Que risquez-vous?

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L’équation simple définissant le risque est la suivante: Risque = Probabilité x Gravité

Ainsi, à l’aide de cette formule, nous sommes en mesure d’évaluer le niveau de risque et de danger selon différentes situations et de différents scénarios.  On parle alors de calculer la criticité du risque.

Par exemple, pour un événement donné, lorsque la probabilité qu’il se produise est faible et que la gravité est faible, on peut dire qu’il y a peu de risque, alors qu’à l’inverse, si la probabilité est élevée et que la gravité est élevée, alors on peut définir le niveau de risque comme étant élevé.

Concrètement, en entreprise, un petit dégât d’eau sur le sol de façon anecdotique dans une zone dégagée et peu fréquentée présente un faible niveau de risque contrairement à un vieux réacteur nucléaire mal entretenu par des ouvriers négligents dans une zone habitée surpeuplée et sujette aux catastrophes naturelles.  En parlant de nucléaire et d’incompétents, il me vient en tête l’image d’Homer Simpson… Pas rassurant!

Les compagnies d’assurances sont des entreprises qui calculent et gèrent le risque.  Ainsi, afin de déterminer la prime que vous devrez payer pour contracter des assurances santé personnelles, elles vont tenir compte de plusieurs facteurs afin de vous évaluer et d’évaluer le risque à assumer que vous représentez pour elles (antécédents, état de santé actuel, mode de vie, âge, sexe, etc).

Concrètement, le jeune homme musclé qui fait de l’exercice régulièrement, qui a un poids santé, qui ne prend aucun médicament, qui a de bons antécédents familiaux et qui ne consomme pas de drogue/alcool/tabac devrait représenter un risque moindre à assumer et payer moins qu’un homme obèse de 55 ans qui fait de l’hypertension, du diabète, du cholestérol, qui fume, qui boit, qui mange mal et qui ne fait pas d’exercice!

Nous n’avons malheureusement pas de contrôle sur certains éléments comme notre génétique et nos antécédents familiaux, mais nous en avons sur notre alimentation et notre conditionnement physique.  De ce fait, il y a une partie sur laquelle nous pouvons travailler pour mettre les chances de notre côté.  Ne serait-ce simplement que de ne pas fumer, c’est un gros plus.

Ici, parmi la communauté des investisseurs boursiers qui aspirent à l’indépendance financière à un jeune âge, j’observe que la tendance est plutôt à prendre soin de sa santé, car beaucoup font attention à leur alimentation et font de l’exercice.  Être végétarien et faire du vélo semble être populaire, voire quasiment la norme.  En même temps, ça va dans la logique de la chose de vouloir se retirer jeune et en santé pour pouvoir en profiter pleinement contrairement à l’image du travailleur, dont la santé décline, qui se retire diminué à 65-70 ans sans trop d’économies et qui n’a même plus l’énergie pour profiter pleinement de ses vieux jours.

Pour ce qui est des risques, pour ma part, à ce sujet, je suis quelqu’un de plutôt conservateur.  Je n’aime pas risquer pour le plaisir de risquer et lorsque je prends des risques, ils sont calculés.

Je ne trouve pas que je prends de gros risques, alors que d’un point de vue extérieur, quelqu’un pourrait me dire : ‘’ Oui, mais tu possèdes deux maisons hypothéquées, un terrain et pratiquement toutes tes économies sont investies pour acheter des actions d’entreprises cotées à la bourse.  Tu sais, l’immobilier c’est risqué parce que les prix peuvent chuter et les intérêts monter.  La bourse c’est aussi risqué puisqu’il y a parfois des krachs et des récessions.  Moi, je n’oserais jamais prendre de tels risques, alors je me contente d’un loyer et je place toutes mes maigres épargnes dans des CPG, car mon conseiller financier m’a dit que ce n’était pas risqué comme de jouer à la bourse avec des actions ‘’.

À cette personne, je pourrais rétorquer que mes maisons ont été payées au juste prix, sont petites, sont récentes, nécessitent peu de frais d’entretien et de chauffage, sont situées dans un quartier résidentiel en développement, sont situées dans un boisé riche en faune, en flore et sans voisinage immédiat, sont dans une municipalité qui offre passablement de services pour peu de taxes municipales et qui est fort attrayante pour les jeunes familles, que j’ai des locataires stables et fiables que je traite bien et qui me le rendent bien, que grâce à eux j’ai 60% de toutes mes dépenses qui sont payées alors que je possède 100% des actifs, que je peux me servir de l’équité sur mes résidences et qu’un jour je vais posséder ces actifs libre de dettes, ainsi de suite.

Je pourrais aussi lui expliquer que grâce à mes investissements boursiers dans des grandes entreprises canadiennes et américaines stables et possédant des avantages concurrentiels, je reçois quotidiennement des dividendes en croissance que je peux réinvestir, que bon an mal an, je vais obtenir des rendements annuels de 7% + un 3.5% de dividendes, que ce sont des investissements assez passifs sur lequel j’ai un contrôle d’achat et de revente, que je peux utiliser des véhicules de placements fiscalement avantageux comme le REER et le CELI, que je ne paie pas de frais de gestion, que je bats l’inflation et qu’éventuellement, grâce à mon épargne combiné à l’effet de l’intérêt composé et du réinvestissement de dividendes en croissance, je vais pouvoir vivre un jour seulement de mes revenus de dividendes sans même toucher à mon capital. Que fera alors le simple rustre barbu en pantalons de jogging que je suis lorsqu’il aura accumulé tellement de capital à ne plus savoir comment le dépenser?  Bonne question.

Alors, à ce moment-là, qui a l’avantage et qui prend réellement des risques?  Celui qui possède des actifs variés générant des revenus en croissance et qui se planifie une retraite à 40 ans ou bien celui qui ne possède aucun actif, qui investit dans des Certificats de Pauvreté Garantie et qui sera forcé de travailler jusqu’à 65 ans, dans un emploi salarié à la merci des décisions d’autrui, avant de pouvoir se retirer avec de maigres économies et en se fiant sur l’état endetté pour garantir ses vieux jours?

Conséquemment, tout est une question de choix et de bons choix.  Le risque ça se gère.  Je me suis placé dans une situation avantageuse, mais quelqu’un pourrait posséder de l’immobilier ainsi que des actions boursière et être dans la dèche en ayant opté pour un immeuble mal situé, trop magané, payé trop cher, avec des locataires turbulents, qui nécessite des travaux d’urgence qui étaient passés sous le radar et en ayant investi à la bourse dans des compagnies minières juniors, des pharmaceutiques en phase expérimentale ou des startups technologiques, fortement endettées et avec peu de moyens, dont le cours a tout simplement planté et qui ne se relèveront jamais…

Alors, tout ça revient à dire, qu’au départ, il faut avoir un plan de match et savoir ce que l’on fait avant de se jeter dans l’arène.  Ça demande donc d’être en mesure d’aller chercher de l’information, des compétences, de savoir bien s’entourer, etc.  Il faut pouvoir embarquer dans le bateau lorsqu’il passe, mais sans se précipiter trop hâtivement pour ne pas se noyer à force de nager dans les remous.

Combien de fois entendons-nous quelqu’un dire : ‘’ Ah, si j’avais su que c’était aussi… ‘’.  Dans ces moment-là, la personne prend conscience que la réalité est bien différente de ce qu’elle anticipait, ce qui démontre donc que sa décision peut avoir été prise sans tenir compte de certains éléments et pas entièrement en connaissance de cause.  Lorsque l’information était pourtant disponible, alors on ne peut que se blâmer soi-même.  C’est dans ce temps-là que les erreurs coûteuses peuvent survenir.

Combien de fois lisons-nous un livre ou discutons-nous avec quelqu’un et qu’on apprend plein d’informations sur un sujet qu’on pensait pourtant bien maitriser à priori…  C’est assez rare qu’on en sache autant qu’on le pense.

Il y a aussi plusieurs façons de voir le risque.  Certains vont se lancer avec pratiquement rien, se dire qu’ils sont jeunes, qu’ils n’ont rien à perdre, que dans le pire des cas ils vont échouer, mais que cela aura été riche en apprentissage.  Ils se lancent alors à fond, la tête baissée, sans compter les heures et la montagne de travail.  Ces gens-là ont faim.  Ça leur démange dans leur for intérieur, ils sont motivés et ont de grandes ambitions.  Ça pourrait correspondre au profil de certains entrepreneurs.  C’est le gars qui va se monter une entreprise privée de A à Z ou bien celui qui va s’acheter 5 blocs appartements avant ses 30 ans.  C’est un peu le ‘’ all in ‘’.  Soit que le gars réussit et devient  +/- rapidement millionnaire dans les années suivantes ou bien qu’il arrive une malchance et que le château de carte s’effondre.

Il y a aussi ceux qui se construisent peu à peu et préfèrent accumuler un certain niveau de richesse avant de prendre davantage de risques.  Ces gens-là ne veulent pas tout miser d’un coup, ne pas mettre le fruit de plusieurs années d’effort en jeu sur un seul gros projet et préfèrent y aller graduellement.  C’est un peu à l’image de la pyramide, à savoir que ça prend de bonnes accises avant d’ajouter un autre étage.  Ça pourrait correspondre à un investisseur de type valeur qui possède une maison.  C’est le gars qui va faire augmenter progressivement ses épargnes, pour qui l’investissement se fait en parallèle de son travail de jour, et qui fait preuve de patience.

Éventuellement, son capital va grossir et à ce moment-là, dans 10-15-20 ans, il pourra se retirer complètement ou bien songer à effectuer des investissements plus gros et plus risqués (et potentiellement plus lucratifs) tout en se gardant une marge de manœuvre et sans toucher au cœur de son capital qui assure son indépendance financière.

De votre côté, prenez-vous des risques & comment les gérez-vous?

11 Comments

  1. Hugo Dumais
  2. Maxime
  3. Petes
  4. Petes

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