Maxime : Analyse des fondamentaux de mon portefeuille d’actions

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Par curiosité, je voulais creuser un peu plus les chiffres derrière certaines entreprises dont je suis actionnaire (dit de même, ça sonne «big shot» je sais, mais c’est pourtant bel et bien la réalité, malgré le fait que mes positions soient très minimes globalement) et c’est pourquoi j’ai cru bon d’effectuer un retour à la source afin de pouvoir juger des fondamentaux de chaque entreprise que je détiens en portefeuille.

C’est bien beau acheter des titres versant des dividendes en croissance, en focalisant beaucoup et essentiellement sur ces deux aspects, mais il est aussi pertinent de connaître plus en profondeur les titres que nous avons dans notre portefeuille d’actions!

Qu’en est-il de la croissance globale de l’entreprise, de sa rentabilité & de sa capacité à faire face à son endettement?  Ce sont des informations qui sont accessibles à tous et fort importantes à considérer lorsqu’on compte investir dans une quelconque entreprise que ce soit.

D’ailleurs, si l’entreprise me verse un dividende élevé et avec une bonne croissance de celui-ci, mais ne connaît pas de croissance de ses revenus, qu’elle évolue dans un marché cyclique, en décroissance ou dépendant du prix d’une ressource unique, que sa rentabilité s’effrite petit à petit et qu’elle est criblée de dettes, il est permis de croire qu’un jour ou l’autre, le dividende sera coupé et si nous sommes malchanceux, nous aurons aussi une perte de capital sur le titre!  Ce serait alors ajouter l’insulte à la blessure.  C’est un peu comme lorsqu’on se cogne le petit orteil sur le coin de la table et qu’on se fait reprocher par quelqu’un à proximité de ne pas avoir fait assez attention pendant que le visage nous change de couleur et que la douleur commence à remonter…

En entamant la 9ème année d’un marché haussier et avec l’augmentation constante du ratio coût/bénéfice des entreprises, il devient de plus en plus difficile, pour un investisseur sélectif et tatillon, d’identifier des aubaines (acheter des actions d’entreprises de qualité sous leur valeur intrinsèque).  De ce fait, certains investisseurs pourraient ainsi être tenté de commencer à devenir moins sélectifs dans leurs achats et se tourner vers des titres de moindre qualité!

Pour ma part, je pense qu’il ne faut jamais faire de compromis sur la qualité et ne pas «chasser le dividende» à tout prix, à n’importe quel prix.  Je crois qu’il est préférable de rester focus, en phase avec les grands principes de sa stratégie, quitte à se garder un peu plus de liquidité pour foncer lorsque le marché connaîtra de la volatilité et des corrections boursières, comme ce fût le cas récemment, en octobre 2015 et en février 2016, où la baisse passagère des marchés a donné des bonnes opportunités d’acquérir des actions d’excellentes entreprises à des prix intéressants.

Et si nous connaissons une autre crise financière sous peu (qui sait?), l’opportunité ne sera que plus grande de faire d’excellents achats à moindre coût!  Il ne faut pas oublier que nous sommes peut-être à ‘’ une hausse des taux d’intérêts ‘’ de faire s’effondrer le château de carte.

Bref, si vous commencez à acheter des moins bons titres, non seulement ceux-ci pourront connaître une descente aux enfers lors de la prochaine crise financière, mais vous aurez aussi moins de liquidité pour acheter les titres des excellentes entreprises que vous convoitez tant en temps normal.

En même temps, il y a des investisseurs qui croyaient après l’an 2013 (et ses excellents rendements) que le marché s’écroulerait.  Certains se sont même retiré du marché boursier, d’autres ont misé contre le marché et ils ont tous eu tort.  Quelle bourde!  Tout ça pour dire que c’est un jeu dangereux de tenter de ‘’ timer ‘’ le marché, mais en contrepartie, peu importe la phase du marché, faire du ‘’ pricing ’’, c’est-à-dire acheter des actions de bonnes entreprises sous leur valeur intrinsèque et avec une marge de sécurité raisonnable, restera toujours une bonne approche.  C’est une façon prudente, méthodique et intelligente d’investir!

Tout ça pour dire que je crois qu’en connaissant mieux ce dans quoi nous investissons, les forces et faiblesses de chaque entreprise, il nous est possible de faire des choix plus éclairés afin d’augmenter nos rendements tout en diminuant le risque.

D’un titre à l’autre, le pourcentage de croissance, de rentabilité, d’endettement et de dividende va varier et la clef pour un investisseur est, à mon avis, d’arriver à concocter la BONNE RECETTE pour son portefeuille d’action avec des titres différents, qui ont chacun leur fonction spécifique et dont la combinaison globale donne des excellents résultats en permettant d’aller chercher du rendement, donc de faire fructifier son capital autant que possible tout en recevant une partie de revenus fixes/garantis et en croissance en provenance des dividendes!

Bref, j’ai fouillé dans les données disponibles sur Morningstar afin de ressortir les chiffres des principaux indicateurs d’importance.  En agrégeant ainsi les différentes données dans une même feuille Excel pour l’ensemble de mon portefeuille, je suis à même de visualiser, en un coup d’œil, les forces et faiblesses de chaque titre, ainsi que leur ampleur.   Ça me permet aussi de faire une moyenne globale pour chaque indicateur qui me donne une vue d’ensemble plus précise.

Par ailleurs, en utilisant des codes de couleur afin de qualifier leur performance (vert = au-dessus de la moyenne, noir = dans la moyenne, rouge = en-dessous de la moyenne), je suis à même d’avoir un portrait encore plus précis sur leurs performances respectives dans les éléments des différentes catégories (croissance, rentabilité, endettement, dividende).

Par la suite, je me suis amusé à sortir un pointage pour chaque entreprise. J’ai aussi ajouté des commentaires afin de souligner les éléments importants. À partir de ce pointage, j’en suis venu à faire un classement des plus performantes aux moins performantes.

Sans surprises, celles qui performent le mieux, sont souvent des entreprises ayant connues une forte croissance, mais avec un faible dividende.  Ce sont celles qui sont un peu plus vigoureuses!

Au milieu, on a les titres plus classiques, dont les grosses entreprises versant le 3.5% de dividende en croissance de 8%.

Celles qui tirent de la patte sont des grosses entreprises pépères comme des «utilities» ou des entreprises dépendantes d’une seule ressource (pétrole, engrais), en raison surtout des moins bonnes performances de 2-3 dernières années. Mes titres immobiliers aussi ne sont pas exceptionnels, si ce ne serait que du dividende qu’ils versent et qui vient m’ajouter rapidement de précieux revenus à réinvestir.

Après analyse, et considérant ma note globale de 84%, je considère que j’ai quand même une belle diversification entre différents types d’entreprises œuvrant dans différents secteurs, ayant chacune leurs forces et leur rôle respectif.

Bref, c’est un exercice intéressant et que je recommande à tous ceux qui veulent avoir meilleure vue d’ensemble des fondamentaux des entreprises composant leur portefeuille d’actions.  Bien évidemment, il y a d’autres facteurs d’importance à considérer comme la qualité du management en place, l’historique du versement de dividendes, les risques potentiels et les projets futurs des entreprises, mais ceci étant dit, ça donne quand même un beau portrait!

Des commentaires, des suggestions?

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  1. Maxime
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