Qu’est-ce que la permaculture, les fermes urbaines, l’aquaponique, la culture hydroponique et pourquoi ça intéresse quelqu’un comme moi?

Comme vous le savez, mon objectif est de prendre ma retraite jeune en mettant en place un système qui me permettra d’être auto-suffisant financièrement presque sans avoir à lever le petit doigt. Je ne veux pas le faire afin de pouvoir paresser oisivement et m’engraisser de chips, mais plutôt pour avoir la chance de m’accomplir et d’être heureux. Car, je suis quelqu’un de créatif qui a besoin de temps pour donner libre cours à sa créativité et mon emploi gobe l’essentiel de ce temps pour l’instant.

Évidemment, moins j’arriverai à dépenser, plus j’arriverai rapidement à mon objectif de liberté financière. Ainsi, travailler à la fois sur les revenus, les épargnes et les dépenses est primordial.

Or, au cours des dernières années, j’ai beaucoup travaillé sur mes revenus et sur mes épargnes et très peu sur mes dépenses. En me fixant un objectif d’épargnes, forcément ça a mis de la pression sur mon budget et ça a forcé une réduction de mes dépenses mais j’ai encore beaucoup de marge ici pour faire mieux.

Ayant toujours été passionné par la programmation, les systèmes autonomes ont toujours été pour moi un champs d’intérêt. J’adore voir un intrant se transformer en autre chose juste grâce au simple pouvoir d’un système que j’ai programmé, créé ou simplement emprunté et mis en place.

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L‘investissement par croissance du dividende est un système qui tire avantage de l’équation de l’intérêt composé pour générer de plus en plus de revenus avec de moins en moins d’efforts jusqu’à ce que littéralement aucun effort de ma part ne soit requis pour que les revenus se génèrent et croissent d’eux-mêmes.

Mon intérêt à propos des sites de niche et des autres formes de revenus passifs se base sur les même principes. Utiliser mon intelligence pour mettre en place un système ou utiliser un système en place pour que des revenus passifs en ligne se génèrent sans ma présence et que ces revenus convergent vers moi.

Les revenus passifs sont le St-Graal du capitalisme et à mon sens, tout le monde devrait chercher à se bâtir des sources de revenus passifs le plus tôt possible dans sa vie afin de justement pouvoir profiter de la vie en se libérant de l’esclavage d’un emploi qui ne procure que des revenus actifs.

Mais, depuis que j’ai réalisé que l’argent, le pouvoir d’achat et la valeur des actifs pouvaient fluctuer grandement dans le temps en fonction des politiques monétaires et de différentes autres techniques de manipulation des cours, je me suis rendu compte que d’accumuler et de posséder des actifs qui génèrent de l’argent n’était qu’une partie de la solution.

On peut en effet se libérer du capitalisme par le capitalisme en passant du statut de prolétaire au statut d’investisseur passif. Mais, je crois aussi de plus en plus fermement qu’il faut se libérer du capitalisme grâce aussi à notre richesse intellectuelle.

Nous sommes dépendants du système de l’argent pour nous nourrir.

Nous sommes dépendants du système de l’argent pour nous loger aussi.

Nous sommes dépendants du système de l’argent pour nous transporter en fonction de nos choix de vie surtout, mais aussi parce que le système veut notre déplacement rapide.

Je me suis donc posé la question :

« Est-ce possible de réduire ou d’éliminer notre dépendance à l’argent à propos de ces aspects? »

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Il semble que la réponse soit oui, oui et oui.

Je sais avoir beaucoup de contrôle sur ces trois aspects mais depuis le début de mon périple vers la liberté financière, je m’y suis peu attelé, surtout par manque de discipline pour être très honnête. Pour moi, il est plus facile de gagner plus d’argent que de réduire fortement mes dépenses… à chacun ses talents je suppose.

Je suis indiscipliné. J’ai un cerveau « all over the place » et j’ai toujours de la difficulté à poursuivre un seul objectif à la fois. En cela, la permaculture m’intéresse grandement et vous comprendrez pourquoi en lisant la suite, mais essentiellement c’est parce que tous les éléments en permaculture doivent remplir plus d’une fonction et finir par créer un (éco) système quasi-autosuffisant.

Néanmoins, au cours de 2017, je veux commencer à explorer d’autres avenues qui pourraient me permettre de faire de gros gains sur ces variables. Et je veux le faire pour 3 raisons:

  • Atteindre la liberté financière plus rapidement
  • Me préparer à apprendre à vivre avec moins de façon efficace en vue de ma retraite qui approche
  • Utiliser ma créativité

Je suis déjà quelqu’un de débrouillard qui entretient sa propriété lui-même et qui fait toutes ses rénovations lui-même. En cela, j’ai déjà fait un bon bout de chemin.

J’aurais maintenant envie de m’attaquer à la nourriture.

Je suis végétarien depuis un peu plus de deux ans. J’ai lu beaucoup sur le sujet. J’ai rencontré des spécialistes du domaine pour me faire conseiller, m’assurer que je ne me mettais pas en danger et que je ne mettais pas en danger mon enfant (ils ont ri…). J’ai fait des prises de sang pour m’assurer que je n’avais pas de carences alimentaires même si mon médecin refusait en riant (car les carences sont d’ailleurs beaucoup plus fréquentes chez les gros mangeurs de viande vs un végétarien qui a une alimentation hautement diversifiée). J’ai mis du temps à m’habituer à cette façon de me nourrir et à l’apprécier, mais là, après deux ans, pour moi c’est devenu une quasi routine.

Néanmoins, outre les coûts en épicerie qui ont drastiquement fondus, l’alimentation végétarienne me permettrait théoriquement d’être au moins à 75% auto-suffisant en nourriture durant la période estivale et en partie auto-suffisant durant la période hivernale. En théorie bien sûr!!

En effet, je pourrais faire pousser du soya, différents types de céréales et d’aromates en plus d’une incroyable variété de fruits, légumes et légumineuses cultivés sans OGM, sans engrais et sans pesticides. En théorie toujours…

Voici d’ailleurs 2 sites intéressants sur le sujet et qui s’appliquent pour le Québec :

Plantes vivaces utiles en permaculture pour le Québec

La société des plantes (graines rustiques de culture traditionnelle pour le Québec)

Mais… en plus de n’a peu près rien connaître en agriculture, j’habite pour l’instant sur un petit lopin (6000 pi carrés en banlieue) et je n’ai surtout pas envie de passer mes journées à m’occuper d’un jardin. J’ai déjà une vie plus que remplie.

Et puis, ma ville interdit d’avoir des poules ou d’autres animaux de ferme sur NOS terrains, ce qui réduit grandement ce que je peux faire en terme de permaculture et de fertilité des sols.

Ce sont NOS terrains pourtant!! Bien que je n’aie jamais eu l’intention d’avoir des poules dans le passé, de m’être rendu compte que la municipalité dans laquelle j’habite pouvait m’interdire de faire quelque chose d’aussi banal que d’avoir 3-4 poules dans MA cours, chez MOI m’a mis en TabrNK!!! Si bien que j’ai signé une pétition pour l’assouplissement (la permission) de ces règles.

Je déteste qu’on m’interdise de faire quelque chose chez moi qui ne met pas en danger la vie de mes voisins. On parle de nourriture ici…

Je suis conscient que d’avoir quelques poules nécessite plusieurs choses telles qu’un poulailler chauffé pour l’hiver notamment (un cabanon avec de l’électricité…), mais je suis d’avis qu’il vaut toujours mieux encadrer qu’interdire. Les gens le feront tout de même de toute façon. Après tout, on est chez nous ou on ne l’est pas!

Alors, existe-t-il des systèmes permettant d’automatiser en grande partie le jardinage et surtout, d’arriver à produire suffisamment dans ma cours arrière pour subvenir aux besoins nutritionnels de ma famille?

Il semble que oui.

Voici le vidéo d’une famille qui habite Passadena USA et qui produit 6000 lbs de légumes par an sur 1/10 d’acre cultivé, soit environ 4300 pi carré.

Bon, évidemment, je n’habite pas Passadena et au mieux, je pourrais probablement avoir 2500-3000 pi carré à cultiver, mais c’est là qu’entre en ligne de compte les fermes verticales, l’hydroponique et l’aquaponique notamment!

J’aime particulièrement ce modèle. De la façon dont il a monté sa structure, il peut cultiver 168 plants dans un espace d’environ 32 pi carré… pas si mal! Évidemment, si on veut cultiver des légumes racine, ce n’est peut-être pas la solution à envisager.

Quant au suivant, il fait pousser 100 plantes dans 10 pieds carré :

Évidemment, tant qu’à parler d’agriculture verticale, il ne faut pas oublier les clôtures végétales et les murs en culture.

Ça tombe bien… Depuis quelques années, j’ai commencé à réduire la quantité de tâches que j’ai à faire à la maison en éliminant ce que je trouve déplaisant à faire, tel que couper des foutues haies de cèdre… J’ai donc retiré la plupart de mes haies de cèdre.

Je déteste couper des haies de cèdre et à part offrir une certaine intimité dans la cours, je n’ai jamais vu l’intérêt d’en avoir… ça faisait juste me créer de la job!

Nos pelouses vertes aussi… à quoi elles servent? Elles coûtent cher en eau, en engrais, en tonte… Et si je remplaçais tout ça part un terrain « mangeable »? Et si toutes les plantes sur mon terrain avaient une fonction utile (nourriture) plutôt qu’inutile (faire comme les autres)?

Et c’est là où tout à coup, que de prendre le temps de réaménager mon terrain prend tout son sens et devient même une source de motivation!

Remplacer la haie de cèdre par des clôtures de salades, d’aromates, de choux kale, de légumes grimpants, de petits fruits etc.

Remplacer la pelouse par des zones cultivées, idéalement de légumes et plantes vivaces nécessitant peu d’entretien.

Et si tout mon terrain se transformait en nourriture potentielle plutôt qu’en zone à entretenir et à garder « propre »?

Ce sont ces idées qui germent dans ma tête. Et c’est là où les principes de permaculture viennent aussi s’inscrire.

La permaculture

La permaculture, c’est essentiellement un système de production agricole où l’ensemble des interactions entre les parties est plus grande que la somme de toutes les parties du système. La permaculture s’inspire des écosystèmes naturels et cherche à les mettre en interaction pour les tourner à l’avantage du permaculteur.

La tâche du permaculteur est donc de planifier et de susciter des interactions bénéfiques entre les différentes composantes du système (plantes, arbres, cours d’eau, animaux) pour que des systèmes se mettent en place naturellement et qu’ils produisent de l’abondance en nourriture et qu’ils fassent augmenter chaque année la fertilité des sols.

N’étant pas un expert dans le domaine, voici un vidéo intéressant qui explique bien mieux que moi ce qu’est la permaculture.

Il semble que de la nourriture se trouve partout autour de nous, mais qu’on ne sait juste pas la trouver. En ne connaissant rien aux plantes qui peuplent nos terrains, on se prive d’énormément de nourriture gratuite.

Voici du moins le constat de ce gars qui habite en Ontario et qui vit littéralement de nourriture gratuite et des déchets laissés de côté par les autres.

C’est un « original » mais, ses idées sont tout de même intéressantes. Bon… le gars essaie de vendre des CDs de cours à la fin du vidéo, mais sérieusement si on laisse de côté ces trucs, c’est vrai qu’il y a des ressources gratuites partout autour de nous. Il suffit littéralement de suivre un cours de botanique et d’apprendre à identifier les plantes comestibles vivaces du Québec. Que l’on parle du pissenlit, de la marguerite etc… nos pelouses regorgent de plantes sauvages comestibles (mauvaises herbes) qu’on s’échine à arracher. Nos forêts regorgent aussi de plantes sauvages comestibles… Nos marais aussi…

Quand aux gens… C’est fou ce qu’ils jettent. Et, je m’inclus là-dedans!

Il y a des gens qui font des fortunes en collectant les vidanges des autres. Que ce soit en revendant des appareils fonctionnels jetés pour rien ou en collectant du métal, nos vidanges regorgent de choux gras.

Petit, j’ai souvent fait la collecte de déchets pour y trouver des canettes à revendre, des jouets ou des appareils électroniques à utiliser pour mon propre usage ou pour la revente… Et j’adorais ça.

Aujourd’hui, ça me gênerait…

CONCLUSION

Autrefois, la plupart des gens avaient un potager et faisaient pousser au moins une partie de leur nourriture. Mais, depuis plusieurs décennies, nous sommes devenus dépendants de l’agriculture industrielle où les variétés de légumes et fruits sont limités, où les pesticides sont abondants, où les OGM prennent de plus en plus de place et où la terre est appauvrie de plus en plus plutôt qu’être engraissée.

Les cours d’eau, les nappes phréatiques, la fécondité… tout est pollué par cette agriculture folle et hautement dépendante du pétrole.

Au lieu de gérer l’abondance, la rusticité, les interactions bénéfiques entres faunes et flores, on gère les pathologies des plantes. L’agriculture m’apparaît comme étant désormais pratiquement une extension du domaine chimico-pharmaceutique. On vend des plants qui résistent à des pesticides et on applique des pesticides et herbicides pour détruire tout le reste sauf ces plants. Ensuite, on fait des traitement fongiques ou contre d’autres maladies auxquels ces plants sont sensibles et il faut que celui qui fait les traitement soit habillé en scaphandrier pour produire notre nourriture… Est-ce normal? Et moi je vais manger ça ensuite?

C’est cette industrie qui a mis la main sur la production de nourriture.

De plus en plus d’études démontrent les impacts négatifs des pesticides et de l’agriculture du pétrole et de la chimie sur les écosystèmes, sur nous (perturbateurs endocriniens, allergies, malformations, infertilité etc…).

Je crois que de plus en plus de gens ont envie de se réapproprier ce qu’ils mangent, de savoir d’où ça vient, comment ça été produit et ce que ça contient. La plupart des gens veulent un retour « au naturel ». C’est du moins mon cas.

Je suis bourré d’allergies. J’ai des « défauts » d’ADN semble-t-il (ou l’allergologue m’a dit que ça pourrait être dû à un polluant dans mon corps) qui me rendent intolérant au froid (mon système immunitaire se bat contre le froid) alors que je suis Québécois d’origine et que toute ma lignée a habité ces terres nordiques… Bizarre non… et en plus c’est récent. Je n’avais pas ça avant… Il semble que ça devient de plus en plus fréquent des gens qui sont devenus « allergiques » au soleil, au froid etc…

J’ai lu de récentes études qui ont lié la nourriture à l’autisme aussi. Une mère a décidé de changer complètement l’alimentation de ses enfants et l’autisme est disparu… tient donc…

Mon plus grand rêve, c’est d’être libre financièrement et d’avoir une petite fermette de deux ou trois acres. Je ne veux pas vivre de l’agriculture. Il est probable que je n’exploiterais même pas ces quelques acres au complet, un potager serait probablement hautement suffisant pour moi. Mais, j’aimerais pouvoir avoir une petite forêt d’arbres fruitiers, d’érables à sucre, de l’espace pour vivre dans la nature. En fait, ce que je recherche, c’est plutôt une proximité avec la nature, la paix et la tranquilité des grands espaces. Et ma conjointe adore les animaux et aimerait en avoir quelques uns pour le plaisir de s’occuper d’eux et de vivre en harmonie avec eux.

Mais, en attendant d’avoir suffisamment de revenus passifs pour pouvoir réaliser ce rêve sans être dépendant financièrement d’une exploitation agricole (je n’ai aucun intérêt à faire cela), j’aimerais mettre en place quelques solutions urbaines me permettant de contrôler au moins en partie la qualité de ce que je mange, les variétés des plantes que je mange, mais aussi en profiter pour augmenter ma richesse intellectuelle et diminuer mes dépenses.

Transformer mon terrain en micro-ferme urbaine me tente. Mais, j’aimerais que cette micro-ferme soit le plus automatisée possible au moindre coût. Recyclage et compost devront trouver une place de choix dans mon approche. L’intelligence et la technologie aussi.

Les principes de permaculture et l’hydroponie m’interpellent. L’aquaponie m’interpelle aussi, mais pas à moins d’avoir un très grand bassin d’eau, car je trouve cruelle de garder des poissons en milieu très restreint dans le seul et unique but d’obtenir du fertilisant pour mon système aquaponique.

Avoir quelques poules en liberté ne me dérangerait pas outre mesure en plus d’aider à fertiliser mon terrain et cela rendrait ma conjointe heureuse. Mais, pour l’instant, ce n’est pas toléré dans ma municipalité… Dommage.

Ma cours arrière est présentement complètement à réaménager. Au printemps prochain, je voulais faire venir de la terre et de la tourbe, re-niveller et re-gazonner… Je pensais réparer et teindre ma clôture arrière et donc dépenser au mois 100-150$ en teinture et vis et sûrement 600$ en tourbe… Et si je dépensais cet argent aurement?

Peut-être que je vais revoir mes plans. Et si je transformais la végétation de ma cours arrière en végétation comestible essentiellement vivace ou autonome?

Et si je transformais ma cours arrière en endroit où expérimenter différents systèmes de production de nourriture en milieu urbain serait non seulement souhaitable mais fortement encouragé? Je pourrais, par exemple, construire une petite serre chauffée passivement par de l’énergie solaire et y installer une micro-ferme verticale qui pourrait fonctionner d’avril à novembre?

Je pense qu’il vaut mieux commencer petit, voir si j’aime ça, si ça fonctionne et agrandir au fur et à mesure.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que ce genre de projet vous intéresse? Est-ce que tous ces systèmes sont utopiques? Est-ce que je ne vais que me rajouter mille et une tâches ingrates à faire sur mon terrain? Est-ce que c’est vraiment rentable financièrement de faire pousser une partie de sa nourriture sur son terrain? Par où commencer?

Ma cours est un vaste désert pour l’instant. J’ai tout arraché pour mieux repartir à neuf. Alors, aussi bien partir du bon pied!

Des idées? Des conseils? Où puis-je me procurer des semences biologiques de plantes comestibles et rustiques au Québec?

Je vous laisse sur ce vidéo hyper inspirant sur l’agriculture urbaine et comment ça peut servir littéralement à transformer des milieux de vie et la vie de gens défavorisés.

Par Le blogueur masqué

Bonjour, je suis le blogueur masqué. Comme vous, je suis un esclave moderne confiné au 9@5, propriété d’une grande corporation américaine. Ils nous ont dit, lorsque nous étions jeunes, que nous allions vivre dans une société de loisirs et que les avancées technologiques allaient nous permettre de ne travailler que quelques heures par jour. Pourtant, nous vivons dans un monde où règne le stress et l’incertitude. Ma situation pourrait être bien pire et je le sais. Il y a tant de gens qui souffrent sur cette planète. Mais, une cage en or demeure une cage. Au moins, j’ai un plan pour m’évader. Je vais prendre ma retraite de la « rat race » avant 45 ans et vivre de mes revenus passifs! C’est un rêve si puissant que je vais tout faire pour le réaliser! Pour bâtir ma fortune, j’investis principalement dans des titres boursiers qui versent des dividendes en croissance années après années.

14 commentaires

  1. Il y a plusieurs ‘’ indicateurs ‘’ qui vont dans le sens de ton projet.

    1) Tu es végétarien
    2) Tu veux économiser sur un poste de dépense important (alimentation)
    3) Tu veux avoir des aliments frais avec un contrôle sur la technique de culture (bio)
    4) Tu as un espace utilisable et qui demande à être aménagé

    Ton espace est limité, mais rien ne t’empêche de commencer graduellement en fonction de tes besoins et de ce que tu vises à accomplir en termes de priorisation de certaines plantes ou légumes par rapport à ce que vous aimez manger et qui se cultiverait bien (en regard des limitations, donc de l’espace disponible et du fait que ce ne soit pas zoné agricole).

    C’est certains qu’il y a beaucoup de facteurs à considérer pour optimiser le succès de tes récoltes parce que plusieurs légumes ou plantes ont un meilleur rendement dans des conditions totalement différentes, donc les aménagements doivent être fait en conséquence.

    Par exemple, les champignons et les concombres, ça ne va pas dans le même type de sol, ça ne demande pas les mêmes amendements en engrais (minéral ou organique dans ton cas), ça n’a pas les mêmes besoins hydriques, ça n’a pas besoin du même ensoleillement, le ph idéal n’est pas le même, etc. Donc, avant de commencer, c’est déjà préférable d’être conscient des besoins spécifiques de chaque culture qu’on veut implanter et de faire les aménagements en conséquence.

    À la base, pour la moyenne des gens, juste d’avoir un petit potager avec quelques légumes, c’est bon. Perso, c’est ce que je fais et je ne me casse pas ben ben la tête avec ça. Je suis peut-être un cordonnier mal chaussé, mais après avoir passé la semaine dans les champs, j’ai plus le goût de relaxer durant ma journée de congé que de jardiner, mais ça c’est moi.

    Mais pour ce que je connais de toi, en te lisant ici, ça va être un projet avec une certaine envergure! Ce qui peut aussi t’aider c’est que tu es patenteux. Alors, tu es probablement capable de t’organiser 2-3 systèmes à ton goût.

    Sinon, pour le bio, je te donne l’exemple de la bouille bordelaise. C’est un fongicide considéré bio. C’est un fongicide à base de cuivre. Or, le cuivre, même si c’est un métal naturel, c’est vraiment très toxique. Dans ce cas-ci, ça a beau être biologique, mais entre toi et moi, ça n’a rien de ‘’ santé ‘’.

    Plus spécifiquement si, au mois d’août, avant de grosses pluies, tu n’as pas appliqué de fongicides et que le mildiou pogne dans tes tomates ou tes pommes de terre, donc dans tes solanacées, tu risques de toutes les perdre et ce très rapidement, sans parler du risque de contaminer les champs des producteurs à proximité (s’il y en a) ou les jardins des voisins, car le spore du champignon, transporté par le vent, voyage très aisément et très rapidement dans l’air ambiant. Donc, il y a aussi tout le volet phytoprotection à considérer et qui est plus difficile à gérer dans le bio.

    Ceci étant dit, c’est un très beau projet et je te souhaite du succès si tu le mets en branle l’été prochain!

    1. Maxime,
      Merci pour tes inputs. Je vais sûrement avoir des questions plus précises pour toi éventuellement. Quant à l’envergure… je ne veux pas que ça gobe trop de mon temps alors je pense davantage à quelque chose d’expérimental.
      Quant au bio… il y a bcp de bullshit là-dedans aussi… ça fait beau d’avoir la certification mais…. tu en sais sûrement plus que moi là-dessus mais disons que faut pas prendre tout pour du cash.

  2. Super intéressant!

    Après avoir écouté le documentaire Food Inc la semaine passée, on s’est inscrit aux fermes Lufa, vous connaissez? Ils cultivent des aliments dans des serres construites sur des toits et font aussi affaires avec des producteurs locaux.

    Chaque dimanche, tu reçois une offre de «panier» et tu peux la changer comme bon te semble pour ajouter/enlever/échanger les légumes et produits que tu veux. Ensuite, tu vas chercher ton panier à un jour pré-déterminé par exemple, chaque mercredi, dans un point de collecte près de chez toi (dépanneur, restaurants, etc).

    Voici le TEDx du président à l’université de Montréal : https://www.youtube.com/watch?v=kSQm09twKEE

    Je suis plus paresseux et moins débrouillard que toi alors j’ai opter pour l’option facile faut croire..! Mais tu viens définitivement de piquer ma curiosité.

    Je t’offre une paire de bras l’été prochain si jamais tu décides de te lancer. Tu as mon courriel.

    1. BarbeRiche,
      Je me suis abonné à une ferme bio l’été dernier et pour 4-500$ on a eu des paniers de légumes suffisant pour mes parents et ma femme et moi pendant 26 semaines. Super cool. Seul hic… on devait aller les chercher le vendredi PM entre 15h-18h et ça ça été un « major » down… on ne va pas se réabonner à cause de ça. Je sais que c’est nul… mais ça été un paquet de trouble.
      Livrés à la maison ou au travail… je le referrais. Mais me faire perdre un vendredi chaque semaine pour aller chercher un panier de légumes… même mes parents retraités en ont eu leur truck!
      Je serais honnêtement près à payer 100$ de plus pour une livraison plus conviviale/pratique. Le point de chute était vraiment trop loin de chez moi.

      Pour la cours, je retiens ton offre! C’est gentil. Je n’ai aucun projet concret pour l’instant. Il se pourrait bien que je fasse juste me contenter d’expérimenter quelques trucs faciles… clôture végétale, hydroponique.. surtout que je vais avoir un deuxième bébé tout neuf au début de l’été et que le premier ne fait toujours pas ses nuits, mais c’est vraiment quelque chose que je trouve intéressant.

      Au fait… je n’ai toujours pas été voir les forums dont tu m’as parlé. Ça juste été trop la folie de fin d’année au travail etc… 🙁

      Le pire c’est que ça m’intéresse.

    2. Barberiche,
      Super intéressant son TED talk. J’aime ce genre d’attitude « outside the box ». On fout tout en l’air et on simplifie à fond le système pour se retrouver près du consommateur. Vraiment cool!
      J’ai eu plusieurs idées de ce genre dans ma vie… mais jamais eu le sentiment de sécurité (courage) pour les lancer… j’ai honte de le dire mais c’est la réalité.

    3. Il faut dire que son projet doit avoir coûté un MAXXXX de capital… capital auquel je n’ai jamais eu accès ou jamais su comment avoir accès.

      Mais aujourd’hui, avec le socio-financement, ce genre de projet est probablement à la portée de beaucoup de gens.

      Mais plus je vieillis et plus les « clients » me tapent sur les nerfs.

      Les gens sont très exigeants de nos jours, chialent pour tout, apprécient peu les efforts faits par les autres à leur égard, te poursuivent pour un rien… font des plaintes juste pour te faire chier en se justifiant d’avoir fait « leur devoir de citoyen ».

      Je ne suis pas certain que j’aurais envie de gérer ça.

      La quête de l’autosuffisance personnelle est plutœt ce qui me « drive » désormais.

      Cela dit, je ne serais pas contre faire du troc.

    4. Ah BarbeRiche, Food inc est un super documentaire. Très intéressant!
      C’est fou tout ce qui se passe derrière les portes closes dans notre société sans qu’on soit au courant ou qu’on en comprenne l’ampleur.

    1. Super intéressant. Comment font-ils pour payer ma fermette?
      Ma blonde capote… son rêve devenu réalité! Lol 21 fucking chats… ouff

  3. Avec le temps, il y a beaucoup de savoir faire qui s’est perdu et qui ne s’est pas transmis de génération en génération. Comment cuisiner, comment réparer les objets, comment tricoter, comment coudre, etc.

    Personnellement, le mode de vie plus simple et plus traditionnel (plus près de la terre et du bois) me convient davantage. J’ai l’impression d’un peu pouvoir perpétuer le travail de mes ancêtres, tout en bénéficiant de meilleurs outils, d’une technologie plus avancée et d’un relatif confort globalement supérieur à ce qu’ils ont connus tout en m’enrichissant plutôt qu’être en mode survie. Bref, de joindre la simplicité du  » bon vieux temps  » avec le confort de la modernité.

    Je ne sais pas si on peut appeler ça du minimalisme, de la simplicité volontaire, de la consommation raisonnable ou juste du gros bon sens. Par contre, ce que je sais c’est que nos ancêtres accomplissaient beaucoup avec peu.

    N’importe qui de moindrement travaillant et de  » pas trop raisin  » était capable d’avoir une maison, de nourrir toute sa famille et d’avoir une  » machine  » pour se déplacer sur  » la grand route  ».

    Ils bâtissaient leurs maisons, ils cultivaient leurs légumes, ils élevaient quelques animaux, ils prenaient soin de leurs vieilles machineries, les réparaient et s’organisaient pour ne pas manquer de rien d’essentiel. Peut-être pas 3 téléviseurs hd 48 pouces, pas de démarreurs à distance et pas 3 voyages dans le sud par année, mais ça jouait aux cartes, ça faisait de la musique et ça jasait avec un petit verre de gin à la main.

    Juste le fait d’être plus débrouillard, plus autonome et  » capable de s’organiser  » peut aider à économiser ainsi qu’à devenir plus libre et davantage indépendant.

    À quelque part, dans le chemin, on a perdu de vue l’essentiel…

    1. Entièrement d’accord Maxime. L’essentiel c’est d’être et non d’avoir. Ojln a perdu pour beaucoup la valeur de l’argent, l’esprit de communauté, le savoir-faire… Écrire « je suis Charlie » sur son statut facebook c’est pas ça l’esprit de communauté…

      Combien de jeunes d’aujourd’hui quittent le nid familial sans littéralement savoir faire cuire un oeuf?

      Autrefois à 20 ans tu savais faire tant de choses utiles… aujourd’hui bien des jeunes de 20 ans ne sont pas plus à même de se débrouiller qu’un bébé de 2 ans…

  4. J’ai appris à coudre et tricoter avec ma mère. Bon, je ne suis pas super, mais je peux faire des bords de pantalons réparer les vêtements et j’ai même réussi à faire des couches lavables pour mon gars. C’est 2h d’ouvrage par couche, mais elle me coûtait 5$ au lieu de 25$ toute faite. Je pense que j’ai faite une bonne affaire, surtout que j’ai pu les adapter à la morphologie de mon garçon, en les faisant plus grandes que ce qu’offrait le marché.

    Je fabrique mon liniment pour nettoyer et hydrater les fesses de mes enfants lorsqu’ils sont en couche. Je fabrique mes crèmes hydratantes et peux même faire de la lessive maison. Mon nettoyant tout usage est du vinaigre et des huiles essentielles. Je fais certains mélanges huiles essentielles pour soigner ma famille (après avoir trouvé des recettes fiables). Je suis présentement entrain d’étudier un peu l’herboristerie histoire de récupérer un peu de savoir ancestral et pouvoir continuer de nous soigner sans produits pharmaceutiques dans la mesure du possible. Par la suite, nous voulons faire pousser des plantes médicinales plutôt que du gazon. Autant d’entretien, mais le premier me rapportera des plantes à sècher et consommer plutôt qu’un gazon vert qui rapporte rien.

    Mon conjoint répare presque tout, tant que faire se peut et il peut fabriquer des choses utiles à notre famille avec de la récupération. Tous ces savoirs sont inestimables selon moi et permettent à notre argent d’aller plus loin. En plus, nous polluons moins. Et nos garçons apprennent que les choses peuvent parfois se réparer et avoir une durée de vie plus longue que celle prôner par la société d’aujourd’hui. C’est un apprentissage comme un autre, mais peut-être fera-t-il en sorte que mes garçons penseront un peu en dehors de la boite…qui sait.

    1. Kimber,
      Je crois que tout ça c’est une belle richesse intellectuelle, du savoir faire c’est important. Ça l’est pour sauver de l’argent, mais aussi pour la confiance en soi.

      Un gazon vert… voilà l’un des plus grands symboles de la stupidité occidentale. Regarde ici au Quebec… montreal et sa grande région.. les terres les plus fertiles du Quebec et on les as transformées en béton, asphalte, maison et pelouse… ridicule. Comment scraper une ressources inutilement.

      En plus on centre toute la pollution au même endroit… pesticides, engrais, perturbateurs endocriniens etc…

      Depuis 2 ans je me débarrasse de tout ce qui sert à rien sur mon terrain.. haie de cèdre, surface de pelouse…

      Je vais garder un petit bout de pelouse en avant. Mais derrière j’ai envie de transformer ça en « bouffe ».

      On verra.

  5. C’est exactement ce que nous pensons ici. Notre gazon est à refaire et je pense que nous sèmerons peut-être du trèfle rouge, c’est à voir. L’été nous sommes abonnés aux panier de légumes bio et adorons cela (c’est à 5 minutes en auto et l’an prochain, j’irai en vélo). Moins de pollution et d’usure d’auto et ça garde en forme.

    1. On a essayé les paniers bio cette année et bien que j’ai aimé les paniers, c’était compliqué de se les procurer (25 min de voiture… le vend à 15h…). On ne renouvellera pas l’expérience cette année. Trop de troubles.. il faudrait que ça soit plus flexible et plus près.

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