Maxime et son bilan annuel 2016… oui déjà!! Mais quelle année!!!

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Voici un article invité de Maxime, un des fidèles lecteurs de FaisCommeLesRiches. Après avoir récemment partagé avec nous comment il arrivait à épargner 16,000$ par an avec un salaire de 40,000$ par année, voilà maintenant qu’il nous tient à jour au niveau de son bilan de l’année. Il en profite aussi pour nous permettre de jeter un oeil à son portefeuille! Ça j’adore ça! 

Place à Maxime :

Bonjour,

D’emblée, je tiens à remercier Alain de me donner l’opportunité de publier un second article sur son blogue. Pour moi, c’est une très mince contribution par rapport au bénéfice que j’en retire en lisant quotidiennement ses articles de grande qualité ainsi que ses commentaires bien étoffés. Tout cela, en plus de tous les outils de calcul, de recherche et de la bonne information factuelle qu’il partage avec nous. Parfois, je me dis qu’il y a plus de bon contenu compréhensible, gratuit, accessible et pertinent ici que dans plusieurs livres payants, mais je vais m’arrêter là pour ne pas lui donner de mauvaises idées ou trop lui enfler la tête! (haha)

Mon premier article intitulé : « Comment épargner 16,000$ par an et atteindre la liberté financière en 15 ans avec un salaire de 40,000$ tout en étant propriétaire? L’histoire vraie de Maxime » trace un portrait de mon cheminement et de mon plan d’action afin d’atteindre la liberté financière. J’y décris notamment, mon jeune parcours et de quelle façon je m’y prends pour optimiser mon taux d’épargne au maximum en gérant bien mes diverses dépenses, sans pour autant tomber dans l’excès et la privation. Dans les faits, c’est ce contrôle des dépenses rigoureux et bien structuré qui est présentement la clef de voûte, le pivot, de ma stratégie d’épargne.

L’objectif ultime derrière ce projet ambitieux est d’atteindre un plus grand niveau de liberté, d’autonomie et de libre choix dans ma vie en général. Ma prémisse, mon hypothèse de départ si on veut, est qu’en n’ayant plus besoin de travailler pour gagner de l’argent, donc en ayant un revenu passif couvrant toutes ses dépenses, on peut désormais choisir de quelle façon occuper son temps, et ce, tout le temps! C’est adopter un mode de vie où la fameuse question: «Bon, qu’est-ce que je vais faire de ma journée?» n’est plus exclusivement réservé aux fins de semaine ou aux vacances, mais s’applique bel et bien 365 jours par année. Cette liberté qui pourrait en effrayer certains, pour ma part, m’excite au plus haut point.

Donc, pour faire suite à ce premier article, je vais vous dresser un portrait de ma progression lors de la dernière année. Dans les circonstances, je pense que c’est un minimum de faire un bilan annuel pour avoir une vue d’ensemble. Ça permet d’y voir plus clair et de redresser la barque lorsque nécessaire. À l’inverse, on peut aussi ne rien toucher si ça va bien, voire même ouvrir le champagne à l’occasion. Pourquoi pas? D’ailleurs, c’est comme dans tout le reste et si on n’a pas d’objectifs S.M.A.R.T. : « Spécifiques, Mesurables, Acceptables, Réalistes, Temporellement définis », ça relève plus du rêve que d’un projet concret. À l’université, dans mes cours de gestion, on nous a aussi souvent cassé les oreilles avec le fameux P.O.D.C. : « Planifier, Organiser, Diriger, Contrôler ». Je suis d’accord avec ces deux principes de management et de gestion de projet. Je m’efforce de les déployer autant que possible pour mettre les chances de succès de mon côté. Un bon plan de départ, ça permet de partir sur des bonnes bases, ça évite de s’égarer en chemin et par la suite, tout le reste est généralement plus facile. Ça devient un peu notre tableau de bord d’une certaine façon. Pour faire une analogie à 2 sous, pour moi en tout cas, c’est toujours plus facile de me promener sur la route en utilisant un G.P.S ou en suivant des indications écrites lorsque je me rends à un endroit pour la première fois plutôt que d’y aller à l’aveugle. J’évite ainsi les distractions en réduisant la possibilité de me tromper de chemin et de tourner en rond. Je suis plus relax, je profite de la route et j’écoute ma musique. Bon, peut-être que si vous habitez ou travaillez à Montréal c’est une autre paire de manche, mais dans ma petite réalité rurale, ça le fait bien, j’vous l’assure!

Bref, lorsque j’ai compilé les chiffres, je me suis rendu compte que 2016 a été une très bonne année pour moi d’un point de vue de l’épargne et de l’augmentation de ma valeur nette. Je dirais même que c’est une année exceptionnelle. De temps en temps, ça fait du bien d’en avoir une. Champagne!

Placements boursiers :

Au niveau de mes placements boursiers, j’ai déjà surpassé mon objectif annuel de 16 000$. À ce jour, j’en suis rendu à un peu plus de 16 500$.

De ce nombre, j’ai mis environ 6000$ dans mon REER et 10 500$ dans mon CELI. J’ai acheté des titres d’entreprises américaines (REER) et d’entreprises canadiennes (CELI) versant des dividendes en croissance.

Pour le moment, la moyenne des dividendes est de 3,6% avec une croissance moyenne des dividendes de 11,4% annuellement. Bien entendu, le tout est pondéré au prorata, donc en proportion du pourcentage que représente chaque titre dans mon portefeuille. Globalement, je vise davantage un dividende moyen autour de 4%. Ceci étant dit, au moment de rédiger cet article, beaucoup de titres se transigent à un coût par action assez élevé et j’ai récemment acheté quelques titres versant un plus faible dividende. C’est principalement pour ces deux raisons que je suis un peu en-deçà de mon objectif de 4%. Néanmoins, c’est tout de même compensé par une assez forte croissance globale des dividendes. Au final, j’ai quand même atteint le 972$ par année de revenus passifs! Hourra! Champa… Non ok, il ne faut pas abuser quand même!

portefeuille-maxime

Si j’additionne le tout, j’en suis rendu à 18 000$ dans mon REER et 31 000$ dans mon CELI pour un grand total de 49 000$ en placements boursiers. De cette portion, j’ai 27 000$ qui sont des actions à dividendes US et CAN que je gère moi-même et j’ai 22 000$ d’autres placements dans des fonds communs typiques avec un conseiller financier. Pour le moment, ça me convient. Plus tard, on verra! Ceci étant dit, c’est probablement une question de temps avant que je rapatrie ces placements-là. Je sais que les frais de gestion sont élevés et que je me prive d’un revenu de dividende à réinvestir. Par contre, ça fait seulement depuis septembre 2015 que j’ai commencé à investir par moi-même, alors j’ai peu de vécu et d’expérience en ce sens. Je crois que ça prend quand même un temps avant de trouver sa zone de confort et pour parfaire son éducation boursière. Je ne veux pas brusquer les choses en ce sens, alors j’avance prudemment, dans cette jungle, en évitant les serpents venimeux et les aborigènes.

Mon objectif, pour les trois prochaines années, est d’avoir un grand total de 100 000$ en placements boursiers. Pour ce faire, je devrais donc épargner encore un peu plus de 16 000$ par an. Ceci étant dit, je suis bien conscient qu’un crash boursier peut survenir à tout moment, surtout dans un marché bull qui s’étire, et que cela peut temporairement grandement décimer mes épargnes, mais cela ne m’effraie pas dans la mesure où mes dividendes vont continuer d’entrer, de croître et d’être réinvestis, que je vais pouvoir en profiter pour acheter des titres à rabais lorsque le crash ou la correction boursière surviendra et que des mauvaises années seront compensées par desbonnes. Alors, au final, même s’il y a de la volatilité, sur le long terme, en étant discipliné et en restant calme dans les moments plus difficiles, je devrais toucher le rendement moyen historique de la bourse (6-7%) plus mes dividendes (3-4%) et arriver quand même à atteindre mes objectifs. Du moins, je pense que j’ai l’étoffe, la personnalité et un bon mental pour résister aux montagnes russes sinon, le cas échéant, je ne m’y risquerais pas.

Mon objectif ultime reste tout de même de vivre d’un revenu passif provenant à 100% de dividendes. Pour ce faire, je me donne un horizon de 15 ans. Il en reste présentement 14 et je vise donc à m’y rendre avant mes 40 ans! Si je devais chiffrer cet objectif, je pense qu’en atteignant un pécule d’environ 600 000$ et qui me verse 24 000$ en dividendes annuellement, en croissance de 8-10% par an, majoritairement dans un compte CELI (non imposable), je pourrais bien en vivre.

Immobilier :

Au niveau immobilier, cette année, j’ai allégé mon hypothèque de 6500$. En fait, j’ai effectué 12 remboursements mensuels de 375$ en capital + un versement supplémentaire de 2000$. Ce qui est dommage, c’est qu’en ce moment, en étant au début de mon terme hypothécaire, je verse presque autant d’intérêts que de capital à mon institution financière!

Comme je l’ai mentionné dans mon premier article, j’y parviens surtout grâce aux revenus de location que me procure mon autre petite maison ainsi qu’au loyer que ma copine me verse. Autrement, je ne serais pas en mesure d’être aussi efficace sur les deux tableaux, c’est-à-dire de pouvoir placer autant d’argent en bourse tout en remboursant mon hypothèque aussi rapidement.

Par exemple, j’aurais beaucoup moins de liquidités pour investir si j’avais acheté une grosse maison dispendieuse dans laquelle j’habitais seul! J’ai transformé ce qui est un gros handicap pour plusieurs personnes (i.e. une grosse maison dispendieuse à faire vivre) en un atout majeur (deux belles petites maisons et des revenus de location provenant de celles-ci). Je ne vis pas dans un château, même si on pourrait presque se croire dans le conte de la belle et la bête lorsque je sors avec ma copine, mais j’ai un grand boisé, une micro érablière, aucun voisin à proximité et une magnifique vue sur le lac que plusieurs pourraient envier. Bref, c’est parfait pour moi! Avoir plus grand, ne me rendrait pas plus heureux, même moins probablement avec tous les travaux et les tâches ménagères supplémentaires que ça engendrerait. Par ailleurs, en étant un peu isolé dans les bois, je suis à l’écart du jugement, de la pression et de la compétition que les résidents de la rue se livrent volontairement ou pas (beau gazon, grosse piscine, gros garage, entrée asphaltée, haies de cèdres, etc).

Terrain :

Récemment, j’ai décidé de faire l’achat du terrain boisé contigu au mien. C’est un terrain qui a une valeur marchande d’environ 30 000$ et que j’acquiers au coût de 16 000$. Pour la question du prix, pour être totalement transparent, c’est un membre de ma famille qui me vend le terrain, alors ça explique l’aubaine. Je suis chanceux, je le sais. En même temps, on fait sa chance!

Pourquoi cet achat? Premièrement, l’emplacement dans quartier familial en développement est excellent donc le terrain continuera de s’apprécier, deuxièmement ça me permet d’agrandir mon nombre d’entailles pour ma cabane à sucre et d’ainsi augmenter sa valeur, troisièmement ça m’assure de ne jamais avoir de voisin immédiat, quatrièmement je vais avoir un terrain entièrement payé dans quelques années si jamais je veux me construire une autre maison et cinquièmement, ça diversifie mes actifs et mes placements! Pour moi, c’est un bel ajout.

Cette année, je n’ai que 2000$ à débourser. Les paiements se feront ainsi, échelonné en versements égaux pendant les 7 prochaines années, jusqu’au remboursement complet. Du coup, cette transaction, à elle-seule, me permet d’augmenter ma valeur nette de 14 000$ (valeur marchande – prix payé).

Je ne prévois pas d’autres frais associés au terrain, si ce n’est que les honoraires de la notaire (non récurrents) ainsi que les taxes municipales et scolaires que j’aurais à débourser qui sont de l’ordre d’environ 400$ annuellement.

Augmentation de ma valeur nette -2016 :

Voici le topo de l’augmentation de ma valeur nette pour l’année en cours :

Placements boursiers : 16 500$ – 42%

Remboursement hypothécaire : 6 500$ – 17%

Remboursement achat terrain : 2 000$ – 5%

Gain valeur marchande terrain : 14 000$ – 36%

Augmentation de ma valeur nette: 39 000$ – 100%

Les placements boursiers proviennent à 100% de mon épargne (16 500$).

Le remboursement hypothécaire provient à environ 55% de mes locataires, et 45% moi (3000$).

Le remboursement pour le terrain provient à 100% de mon épargne (2000$).

La portion à laquelle j’ai contribué, grâce à mes épargnes, est la suivante :

16 500$ + 3000$ + 2000$ = 21 500$

Donc, en 2016, ma valeur nette a considérablement augmentée! C’est en bonne partie grâce au «deal» que j’ai fait à l’achat du terrain et qui sera non récurrent, mais même en faisant abstraction de cela, c’est une belle progression de mon point de vue, en proportion de mon revenu et de mes capacités financières.

Valeur nette totale – à jour:

Voici le topo de ma valeur nette totale :

Placements boursiers : 49 000$ – 49%

Maisons : 32 000$ – 32%

Terrain : 16 000$ – 16%

Liquidités : 3 000$ – 3%

Valeur nette totale : 100 000$ – 100%

J’ai finalement atteint le 100 000$ de valeur nette! Je considère que c’est quand même un bel exploit pour moi à ce stade. En mettant les bouchées doubles et en continuant de progresser ainsi avant mes 30 ans (seuil psychologique), j’ai l’impression que je me donne beaucoup de latitude et de marge de manœuvre pour la suite des choses. Je vais ressentir les effets bénéfiques de l’intérêt composé bien avant bon nombre de gens qui vont s’y prendre sur le tard et qui devront faire des cotisations astronomiques pour arriver à se monter un fond de pension acceptable pour leur retraite. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi les gens se sentent obligés de travailler jusqu’à 65 ou 70 ans, alors que, physiquement, les plus belles années de notre vie, pour en profiter pleinement, sont probablement entre la 20 aine et la 50 aine.

Progression :

Lorsque je regarde mon bilan et ma progression, même si ça ne paraît pas toujours au quotidien et que ce n’est pas tape-à-l’œil, il est incontestable que, petit à petit, j’améliore ma condition et ma situation financière.

Il y a à peine un peu plus de 3 ans, j’étais encore aux études, je vivais en appartement ou chez mes parents et j’avais quelques placements boursiers gérés par un planificateur financier (+/- 20 000$), mais sans plus!

Maintenant, j’ai un travail stimulant, je possède 2 maisons sur un grand terrain boisé, 1 lac, 1 cabane à sucre, 1 second terrain et j’ai près de 50 000$ en placements boursiers, dont j’en gère une bonne partie moi-même, et qui me rapportent des revenus passifs de dividendes.

Je suis passé d’étudiant à travailleur, de locataire à propriétaire et d’investisseur passif à investisseur actif! Je m’occupe de mes affaires.

C’est une belle progression et ça ne fait que commencer. Pourtant, je suis loin d’être la personne la plus extravertie et entrepreneure qui soit, bien loin de là. J’ai plus le profil du « gars du sous-sol ». Disons que je suis loin d’être le bipède le plus sociable des environs, mais c’est à force de coup de pied au cul qu’on avance dans la vie et je m’en suis donné plusieurs au fil des ans pour faire face au gens et aux situations! Par ailleurs, je crois beaucoup en l’importance d’avoir, à l’occasion, des discussions franches, constructives, de faire valoir ses idées, ses attentes et ses besoins envers son entourage, d’avoir un minimum de caractère pour ne pas se laisser manger la laine sur le dos (i.e. tout accepter de tout le monde tout le temps) tout en ayant la capacité de négocier et de formuler des requêtes lorsqu’il le faut. Dans mon cas, ce ne sont pas des comportements qui sont innés et les institutions d’enseignements nous conditionnent à l’inverse, mais je travaille à les développer et ça m’a bien servi dans la dernière année de m’affirmer davantage, même si j’ai déplu à certaines personnes en brisant le moule du « petit gars obéissant et docile ». Remarquez, c’est peut-être mon petit côté génération Y…

Par contre, dans mon parcours, je demeure quand même prudent, c’est-à-dire que je chemine un pas à la fois et je prends seulement des bouchées que je suis capable d’avaler. J’évite ainsi de faire de faire un gros placement risqué qui est au-dessus de ma tête, de mes connaissances, de mes capacités financières et qui pourrait tout faire s’écrouler. Je me tiens loin des « all in » que ce soit en bourse ou ailleurs. Ça revient aux principes de gestion et tolérance du risque et de diversification. J’en suis encore à un stade où ma pyramide est fragile et je dois continuer de bien façonner la base, avant d’y construire un autre palier. Lors de ma prise de décisions, je dois donc éviter les erreurs stupides tout en étant bien conscient de mes forces et de mes faiblesses, de ce que j’aime ou pas.

À moyen terme, dans le domaine du « peut-être », j’en suis à regarder la possibilité de m’associer avec mon père pour développer un projet de valorisation d’un terrain en zone agricole. En résumé, c’est possible qu’on achète un lopin de terre pas trop cher, qu’on le défriche tout en revendant le bois, qu’on se fasse un champs, qu’on y installe une petite écurie et quelques bâtiments dans l’optique d’en faire une fermette et de revendre le tout à profit une fois que nous aurons créé de la valeur! C’est encore très embryonnaire et ce n’est pas encore rendu au stade de projet, mais c’est dans les cartons, alors on verra bien ce que ça va donner en temps et lieu si ça se concrétise. Cet hiver, j’aimerais aussi relever le défi d’écrire un livre pour le plaisir de l’exercice et sans vraiment d’attentes.

Globalement, c’était le résumé de mon année 2016 sur le plan de mes finances personnelles. J’espère que ça saura vous donner un peu de motivation pour continuer à avancer dans vos projets respectifs et cheminer vers la liberté financière!

En terminant, pour finir ça avec une touche d’humour (un peu tordu), je vous laisse avec un extrait du livre le retour du barbier riche qui m’a fait sourire : « Je suis heureuse d’avoir une belle cuisine, c’est juste que je ne peux plus me payer de nourriture. »

Bon succès.

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