Les opportunités de la modernité

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Je suis un Y.

Eh oui, je fais parti de cette génération qui ne veut pas travailler!

Bon, ok, je reformule.  Je fais parti de cette génération qui ne souhaite pas consacrer tout son temps actif uniquement qu’à son travail, mais avoir aussi du temps disponible pour sa vie familiale et sociale ainsi que ses loisirs et ses passe-temps.  Dit de même, ça sonne un peu mieux, non?

Ce que je veux dire ici c’est: autres temps, autres mœurs!

J’ai la chance d’évoluer à une époque où les coutumes et la tradition ne m’obligent pas à me marier, où le clergé ne nous oblige pas à avoir des enfants tout en décidant du nombre et du moment, où l’évolution technologique me facilite la vie et l’exécution de mon travail, où l’accès à l’information mondiale est instantanée et démocratisée, où l’état prend en charge plusieurs programmes et services sociaux pour ses citoyens, où les avancées médicales peuvent me permettre d’espérer vivre plus de 85 ans en relativement bonne santé, où l’on peut se former bon marché dans les institutions d’enseignements et où j’ai la possibilité de placer légalement une partie de mes placements boursiers entièrement à l’abris de l’impôt (CELI).

Je ne suis pas obligé de travailler 12h/jour, à la sueur de mon front, en défrichant une terre et en essayant de la rendre fertile, pour faire (sur)vivre une grosse famille.  Si j’ai des enfants, je peux profiter du REEE, des allocations familiales, des congés parentaux, du service de CPE.  J’ai aussi la possibilité d’entretenir, à ma guise, des relations avec une autre personne seulement en utilisant une application sur mon téléphone, sans même avoir besoin de faire d’efforts réels pour sortir et courtiser…  Je peux voyager partout dans le monde pour pas trop cher.  L’internet me permet d’accéder à du contenu provenant de partout sur la planète.

En ce sens, puis-je dire que je jouis d’une meilleure situation que celle de mes aînés et prédécesseurs?  J’ose croire que oui.

Le célèbre investisseur Warren Buffett se plaît à dire que les bébés nés aujourd’hui en Amérique du nord sont les plus chanceux au monde.  À quelque part, il a probablement raison à cause du progrès social qu’engendre le capitalisme et qui devrait théoriquement permettre d’améliorer la qualité de vie des citoyens.  Même l’homme le plus riche, il y a un siècle, n’avait pas la qualité de vie d’une famille moyenne aujourd’hui.

Pour ma part, je crois que c’est le cas et qu’on peut continuellement aspirer à améliorer son sort à condition de faire des bons choix.  J’inclus ici d’éviter notamment de tomber dans la spirale de l’endettement.  À l’opposé, pour quiconque s’occupe bien de ses propres affaires, la possibilité de se retirer jeune et prospère, ou tout simplement indépendant financièrement, est bien réelle et possible.  C’est le cas plus que jamais à mon avis.

En étant instruit, mobile, sans obligation de se marier ou d’avoir des enfants, dans une société avec un gros filet social et offrant beaucoup de services sociaux, je pense que j’évolue dans un environnement qui peut m’être assez favorable afin de faciliter mon succès et l’atteinte de mes objectifs.  En combinant l’esprit de frugalité de mes grands-parents, qui se contentaient du minimum, parce qu’ils n’avaient pas le choix puisque tout l’argent servait à combler les besoins de base de la famille, et l’esprit d’épargnant de mes parents, qui en plaçaient de côté autant que possible, malgré un train de vie plus élevé avec davantage de petits luxes, je pense qu’on peut arriver à faire des miracles.  Après tout, la recette c’est un peu ça: se contenter du minimum, épargner autant que possible et investir judicieusement l’épargne.

Évidemment, je ne dis pas qu’il n’y a pas d’entraves à notre époque puisque c’est de plus en plus difficile d’accéder à la propriété à un coût raisonnable, qu’il y a peu d’entreprises qui veulent engager des finissants sans expérience et de moins en moins d’entre elles offrant des fonds de pension (dont à prestations déterminées), que la robotisation fragilise plusieurs emplois, que le fardeau fiscal global et la taxation, sous toutes ses formes ainsi qu’à tous les paliers, sont de plus en plus imposants.

Par ailleurs, il y aura certainement des défis démographiques et financiers d’ampleurs auxquels nous aurons à faire face comme société.  Lorsque la taxation et l’imposition deviendra encore plus agressive et confiscatoire, parce que les dépenses de l’état exploseront en raison de la prise en charge de plusieurs nouveaux retraités, de l’augmentation de l’espérance de vie et des coûts supplémentaires astronomiques en santé que cela va engendrer, j’espère avoir réussi à être devenu financièrement indépendant avant que la situation soit à son paroxysme pour éviter d’être celui qui va ramasser le gros de la facture!  Après tout, personne n’aime être le mouton qui se fait tondre.

Je suis un marginal qui n’est pas représentatif de la majorité des jeunes gens de mon âge avec cette idée de retraite hâtive, mais j’ai bien l’impression que plusieurs d’entre eux, au cours des prochaines et principales années de leur vie active, vont véritablement apprendre qu’est-ce que c’est de payer et pas rien qu’un peu!  Du moins sur le chèque de paie, il n’y a, hélas, aucune façon d’y échapper!

Il n’y a pas de temps à perdre.  Tic tac, tic tac.  Le compteur tourne!

5 Comments

  1. Maxime
  2. Maxime
  3. Maxime

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