Définir son idéal et tout mettre en œuvre pour l’atteindre

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Chaque être humain, doté d’au minimum une parcelle de conscience, recèle en son for intérieur des objectifs, des rêves & des aspirations.  Concrètement, nous cultivons et nourrissons tous aussi un idéal, plus ou moins abstrait et ambitieux selon les différents aspects, de ce que devrait être notre vie personnelle (individuelle et familiale) ainsi que ce à quoi devrait ressembler la vie sociale (communautaire et collective).  Après tout, chacun veut améliorer son sort et par extension celui de son entourage.

D’ailleurs, n’est-ce pas à partir de ces bons sentiments et de l’espoir que germent les promesses des grands décideurs, des représentants du peuple, que sont les politiciens? À l’approche d’une campagne électorale, il est coutume que les politiciens fassent des promesses au peuple en lui faisant miroiter que celles-ci se réaliseront et que les gestes posés ou les dépenses engagées le seront dans leur meilleur intérêt ainsi que celui des autres concitoyens sur le territoire. Certains sont enclins à y croire, alors que bien d’autres posent un regard beaucoup plus cynique et critique envers le jeu de la politique dans lequel l’obligation de tenir toutes ces belles promesses est hautement facultative.  En quelque sorte, c’est un jeu de séduction dans lequel celui qui reçoit le plus de ‘’ like ‘’ (remarquez, pas forcément le plus pertinent ou le meilleur) remporte le droit de gouverner!

Ainsi, grosso modo, dépendamment de leurs croyances et de la situation dans laquelle ils se retrouvent, les gens vont voter pour un gouvernement qui leur redonnera ou leur prélèvera davantage d’argent, qui haussera ou baissera son offre de programmes sociaux et de services publiques, qui augmentera ou diminuera leur liberté en votant ou en abolissant des lois…  Les règles du jeu sont ainsi fixées et nous devons tous nous y plier.

Par contre, d’un point de vue plus individuel, même si on est souvent encouragé et poussé à entrer dans le moule, dans le modèle du métro/boulot/dodo, dans la fameuse ‘’ rat race ‘’, l’être humain a tout de même un grand contrôle sur ses choix, ses décisions quotidiennes et du pouvoir, sur la façon dont il entend vivre sa vie.  Certes, on peut adopter un style de vie classique et moderne, comme celui de la famille nucléaire typique de banlieue, mais il est bon de savoir et d’être pleinement conscient, qu’il existe aussi d’autres modèles viables.  Il suffit de faire abstraction de la pression sociale, des attentes des autres et du mimétisme social.

Après tout, il n’y a aucune loi qui nous oblige, d’une quelconque façon que ce soit, à avoir un emploi salarié et stressant, une grosse maison récente et tape à l’oeil, une thermopompe, deux entrées asphaltées, une piscine au sel, un comptoir en granit, deux enfants qui jouent au hockey et au soccer, deux V.U.S. neufs et de passer sa fin de semaine au Costco.

Si ce mode de vie vous convient et vous rend heureux, c’est correct et c’est tant mieux pour vous.  Pour ma part, ça ne concorde pas avec la vision de mon idéal.  Ce n’est pas un modèle dans lequel je me vois m’épanouir pleinement.  J’aurais toujours l’impression de courir après ma queue pour arriver à tout payer et trouver du temps libre.  Ça me fait un peu penser au film québécois le Mirage.

D’ailleurs, pour se payer toutes ces belles possessions, il faut travailler.  Il faut ainsi procéder à un échange, soit celui de son précieux temps (qu’on ne reverra jamais) contre de l’argent (si rapidement dépensé) via l’exercice d’un métier, d’une profession.  Or, si on pousse le raisonnement à l’extrême, je me suis toujours demandé si quelqu’un avait déjà eu comme rêve de jeunesse de travailler au bureau des plaintes d’un département quelconque d’une grosse entreprise ou de vidanger les fosses septiques des autres?

Me semble de voir le  »kid » de 6 ans dire à ses parents :Papa, Maman, écoutez-moi, j’ai une annonce importante à vous faire. J’ai bien réfléchi à mon avenir et lorsque je serais grand, je ne veux pas devenir chef d’entreprise comme toi Papa ou médecin comme toi Maman. Non, je préfère écouter des inconnus se plaindre et devoir m’obstiner avec eux pour éviter que la compagnie les dédommage ou bien ramasser les excréments des autres à longueur de journée!  Un ou l’autre, mon choix définitif n’est pas fait, j’hésite encore entre les deux.  Qu’en pensez-vous?

Voici d’ailleurs, tiré de Wikipédia, la vision que le philosophe Karl Marx avait du travail :

Ainsi dans sa critique du programme de Gotha et dans son texte polémique contre le protectionnisme éducateur de List, Marx écrit : « Qu’établit-on par exemple pour le salaire? La vie du travailleur. De plus, on établit par ce moyen que le travailleur est l’esclave de capital qu’il est une « marchandise » une valeur d’échange dont le niveau plus ou moins élevé, la hausse ou la baisse, dépendent de la concurrence, de l’offre et de la demande. On établit ici que son activité est du « travail ». Maintenant, oublions tout cela. Le « travail » est la base vivante de la propriété privée, la propriété privée étant sa propre source créatrice. La propriété privée n’est rien d’autre que du travail matérialisé. Si l’on veut lui porter un coup fatal, il faut attaquer la propriété privée non seulement comme état objectif ; il faut l’attaquer comme « activité », comme « travail ». Parler de travail libre, humain, social, de travail sans propriété privée, est une des plus grandes méprises qui soient. Le « travail » est par nature l’activité asservie, inhumaine, antisociale, déterminée par la propriété privée et créatrice de la propriété privée. Par conséquent, l’abolition de la propriété privée ne devient une réalité que si on la conçoit comme abolition du « travail », abolition qui naturellement n’est devenue possible que par le travail lui-même, c’est-à-dire par l’activité matérielle de la société elle-même (…) ».

Dans la société capitaliste, le travail a changé de nature : il est devenu aliénant, il subordonne l’individu aux moyens de production privée. Il est dépourvu de ses valeurs humaines. Il n’a d’autres finalités qu’une production de marchandises vénales, destinées à des échanges économiques. En effet, il fait remarquer que l’ouvrier à la chaîne, ne s’identifie pas ou peu à son travail, mais plutôt à ce qu’il va faire de son salaire. Le producteur devient un anonyme aux yeux de l’acheteur. Le travail devient alors abstrait. Ce travail est abstrait justement car il se fonde sur une « moyenne » de productivité imposée par la composition organique du capital. Comme le dit Marx dans le premier chapitre du Capital, si c’est bien le temps de travail nécessaire qui détermine la valeur d’un objet, il ne suffit pas de produire en dix heures un objet qui en moyenne en prend cinq pour pouvoir le vendre deux fois plus cher, c’est le temps socialement compris qui comptera pour déterminer la valeur. Phénomène qui explique la tendance à la concentration du capital car ceux ne pouvant s’aligner sur les taux de productivité ne peuvent suivre et sont donc contraints à la faillite)

Marx différencie la propriété des objets (propriété objective) qui existent indépendamment du travail humain (une terre, un arbre, un cheval), de la propriété subjective induite par le système capitaliste.

La propriété subjective existe lorsqu’intervient le travail humain dans la production d’un objet. Une marchandise contient du travail humain. La propriété privée subjective (subjective, parce qu’elle contient l’idée qu’un sujet – l’homme – l’a produite) est une appropriation du travail humain. Posséder une marchandise (une maison, une entreprise, une machine), c’est détenir du travail humain, donc cela crée une domination de l’homme par lui-même. N’oublions pas que le travail est, chez Marx, une partie et un prolongement de l’homme

 

Pour ma part, je vise davantage un retour aux sources et à mes origines. Alors, pourquoi voudrais-je travailler à m’en rendre malade et donner à un employeur les plus belles années de ma vie pour l’enrichir?  Pourquoi voudrais-je échanger des années de travail pour l’ajout d’un garage à ma maison ou l’achat d’un véhicule neuf?  Je reconnais la valeur marchande respective de ces deux items, mais valent-ils chacun 1 an de labeur?  J’en doute.  Je vise donc à chasser et à exclure tout ce qui est factice, artificiel & superficiel pour faire de la place et accueillir ce qui est davantage tangible, réel & nécessaire.

Concrètement, ça signifie d’être financièrement indépendant et de posséder moins de matériel.  Pour moi, ce serait de se satisfaire d’un petit logis de base (peu importe la forme), de m’alimenter autant que possible via la cueillette, la pêche et l’agriculture, de me déplacer par mes propres moyens, à pied ou en vélo, sans utiliser de véhicule moteur, de posséder ma propre source d’énergie indépendante, donc des panneaux solaires avec un chauffage au bois, une connexion internet, un téléphone cellulaire fermé tout le temps et que j’ouvre lorsque JE veux téléphoner, le tout en compagnie de ma conjointe, d’un chat et d’un chien.  À cela pourrait s’ajouter quelques commodités de base, mais sans plus.  Ultimement, quelques voyages et expéditions pour explorer et découvrir des endroits différents dans le monde.

C’est un peu autour de cela que s’articule mon idéal de vie.  C’est un mode hybride entre la vie en camping et celle au chalet.  Et ça ne coûte pas très cher à réaliser.  Alors, dans un tel scénario, le montant total requis pour être libre, n’est pas extrêmement élevé!  Qui sait se satisfaire de peu et a les compétences nécessaires pour s’occuper de toute la base, par ses propres moyens, a déjà une bonne longueur d’avance!  Je suis capable d’entretenir un logement, je suis capable de faire pousser des légumes, je suis capable de bûcher, etc.  J’ai déjà une bonne base afin de survivre par mes propres moyens.

Ultimement, je veux devenir millionnaire de mon temps!

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  1. Maxime
  2. Maxime
  3. Maxime
  4. Pauline
  5. Maxime

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