18 000$ en croissance et sans aucune dette.

Dans 12 ans, à raison de 18 000$/an de cotisation à mes placements boursiers, sans devoir me départir d’aucun actif, avec une valeur de mes actifs autour de 850 000$, des revenus de dividendes annuels de dividendes de 21 000$ en croissance et en ayant encore une dette hypothécaire de 75 000$, donc une valeur nette de 775 000$.

En réalité, ça risque probablement de se produire entre les 8 et les 12 prochaines années dépendamment si je conserve mes actifs ou pas (en partie ou en totalité), si je reçois un héritage (pas souhaitable comme circonstances, mais possible), si je suis encore avec ma copine et si je décide d’économiser un peu plus pour ‘’ financer ‘’ une partie de sa retraite (on verra si elle est gentille…), etc.  C’est aussi possible que je continue d’effectuer mon travail actuel seulement une partie de l’année.  Si jamais je vends mes maisons, je n’ai pas non plus décidé si je restais ici à l’année longue ou bien si j’allais m’exiler quelques mois dans une villa dans le sud tout en passant le reste de l’année ici sur un terrain de camping ou en me louant un logement pour pas cher dans la région de mon choix.  Bref, il reste bien des choses à déterminer, mais je pense que cela va se préciser lorsque je me rapprocherai de ce moment-là.

En terminant, je tiens à vous rappeler que je gagne présentement autour de 38 000$ à 40 000$/an, sans fond de pension, ni congés payés, ou avantages sociaux quelconques.  En agriculture, nous n’avons pas non plus de temps et demi ou de temps double.  Je travaille donc 70h/semaine à temps régulier pendant certaines périodes de l’année. Je travaille aussi parfois dans le bruit, la chaleur, l’humidité, la noirceur et la poussière.  Je ne suis pas toujours non plus dans des positions ergonomiques.

À la blague, mon père dit souvent qu’on ne peut pas se plaindre de nos conditions, car nous n’en avons pas.  C’est seulement une demi-vérité, car nous avons quand même plus de facilités et commodités que nos ancêtres ayant exercé ce même métier.  Ce n’est pas un salaire à tout casser vous en conviendrez et je travaille fort pour gagner mon argent (comme vous aussi probablement).  Je ne suis pas non plus dans un domaine payant et je suis encore relativement jeune, ce qui tend à faire stagner mes revenus, alors que paradoxalement, c’est le dollar investi à un jeune âge qui est le plus payant sur le long terme à cause des intérêts composés et gains de dividendes réinvestis.

Bref, ce que je veux dire, c’est que n’importe qui avec un salaire ainsi qu’un taux d’épargne similaire au mien et sans contraintes physiques ou intellectuelles majeures peut arriver à devenir financièrement indépendant, par ses propres moyens en seulement 15 ans, sans même devoir posséder d’actifs immobiliers et seulement à partir des revenus générés par ses propres investissements boursiers.

Par contre, ça demande de la constance, de la discipline, du discernement, du jugement, de la curiosité, de l’organisation, de l’opportunisme, de la patience, quelques notions d’investissement, un peu de chance et d’être capable de couper dans tout le superflu.

Alors voilà, c’était ma petite simulation et j’espère que mon texte va vous inspirer et motiver à atteindre vos propres objectifs.  Si vous avez des commentaires ou des suggestions afin d’optimiser mon plan, n’hésitez pas à m’en faire part, c’est toujours apprécié!

5 Comments

  1. Kimber
  2. Maxime
  3. Maxime

Leave a Reply