La fin du capitalisme occidental moderne?

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Alors que la majorité de mes concitoyens ne comprennent même pas ce qu’est le système capitaliste (sinon ils ne seraient pas employés salariés), le livre « Bienvenue dans le capitalisme 3.0 » en prédit la fin… ou plutôt, nous fait comprendre qu’un nouveau capitalisme est en train de s’ériger sur les ruines de l’ancien!

Ce capitalisme se base sur le principe du poker « le gagnant rafle tout! »

Qu’on pense à Google, Amazon, Facebook, AirBnb, Uber, Apple, elles ont toutes plusieurs points en commun : elles sont d’abord et avant tout des cies de logiciels, elles évitent de payer leur juste part d’impôt grâce à des stratagèmes fiscaux à grands déploiement, elles utilisent le « big data » pour croître et font de la vie privée « une anomalie historique », elles bouleversent des pans complets de nos sociétés et des industries pourtant solidement ancrées dans nos moeurs, elles font pression sur les salaires en créant des millions de « travailleurs autonomes » qui acceptent de travailler pour des peanuts (et donc paient moins d’impôt ce qui alourdit le désiquilibre fiscal).

Par exemple, Uber ébranle les bases de l’industrie du taxi et rend son modèle d’affaire obsolète. Google a rendu Lycos, Altavista, Yahoo, la toile du Québec, All Advantage, GoToWorld et des centaines, voir des milliers de moteurs de recherche obsolètes, mais ça n’est que la pointe de l’iceberg. Pensons à toutes ces cies de marketing remplacées par des web-marketeurs notamment. Et Google s’infiltre partout : en médecine, en langue, dans la téléphonie, les drônes, les voitures autonomes etc…

Booking.com met de la pression sur l’hôtellerie et se permet d’offrir des rabais sur des chambres d’hôtel qui ne lui appartiennent même pas… Wikipedia a rendu les encyclopédies inutiles…

Je pense néanmoins que l’impact le plus important qu’ont ces compagnies du capitalisme 3.0, c’est vraiment qu’elles reposent leur toute puissance sur la volonté tacite des utilisateurs à travailler gratuitement ou à peu de frais pour ces entreprises et aussi sur la nonchalance des gens à comprendre la valeur de leur vie privée.

À terme, si la tendance continue, on se fera littéralement espionner par tout ce qui nous entoure (internet of things). C’est déjà TRÈS avancé! Nos téléphones et moteurs de recherche nous épient en tout temps et nous géolocalisent partout. Nos emails et textos ne sont pas privés etc…

Et nombreux sont les domaines où le big data (et son analyse) remplaceront les employés. Qu’on parle des médecins, des actuaires, conseillers en placements… le big data permet mieux qu’un humain de prédire X ou Y. Ils étudient littéralement les comportements de milliards de gens, chaque jour, tout le temps.

Leur objectif est de modéliser nos comportements afin de mieux nous asservir (nous faire consommer, nous faire accepter des emplois moins payants, nous faire accepter des idées etc…).

Par exemple, l’application Perspective de Google se donne comme mandat de filtrer les commentaires grâce à l’intelligence artificielle. L’intention est bonne, comme toujours, mais j’y vois toutes sortes de dérives potentielles pouvant nuire à la fluidité de la liberté d’expression. Pourra-t-on filtrer les commentaires qui vont à l’encontre de nos idées?

Le capitalisme 3.0 permet de libéraliser la consommation, ça c’est vrai, mais à quel coût? Par exemple, autrefois nous devions acheter un CD à 20$ pour écouter une ou quelques-une de nos chansons préférées, aujourd’hui, on a toutes les chansons du monde pour 3 fois rien. C’est bien pour le consommateur mais c’est moins bien pour l’artiste et tous les acteurs de l’industrie qui se sont littéralement fait siphonner leurs revenus par des « hackers » du capitalisme 3.0.

Les écoles d’aujourd’hui ne répondent plus aux besoins de demain. Il faut cesser de former les enfants à devenir des travailleurs routiniers. Ils vont en baver…

Comme l’auteur de ce livre le mentionne, pourquoi apprendre par coeur quand l’information est partout?

L’accès à l’information est tellement rapide qu’on peut partir de zéro. (P.174)

D’ailleurs, on commence à créer de nouveaux genres d’écoles. Ces écoles sont souvent subventionnées par le privé (en mal d’innovation) et on y présente aux étudiants des problèmes à résoudre tel que coder un jeu vidéo dans un langage informatique qui leur est inconnu par exemple.

On apprend aux jeunes à se débrouiller, à apprendre à apprendre, à penser à l’extérieur de la boîte.

Face à une société de plus en plus envahie par le logiciel où les métiers traditionnels sont en train de disparaître les uns après les autres, les jeunes de demain devront apprendre à se servir de leur cerveau un million de fois plus que nous.

Et comme pour les capitalistes 3.0, le même principe s’applique : celui qui gagne rafle tout!

Ceux qui n’arriveront pas à se tailler une place grâce à leur intelligence risquent d’être convié à faire de la débrouille… de petits gigs peu payants à droite et à gauche sans sécurité du revenu.

Pourquoi? Car la foule est féroce. Aujourd’hui, et ça s’emplifie, on peut donner un score à son enseignant, à son patron (glassdoor.com), à son médecin… et les mauvaises notes font perdre la clientèle alors que les bonnes notes concentrent le banc de poisson au même endroit.

La loi de l’offre et de la demande ne cessera pas d’exister. Celui qui gagne rafle tout.

On peut aujourd’hui faire des études très poussées par soi-même sur internet notamment avec les MOOCS. Ce sont des cours gratuits et il y en a des tonnes et des tonnes.

Moi qui suis un auto-didacte, j’avoue que j’envie les jeunes d’aujourd’hui. J’étais confiné à ma petite bibliothèque municipale à l’époque. Aujourd’hui, tu peux trouver comment te bâtir une impriante 3D en 5 minutes sur la toile!

Tout est là! Je contribue moi-même à libéraliser le savoir en créant des sites où j’offre gratuitement mon savoir-faire.

Ces avancées technologiques sont formidables et tenter de freiner le progrès est inutile. En informatique on est soit 1 soit 0. On est vivant ou mort!

Cette logique binaire s’applique désormais à chacun d’entre nous, à toute notre société. Il faudra s’y adapter… et vite!

Moi je dis, si vous avez une idée qui pourrait chambouler un marché, une façon de faire, alors foncez, mais foncez vite! Il y a des milions de gens qui ont compris que l’avenir appartiendra aux innovateurs.

Qu’en pensez-vous? Est-ce trop alarmiste? Est-ce que tout cela se réalisera? Et si tous se mettaient contre ces « hackers » qui prennent le contrôle de tous les marchés?

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