Quoi retirer de la philosophie minimaliste pour atteindre mes objectifs?

Ad Blocker Detecté

Ce site web est rendu possible grâce à la publicité. Veuillez considérer de désactiver votre "adblocker" afin de nous encourager à maintenir ce site gratuit.

Lorsqu’on parle de minimalisme, on fait souvent référence à ces gens qui se donnent généralement le défi de vivre avec moins de 100 objets, qui n’ont pas de maison et de voiture et qui vivent donc une vie extrêmement sobre et pauvre en matériel (mais riche en relations et en expériences de vie).

On parle alors de restrictionnisme ou de privation.

Bien que ce type d’approche puisse aider à atteindre une vie plus libre et simple (je n’ose même pas calculer combien d’objets je possède, j’en aurais pour des semaines…. oufff), la philosophie minimaliste ce n’est pas cela du tout et donc jeter le bébé avec l’eau du bain sans prendre le temps de se renseigner davantage devient prématuré.

Pour se donner une idée plus précise, voici comment le blogueur sur le site « theMinimalists.com » décrit le minimalisme :

Minimalism is a tool that can assist you in finding freedom. Freedom from fear. Freedom from worry. Freedom from overwhelm. Freedom from guilt. Freedom from depression. Freedom from the trappings of the consumer culture we’ve built our lives around. Real freedom.

That doesn’t mean there’s anything inherently wrong with owning material possessions. Today’s problem seems to be the meaning we assign to our stuff: we tend to give too much meaning to our things, often forsaking our health, our relationships, our passions, our personal growth, and our desire to contribute beyond ourselves.

Le minimalisme est donc un outil à prendre à compte dans notre quête de liberté au sens large et bien qu’il n’y ait rien de mal au fait de posséder, il ne faut simplement pas le faire au détriment de sa santé et de sa croissance personnelle.

Combien de fois je me suis rendu malade d’anxiété à cause de ma maison et des rénos que j’avais à y faire, de réparations urgentes à faire à ma voiture car je ne pouvais pas prendre « off » au travail, de ci ou ça que j’avais à payer sans savoir si mon contrat de travail allait être renouvellé… Il est clair que posséder vient avec un coût et qu’on peut facilement finir par se faire posséder par nos possessions.

Voici maintenant comment Colin Wright (qui possède 55 objets) de « exilelifestyle.com » le décrit :

It’s important to understand that the reduction of physical possessions is often a RESULT of Minimalism, not Minimalism itself. Just giving away a bunch of things doesn’t make you a Minimalist, any more than buying a statue of Buddha makes you a Buddhist or doing yoga makes you healthy. It’s one aspect of the whole, for sure, but you needn’t partake if that’s not where your priorities happen to be. There are always other options.

What Minimalism is really all about is reassessment of your priorities so that you can strip away the excess stuff – the possessions and ideas and relationships and activities – that don’t bring value to your life.

En commençant cette quête, ce voyage vers la liberté financière, j’étais loin de me douter de ce dans quoi je m’embarquais.

Je ne suis pas « croyant » (religieusement parlant), je ne suis pas crédule (croire aux anges, la magie des pierres etc…) et je ne suis pas trop du type « coach de vie » et « croissance personnelle » non plus. En fait, je dirais que je suis plus du type « rationel ». J’aime les choses qui font « du gros bon sens ».

En fait, quand je me suis lancé dans cette aventure, tout ce que je voulais c’était d’amasser suffisamment d’argent pour décider de vivre selon mes termes. Je voulais « devenir riche »! Mais, au fil des mois et des années qui viennent de passer, je me suis rendu compte que ce que je recherchais était beaucoup plus profond que cela et que « devenir riche » avait en fait plusieurs sens et que devenir riche financièrement n’était que l’un des aspects et pas nécessairement le plus important.

Mon envie de me lancer dans cette aventure vient d’abord et avant tout d’une puissante colère intérieure, du sentiment omniprésent d’avoir en quelque sorte raté ou gâché ma vie, d’être passé à côté de quelque chose d’important sans trop savoir ce que c’était alors qu’en terme capitaliste, on pourrait plutôt dire que j’ai réussi : grosse job,  fonds de pension, maison, 2 kids, une famille soudée, de l’argent en banque…

Et pourtant, c’était là, devant moi, comme un éléphant dans un couloir.

J’étais en colère parce que je n’étais pas heureux et pas heureux parce qu’a peu près tout mon temps éveillé était alloué à des choses qui ne me rendent pas heureux. Du trafic, un travail routinier, réparer des choses qui « doivent » être réparées mais qui n’ont aucune valeur à mes yeux (style refaire un plancher pour qu’il soit plus beau).

De m’être lancé dans cette quête m’a fait réaliser que la source de mon bonheur ne se trouve pas dans l’obtention de promotions ou d’un titre qui est censé donner un certain « prestige ». La source de mon bonheur ne vient pas non plus du fait de posséder plus de choses ou de faire un plus gros salaire brut.

La source de mon bonheur vient vraiment totalement et littéralement de choses excessivement simples :

  • Voir mon bébé découvrir le monde avec ses yeux nouveaux
  • Passer du temps de qualité avec ma femme
  • Avoir de bonnes discussions avec des amis idéalement avec un verre de vin à la main
  • Faire une quelconque activité en plein air (camping, randonnée, kayak, vélo etc…)
  • Écrire et lire surtout
  • Fabriquer des objets de mes mains
  • Travailler la matière brute et développer mon savoir-faire
  • Résoudre des « problèmes »
  • Aider les autres
  • Créer des recettes
  • Voir de nouveaux endroits

Toutes des choses essentiellement « gratuites », mais riches de valeur.

Je crois désormais que la vraie richesse, c’est de se donner la liberté de profiter de ces choses, d’être soi-même et d’être libre de penser et d’agir en accord avec soi-même le plus souvent possible, car n’y a-t-il rien de plus plaisant que d’être totalement en accord avec soi-même en paroles et en gestes? Non? C’est d’ailleurs l’un des postulats d’un de nos grands philosophes (j’ai oublié lequel). Être et agir en cohérence avec soi-même rend heureux.

Le minimalisme, pour moi, c’est d’apprendre à rendre sa vie simple et à la garder simple. Réduire ses possessions est un des outils, mais pas le but ultime du minimalisme.

Depuis 3 ans, j’ai néanmoins réduit considérablement la quantité de mes possessions et je continue à le faire ponctuellement. Je suis d’ailleurs dû pour une autre tournée de vente ou dons d’objets!

Depuis 3 ans aussi, je me suis fait une liste d’irritants qui gobent mon temps et/ou mon argent et qui m’empêchent d’être libre.

Lentement, mais sûrement je les élimine avec la patience du moine, une chose à la fois…

Mes dettes y sont passées et y passent encore. Encore 5 ans et je ne devrais plus avoir aucune dette (hypothécaire inclus).

Mes rénovations avancent et j’ai fait un gros ménage de mon terrain pour réduire l’entretien irritant que j’avais à faire (i.e. tondre la pelouse et tailler des haies de cèdre avec des allergies au pollen).

Je cherche constamment des moyens de réduire la tourmente que mes possessions peuvent m’occasionner.

Je pourrais faire ça simple et devenir locataire… mais j’ai fait d’autres choix avec lesquels je suis relativement zen encore.

J’ai maximisé mes moments passés dans le trafic pour en faire des moments créatifs et plaisants (j’écris ici notamment).

Bref, je rends ma vie de plus en plus simple.

Vais-je finir mon voyage vers la liberté financière avec 4 fourchettes, 4 assiettes, 4 couteaux/fourchettes/cuillères, bol et verres?

Ça commence à me tenter car honnêtement, faire la vaiselle… humm on n’aime pas ça dans ma famille!

Supposons que je n’avais que ça comme vaiselle avec quelques chaudrons pour cuisiner. Alors, il serait totalement inutile d’avoir un lave-vaiselle, ce qui en retour rend inutile l’achat de savon à lave-vaisselle et en plus, je réduirais ma facture d’électricité!!

Humm… je ne suis pas certain que ça va passer au comité de Mme FaisCommeLesRiches!

Reste qu’on se crée des tonnes de systèmes sans trop s’en rendre compte et tous ces systèmes viennent avec des dépenses en temps et en argent.

2 Comments

  1. Maxime

Leave a Reply