Hausse de dividende : Realty income properties (O) augmente son dividende de 6%, Omega healthcare (OHI) de 1,6%, ADM de 6,67%, MMM de 6%

haut dividende
La croissance du dividende c’est la clé!
Lorsqu’une compagnie hausse son dividende, plusieurs choses se produisent.
D’abord, en fonction de la hausse, mon revenu passif s’enrichit.
Par exemple, alors que l’inflation a été de 1,43% environ en 2016, Realty income properties hausse mes revenus passifs de 6%. Donc, mon revenu ne fait pas seulement se maintenir à l’inflation, il croît.
Et un actif qui rapporte plus, vaut plus. Ça n’est pas linéaire car la bourse fluctue sans cesse et il y a de la spéculation, mais fondamentalement, une poule qui pond 3 oeufs par jour vaut plus qu’une poule qui pond 2 oeufs par jour… non?
La croissance du dividende entraîne donc à la hausse la valeur intrinsèque d’un titre à long terme.
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Évidemment, il peut y avoir un écart entre la valeur intrinsèque d’un titre et sa valeur marchande. Voilà pourquoi il faut tenter d’acheter ces titres lors de désagréments passagers vécus par l’entreprise qui n’affecterons pas sa viabilité à long terme, mais qui mettent les spéculateurs à court terme en mode vente.
Voilà pourquoi j’investis typiquement lors de dips ou lorsque les cies sont temporairement délaissées par le marché. Évidemment, c’est loin d’être évident…
Cela étant dit, je suis très satisfait de mon investissement dans Realty income properties. Le dividende augmente constamment et je suis à +68% avec ce titre.
Mon seul regret? Ne pas avoir acheté plus d’actions à 47$ CAN… mais si je pouvait connaitre l’avenir d’avance, j’achèterais un LotoMax de 60 millions et j’arrêterais de zigonner à investir à coup de 1000$ en bourse!
Quant à « OHI », c’est la cinquième hausse depuis janvier 2016. Le dividende est passé de 0,57$ par trimestre à 0,62$ par trimestre durant cette période alors je ne peux pas me plaindre! Voilà une belle croissance du dividende.
Mais avec « OHI », il semble que j’aie payé trop cher par part… je suis dans le rouge depuis un bon bout…
Présentement, je suis à -3,53% sur la valeur de mon capital investi et le rendement du dividende est de 7,39% sur mon coût d’achat. Alors on peut dire que mon rendement n’est pas terrible… mais ces actions me rapportent 333$ annuellement que je peux réinvestir où j’en ai envie.
ADM et MMM ont aussi augmenté annoncé des hausses de dividendes récemment:  6,66% pour ADM et 6% pour MMM.
Quoiqu’il en soit, vive la croissance du dividende!
Grâce à ces hausses de dividendes, à mes quelques achats récents et au taux de change qui demeure au-delà de 1,30, mon revenu passif de dividende vient de passer la barre des 2900$ par année! Pas mal après un peu plus de trois ans d’épargnes, d’investissement et de réinvestissement des dividendes.
Je me rappelle encore le jour où j’ai reçu mon premier dépôt direct de dividende. J’ai tout de suite su que j’allais devenir accroc! Après tout, être payé à ne rien faire est plutôt excitant non?
Vous voulez en apprendre davantage sur la technique d’investissement par croissance du dividende? Voici un excellent livre sur le sujet (lien d’affilié).

Par Le blogueur masqué

Bonjour, je suis le blogueur masqué. Comme vous, je suis un esclave moderne confiné au 9@5, propriété d’une grande corporation américaine. Ils nous ont dit, lorsque nous étions jeunes, que nous allions vivre dans une société de loisirs et que les avancées technologiques allaient nous permettre de ne travailler que quelques heures par jour. Pourtant, nous vivons dans un monde où règne le stress et l’incertitude. Ma situation pourrait être bien pire et je le sais. Il y a tant de gens qui souffrent sur cette planète. Mais, une cage en or demeure une cage. Au moins, j’ai un plan pour m’évader. Je vais prendre ma retraite de la « rat race » avant 45 ans et vivre de mes revenus passifs! C’est un rêve si puissant que je vais tout faire pour le réaliser! Pour bâtir ma fortune, j’investis principalement dans des titres boursiers qui versent des dividendes en croissance années après années.

27 commentaires

  1. 2,900$ de revenus passif est un revenu impressionnant et ce n’est que le début.

    Félicitation pour ces achats. Peu importe la croissance ou non du titre, le revenu généré par ces titres demeurent la clé.

    Bravo

  2. “une poule qui pond 3 oeufs par jour vaut plus qu’une poule qui pond 2 oeufs par jour… non?
    La croissance du dividende entraîne donc à la hausse la valeur intrinsèque d’un titre à long terme.

    Ici il y a deux forces opposées. La finance corporative et la psychologie de l’investisseur. Du côté de la psychologie de l’investisseur, c’est exactement ça. Un titre qui rapporte plus vaut plus. Mais du côté de la finance corporative c’est l’inverse. Chaque compagnie a un coût de capital. C’est essentiellement le coût pondéré de la dette par son niveau d’endettement + le coût pondéré de l’équité par son niveau d’équité. Ça donne un pourcentage (disons 9%), qui est aussi le taux d’actualisation des flux monétaires futurs que la compagnie doit utiliser dans l’évaluation de ses projets. On peut aussi voir ça comme le minimum que les investissements faits par la compagnie doivent rapporter. Or, une compagnie qui n’a pas suffisamment de projets qui rencontre son coût de capital et qui verse des dividendes n’atteint jamais son coût de capital sur le total de ses liquidités car elle dilapide une partie de ses fonds à 0%. M. Buffet, qui n’a plus de preuves à faire, ne verse pas de dividendes. Mais les compagnies qui veulent plaire aux investisseurs (la plupart des autres) doivent le faire. Bref, verser un dividende fait nécessairement baisser le prix de l’action du côté corporatif car l’argent versé ne rapporte rien mais il engendre aussi un désir des investisseurs de l’acheter. La valeur réelle baisse mais le désir monte, ça ressemble étrangement au concept de surconsommation que vous défendez. La meilleure action, toujours dans une définition corporative qui est la mienne, sera celle qui ne verse pas de dividende et qui sait constamment où investir TOUT son argent pour rencontrer son coût de capital chaque fois et s’il y a excédent, l’idéal c’est de racheter ses propres actions plutôt que de les verser en dividendes pour des questions fiscales. Je sais que je suis sur un site qui prône cette stratégie et c’est très correct, j’amène juste une dimension différente pour le plaisir de la discussion et notez que j’ai beaucoup de titres en portefeuille qui versent des dividendes… il faut juste, comme n’importe quoi, bien diversifier, avoir des opinion ouvertes et des échanges constructifs.

    1. Frederic,
      Très intéressante réponse. Très technique aussi.
      Je suis d’accord avec toi sur le fond mais j’apporterais 2 ou 3 choses.

      D’abord, Buffett nous enseigne qu’une compagnie devrait obtenir plus d’un dollar de retour sur chaque dollar d’earnings retenu. Sinon, elle ferait mieux de retourner l’argent aux actionnaires.

      Or, les cies matures ont souvent de la difficulté à trouver des projets vraiment rentables dans lesquels investir. Je préfère donc qu’ils me versent des dividendes de façon générale que de les voir se lancer dans des fusions/acquisitions à profusion (plein de vices cachés, souvent payé trop cher et qui mènent trop souvent à des restructurations).

      On voit aussi souvent des cies se lancer dans des domaines qu’elles ne connaissent pas, croyant créer de la synergie mais finalement elles se créent des problèmes et finissent par faire des spin off.

      Racheter les actions… je suis mitigé là-dessus. Souvent le timing est mauvais. Souvent elles se servent de cette approche pour cacher des problèmes de croissance des revenus ou des problèmes plus profonds. Moi je ne trip pas outre mesure là-dessus.

      Buffett ne paie pas de dividendes parce qu’il est un allocateur de capital incroyable. Il arrive à tirer 19-20% composé depuis plus de 50 ans… peu de PDG peuvent se vanter de donner un tel rendement à ses actionnaires… mais il ne se prive pas d’investir dans des cies qui versent des dividendes justement pour avoir du cash flow à allouer. Il a d’ailleurs bcp utilisé la float des cies d’assurance comme levier.

      Cela étant dit, je ne suis pas Warren Buffett. Je fais de mon mieux, mais j’aime avoir du capital à allouer. Ça me motive, ça m’intéresse.

      Mais au-delà de l’intérêt, il faut aussi garder en tête mon objectif ultime, vivre de mes revenus passifs d’investissement. Obtenir croissance et stabilité de mes revenus passifs, beau temps/mauvais temps et pouvoir faire ça rapidement.

      Un jeune de 20 ans qui vise la retraite à 65 et qui n’est pas peureux et veut devenir un king du cash peut se permettre de mettre son cash surtout dans des cies à fort potentiel de croissance.

      Moi j’ai 35 ans et je vise une retraite à 40-42. J’ai donc choisi cette méthode principale car c’est une méthode intégrée. La stratégie de décaissement est incluse dans la stratégie d’investissement en grande partie.

      Je ne vise pas la richesse, je vise la liberté financière et une certaine paix d’esprit.

      Une cie qui verse des dividendes en croissance depuis 10 ans, 15 ans, 50 ans… elle a fait la preuve dans les faits qu’elle génère du cash flow positif, que ce cash flow est en croissance et qu’elle survit aux pires crises économiques et devient même plus forte grâce aux opportunités qu’elle saisit pendant ces crises.

      Les cies qui versent des dividendes ont généralement un beta plus faible, sont plus stables et on a le temps (généralement) de voir venir les gros coups, les tendances lourdes qui pourraient lui faire perdre son avantage concurrentiel.

      Ce ne sont pas des placements garantis, loin de là, mais elles sont généralement plus défensives que de petites startups ou des cies en milieu de cycle…

      Ceci étant dit, je suis d’accord qu’il faut se diversifier. Je voulais bâtir une base à mon portefeuille, un bon 100k investi dans des blue chips avant de commencer à intégrer d’autres approches.

      Reste que, j’ai investi dans BABA, GOOGL et GSI à date… trois titres qui ne versent pas de dividendes, donc un qui se trouve au TSX venture.

      J’ai quelques autres titres sur ma liste tel que AMZN, BRK.b… et il y en aura probablement d’autres au fil des ans…

      Il y a tant de cies et de possibilités d’investissement.

      Reste que je crois qu’il faut adopter une technique et qu’il ne faut pas oublier que plusieurs études démontrent qu’historiquement, 90% du rendement du marché est dû aux dividendes, directement ou indirectement. Alors, négliger cela est à mon sens négliger quelque chose d’important.

      Mais, je ne suis qu’un amateur et humblement, j’expose mes points. Je suis peut-être complètement à côté de la track et peut-être te dis-tu : wow yé din patates! 😉

    1. Louis,
      La croissance du dividende est la clé pour moi. Mon objectif est de me retirer jeune et vivre indéfiniement (jusqu’à ma mort) de mes dividendes.
      J’ai fait diverses simulations et ce qui m’offre le plus de sécurité (stabilité du revenu et protection contre l’inflation, perte de capital), c’est d’investir dans de grosses compagnies qui ont un avantage concurrentiel élevé et qui versent des dividendes en croissance.

      Pour moi, viser un dividende initial de 3,5% et une croissance annuelle de 8% est ce qui donne les meilleurs résultats.

      Cela étant dit, je possède aussi quelque titres qui versent des dividendes élevés tels que CUF.un, OHI, O…

      Pour CUF.un… je suis plutôt déçu des décisions prises par l’entreprise au cours des deux dernières années. Ils ont notamment acheté le centre d’achat Rockland alors que le projet de Mega centre d’achat près de la 40/15 aurait reçu le feu vert… Pour réduire la dette, au lieu de vendre des actifs peu performants, ils ont dilué l’avoir des actionnaires en émettant de nouvelles parts et en remettant en place le DRIP où ils paient les dividendes en émettant de nouvelles actions à rabais… mes parts payé 18-19$ valent 14-15$…

      Le résultat, je suis à -25% de rendement en 3 ans… c’est bien beau un dividende élevé mais si tu détruits mon capital pour me le donner, c’est pas terrible. Et c’est ce qu’ils ont fait. Ils me paient avec mon argent…

      À date j’ai pas mal de mauvaises expériences avec les cies qui versent des dividendes élevés. Liquor store j’ai perdu 50% quand ils ont slashé le dividende. ARCP j’ai perdu 40% en une journée et 100% de mon dividende quand on a découvert qu’ils avaient falsifié le FFO… HCP ils ont coupé le dividende récemment paraît-il. OHI je suis à perte depuis 2 ans… Mattel la cie est en difficulté… les ventes ne cessent de décroître. Le titre se promène bcp et je me ramasse généralement à perte alors que c’est l’un des titres que je détiens depuis le plus longtemps. La prochaine fois que j’arrive kif kif je vends. Je suis tanné de le voir zigonner. Le dividende n’augmente pas et le capital ne croît pas.

      Dividende élevé = risque élevé.

      Il n’y a pas d’argent gratuit.

      Les dividendes élevés c’est attirant! Avec 100k tu peux aller te chercher 8 ou 10k de revenus passifs. Mais malheureusement, ce n’est pas si simple. Si j’avais mis 100k dans Cuf-un, mon capital vaudrait 75k. Si j’avais mis 100k dans Liquor store… il vaudrait 60k…

      Épargner prend du temps et comme dit Warren Buffett, il y a deux règles quand on investit :
      1) Do not lose money
      2) Follow rule #1

      L’intérêt composé prend du temps à faire son oeuvre. Il faut l’accepter et choisir une méthode qui permet de poser un harnais dessus et de chevaucher la formule. Le plus important c’est le temps, le taux d’épargne vs revenus et la protection du capital.

      Just my two cents. Je suis juste un amateur.

      Le gars de 25000dividends.com investit presqu’exclusivement dans des REITs…

      À chacun sa technique et sa tolérance au risque.

  3. Je n’ai peut-être pas tout compris, mais… :

    De nombreuses entreprises dans lesquelles M. Buffett investi via Berkshire Hattaway versent des dividendes, non? Il me semble que 75% du portefeuille est composé de 6 entreprises qui en versent.

    Je crois aussi que son portefeuille ne contient pas d’entreprises à petite capitalisation un peu méconnues.

    Si la vaste majorité de ces entreprises n’est que du vent et va finir par se planter, alors qu’est-ce qu’il y a bien de si merveilleux dans ces petites entreprises? Sortir la boule de cristal et miser sur le potentiel, ce n’est pas très concret et cartésien. Leur croissance depuis la dernière crise économique n’est-elle pas en grande partie basé sur l’enthousiasme de la vague générée par le marché haussier? Je ne sais pas, je pose la question.

    Par ailleurs, plusieurs entreprises versant des dividendes vont aussi racheter de leurs actions et en faire diminuer leur nombre dans le temps.

    De plus, je ne crois pas que personne ici ne défende la surconsommation, bien au contraire le sujet du minimalisme est souvent abordé, mais on comprend quand même que le système capitaliste est basé sur la consommation toujours en croissance. Pour les produits de base qui vont combler des besoins essentiels pour une durée déterminée, je ne vois pas trop non plus ce qu’il y a de mal à en produire. Je veux dire, j’imagine qu’on est tous content de ne pas se torcher avec nos mains.

    Aussi, j’ai regardé le documentaire sur Warren Buffett hier et ils ont bel et bien mentionné que c’est M. Munger qui a fait convaincu M. Buffett de délaisser les petites entreprises correctes qu’il achetait à un prix d’aubaine pour davantage se concentrer sur les entreprises merveilleuses quitte à leur acheter à un prix correct, conseil qui a trouvé écho. On fait aussi souvent référence à M. Graham, ancien professeur de M. Buffett, et à ses idées.

    Cependant, ce que j’ai trouvé particulier, c’est d’apprendre que M. Buffett déjeune chez McDo le matin. On le voit aussi avec de la liqueur de Coca-Cola. Nul doute que c’est un homme très brillant, mais alors pourquoi est-ce qu’il s’alimente ainsi (si mal) quotidiennement?

    1. Maxime,
      Effectivement, Munger a amené Buffett à délaisser les « cigar butts » à prix merveilleux pour se concentrer sur les entreprises fabuleuses à prix acceptable.
      De là la célèbre phrase « mieux vaut investir dans une compagne fabuleuse à bon prix que dans une bonne compagnie à un prix fabuleux ».
      L’avantage concurrentiel, la capacité d’une cie à obtenir constamment un retour sur équité supérieur à ses compétiteurs est ce qui permet à l’intérêt composé de faire son oeuvre.
      En plus, on sait que les comptables ont plein de trucs pour zigonner avec les états financiers alors de voir une cie verser des dividendes à long terme en croissance me rassure bcp sur ce point (mais ne nous met pas à l’abri de la fraude à 100%).

      Je pense ici qu’on parle de plusieurs choses en même temps. Investir, selon ma compréhension, c’est de l’art en grande partie. Il faut avoir la capacité de se projeter dans le temps et d’anticiper les revenus futurs d’une cie pour les « discount » en date d’aujourd’hui.

      Buffett suggère donc d’investir dans des cies prévisibles. Les gens vont continuer de se torcher le derrière et de se brosser les dents et de manger et de boire et de s’habiller crise économique ou pas…

      Quand je regarde des cies comme celles qui créent des applications de téléphones comme candy crush entrer en bourse et les gens se garocher dessus… je ne comprends pas. Une cie qui doit constamment résoudre des problèmes complexes pour croître ne devrait pas susciter autant d’intérêt. Une cie qui mise sur la popularité et les buzz pour croître ou être viable m’apparait un investissement risqué.

      Quand j’ai décidé d’investir dans Google, Alibaba et GSI, c’est parce que je vois dans ces cies (qui ne versent pas de dividendes) des opportunités de croissance importantes. Elles ont des modèles de revenus récurrents. Elles ont quelque chose qui leur permet de se démarquer des autres cies dans leur modèle d’affaire. Prédire leurs revenus est faisable. On peut faire un scénario optimiste, pessimiste et conservateur..

      Mais selon moi, passer à côté des compagnies dominantes parce qu’elles paient des dividendes sous prétexte que ce sont des cies qui n’ont plus bcp de potentiel de croissance est une erreur.

      Ce sont des machines à cash qui écrasent les concurrents et qui profitent des creux de marchés pour se débarrasser des gêneurs et rétablir leur position dominante, imposer leur loi au marché, faire changer les lois avec des lobbyistes ou en infiltrant carrément le gouvernement (les PDG qui migrent vers de hautes fonctions)…

      Aucune petite startup ne possède ces ressources…

      Cela étant dit, un peu de diversification pour le plaisir ou pour tester ses qualités d’investisseur.. pourquoi pas.

      Moi je stick au DGI. C’est la seule méthode qui me convainc pleinement. Mais je demeure ouvert à quelques écarts marginaux.

      Quant à la surconsommation… je pense qu’il a oublié un mot? J’étais passé par-dessus.

      Ma stratégie dépend de la surconsommation comme modèle dominant. Je suis contre la surconsommation en tant qu’individu, mais tant qu’à être dans ce système aussi bien en tirer un profit personnel… je ne crois pas que ce système est près de changer…

      L’avenir nous le dira.

  4. Le documentaire en question c’est: Becomming Warren Buffett.

    Le plus gros morceau de portefeuille de Berkshire est dans la consommation de base avec Kraft Heinz et Coca-Cola. Ça demeure donc de grandes marques réputées distribuant de nombreux produits alimentaires dans un très grand réseau de distribution et à des prix largement accessibles pour une vaste proportion de la population.

    J’aurais aimé qu’il aille davantage dans le détail de ses investissements plutôt que de son enfance et sa vie en général, mais bon, c’est l’angle du documentaire de nous faire découvrir un peu plus l’homme (qui a l’air sympathique).

    Sinon, ça m’a aussi motivé à me pencher davantage sur le travail de prospection, rafraîchir des connaissances et en acquérir davantage pour être capable de mieux lire et décrypter notamment les états financiers et la paperasse des entreprises.

    1. Maxime,
      Je ne crois pas l’avoir vu celui là… je vais checker ça. As-tu lu « the snowball »? Je l’ai lu deux ou trois fois ainsi que ses lettres aux actionnaires à plusieurs reprises. C’est une mine d’or pour apprendre sur les états financiers et l’investissement.

      Intéressant. Mais ce n’est pas en lisant sur Buffett qu’on peut devenir Buffett… sa « technique » demeure quand même floue. Le gars a fait bcp d’argent en utilisant des outils difficiles à recréer pour soi-même… son holding, Berkshire Hathaway, c’est déjà quelque chose, ses cies d’assurance qui lui ont permis d’utiliser la float pour faire de l’argent c’est autre chose. Toutes les prises de contrôle qu’il a fait sur des cigar butts… fallait le faire. Faire du porte a porte pour racheter les actions de fermiers pour réussir à obtenir une position majoritaire ou passer par divers stratagèmes pour prendre le contrôle d’entreprises…. Il a bcp utilisé l’argent des autres pour faire de l’argent. Ses investissement dans Coke, Geico, Wells Fargo à des moments clés de leur histoire. C’étaient déjà de vieilles compagnies mais il a su investir au bon moment avant une croissance exponentielle de plusieurs de ces cies.

      Moi ce que je retiens le plus de Buffett c’est que selon lui il n’y aucune coïncidence. Son rendement est lié à un effort prioritaire : Mettre l’accent sur ses « operating earnings ». Il a fait environ 20% composé dans ses earnings et son titre a fait environ 20% composé aussi.

      Ainsi et c’est là où le commentaire de Frédéric prend du sens et Warren Buffett en a parlé aussi, une horloge arrêtée peut sembler être en mouvement si on joue avec certains aspects des états financiers…

      Idéalement on devrait voir les revenus d’opération croître en harmonie avec la croissance du dividende notamment. Si on regarde plusieurs titres à dividendes, leurs revenus sont flat… ils augmentent leurs dividendes grâce à une augmentation du payout ratio, rachat d’actions ou encore restructuration.

      Avoir quelques unes de ces cies en portefeuille me va. Mais je ne voudrais pas d’un portefolio uniquement composé de telles cies.

      Les earnings per share augmentent… mais pas les earnings.

      Buffett a aussi la capacité de faire des deals en convainquant des gens importants qu’il valait mieux que leurs actions soient dans sa poche que dans les leurs… fallait le faire. Arriver à racheter une compagnie, garder le leader/proprio en place c’est quelque chose. Pourquoi est-ce que je me démènerais pour mener une cie alors que je l’ai vendue… spécial. Pourtant Buffett y est arrivé à des tas de reprises.

      C’est un personnage spécial, avec une calculatrice dans la tête…

      Quelque part c’est un peu maladif son affaire et légèrement obsessionnel.

      A-t-il pris le temps de bien voir ses enfants grandir, de profiter de la compagnie de ses conjointes?

      À quoi bon valoir 70 milliards si on ne fait rien de cet argent? Il est plutôt du type frugal. Il ne veut pas trop laisser d’argent à ses enfants… juste assez pour qu’ils puissent faire ce qu’ils veulent, pas trop pour qu’ils ne puissent rien faire…

      Le gars est quand même bizarre. Il a fait de l’argent une fin, pas un moyen.

      Je respecte bcp son intelligence. Mais je ne suivrais pas ses traces… pour moi, après plusieurs centaines de milliers de dollars, à la limite après quelques millions, je ne vois pas trop l’intérêt d’accumuler autant d’argent. Le pouvoir?

      Le pouvoir de faire quoi? Plus d’argent? D’influencer un peu la politique?

      Ça me fait penser au pompiste millionnaire du Vermont mort en 2015 avec 10 millions en actions… le pauvre gars roulait dans sa vieille barouette, déjeunait à l’hôpital, se chauffait avec du bois mort ramassé sur la route… il était seul… solitaire…

      Je trouve que ça fait pitié.

      Moi la richesse ne m’appelle pas outre mesure. Je n’aimerais pas être lui. Avoir à gérer des tax inversions, des fusions acquisitions etc… ça me semble ben du trouble tout ça.

      Mais bon. Lui y prend plaisir.

  5. Le documentaire est effectivement disponible sur youtube.

    Pour the Snowball, merci de la suggestion. Je vais lire ça à temps perdu!

    Quant à M. Buffett, son travail semble être sa passion, il y excelle, donc il continue de faire avec enthousiasme ce qu’il a fait toute sa vie… Nécessairement, dans ce contexte, ce n’est pas évident de concilier le travail et la vie familiale.

    Dans mon entourage, je connais deux personnes qui sont multimillionnaires et qui travaillent encore comme des bons! L’un est travailleur autonome et l’autre est dirigeant d’entreprise. Leur vie est beaucoup centrée sur le travail, car ça les tient occupé et ils aiment ça. L’un a quand même plusieurs loisirs en parallèle (voyages, pêche, chasse, etc), alors que l’autre non, puisqu’il ne fait pratiquement que travailler et s’occuper de ses parents. Bref, c’est leur choix, mais ça demeure quand même particulier d’un point de vue externe.

    Tantôt, je discutais avec quelqu’un qui me racontait que sa conjointe était atteinte d’une maladie respiratoire assez peu commune et qu’elle pouvait tomber en crise à n’importe quel moment, que ses médicaments coûtent 180$ pour 5 pilules, qu’ils ne sont pas couverts par la RAMQ et la pharmacie ne laisse pas les gens en garder en stock, car apparemment qu’ils sont  » trop forts  ». Donc, si une crise se produit la nuit, c’est l’hôpital direct. Alors, à tout bout de champ, elle part en ambulance et ça leur coûte une fortune en médicaments… Éventuellement, lorsque ça va trop empirer, elle va avoir un masque à oxygène à longueur de journée. Bref, même avec des bonnes intentions, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve!

    1. Ouff c’est donc ben fou ça 🙁 Il n’y a aucune autre solution? C’est quelqu’un que tu connais bien?

      Je voulais commencer bientôt à faire don d’entre 1 et 10% de mes dividendes annuels en fin d’année probablement en 2017… je n’ai pas envie de donner ça à des bénévoleurs qui se graissent la patte au vol et prennent 40% des dons pour se payer des mercedes, des restos et des parties de golf… J’aimerais plutôt donner au suivant.

      Je pense que malgré le fait qu’on soit dans un système capitaliste et qu’on économise et qu’on fasse des sacrifices, on « profite » quand même d’un système qui exploite la masse. Redonner un peu pour des bonnes causes serait un juste retour du balancier…

      Ce genre de cause pourrait faire partie de celles qui me touchent et mettons qu’on se met à plusieurs on pourrait faire une petite différence.

      A-t-il pensé faire une levée de fonds sur internet? À faire signer une pétition pour que le médicament soit couvert? À aller à Denis Lévesque?

      Il est clair qu’avoir de l’argent peut aider à gérer ce genre de situation à tout le moins. Mais on peut bien prévoir mille et une chose et se faire écraser dans deux ans par un chauffard ou pogner le cancer.

      Cela étant dit, je ne pense pas qu’il faille cesser de planifier pour autant. Si je mourrais demain je serais immensément triste… pas pour moi-même mais pour ma femme et mes enfants. Je sais au moins qu’ils ne seraient pas dans la merde. Avec 200k d’assurance vie, une maison bientôt claire et au moins 200k en épargnes (fonds pension inclus)… ils ne feront pas faillite.

      By the way, une fille du Québec qui s’est rétabli d’un cancer a créé un vaccin prometteur contre le cancer qui se servirait de notre système immunitaire pour détecter et tuer les cellules cancéreuses au lieu d’utiliser la chimio… ils prévoient en avoir pour 5 à 10 ans avant que tout soit prêt et ils s’attaqueraient aux 4 cancers les plus fréquents pour commencer. Ça fonctionne sur les souris. J’ai tellement la chienne de pogner ça et de lever les pattes jeunes… j’en ai tellement vu dans mon entourage.

      Sur un autre sujet, j’ai écouté le documentaire. Ils mettent bcp l’emphase sur son bonheur. Ils mettent un peu l’emphase sur sa famille et leurs perceptions de Warren mais pas autant que dans le livre. Il m’apparait avoir été là de corps, mais pas d’esprit… pas évident pour la famille. Et il dit de lui-même ne pas avoir besoin de tout cet argent. Il va d’ailleurs essentiellement le redonner à différentes causes…

      Pour lui, c’est un jeu.. le jeu du capitalisme. Mais ce jeu est constitué de vrais personnes qui souffrent ou se font exploiter… j’aurais aimé qu’il donne son point de vue ou une réflexion à ce propos. Qu’il parle de la quête insensée de l’accumulation de capitaux… qu’il parle davantage des effets pervers du capitalisme.

      De son point de vue, la vue est belle. Il a une vue d’ensemble du sommet de la pyramide jusqu’à sa base.

      Reste que j’aime le personnage. Il me fait rire et j’aime qu’il n’ait pas de départements RH etc… que ce soit les même employés depuis tjrs à son siège social, que lui et surtout Munger puissent se permettre de dire ce qu’ils pensent et de penser ce qu’ils disent.

  6. Il s’agit de la femme de notre mécanicien en chef sur la ferme qui est touchée par cette maladie. Ses voies respiratoires s’assèchent. L’autre jour, elle est justement partie en ambulance à 3h00 du matin parce qu’elle a fait une crise, qu’ils n’avaient pas de médicaments en stock (la pharmacie ne veut pas) et que les pharmacies ne sont pas ouvertes la nuit… Malgré tout, elle travaille toujours, dans un grand magasin au détail. Ça lui est arrivé de faire une crise sur son lieu de travail, BANG, ambulance direct! Elle a pourtant des assurances à son travail, mais ils ne couvrent pas ça et ils n’ont pas d’autres assurances mis à part celle-là.

    Notre mécano, quant à lui, a déjà fait du déneigement l’hiver, ce que plusieurs travailleurs agricoles font, mais il a des problèmes avec des vertèbres dans le coup (coussins trop usés) et il n’est donc plus capable d’avoir perpétuellement la tête virée pour regarder le souffleur en arrière, ce qui est nécessaire lorsque tu fais du déneigement avec un tracteur… Donc, l’entreprise s’est organisée pour lui fournir du travail de mécanique pour tout l’hiver. Ça évite qu’il ne tombe sur l’assurance-emploi avec seulement 55% de son salaire… Alors, je pense qu’il l’apprécie et il fait des heures tant qu’il peut!

    Pour ce qui est des pétitions, de socio-financement ou d’aller dans les médias, ce n’est pas le genre de personne à faire ces choses-là, alors il se débrouille comme il peut et de la seule façon qu’il a toujours connue… en travaillant.

    Moi aussi je préfère aider ponctuellement des gens de mon entourage plutôt que d’envoyer du cash à gauche ou à droite dans un organisme quelconque. Rencontre-moi avec une canisse de petit change, quête moi et tu ne me verras jamais mettre une cenne dedans parce qu’on ne sait jamais si l’argent est vraiment bien dépensé, qui ça aide et comment. Est-ce que 40% va partir en frais d’administration pour se payer des gros salaires comme ça arrive trop souvent?

    Par contre, à titre d’exemple personnel, cet hiver, j’ai payé la moitié du déneigement de ma grand-mère maternel qui vit uniquement de ses pensions gouvernementales, depuis quelques années, qui n’a pas vraiment d’argent de côté et qui fait son possible pour continuer à rester dans sa maison. Je lui apporte aussi souvent des pommes de terre pour réduire sa facture d’épicerie. Ma mère lui a payé des travaux sur sa toiture que les assurances exigeaient. Ils ont réussi à négocier pour pouvoir juste faire étendre un scellant sur la couverture de tôle au lieu de devoir la remplacer juste à cause de son âge (même si la tôle est encore belle et qu’elle n’a jamais fait de réclamation pour dégât d’eau). Bref, on s’organise.

    Dans ce contexte, avec tout ce qui peut nous arriver, c’est d’autant plus utile d’avoir un peu d’argent de côté pour pallier aux imprévus et aux problématiques qui peuvent survenir.

    1. Maxime,
      Wow pauvre gars et pauvre femme surtout…
      La maladie c’est terrible.
      Moi aussi je préfère faire des gestes ponctuels, soit en donnant des coups de main, du temps, soit en donnant des objets… rarement en donnant de l’argent.
      Autrefois j’aidais quiconque avait besoin d’aide. Aujourd’hui, après m’être fait abusé à quelque reprises (syndrome du sauveur), je choisis qui j’aide et j’aide les personnes vraiment sans ressources et celles qui veulent s’aider et font tout en leur pouvoir pour le faire.

      Je comprends qu’ils ne veuillent pas demander… passer dans les médias, sociofinancement… honnêtement j’aurais encore plus envie d’aider ce genre de personne que ceux qui vont faire « pitié » à la télé…

      Et quand je parle de « bénévoleurs », je veux juste préciser que je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Il y a des tas de gens qui font de l’excellent travail pour aider les autres. Mais comme dans tout, il y a quelques pommes pourries qui sont là pour profiter de la situation.

      Moi je ne comprends pas pourquoi des organisme de charité peuvent payer des salaires aussi élevés à leurs dirigeants. Le dirigeant devrait donner son salaire à l’oeuvre…

      Mais bon, long débat. On va me sortir que ces entités sont tellement grosses qu’il faut recruter des gens de talents pour les gérer et gnian gnian gnian…

      Il y a tjrs des raisons.

      Une des plus grosses cies de bienfaisance du Québec (je ne veux pas donner de noms de cie ici) à des locaux au centre ville d’une de nos grosses municipalités du Québec. Je n’ose même pas savoir combien ça coûte… pourquoi t’installe pas tes locaux en banlieue dans un immeuble modeste à une fraction du coûts afin de maximiser les dons remis pour les plus démunis?

      Moi ça ça me pue au nez. Et après on va dire oui mais il faut faire du lobbying pour convaincre les gros donateurs de donner, faire des cocktails, jouer au golf avec eux, imiter leur train de vie et gnian gnian gnian…

      Bon, je n’y connais rien. Mais c’est justement ces comportements qui m’empêchent de donner généreusement à ces organismes.

      Comme en investissement, on est jamais aussi bien servi que par soi-même.

  7. J’ai été un peu critique avec l’achat de Coca-Cola parce que je focusse beaucoup sur le prix payé, mais n’en demeure pas moins, que oui, c’est une entreprise de grande qualité qui mérite sa place dans un portefeuille d’investisseur.

    C’est assez évident que ces immenses entreprises réputées, qui dominent dans leur créneau d’activité respectif, ont les pieds bien ancré au sol, contre vents et marées, et livrent la marchandise depuis… des décennie!

    En plus d’aimer recevoir les dividendes et de baser le gros de ma stratégie d’indépendance financière là-dessus, je suis quand même content que mon capital soit relativement bien protégé et entre bonnes mains.

    Investir ce même capital dans une PME quelconque ou une entreprise à petite capitalisation méconnue me rendrait beaucoup plus nerveux. Mon but est justement de me bâtir lentement, mais surement et surtout sur des bases solides, pas du sable mouvant. On peut aussi dire que le marché a été bon pour nous, en 2016, même en ayant investi dans des grosses entreprises de type valeur un peu ‘’ pépères ‘’.

    J’ai déjà géré, pendant 2 hivers, une petite entreprise dans le secteur très compétitif du déneigement résidentiel et en tant que petit entrepreneur on est vraiment confronté à plein de défis. Ce qui est d’ailleurs particulier dans ce secteur, c’est que les contrats sont à prix fixes pour la saison, alors plus il neige, plus tu travailles et moins tu fais d’argent! Travailler plus pour gagner moins… pas fameux. Ceci étant dit, je n’ai pas ‘’ trippé ‘’ tant que ça et ça m’a permis de réaliser que la gestion d’entreprise ce n’était pas vraiment mon dada. Très accaparant, beaucoup de gens à rencontrer, énormément de paperasse et passablement d’imprévus à gérer.

    Quant à mon père, c’est tout l’inverse, les placements boursiers ça ne l’intéresse pas beaucoup, mais de gérer des business, de travailler 50-60-70h/sem, d’être tout le temps occupé, de diriger des employés et régler des problèmes à tout bout de champ, il aime bien ça et a du talent pour ça. Ça reste qu’il va avoir travaillé plus fort et plus d’heures que la moyenne des gens toute sa vie et tout risqué dans ses entreprises… Ce n’est vraiment pas tout le monde qui peut devenir un entrepreneur, qui a les couilles et la force de caractère que ça prend pour se lancer et persévérer ainsi, années après années.

    Il y a des personnes, à la tête de multinationales, de machines bien huilées, qui aiment ça et qui sont meilleures que moi pour ce faire, alors pourquoi ne pas leur faire confiance? Avec le rendement annuel moyen du marché (7-8%) + les dividendes (3-4%), on arrive à tirer un rendement total de l’ordre de 10-12% pour relativement peu de risques, alors moi je trouve ça bien, très bien même pour le  » peu de troubles  » que c’est.

    1. Maxime,
      En effet.
      Pour les déneigeurs, depuis quelques années je payais 350$ par an pour faire déneiger.. 4-5 fois par année. L’an dernier je me suis dit… non je ne paie plus pour ça. L’hiver a été clément avec moi.

      Cette année par contre… ouff… j’aurais du payer 350$… el niño.. je l’avais oublié celui là.

      Les gens en général sont trop pressé. On voudrait devenir ceinture noire de karaté demain, gestionnaire à 150k par an après avoir 1 an et demi 2 ans d’expérience, être millionnaire dans 3 mois en partant de zéro…

      Tout cela manque de réalisme.

      10% de rendement composé c’est déjà plus de 5 fois l’inflation. Moi si j’arrivais à obtenir ce rendement à long terme je me trouverais béni des dieux!

      Mais comme tu dis, 2016 et surtout la fin de 2016 a été clément pour nous. Je vois facilement le DOW plonger à 12000 pts… un jour ou l’autre, ça va crasher. Et là, tous nos gains des dernières années s’effaceront en quelques mois…

      Je ne l’ai jamais vécu. Et en cela je ne peux pas me dire être autre chose qu’un investisseur amateur.

      Je pense être préparé à voir mon portefeuille de 83k valoir subitement 35 ou 40k. Je pense être préparé à voir mes revenus de dividendes de 2900$ chuter à 2000$ à cause de coupures et du taux de change… mais tant que je ne le vivrai pas, je ne sais pas comment je vais le vivre?

      Dire qu’on profitera est facile… mais si tu perds ta job pendant le crash… comment vas tu en profiter?

      Habituellement un crash s’accompagne de pertes d’emploi, d’un ralentissement des dépenses des ménages etc..

      On ne peut pas prévoir nos réactions.

      J’espère passer au travers du crash en gardant la tête froide, ma job et une propension à investir encore avec plus de ferveur et d’intensité que je ne le fais maintenant. Car je sais, qu’à long terme, c’est pendant les crashs qu’on s’enrichit vraiment et qu’on sécurise notre marge de sécurité et notre rendement composé… pas pendant que le DOW est à plus de 20000 pts.

      1. Si vous anticipez une baisse de la bourse, on peut se couvrir pour ça.

        Prenons le S&P500 qui représente assez bien le marché et qui est à 2307 points présentement. Supposons que tu accepte une perte de 10% sans trop broncher car ça correspond à ton profil (donc tu accepterais une baisse du S&P500 à 2075 points sans paniquer). Pour info, cette baisse à 2075 d’ici le 16 juin selon le modèle de black scholes a 15% de chance de se produire.

        Supposons aussi que vous avez 100 000$ à couvrir.

        Un contrat sur le ES500 (c’est le contrat à terme qui représente le S&P500 et on l’appelle aussi EMINI S&P) c’est sur 50 « actions ». Et l’option de vendre le S&P500 à 2075 d’ici au 16 juin 2017 (127 jours) coûte 19.75$. Donc pour 50 X 19.75 = 987$ tu peux couvrir un portefeuille d’une valeur de 50 X 2075 = 103 750$ pour un coût de 987$.

        En gros, ça signifie que si le S&P plante de 20% à 1850 tu vas encaisser (2075 – 1850) X 50 = 11 250$. Ça couvre ta perte après la baisse « acceptable » de 10%. Si ça n’est pas arrivé avant le 16 juin, ça coûte encore dans les même eaux pour te couvrir pour un autre 4 mois. C’est à peu près 3000$ par année par tranche de 100 000$ pour couvrir un risque de plus de 10%. C’est cher mais pour certains ça le vaut. Et ça reste mieux que de tout vendre quand on a peur.

        Je sais pas trop c’est quoi vos connaissances en couverture et peut être ça vous semble compliqué (ou au contraire trop simple) mais c’est très utilisé par les institutionnels et certains particuliés confirmés.

        Par contre, je préfère me mettre du côté des vendeurs d’assurance (Manuvie font tellement d’argent d’ailleurs c’est le même principe) et exploiter cette peur. Certains institutionnels sont obligés de se couvrir selon leur contrats et ils le font même si ça coûte cher et je préfère être du côté des vendeurs pour cette raison.

        Pour « amortir » une perte, on peut vendre des options d’achat sur le S&P500 de la même manière si on pense que le marché ne va pas monter plus haut que 2400 d’ici juin (la probabilité selon le modèle de Black Sholes qu’il monte au dessus sont de 24% présentement) pour 20,50$. Ainsi on encaisse 50 X 20.50$ = 1025$ et on a 76% de probabilité de le garder. Si le marché baisse ça « amorti » la chute et s’il monte au dessus de 2400 on est obligé de vendre à 2400 quelque chose qui vaut plus (en fait on paye la différence c’est plus simple).

        Le plus payant (mais c’est aussi un peu spéculatif) c’est de vendre la peur à la baisse et de vendre des options de vente. Là si le marché s’effondre, tu prend la perte (le même 11 250$ qu’on parlait plus haut) mais 85% du temps, tu garde la prime. Si le marché ne va pas dans ta direction et que la probabilité d’exercice passe à 30% (c’est ma limite à moi), on « roule » les options (mais ça c’est un tout autre sujet).

        J’utilise des stratégies complexes (modérément dans mon compte non enregistré) mais avec une discipline de fer depuis de nombreuses années (c’est aussi mon domaine d’étude et une partie de mon travail de faire de la couverture mais c’est accessible à tous moyennant juste un peu de motivation).

        Salutations.

      2. Frederic,

        Tu es clairement plus savant et expérimenté que moi sur le sujet ça c’est clair. Par contre je suis du domaine de la finance et de l’assurance, je suis aussi un avide lecteur autodidacte alors je comprends plutôt bien ton jargon.

        Honnêtement, je ne suis pas rendu là dans mes techniques d’investissement notamment parce que j’ai un horaire surchargé avec mon travail et je n’ai donc pas le temps de suivre tout ça.
        Une fois « retraité », j’aurai plus de temps pour m’amuser avec toutes ces techniques et mon portefeuille sera aussi subtantiellement plus intéressant et pourrait mériter que j’utilise des stratégies de couverture.

        Si tu as envie d’écrire et publier un petit article ici sur les stratégies de couverture, je te publierais. C’est très intéressant et ça ferait une belle ressource.

        Mon ex avait son CFA level 3 et a aussi fait un diplôme de 2e cycle à McGill en finance. Elle me rabâchait constamment les oreilles avec toutes ses théories sur l’efficience du marché et les stratégies de couverture etc… lol À l’époque, j’écoutais à moitié… je ne m’intéressais qu’à l’analyse technique. Je codais des algorythmes de trading dans metastock que je testais sur les données historiques pour me rendre compte que finalement ça marchait soit à très court terme (intraday) ou à trop long terme… et que plus la technique contenait de règles moins elle fonctionnait bien. Bref.. je n’ai pas réussi à coder quelque chose de valable. En fait si. J’ai réussi à coder un algorythme qui détectait les titres qui le lendemain, se faisait mettre sous enquête par les autorités financières lol. Je ne me rappelle plus trop mes règles, mais c’était lié à des candlesticks, gaps et volumes élevés. Mais j’ai eu bien du plaisir à le faire.

        J’ai écrit un petit article d’introduction aux options récemment sur deux stratégies pépères pour acheter des titres à dividendes ou tirer des revenus de titres en portefeuille. Je ne suis toutefois pas si convaincu de leur réelle rentabilité.
        http://faiscommelesriches.com/2016/10/la-strategie-dinvestissement-par-croissance-du-dividende-boostee-aux-steroides-par-les-options/
        Mais je ne les ai pas mises en application encore.

  8. Lors du prochain krash boursier, penses-tu utiliser l’équité disponible sur ta marge hypothécaire pour acheter des actions de titres de grande qualités injustement et fortement dépréciés?

    Par ailleurs, il arrive quoi au renouvellement de l’hypothèque lorsque des gens ont un solde impayé sur leur marge hypothécaire et veulent changer d’institution financière, car ils ont trouvé un taux d’intérêt sur le prêt hypothécaire plus avantageux ailleurs?

    1. Maxime,
      Honnêtement je ne sais pas… vais-je le faire? Vais-je ne pas le faire?
      Je pense que je vais acheter des options à long terme. Ça me donnera de la marge de manoeuvre.
      Comment savoir qu’on a atteint le lowest low? T’attends d’être pogné dans un trading range pendant plusieurs semaines ou mois? T’attends le point de rupture à la hausse en dehors de ce trading range?
      Je ne sais pas. L’objectif avec mon hypothèque c’est de ne plus en avoir. Si je travaille encore alors peut-être mais je doute d’avoir le guts d’utiliser plus de 25 à 50k.

      Qu’est-ce qui arrive au renouvellement d’hypothèque si t’as un solde sur la marge? Tu dois le quittancer. La marge est relié à l’actif. Tu ne peux pas avoir deux hypothèques de 1er rang sur la même maison. Alors soit tu refinances ailleurs et tu obtiens une solution de financement pour tout quittancer (solde et marge), soit tu la quittance autrement.

      Souvent les gens ne regardent que les taux avec les hypothèques et ils négligent quelque chose de très important, la flexibilité.

      Moi j’ai pris 0,10% de plus là où je suis. Mais je peux faire des double versements quand je veux, arrêter et recommencer quand ça me tente. Mon taux sur marge est a « prime + 0,5% ». Ça me donne aux alentours de 3,5% sur marge et 2,99% sur l’hypothèque amortie.

      Grâce à ces flexibilités j’ai remboursé pas loin de 63k de capital en 3 ans et des poussières tout en gardant un amortissement qui me permet d’arriver même avec un salaire de 40k. Tout ce capital remboursé pourrait me permettre de skipper des paiements sur mon hypothèque car je suis en avance sur mon calendrier.

      C’est quand même bien. 84k épargné, 60k remboursé sur l’hyp en 3 ans. 🙂 Je suis fier de ce que j’ai accompli même si j’ai encore du chemin à faire et si je peux trouver une minute, je dois appeler le gestionnaire de mon fonds de pension pour valider ma valeur de rachat et mes options avec cet argent.

      Il est possible que je puisse sortir mon fonds de pension en quittant mon emploi et tout de suite le convertir en FRV même à 40 ans. Ça pourrait booster mon revenu et consolider mon objectif de prendre ma retraite dans 6 ans.

      1. Intéressant ton article, je viens de le lire. Pour la question sur l’hypothèque de Maxime, à la fin de ton terme (au renouvellement), tu peux quitter comme tu le souhaite sans pénalité.

        À savoir si tu dois hypothéquer ta maison pour acheter des actions « injustement dépréciée » c’est une question de tolérance au risque.

        Les deux se valent. Je comprend très bien qu’on souhaite se libérer de paiements. Mais je comprend très bien aussi qu’on utilise l’effet de levier disponible sur sa maison (payer 3% pour investir à 8%).

        Je gère très bien le risque mais je n’aime pas trop les paiements réguliers alors ça fait mon affaire d’accélérer les paiements d’hypothèque même si je suis pleinement conscient que la valeur de ma maison pourrait rapporter plus si elle était investie sur les marchés (surtout avec les prêts variables en ce moment ça va aussi bas que 2.05% et c’est très tentant). Je n’exclus pas l’idée et moi aussi j’ai un marge hypothécaire liée à ma maison si une idée géniale me venait.

        Une chose brillante à faire avec sa maison si on a aussi un immeuble à revenu dans son portefeuille c’est de rendre les intérêts sur vos paiements hypothécaires liés à vos maisons personnelles déductibles d’impôts avec la stratégie de la mise à part de l’argent (MAPA). Mais pour ceux qui veulent simplifier les choses et en faire le moins possible c’est une stratégie qui demande de la gestion mensuelle.

        MAPA: https://www.cqff.com/informateur/Informateur_MAPA_CQFF.pdf

      2. Oui… la Smith Maneuver. DividendGrowthInvestingAndRetirement.com l’a fait.
        Ça prend une paper trail claire pour l’impôt.
        Personnellement, l’immobilier je ne trip pas trop.
        Même si j’en mesure pleinement les avantages, j’en mesure aussi pleinement les inconvénients.
        Je cherche davantage à simplifier ma vie qu’à devenir riche en utilisant tous les leviers disponibles.
        Maxime a eu la brillante idée d’avoir 2 petites maisons sur le même lot mais avec un espace suffisant entre les deux pour ne pas avoir de « troubles » de proximité. Ça fonctionne bien pour lui. Par contre le marché de la mauricie est un des pires marchés locatifs au Canada (taux d’innocupation, taux de reprises etc…)

  9. Ok, donc pour la personne dont le refinancement hypothécaire arrive à échéance lors des prochains mois a vraiment intérêt à ne pas avoir un solde sur sa marge hypothécaire s’il veut avoir plus de marge de manœuvre pour négocier au renouvellement et avoir un maximum d’options.

    Mettons que pour le gars qui a un 10 000$ et plus dessus, l’institution financière va comprendre que ce sera difficile pour lui d’aller voir ailleurs et ils seront moins porté à lui offrir un taux hypothécaire avantageux, non?

    Et oui, je suis d’accord avec toi que la flexibilité et les autres clauses sont importantes.

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