Vivre maintenant ou épargner pour le futur?

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Combien de fois je l’ai entendu celle-là de la part de gens qui n’épargnent pas prétenduemment parce qu’ils préfèrent « vivre maintenant » que de prévoir leurs vieux jours. D’ailleurs, dans le passé je me suis moi-même souvent posé la question « Vaut-il mieux épargner pour le futur ou vivre maintenant? » Sauf que moi j’avais peut-être une définition bien différente de ce que veut dire le mot « vivre ».

Je ne sais même pas si je serai vieux un jour?

C’est l’argument le plus souvent exprimé par ceux qui n’épargnent pas pour leur retraite. Si je suis mort à 55 ans, alors pourquoi épargner pour mes vieux jours? Quoi de plus parfait comme argument pour se défiler car personne ne peut contredire cette affirmation… sauf peut-être Doc dans Back to the future qui pourrait prendre sa Dolorian et aller vous dire « coucou ».

Choisir de penser de cette façon, c’est choisir de paralyser la question et de se dire que puisqu’il m’est impossible de savoir si je serai en vie, alors vaut mieux penser que je ne le serai pas et brûler toutes mes ressources maintenant.

Il est clair que tout le monde peut se faire frapper par la foudre, mourrir d’un cancer ou d’une crise cardiaque ou dans un accident d’avion. Ces choses arrivent tout les jours et vous et moi ne sommes pas à l’abri. Mais, selon Statistiques Canada et l’étude de 2007-2009,  au Québec l’espérance de vie est de 79 ans pour un homme et 83 ans pour une femme.

Ainsi, malgré tout ce qui peut arriver, reste que la majorité des gens vivent tout de même actuellement bien au-delà de 60 ans et si on regarde les autres graphiques de StatCan, on se rend compte que la tendance lourde est haussière. Ainsi, en 1920, l’espérance de vie était de 59 ans pour un homme et 61 ans pour une femme. En 1950, 66 et 71 ans respectivement. Et la courbe continue de cette façon.

Je ne crois pas aux statistiques on peut leur faire dire tout ce qu’on veut

Oui, celle-là aussi je l’ai entendu souvent! Il y a tellement de gens bornés. Reste que c’est vrai que l’esprit humain manipulateur peut faire des études statistiques orientées… mais habituellement on le fait en faisant des inférences statistiques afin de chercher des relations de cause-à-effet, pas avec de la statistique descriptive.

Mais bon, cette statistique ne dit de toute façon qu’une seule chose : entre 2007 et 2009, les hommes vivaient en moyenne jusqu’à l’âge de 79 ans et les femmes jusqu’à l’âge de 83 ans. Elle ne dit pas combien de temps nous allons vivre et bien que la statistique soit utile pour décrire le passé, elle n’est en rien prédictive du futur.

Et c’est là que plusieurs continuent en disant : « oui mais nous on mange plus mal, on vit plus de stress, on vit dans un monde plus pollué avec des OGM etc… alors on ne vivra pas aussi vieux ».

Oui, quand on veut trouver des arguments pour justifier pourquoi on n’épargne pas, c’est facile d’en trouver et de se convaincre. Je pourrais dire que la médecine fait des progrès immenses chaque année, qu’on soigne des maladies autrefois incurrables, qu’on a réduit le taux de criminalité violente pour contredire cette affirmation.

Mais, au final, je ne peux ni confirmer, ni infirmer ces arguments, il faudra attendre le temps qui passe pour voir ce qui m’arrivera à moi.

Épargner pour ses vieux jours c’est d’avoir une vision optimiste du futur

On dit souvent de moi que je suis pessimiste.  J’anticipe beaucoup les embûches, les risques, les possibilités. Parfois ça paralyse mes actions et j’en suis conscient. Mais souvent, ça me pousse à chercher des solutions pour les contourner.

Malgré cette tendance pessimiste, je crois avoir une vision globale optimiste de l’avenir. Pourquoi? Parce que chaque année j’épargne 15,000$ ou plus que j’investis dans de grandes cies pour le long terme. Je le fais car je pense que dans 20 ou 30 ans d’ici notre société aura connu de la croissance. Je crois que malgré tous les risques auxquels nous sommes soumis (guerre, pandémie, astéroïde etc), notre société a toutes les chances de survivre au prochain siècle.

Et je crois que moi et les générations futures de ma famille ont plus à gagner de mes actions que de mon inaction dans ce contexte.

Je ne sais pas si je serai encore en vie à 65 ans, 80 ans ou plus. Mais, si je le suis, je veux être en position de bien vivre mes vieux jours et de laisser aux générations subséquentes de l’aide pour avoir une belle vie.

La science progresse chaque jour et parmi la multitude des possibilités qui existent en ce bas monde, il est possible que la regénérescence de notre corps fasse éventuellement partie des découvertes scientifiques majeures de notre époque aussi… qui saît?

L’expression « Vivre » est un concept abstrait

Je pense que lorsque les gens parlent de ce sujet, ils mêlent les cartes. « Vivre » n’est pas un synonyme de « dépenser » à ce que je sâche. On peut très bien vivre et contrôler ses dépenses. Je le fais, des tas d’autres le font aussi.

Évidemment, si « vivre » pour vous veut dire habiter une maison trop chère et trop grande, conduire une voiture luxueuse neuve tous les deux ans, voyager en première classe en avion et manger tous les jours dans de grands restaurants alors il est clair qu’on n’a pas la même vision de ce qu’est la vie.

Pour moi, vivre, ça veut dire donner un bisou à mon petit garçon, lui raconter une histoire le soir, jouer avec lui et le voir sourire. Ça veut dire passer du temps de qualité avec ma femme, me promener dans la nature, fabriquer des choses de mes mains, voir des amis, lire des livres écrits par des gens plus intelligents que moi etc etc etc..

Tout cela, les meilleures choses de la vie, ce sont essentiellement des choses gratuites.

Personnellement, je me fous de voyager avec une Toyota usagée avec des fenêtres à manivelles, surtout si je suis avec ma petite famille. Le temps que je passe avec eux vaut de l’or en barre… plus encore!

Et moi, c’est en cela que je me suis souvent posé la question savoir si je devrais vivre maintenant ou reporter à plus tard.

Je ne sais pas si je serai en vie à 45, 55, 65 ou 75 ans, mais si je le suis, je vais remercier le jeune homme que je suis aujourd’hui d’avoir eu la « clairvoyance » de penser au futur.

2 Comments

  1. Maxime

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