Les gens qui s’intéressent au mouvement « early retirement extreme » sont-ils des gens plus compétents, cultivés et intéressants que la moyenne?

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Depuis 3 ans maintenant, je me suis lancé dans cette idée « folle » d’atteindre la liberté financière en 12 ans (peu importe l’âge qu’on a). J’ai commencé tard… à 33 ans, ce qui m’amènera à prendre ma retraite à 45 ans.

C’est déjà bien avant la majorité des gens!

Au fil de ces années, j’ai eu la chance de discuter avec des gens très intéressants, chose qui malheureusement m’arrive peu dans la vie réelle (travail, transport en commun…).

De façon générale, j’ai toujours été entouré de collègues qui connaissaient bien leur travail, les joueurs et statistiques de hockey ainsi que les quelques shows télévisés à la mode mais qui devenaient rapidement franchement ignorants dès qu’on sortait de ces quelques sujets populaires.

Lorsqu’ils disent qu’ils FONT des rénovations par exemple, ce qu’ils veulent vraiment dire c’est qu’ils paient quelqu’un qu’ils regardent faire leurs rénovations. Lorsqu’ils disent qu’ils ont posé leurs pneus d’hiver, réparé leur plomberie qui fuit, pelleté leur entrée ou encore fait des travaux extérieurs autour de la maison, ce qu’ils veulent réellement dire, c’est qu’ils ont payé pour avoir une foule variée de gens qui sont venus faire tout ça à leur place.

Je ne juge pas. À chacun ses intérêts. Mais, ce dont je me suis rendu compte c’est que j’étais « spécial »?! Bizarre?! Moi, je préfère apprendre à faire les choses moi-même pour 2 raisons. La première, ça développe ma débrouillardise et ma richesse intellectuelle. La seconde, je préfère travailler pour épargner afin de prendre ma retraite jeune que de travailler pour payer quelqu’un pour qu’il travaille pour moi.

Et si j’ai le malheur de sortir des sentiers battus et de parler de Freud, Marx, Voltaire, Platon… même des oeuvres de Jules Verne diantre… ou encore si j’ai le malheur de parler de civilisations anciennes, d’astronomie, du cycle de précession des équinoxes, des différentes théories de l’apprentissage dont notamment le behaviorisme de Pavlov et le conditionnement opérant de Skinner qui ont façonné nos écoles… oufff je n’obtiens généralement que des yeux ronds.

Et c’est là où cette citation d’un homme riche (je ne me rappelle plus lequel) prend tout son sens :

Travailler? C’est pour les cons!

Jacob Lund Fisker vient de publier un article très intéressant dans lequel il nous rappelle notamment que pour atteindre la liberté financière il faut simplement résoudre l’équation suivante (j’adore sa capacité à simplifier les choses) :

Dépenses annuelles < 3% des épargnes accumulées

Wow! Je ne vois pas comment simplifier davantage la liberté financière.

Dans son article, il parle aussi de cela… des gens intéressants et du fait qu’on en retrouve des masses parmi les jeunes retraités.

Depuis ces 3 ans, je me suis rendu compte que les gens qui sont intéressés par ce qui est devenu « notre » voyage vers la liberté financière, sont généralement des gens qui ont une capacité de remise en question supérieure à la moyenne. Ils ont des compétences ou connaissances variées sur une foule de sujets. Ils sont souvent autodidactes et/ou très débrouillards. Ce sont aussi des gens qui affrontent et prennent en charge les situations et finalement, ce sont des gens « lettrés » qui lisent ou s’instruisent beaucoup.

Tous n’aiment pas nécessairement travailler de leurs mains, mais ils savent où sont leurs forces et ils savent les maximiser.

Il n’est pas étonnant que plusieurs de ces gens avec qui j’ai eu la chance d’échanger soient des programmeurs analystes, des analystes financiers, des comptables ou des ingénieurs. Et s’ils ne l’étaient pas, ils auraient certainement pu l’être car ils en possédaient toutes les compétences essentielles.

Plusieurs ont des salaires supérieurs mais rares sont ceux qui gagnent vraiment la palette… Je pense qu’ils sont comme moi conscients qu’il devient souvent contre-productif comme salarié de gagner plus à partir d’un certain niveau de revenus. Faire 25 heures de plus par semaine pour avoir l’air « engagé » pour gagner 10,000$ brut de plus vaut-il la peine?

Bizarrement d’ailleurs, j’ai connu peu de travailleurs autonomes intéressés par la chose. Probablement parce qu’ils sont si passionnés par leur domaine qu’ils ne se voient jamais arrêter.

Pour atteindre la liberté financière rapidement, tous ces gens ont mis en place un système, ils se sont définis des objectifs généralement clairs et ils ont aussi compris que ça prenait de la discipline (le plus difficile).

Je voulais seulement dire au fond que de me lancer dans ce voyage m’aura permis de discuter ou même entretenir des relations virtuelles avec des gens plus « intéressants » que la moyenne. Évidemment, je base ceci sur mes propres champs d’intérêt!

N’empêche que si un jour j’avais à bâtir une équipe pour résoudre un problème complexe ou pour prendre en charge un projet d’envergure, je sais que ces gens seraient des candidats tout indiqués pour y arriver.

Et si j’avais à me perdre dans le bois ou à m’échouer sur une île déserte, je préférerais le faire avec ce type de personne. Je pense que nos chances de survie seraient plus élevées…

Image courtesy of digitalart at FreeDigitalPhotos.net

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