Se libérer financièrement en incarnant l’homme idéal de la renaissance?

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Récemment, j’ai brièvement expliqué les concepts de base du mouvement « early retirement extreme » et j’y faisais mention de deux approches qui devaient être mise en place simultanément pour maximiser l’atteinte de nos objectifs de liberté financière à un jeune âge et se prémunir au maximum de tout événement futur qui pourrait avoir une indidence grave sur les rendements d’investissement ou sur la structure même de la société, car malgré tous nos efforts d’épargnants et malgré qu’on puisse penser qu’ils n’oseraient jamais faire cela, les gouvernements peuvent décider de réduire nos efforts à néant ou presque comme c’est arrivé en Grèce et comme c’est arrivé en Argentine il n’y a pas si longtemps. L’inflation non contrôlée peut arriver aux mêmes résultats aussi efficacement.

D’ailleurs, toutes les politiques mises en place par les différents gouvernements dans le but de contrôler les marchés (jouer avec les taux, les règles régissant les fonds de pension et les règles hypothécaires notamment) sont des mesures qui ont une incidence directe sur le rendement de nos épargnes, la valeur de nos actifs, l’âge de notre retraite et notre pouvoir d’achat. Elles sont plus discrètes que de prendre directement 20,000$ dans votre compte bancaire par exemple. Mais, y a-t-il réellement une différence entre prendre 20,000$ dans votre compte bancaire et retrancher 20,000$ sur la valeur de votre maison ou encore vous faire perdre la clause d’indexation sur votre fonds de pension ou augmenter vos cotisations au RRQ?

Les subtilités politiques

La politique, c’est souvent l’art d’user de subtilité pour voler la foule sans que la majorité s’en rende compte… De là l’importance d’avoir une foule pas trop éduquée financièrement… Ça rend les choses plus faciles.

Et même moi qui travaille en finance, là où on croirait que les gens sont éduqués financièrement, je constate depuis plusieurs années que c’est loin d’être le cas.

2 approches pour se libérer

Les deux approches permettant de se libérer sont donc :

1. Se libérer du capital par le capital

2. Se libérer du capital par sa richesse intellectuelle et sa débrouillardise

Le premier est relativement simple à faire. Il suffit de réduire sa consommation, de dépenser moins que ce que l’on gagne, d’épargner beaucoup, d’investir le tout et d’attendre que les revenus d’investissement deviennent égaux ou supérieurs aux dépenses. Quand on l’a bien compris et assimilé, il suffit de mettre le système en place et de s’y soumettre.

Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais, selon notre niveau « d’extrêmisme », on peut y arriver en 5 ans, 10 ans, 15 ans… 30 ans ou jamais… J’ai d’ailleurs partagé dans cet article un calculateur qui permet d’approximer en combien de temps on peut atteindre la liberté en fonction de notre taux d’épargne et de dépense. Pour moi, c’est en 12 à 13 ans environ car je veux maintenir un niveau de vie « normal » et offrir à mes enfants un cadre « normal » et sain (i.e. habiter une maison unifamiliale en banlieue notamment). Ces choix me coûtent cher en temps et je suis actuellement à les remettre en question pour tenter de me retirer encore plus tôt.

Je crois qu’il est maintenant temps d’aborder l’autre aspect tout aussi technique, voire même davantage technique, mais tout aussi important de l’idéal de l’homme de la renaissance car il permet de se libérer du capital lui aussi, mais d’une toute autre manière plus philosophique et opérationnelle.

Incarner l’homme de la renaissance

Qu’est-ce que ce charabia d’homme de la renaissance?

The ideal embodied the basic tenets of Renaissance Humanism, which considered man the centre of the universe, limitless in his capacities for development, and led to the notion that men should try to embrace all knowledge and develop their own capacities as fully as possible (tiré de l’encyclopédie Britannica)

En gros, l’idéal de l’homme de la renaissance confère à l’homme des qualités exceptionnelles et explique que l’homme ne souffre d’aucune limite dans sa capacité à développer et à se développer et qu’en conséquence, l’idéal à poursuivre serait de constamment chercher à tout apprendre et à en apprendre davantage sur tout. Bref, l’homme a la capacité d’être débrouillard, de comprendre et étudier le monde qui l’entoure et de modifier son environnement pour l’adapter à lui-même alors il a le devoir de développer cette capacité, ne serait-ce que dans une optique de survie de l’espèce.

Car, si on s’éloigne un tant soit peu de notre je-me-moi et qu’on se projette dans l’avenir, on se rappellera que d’ici au maximum quelques milliards d’années, le soleil englobera la terre et bien avant, il sera si chaud qu’il détruira littéralement notre couche d’ozone si on ne l’a pas fait avant.

Ce savoir, nous l’avons. Le jugement dernier n’est pas qu’utopique, il arrivera dans les faits. Nos ancêtres qui étudiaient les cycles et les étoiles le savaient ou l’anticipaient. Nos astronomes l’ont confirmé. Les étoiles suivent un cycle de vie et notre soleil n’est pas éternel.

D’ici là, tant de choses peuvent mettre en péril l’humanité, mais je crois qu’à défaut de savoir pourquoi nous existons et pourquoi nous sommes conscients de notre être, il faut garder en tête que tout cela pourrait bien avoir une fin si on ne résoud pas rapidement ce problème en apparence insoluble.

L’objectif ultime donc, si on à l’intention de voir notre espèce survivre et prospérer, sera de quitter la planète et ce système solaire au plus sacrant pour établir des colonies autre part… ou alors la race humaine s’éteindra inéluctablement.

Mais revenons à notre je-me-moi car je m’égare dans un avenir qui ne nous concernera pas de notre vivant, ni de celui de nos enfants.

À quoi ça sert de devenir une machine à apprendre?

Bon… on vit au 21è siècle, à une époque historique de surconsommation… les gens (occidentaux) veulent se divertir, passer leurs journées à jouer et à perfectionner leur apparence et l’apparence de toute chose qui les entourent.

C’est, selon moi, une époque de grande tristesse intellectuelle collective. Bien sûr, « on » continue à découvrir des choses, de faire évoluer la technologie mais l’homme du commun s’appauvrit-il intellectuellement? Est-il si peu intelligent qu’il ne se rend pas compte qu’il est en train de chier là où il mange en passant son temps à détruire la planète pour le profit?

Car, il apparaît en effet que l’homme individuel d’aujourd’hui est généralement moins débrouillard que nos grand-mères et grand-pères et arrière grand-mères et arrière grand-pères l’étaient. Les livres prennent la poussière dans les bibliothèques alors que le vidéo d’un chat qui flush une toilette est vu 1 milliard de fois… ça en dit long sur nous.

Il faut dire que les grandes cies font tout pour nous décourager de réparer les choses. Ils créent des outils spéciaux qui ne sont pas en vente libre et rendent l’accès à des composantes complexe (voiture, appareils électroniques). Souvent, si les pièces de rechange sont disponibles, elles coûtent presque aussi cher que de racheter un item similaire neuf. Alors pourquoi apprendre à les réparer?

L’homme occidental d’aujourd’hui a comme idéal celui d’être un éternel adolescent qui veut se faire prendre en charge (par ses parents, par le gouvernement et par les corporations) et s’adonner aux plaisirs par le jeu, par l’auto-perfectionnement esthétique de son corps et par la séduction aussi. Ses jeux n’ont plus de limites (sports extrêmes notamment), la séduction et la sexualité débridée en a-t-elle?  Et il le fait selon une approche totalement non-viable à long terme : l’endettement.

À ce sujet, je vous suggère l’article suivant qui j’espère vous fera réaliser l’urgence d’agir :

La population des êtres vivants vertébrés en chute (extinction) de plus de 68% en 42 ans 

Court extrait :

Cette année, l’humanité vit «à crédit» depuis le 8 août, c’est-à-dire qu’elle avait déjà consommé à cette date la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an, selon l’ONG Global Footprint Network. En 2015, ce jour était survenu le 13 août, et en 1970, le 23 décembre.

L’intelligence de comprendre l’intérêt composé

Sommes-nous si peu intelligents pour comprendre ce qu’est l’intérêt composé sur l’endettement? C’est pourtant l’une des plus simples et à la fois des plus grandes lois de l’univers. Elle se manifeste à travers l’épargne, mais aussi à travers l’inflation, notre empreinte écologique et pèse sur les générations futures de par nos actions répétitives autant que de par notre inaction.

Cet article aurait du se trouver en première page du journal… mais on le relègue aux faits divers. Si ça ne se passe pas dans ma cours, je ne me sens pas trop concerné… « Le Canadien as-tu gagné hier? »

Warren Buffett parlait notamment de l’intérêt composé dans notre sexualité en ces termes : « ce n’est pas tant avec qui tu couches qui est un problème en soi, mais avec qui ces gens ont couché et avec qui les gens avec qui elles ou ils ont couché ont couché et ainsi de suite… » Au final, en ayant quelques partenaires, on pourrait bien avoir été exposé aux MTS du quart de la planète… Les gens ne réfléchissent pas à cela et rationnalisent en se disant « c’est juste arrivé une fois » ou encore « elle est propre de sa personne »…

L’intérêt composé est une loi universelle et la stupidité peut en effet faire de l’intérêt composé et se réinvestir tout comme on peut investir notre argent et les dividendes rapportés par notre argent.

L’homme stupide dans ses comportements transmet ses comportements aux générations futures et les corporations renforcent ces comportements à grand coup de publicité autant que les gouvernements à travers le système scolaire et les lois influencées par les lobbyistes de toutes sortes car c’est dans leur intérêt à court terme de le faire (profit). Ceci est en partie le résultat du fait que le capitaliste peut posséder davantage de richesse et de pouvoir que le gouvernement d’un état, remplaçant aussitôt l’apparente démocratie en oligarchie commerciale (le régime réel dans lequel nous vivons), mais je crois que nous avons tous aussi une responsabilité face à nous-même et à notre planète.

Car, il y a l’éducation qu’on donne à un homme et celle qu’il se donne à lui-même.

Combien de femmes de 25 ou 30 ans ne savent pas faire cuire un oeuf (ça s’applique aux hommes aussi)? Combien d’hommes ne savent pas changer les freins sur leur voiture, remplacer une fenêtre, refaire leur toiture, réparer la plomberie, le lave-vaiselle, le frigidaire etc etc etc (ça s’applique aux femmes aussi)… On sait par contre téléphoner pour que quelqu’un le fasse à notre place.

Combien paient 70$ plus taxes pour faire venir un technicien pour visser un fil derrière leur TV (installer le câble). Sérieusement, c’est juste ça qu’il fait le gars… visser un fil et brancher un ou deux câbles HDMI sur la nouvelle boîte… Ça me fait rire chaque fois et je me dis que si je perds ma job, je peux être payé 70$ de la demi-heure à visser une coupe de fils… en devenant sous-traitant d’un des grands câblo-distributeurs. Un ancien ami à moi à lâché son BAC en administration aux HEC pour se lancer dans cette business lorsqu’il avait 21 ans et qu’il l’a réalisé après avoir fait venir un « technicien » chez lui. Il s’est muni d’une flotte de camion et a engagé des « techniciens »…

Combien de gens laissés à eux-mêmes sur une île ou au milieu des bois survivraient plus de 30 jours aujourd’hui vs il y a 100 ans? Écoute, si t’es pas capable de visser un fil derrière une TV, je ne te donne pas longtemps à vivre s’il n’y a plus de supermarchés demain…

Il serait intéressant de faire cette étude.

Savoir se faire bronzer et avoir des peck d’acier, savoir décorer un appartement et agencer des couleurs de peinture ou de vêtements… tout cela ne sert à rien en mode survie.

Sommes-nous dépendant des corporations infantilisantes?

Nous sommes devenus dépendants de corporations qui nous infantilisent et font tout pour nous en échange de notre « argent » (lire ici notre temps).

L’homme d’autrefois prenait plaisir à fabriquer ou réparer quelque chose de ses mains. En démontant un objet, on apprend comment il fonctionne, on découvre pourquoi il ne fonctionne pas, on peut le réparer, on développe sa richesse intellectuelle, sa confiance en soi et sa fierté et en plus on économise beaucoup d’argent.

Faire les choses soi-même pour épargner

J’ai personnellement énormément appris sur le monde et les choses qui m’entourent en les réparant et j’ai sauvé énormément d’argent en faisant les choses moi-même aussi.

Par exemple, un couvreur chargeait 8000$ plus taxes plus les fameux imprévus pour changer ma toiture.

Pour 3200$ taxes incluses j’ai réglé les soi-disant imprévus et installé des matériaux de meilleure qualité. J’ai payé la bière et la pizza aux parents et amis qui m’ont aidé et en tout, ça nous a pris 3 jours. J’ai ensuite rendu le même service à ces amis alors ajoutons encore un 6 jours de service.

Faire les choses soi-même renforce aussi l’esprit d’entraide, les amitiés et le sentiment de communauté.

On y gagne sur tous les plans, sauf  un… j’ai « perdu » 6 jours à faire cela diront certains. Mais ceux qui diront cela pensent en 2 dimensions.

Moi je dirais plutôt que j’ai gagné 6000$ (8000$ plus taxes moins mon coût à 3200$ sans compter les inévitables imprévus) d’argent net, ce qui représente pour moi au moins 40 à 50 jours de travail, sans compter l’intérêt composé que cet argent investi me rapporte et je gagne plus que la moyenne…

Multiplions cet exemple par les centaines d’exemples que j’ai accumulé dans ma vie grâce à ma débrouillardise et c’est en grande partie de cette façon qu’on peut réduire le temps pour lequel un homme doit travailler pour l’argent. Moi j’ai clairement économisé des années de travail en faisant les choses moi-même.

Évidemment, apprendre à faire les choses demande du temps et de l’investissement personnel dans sa propre éducation.

Prenons une autre cas de ma vie en exemple. Je voulais un jour télécharger les données boursières de toute la bourse au complet pour faire des analyses dans un logiciel appelé Metastock (logiciel d’analyse technique).

Je pouvais payer (très cher et sur une base mensuelle) pour ces données ou encore, Yahoo Finance pouvait me les fournir gratuitement. Le hic, c’est que toutes les données étaient disponibles sur Yahoo Finance, mais allais-je devoir les rentrer à la main dans Metastock (les données OPEN, CLOSE, VOLUME, HIGH, LOW) de chaque jour pour chaque compagnie depuis 30 ans? Oh la la… j’allais en avoir pour toute une vie!

Mes options étaient les suivantes :

a) payer

b) rentrer tout à la main

c) oublier ça

d)… réfléchir et apprendre

Quand je me retrouve face à un nouveau problème, je choisis généralement l’option « d ».

J’ai donc analysé la situation. Grâce à Yahoo Finance, je pouvais rechercher un titre et sortir en fichier .csv le prix quotidien du titre sur une période de 30 ans et télécharger ce fichier qui pouvait être ouvert par Microsoft Excel.

J’ai analysé la structure du lien hypertexte de Yahoo pour créer un code me permettant d’envoyer des requêtes automatiques et j’ai découvert que la structure était simple.

Eureka! Il ne me restait plus qu’à entrer à la main le symbole de tous les titres boursiers listés et de programmer une simple application Excel (VBA) qui allait automatiser les requêtes, télécharger les .csv et ensuite, comme ces fichiers étaient formatés de façon standard, il ne me restait plus qu’à coder quelques lignes pour replacer l’information dans le bon ordre pour Metastock qui lui, disposait d’une fonction « import » qui pouvait importer des données .csv si les données étaient disposées dans l’ordre requis par le logiciel.

J’ai passé trois jours à coder mon application et elle m’a servi durant des années, gratuitement! (Malheureusement je n’ai jamais eu confiance en l’analyse technique suffisamment pour investir mon argent selon cette approche)

Comment j’ai réussi? Bien sûr, je savais coder. Mais pourquoi savais-je coder? Parce que j’ai pris des cours d’informatique? Non! Parce que dans le passé, je me suis retrouvé face à un problème qui nécessitait l’apprentissage de la programmation…

Les connaissances aussi font de l’intérêt composé

Les connaissances aussi peuvent faire de l’intérêt composé et servir à différents usages. Au fur et à mesure qu’on développe ses connaissances générales, faire face aux imprévus et aux problèmes devient de plus en plus facile.

Et grâce au cumul de toutes ces connaissances, j’arrive à resortir du lot et à obtenir des promotions sans posséder les diplômes nécessaires aux emplois que j’occupe parce que j’ai compris que dans la majorité des professions, on utilise à peine 5% de ce qu’on a appris durant notre Bac, maîtrise etc…

Voilà mon plus grand secret pour obtenir des promotions, une grande capacité à analyser, faire des liens, résoudre des problèmes et des connaissances générales vastes dans des domaines pratiques et variés. Tu ajoutes à ça une grande confiance en soi qui repose sur ces solides connaissances variées, une bonne aptitude à communiquer verbalement ou par écrit (grâce aux milliers de livre que j’ai pu lire dans ma vie) et à l’étude de la réthorique et des sophismes et te voilà armé d’un grand pouvoir, celui de dépasser de plusieurs longueurs l’homme du commun qui peuple notre société.

Évidemment cela ne s’applique pas à toutes les professions, mais vous seriez surpris de constater que ça s’applique dans la majorité. D’ailleurs, il existe d’habiles fraudeurs qui ont réussi à se hisser dans des postes de cadre de haute direction, d’avocat et même de médecin grâce à ce genre de personnalité. Au final, il n’y a généralement rien de sorcier à quoi que ce soit une fois qu’on en a compris les grands principes et les chaînes causales grâce au Fordisme et au Taylorisme qui ont envahi le marché du travail depuis plus d’un siècle. Voilà d’ailleurs pourquoi il sera facile pour des programmeurs ou même une intelligence artificielle de remplacer la majorité de nos emplois actuels au cours du prochain siècle.

Donc, dans l’état actuel des choses, développer sa richesse intellectuelle permet de se libérer du capitalisme et du servage de deux façons : ça permet d’éviter des dépenses et ça permet de s’ouvrir à des tonnes d’opportunités.

La richesse intellectuelle fait de l’intérêt composé comme la richesse monétaire.

Si mon emploi devenait obsolète dans le monde de demain, ma richesse intellectuelle m’assurerait une situation probablement supérieure à la moyenne malgré tout. Je pourrais me trouver relativement facilement un emploi dans un autre domaine, troquer mon savoir dans un monde sans argent et dans une situation catastrophe (fin de la société actuelle par un catclysme), si je survis, je saurais me construire un abri adéquat, quelles plantes manger en forêt, comment en cultiver, je saurai générer de l’électricité, construire des mécanismes et moteurs simples, un ordinateur à logique binaire (électrique ou pneumatique) au besoin en me grattant un peu le coco, m’orienter grâce aux étoiles, utiliser un sextan et une bousole etc…

Pourquoi? Parce que j’ai des connaissances de base mais suffisantes en survie (j’ai d’ailleurs écrit un guide sur le sujet que je prévois transformer en site web éventuellement), en mécanique (expérience et étude dans le domaine), en mécatronique (j’adore les robots), en informatique et programmation (j’adorais la logique de la programmation quand j’étais plus jeune), en astronomie (j’adore regarder le ciel), en arts martiaux et en art de la guerre (j’adore Sun Tzu notamment et j’ai pratiqué de nombreux styles d’arts martiaux) et je pourrais continuer cette liste pendant des pages…

Parlez-moi de relativité restreinte, de thermodynamique des fluides, du calcul des forces dans les structures, de résistance des matériaux etc… Je pense pouvoir tenir une conversation décente sur des centaines de sujets avec des tas d’experts.

Je ne cherche pas à me vanter. Là n’est pas le point. Je cherche à démontrer que la richesse intellectuelle se cultive, s’accumule, s’additionne et qu’elle permet d’accéder à des opportunités non-disponibles à d’autres.

Le savoir, c’est vraiment le pouvoir. Google en fait la preuve autant que toutes les agences de renseignements l’ont fait avant elle sinon encore plus.

Connaître des choses procure de la confiance en soi, réduit le stress face aux différents problèmes de la vie, permet de se sentir en puissance/utile.

Au final, chacun fait ce qu’il veut, mais entre la richesse monétaire et la richesse intellectuelle, je choisirais 100 fois sur 100 la richesse intellectuelle. L’argent part et vient. Le savoir lui, on ne peut pas te l’enlever sauf par la contrainte et la violence.

La technologie du 19e siècle était suffisante

Une dernière chose reste à discuter à ce propos. Jacob Lund Fisker l’a bien illustré dans ses propos. Selon lui, et j’ai tendance à être d’accord en grande partie, la technologie du 19e siècle était en très grande partie suffisante à l’homme du commun pour maximiser son bonheur.

Aujourd’hui, la majorité des améliorations faites aux objets n’offrent que peu de gains. Prenons l’exemple de l’ouvre boîte. Armé d’un ouvre-boîte du magasin à 1$ je peux ouvrir une conserve en quoi… 30 secondes. Ou alors, je peux travailler pendant deux heures pour accumuler l’argent nécessaire et aller m’acheter un ouvre-boîte électrique qui ouvrira une conserve en quoi… 30 secondes aussi.

Nous avons atteint le point d’inefficience dans de nombreux domaines et aspects techniques de nos vies. Et bien souvent, on dépense pour s’approprier des technologies cool mais qui n’apportent pas plus d’efficience et pas plus de bonheur mais qui se payent au gros prix en temps.

La nouvelle mode c’est de tout connecter et de vous suivre partout (cell, domotique, internet of things, réseaux sociaux). Vous payez littéralement pour vous faire espionner par de grosses cies qui ont compris que le savoir c’est le pouvoir. En étudiant l’homme et ses comportements à grande échelle, ces compagnies pourront réussir à le manipuler encore davantage (marketing).

Cool… mais pas si cool que ça… Si tu as l’intention de tirer un profit de l’étude de mon comportement, ne serait-ce pas à toi de me payer?

C’est comme ceux qui deviennent des hommes sandwich en portant fièrement des marques sur leurs vêtements payés à gros prix. Si tu veux faire de moi un commandité alors ne devrais-tu pas être le commanditaire? En d’autres mots, si tu veux que je te fasse de la pub, tu devrais me payer, pas le contraire…

Voici le genre d’inversion que les stratèges en publicité moderne ont mises sur pied durant le 20e siècle sans la collecte de données de masse. Que nous offrira le 21e siècle alors que les gens paient littéralement pour se faire étudier…???

Image courtesy of vectorolie at FreeDigitalPhotos.ne

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