Pratiquer la simplicité volontaire au sein d’un système capitaliste dominant et dominateur

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Tout nous pousse à consommer. Les médias survivent au dépend des publicistes, ils adaptent donc leur contenu pour leur plaire. Quant aux publicistes, ils vivent au dépend des entreprises qui cherchent à vendre plus et à faire plus de profits. Les publicistes gagnent donc de plus en plus en intelligence pour manipuler les masses et plaire aux entreprises qui retiendront d’autant plus leurs services.

Vos parents, vos amis, vos voisins et collègues, tous vous encouragent à consommer, silencieusement par leur comportements ou activement par leurs réprimandes ou leurs regards de merlan frit si vous vous éloignez de la ligne directrice de la sociéte.

Notre société de consommation est excessive. Elle évolue et se nourrit elle-même au détriment de nous-même. Elle détruit irrémédiablement les ressources, nos milieux de vie, mais aussi la faune et la flore.

De plus en plus de gens en sont conscients et de plus en plus de gens en ont assez. Mais ils ne savent pas quoi faire. Pourtant, nous sommes la solution. De par nos actes, nous encourageons tel ou tel comportement.

Si voter ne semble plus faire de sens, car les gouvernements, nous le savons tous, sont à la botte des puissants lobbies commerciaux, l’acte d’acheter ou de ne pas le faire, devient notre pouvoir politique le plus puissant.

Les régions rurales du Québec se meurent. Des tas de gens sont au chômage pendant que nos importations sont en croissance constante??? Nous importons des tonnes et des tonnes de nourriture, insipide, transformée, souvent préparée dans des conditions peu salubres, voire de la nourriture empoisonnée par des pesticides interdits ici… Alors que nous pourrions revaloriser notre territoire et notre sol en remettant aux Québécois la charge de s’autosuffire en nourriture saine et variée, en cessant l’exploitation industrielle de nos terres arables pour revenir à une agriculture plus respectueuse et en harmonie avec l’environnement. Ceci permettrait à tant de gens de redevenir utiles pour la communauté.

Il y a tant de choses qui peuvent être faites pour redonner à l’homme sa juste place dans la société. Mais, à cause de notre dépendance à l’argent, à ces chiffres électroniques qui varient constamment en fonction de manipulations ou de politiques sur lesquelles on n’a que peu de contrôle, nous nous privons collectivement d’une grande richesse sociale.

Je crois de plus en plus que la simplicité volontaire au sens philosophique du terme est la voie de l’avenir pour l’humanité. Car la « … simplicité volontaire n’est pas non plus ascétisme; c’est même presque son antithèse… Serge Mongeau, La simplicité volontaire, p.237) ».

Clairement, la société de surconsommation n’est pas la voie du bonheur et elle porte en elle les graines de notre propre auto-destruction..

La simplicité volontaire, ce n’est pas être cheap, faire du couponing ou simplement se torcher le derrière avec du papier cul lavable pour sauver 50 cents comme cette dame le fait.

La simplicité volontaire c’est de changer le focus de nos comportements et de notre société vers l’être plutôt que l’avoir.

Alors que nous vivons une psychose collective qui centre tous nos efforts physiques et mentaux sur l’économie et la croissance économique perpétuelle, la simplicité volontaire suggère de mettre plutôt le focus sur notre bonheur, notre croissance personnelle et la pérénité des ressources et de nos processus afin de les faire évoluer en harmonie avec la nature.

Vivre dans un système qui détruit notre habitat ne fait pas de sens.

Vivre dans un système qui détruit l’âme du travailleur et les plus belles années de sa vie ne fait pas de sens.

Mais, ces modes de pensée sont à contre-courrant de la propagande dominante. Alors comment réussir à y adhérer et à s’y lancer?

Je viens de terminer « La simplicité volontaire, plus que jamais« , livre écrit par Serge Mongeau. Je vais l’ajouter à ma liste de lecture recommandée.

Je m’attendais à lire un livre qui vante les techniques de simplicité volontaire, qui m’apprend à couper mes dépenses etc… J’ai été agréablement surpris car ce ne fut pas le cas. En fait, il n’en parle pas du tout. Il parle plutôt des raisons pour lesquelles il faut migrer de la culture de l’avoir à la culture de l’être.

Mais, passer du mode consummériste à la vie « simple » est loin d’être évident dans un contexte où tout le monde est un ardent défenseur du système, une police et un agent de transmission de la propagande capitaliste.

Alors comment y arriver? Voici quelques extraits du livre de Mongeau :

La peur s’avère dans doute l’obstacle le plus important à un engagement franc dans la simplicité volontaire. Peur de ce que les autres penseront quand ils nous verront nous éloigner de la « grande vie », peur d’être marginalisés, insécurité surtout quant à l’avenir… (p. 237)

Bien que je sois de plus en plus vendu au concept de la simplicité volontaire, j’avoue être victime de cette peur. Ce n’est pas tant la peur de ce que les autres vont en penser que la peur de manquer de quelque chose ou celle d’offrir une vie merdique à mes enfants et de rater leur éducation.

Pourtant, au fond de moi-même, je sais que c’est une peur irrationnelle. Que peut-il y avoir de plus beau que de donner du temps de qualité à ses enfants, de leur transmettre du savoir faire et des valeurs et principes de vie sains.

Le piège lié à cette peur est celui-ci :

Qui voudra bien m’aider si je n’ai plus d’argent, qui prendra soin de moi quand je serai vieux? On se capitonne alors de polices d’assurances, on adhère à un régime de retraite à toute épreuve, on met de l’argent en banque. Quand l’avenir sera assuré, on pourra alors se permettre de vivre plus librement, alors il ne sera plus nécessaire de travailler autant.

Mais année après année, on monte la barre, on estime qu’on n’a pas assez d’argent en réserve et on continue le même style de vie.

Tomber dans ce piège est très facile. Être conscient du piège et le contrer est plus difficile. C’est pourtant ce que je m’efforce de faire à travers mon voyage vers la liberté financière.

Je ne veux pas être naïf toutefois. Bien que certaines personne prônent l’autarcie ou totale auto-suffisance, je ne crois pas que l’ère de l’argent est terminée et je crois qu’aucun homme n’est une île.

Voilà pourquoi je crois qu’il faille se libérer du système par le capitalisme et par sa richesse intellectuelle qui, ensemble, pourront nous permettre une plus grande auto-suffisance globale.

Mais, passer du mode consommateur au mode minimaliste ne peut pas se faire en claquant des doigts à mon avis et d’ailleurs, Mongeau en parle dans son livre.

Bien sûr que si du jour au lendemain on quitte son emploi, on vend son auto, on abandonne son condo et on essaie de ne consommer que ce que l’on peut produire soi-même, la catastrophe ne sera pas longue à survenir.

La simplicité volontaire est un chemin sur lequel on avance progressivement. Ce n’est pas une fin, mais un moyen pour arriver à un mieux-être et non à une catastrophe. (P.237-238).

Je rappelle qu’afin d’atteindre la liberté financière, il faut résoudre l’équation suivante mise de l’avant par Jacob Lund Fisker :

Dépenses < 3% des épargnes

Il est clair que cette équation est plus facile à résoudre si nos dépenses sont faibles et pour arriver à les réduire, faire des choix éclairés en terme de consommation et travailler à l’auto-suffisance sont des approches à prendre hautement en compte.

Je rappelle que Jacob Lund Fisker prétend arriver à vivre avec 7000$ US par an et que plusieus Québécois vivent avec 15,000$-20,000$ par an.

C’est donc du domaine du possible.

Liens intéressants :

La ressourcerie
Règles fiscales encadrant le troc : eh oui on peut avoir à payer des taxes sur le troc… décidement… l’impôt est partout!

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  1. Maxime
  2. Petes
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