Qu’est-ce que la permaculture, les fermes urbaines, l’aquaponique, la culture hydroponique et pourquoi ça intéresse quelqu’un comme moi?

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Comme vous le savez, mon objectif est de prendre ma retraite jeune en mettant en place un système qui me permettra d’être auto-suffisant financièrement presque sans avoir à lever le petit doigt. Je ne veux pas le faire afin de pouvoir paresser oisivement et m’engraisser de chips, mais plutôt pour avoir la chance de m’accomplir et d’être heureux. Car, je suis quelqu’un de créatif qui a besoin de temps pour donner libre cours à sa créativité et mon emploi gobe l’essentiel de ce temps pour l’instant.

Évidemment, moins j’arriverai à dépenser, plus j’arriverai rapidement à mon objectif de liberté financière. Ainsi, travailler à la fois sur les revenus, les épargnes et les dépenses est primordial.

Or, au cours des dernières années, j’ai beaucoup travaillé sur mes revenus et sur mes épargnes et très peu sur mes dépenses. En me fixant un objectif d’épargnes, forcément ça a mis de la pression sur mon budget et ça a forcé une réduction de mes dépenses mais j’ai encore beaucoup de marge ici pour faire mieux.

Ayant toujours été passionné par la programmation, les systèmes autonomes ont toujours été pour moi un champs d’intérêt. J’adore voir un intrant se transformer en autre chose juste grâce au simple pouvoir d’un système que j’ai programmé, créé ou simplement emprunté et mis en place.

L‘investissement par croissance du dividende est un système qui tire avantage de l’équation de l’intérêt composé pour générer de plus en plus de revenus avec de moins en moins d’efforts jusqu’à ce que littéralement aucun effort de ma part ne soit requis pour que les revenus se génèrent et croissent d’eux-mêmes.

Mon intérêt à propos des sites de niche et des autres formes de revenus passifs se base sur les même principes. Utiliser mon intelligence pour mettre en place un système ou utiliser un système en place pour que des revenus passifs en ligne se génèrent sans ma présence et que ces revenus convergent vers moi.

Les revenus passifs sont le St-Graal du capitalisme et à mon sens, tout le monde devrait chercher à se bâtir des sources de revenus passifs le plus tôt possible dans sa vie afin de justement pouvoir profiter de la vie en se libérant de l’esclavage d’un emploi qui ne procure que des revenus actifs.

Mais, depuis que j’ai réalisé que l’argent, le pouvoir d’achat et la valeur des actifs pouvaient fluctuer grandement dans le temps en fonction des politiques monétaires et de différentes autres techniques de manipulation des cours, je me suis rendu compte que d’accumuler et de posséder des actifs qui génèrent de l’argent n’était qu’une partie de la solution.

On peut en effet se libérer du capitalisme par le capitalisme en passant du statut de prolétaire au statut d’investisseur passif. Mais, je crois aussi de plus en plus fermement qu’il faut se libérer du capitalisme grâce aussi à notre richesse intellectuelle.

Nous sommes dépendants du système de l’argent pour nous nourrir.

Nous sommes dépendants du système de l’argent pour nous loger aussi.

Nous sommes dépendants du système de l’argent pour nous transporter en fonction de nos choix de vie surtout, mais aussi parce que le système veut notre déplacement rapide.

Je me suis donc posé la question :

« Est-ce possible de réduire ou d’éliminer notre dépendance à l’argent à propos de ces aspects? »

Il semble que la réponse soit oui, oui et oui.

Je sais avoir beaucoup de contrôle sur ces trois aspects mais depuis le début de mon périple vers la liberté financière, je m’y suis peu attelé, surtout par manque de discipline pour être très honnête. Pour moi, il est plus facile de gagner plus d’argent que de réduire fortement mes dépenses… à chacun ses talents je suppose.

Je suis indiscipliné. J’ai un cerveau « all over the place » et j’ai toujours de la difficulté à poursuivre un seul objectif à la fois. En cela, la permaculture m’intéresse grandement et vous comprendrez pourquoi en lisant la suite, mais essentiellement c’est parce que tous les éléments en permaculture doivent remplir plus d’une fonction et finir par créer un (éco) système quasi-autosuffisant.

Néanmoins, au cours de 2017, je veux commencer à explorer d’autres avenues qui pourraient me permettre de faire de gros gains sur ces variables. Et je veux le faire pour 3 raisons:

  • Atteindre la liberté financière plus rapidement
  • Me préparer à apprendre à vivre avec moins de façon efficace en vue de ma retraite qui approche
  • Utiliser ma créativité

Je suis déjà quelqu’un de débrouillard qui entretient sa propriété lui-même et qui fait toutes ses rénovations lui-même. En cela, j’ai déjà fait un bon bout de chemin.

J’aurais maintenant envie de m’attaquer à la nourriture.

Je suis végétarien depuis un peu plus de deux ans. J’ai lu beaucoup sur le sujet. J’ai rencontré des spécialistes du domaine pour me faire conseiller, m’assurer que je ne me mettais pas en danger et que je ne mettais pas en danger mon enfant (ils ont ri…). J’ai fait des prises de sang pour m’assurer que je n’avais pas de carences alimentaires même si mon médecin refusait en riant (car les carences sont d’ailleurs beaucoup plus fréquentes chez les gros mangeurs de viande vs un végétarien qui a une alimentation hautement diversifiée). J’ai mis du temps à m’habituer à cette façon de me nourrir et à l’apprécier, mais là, après deux ans, pour moi c’est devenu une quasi routine.

Néanmoins, outre les coûts en épicerie qui ont drastiquement fondus, l’alimentation végétarienne me permettrait théoriquement d’être au moins à 75% auto-suffisant en nourriture durant la période estivale et en partie auto-suffisant durant la période hivernale. En théorie bien sûr!!

En effet, je pourrais faire pousser du soya, différents types de céréales et d’aromates en plus d’une incroyable variété de fruits, légumes et légumineuses cultivés sans OGM, sans engrais et sans pesticides. En théorie toujours…

Voici d’ailleurs 2 sites intéressants sur le sujet et qui s’appliquent pour le Québec :

Plantes vivaces utiles en permaculture pour le Québec

La société des plantes (graines rustiques de culture traditionnelle pour le Québec)

Mais… en plus de n’a peu près rien connaître en agriculture, j’habite pour l’instant sur un petit lopin (6000 pi carrés en banlieue) et je n’ai surtout pas envie de passer mes journées à m’occuper d’un jardin. J’ai déjà une vie plus que remplie.

Et puis, ma ville interdit d’avoir des poules ou d’autres animaux de ferme sur NOS terrains, ce qui réduit grandement ce que je peux faire en terme de permaculture et de fertilité des sols.

Ce sont NOS terrains pourtant!! Bien que je n’aie jamais eu l’intention d’avoir des poules dans le passé, de m’être rendu compte que la municipalité dans laquelle j’habite pouvait m’interdire de faire quelque chose d’aussi banal que d’avoir 3-4 poules dans MA cours, chez MOI m’a mis en TabrNK!!! Si bien que j’ai signé une pétition pour l’assouplissement (la permission) de ces règles.

Je déteste qu’on m’interdise de faire quelque chose chez moi qui ne met pas en danger la vie de mes voisins. On parle de nourriture ici…

Je suis conscient que d’avoir quelques poules nécessite plusieurs choses telles qu’un poulailler chauffé pour l’hiver notamment (un cabanon avec de l’électricité…), mais je suis d’avis qu’il vaut toujours mieux encadrer qu’interdire. Les gens le feront tout de même de toute façon. Après tout, on est chez nous ou on ne l’est pas!

Alors, existe-t-il des systèmes permettant d’automatiser en grande partie le jardinage et surtout, d’arriver à produire suffisamment dans ma cours arrière pour subvenir aux besoins nutritionnels de ma famille?

Il semble que oui.

Voici le vidéo d’une famille qui habite Passadena USA et qui produit 6000 lbs de légumes par an sur 1/10 d’acre cultivé, soit environ 4300 pi carré.

Bon, évidemment, je n’habite pas Passadena et au mieux, je pourrais probablement avoir 2500-3000 pi carré à cultiver, mais c’est là qu’entre en ligne de compte les fermes verticales, l’hydroponique et l’aquaponique notamment!

J’aime particulièrement ce modèle. De la façon dont il a monté sa structure, il peut cultiver 168 plants dans un espace d’environ 32 pi carré… pas si mal! Évidemment, si on veut cultiver des légumes racine, ce n’est peut-être pas la solution à envisager.

Quant au suivant, il fait pousser 100 plantes dans 10 pieds carré :

Évidemment, tant qu’à parler d’agriculture verticale, il ne faut pas oublier les clôtures végétales et les murs en culture.

Ça tombe bien… Depuis quelques années, j’ai commencé à réduire la quantité de tâches que j’ai à faire à la maison en éliminant ce que je trouve déplaisant à faire, tel que couper des foutues haies de cèdre… J’ai donc retiré la plupart de mes haies de cèdre.

Je déteste couper des haies de cèdre et à part offrir une certaine intimité dans la cours, je n’ai jamais vu l’intérêt d’en avoir… ça faisait juste me créer de la job!

Nos pelouses vertes aussi… à quoi elles servent? Elles coûtent cher en eau, en engrais, en tonte… Et si je remplaçais tout ça part un terrain « mangeable »? Et si toutes les plantes sur mon terrain avaient une fonction utile (nourriture) plutôt qu’inutile (faire comme les autres)?

Et c’est là où tout à coup, que de prendre le temps de réaménager mon terrain prend tout son sens et devient même une source de motivation!

Remplacer la haie de cèdre par des clôtures de salades, d’aromates, de choux kale, de légumes grimpants, de petits fruits etc.

Remplacer la pelouse par des zones cultivées, idéalement de légumes et plantes vivaces nécessitant peu d’entretien.

Et si tout mon terrain se transformait en nourriture potentielle plutôt qu’en zone à entretenir et à garder « propre »?

Ce sont ces idées qui germent dans ma tête. Et c’est là où les principes de permaculture viennent aussi s’inscrire.

La permaculture

La permaculture, c’est essentiellement un système de production agricole où l’ensemble des interactions entre les parties est plus grande que la somme de toutes les parties du système. La permaculture s’inspire des écosystèmes naturels et cherche à les mettre en interaction pour les tourner à l’avantage du permaculteur.

La tâche du permaculteur est donc de planifier et de susciter des interactions bénéfiques entre les différentes composantes du système (plantes, arbres, cours d’eau, animaux) pour que des systèmes se mettent en place naturellement et qu’ils produisent de l’abondance en nourriture et qu’ils fassent augmenter chaque année la fertilité des sols.

N’étant pas un expert dans le domaine, voici un vidéo intéressant qui explique bien mieux que moi ce qu’est la permaculture.

Il semble que de la nourriture se trouve partout autour de nous, mais qu’on ne sait juste pas la trouver. En ne connaissant rien aux plantes qui peuplent nos terrains, on se prive d’énormément de nourriture gratuite.

Voici du moins le constat de ce gars qui habite en Ontario et qui vit littéralement de nourriture gratuite et des déchets laissés de côté par les autres.

C’est un « original » mais, ses idées sont tout de même intéressantes. Bon… le gars essaie de vendre des CDs de cours à la fin du vidéo, mais sérieusement si on laisse de côté ces trucs, c’est vrai qu’il y a des ressources gratuites partout autour de nous. Il suffit littéralement de suivre un cours de botanique et d’apprendre à identifier les plantes comestibles vivaces du Québec. Que l’on parle du pissenlit, de la marguerite etc… nos pelouses regorgent de plantes sauvages comestibles (mauvaises herbes) qu’on s’échine à arracher. Nos forêts regorgent aussi de plantes sauvages comestibles… Nos marais aussi…

Quand aux gens… C’est fou ce qu’ils jettent. Et, je m’inclus là-dedans!

Il y a des gens qui font des fortunes en collectant les vidanges des autres. Que ce soit en revendant des appareils fonctionnels jetés pour rien ou en collectant du métal, nos vidanges regorgent de choux gras.

Petit, j’ai souvent fait la collecte de déchets pour y trouver des canettes à revendre, des jouets ou des appareils électroniques à utiliser pour mon propre usage ou pour la revente… Et j’adorais ça.

Aujourd’hui, ça me gênerait…

CONCLUSION

Autrefois, la plupart des gens avaient un potager et faisaient pousser au moins une partie de leur nourriture. Mais, depuis plusieurs décennies, nous sommes devenus dépendants de l’agriculture industrielle où les variétés de légumes et fruits sont limités, où les pesticides sont abondants, où les OGM prennent de plus en plus de place et où la terre est appauvrie de plus en plus plutôt qu’être engraissée.

Les cours d’eau, les nappes phréatiques, la fécondité… tout est pollué par cette agriculture folle et hautement dépendante du pétrole.

Au lieu de gérer l’abondance, la rusticité, les interactions bénéfiques entres faunes et flores, on gère les pathologies des plantes. L’agriculture m’apparaît comme étant désormais pratiquement une extension du domaine chimico-pharmaceutique. On vend des plants qui résistent à des pesticides et on applique des pesticides et herbicides pour détruire tout le reste sauf ces plants. Ensuite, on fait des traitement fongiques ou contre d’autres maladies auxquels ces plants sont sensibles et il faut que celui qui fait les traitement soit habillé en scaphandrier pour produire notre nourriture… Est-ce normal? Et moi je vais manger ça ensuite?

C’est cette industrie qui a mis la main sur la production de nourriture.

De plus en plus d’études démontrent les impacts négatifs des pesticides et de l’agriculture du pétrole et de la chimie sur les écosystèmes, sur nous (perturbateurs endocriniens, allergies, malformations, infertilité etc…).

Je crois que de plus en plus de gens ont envie de se réapproprier ce qu’ils mangent, de savoir d’où ça vient, comment ça été produit et ce que ça contient. La plupart des gens veulent un retour « au naturel ». C’est du moins mon cas.

Je suis bourré d’allergies. J’ai des « défauts » d’ADN semble-t-il (ou l’allergologue m’a dit que ça pourrait être dû à un polluant dans mon corps) qui me rendent intolérant au froid (mon système immunitaire se bat contre le froid) alors que je suis Québécois d’origine et que toute ma lignée a habité ces terres nordiques… Bizarre non… et en plus c’est récent. Je n’avais pas ça avant… Il semble que ça devient de plus en plus fréquent des gens qui sont devenus « allergiques » au soleil, au froid etc…

J’ai lu de récentes études qui ont lié la nourriture à l’autisme aussi. Une mère a décidé de changer complètement l’alimentation de ses enfants et l’autisme est disparu… tient donc…

Mon plus grand rêve, c’est d’être libre financièrement et d’avoir une petite fermette de deux ou trois acres. Je ne veux pas vivre de l’agriculture. Il est probable que je n’exploiterais même pas ces quelques acres au complet, un potager serait probablement hautement suffisant pour moi. Mais, j’aimerais pouvoir avoir une petite forêt d’arbres fruitiers, d’érables à sucre, de l’espace pour vivre dans la nature. En fait, ce que je recherche, c’est plutôt une proximité avec la nature, la paix et la tranquilité des grands espaces. Et ma conjointe adore les animaux et aimerait en avoir quelques uns pour le plaisir de s’occuper d’eux et de vivre en harmonie avec eux.

Mais, en attendant d’avoir suffisamment de revenus passifs pour pouvoir réaliser ce rêve sans être dépendant financièrement d’une exploitation agricole (je n’ai aucun intérêt à faire cela), j’aimerais mettre en place quelques solutions urbaines me permettant de contrôler au moins en partie la qualité de ce que je mange, les variétés des plantes que je mange, mais aussi en profiter pour augmenter ma richesse intellectuelle et diminuer mes dépenses.

Transformer mon terrain en micro-ferme urbaine me tente. Mais, j’aimerais que cette micro-ferme soit le plus automatisée possible au moindre coût. Recyclage et compost devront trouver une place de choix dans mon approche. L’intelligence et la technologie aussi.

Les principes de permaculture et l’hydroponie m’interpellent. L’aquaponie m’interpelle aussi, mais pas à moins d’avoir un très grand bassin d’eau, car je trouve cruelle de garder des poissons en milieu très restreint dans le seul et unique but d’obtenir du fertilisant pour mon système aquaponique.

Avoir quelques poules en liberté ne me dérangerait pas outre mesure en plus d’aider à fertiliser mon terrain et cela rendrait ma conjointe heureuse. Mais, pour l’instant, ce n’est pas toléré dans ma municipalité… Dommage.

Ma cours arrière est présentement complètement à réaménager. Au printemps prochain, je voulais faire venir de la terre et de la tourbe, re-niveller et re-gazonner… Je pensais réparer et teindre ma clôture arrière et donc dépenser au mois 100-150$ en teinture et vis et sûrement 600$ en tourbe… Et si je dépensais cet argent aurement?

Peut-être que je vais revoir mes plans. Et si je transformais la végétation de ma cours arrière en végétation comestible essentiellement vivace ou autonome?

Et si je transformais ma cours arrière en endroit où expérimenter différents systèmes de production de nourriture en milieu urbain serait non seulement souhaitable mais fortement encouragé? Je pourrais, par exemple, construire une petite serre chauffée passivement par de l’énergie solaire et y installer une micro-ferme verticale qui pourrait fonctionner d’avril à novembre?

Je pense qu’il vaut mieux commencer petit, voir si j’aime ça, si ça fonctionne et agrandir au fur et à mesure.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que ce genre de projet vous intéresse? Est-ce que tous ces systèmes sont utopiques? Est-ce que je ne vais que me rajouter mille et une tâches ingrates à faire sur mon terrain? Est-ce que c’est vraiment rentable financièrement de faire pousser une partie de sa nourriture sur son terrain? Par où commencer?

Ma cours est un vaste désert pour l’instant. J’ai tout arraché pour mieux repartir à neuf. Alors, aussi bien partir du bon pied!

Des idées? Des conseils? Où puis-je me procurer des semences biologiques de plantes comestibles et rustiques au Québec?

Je vous laisse sur ce vidéo hyper inspirant sur l’agriculture urbaine et comment ça peut servir littéralement à transformer des milieux de vie et la vie de gens défavorisés.

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  1. Maxime
  2. Maxime
  3. Maxime
  4. Kimber
  5. Kimber

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