Vivre de ses dividendes : est-ce encore possible aujourd’hui?

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Vivre de ses dividendes, un flot de revenus passifs déposés dans son compte tous les mois, voilà le rêve de plus d’un d’entre nous! Non? Du moins, c’est mon rêve à moi. En fait, mon objectif est d’avoir un portefeuille qui génère au moins 15,000$ en revenus de dividendes pour mes 45 ans. Je ne demande pas la lune, pourtant, pour y arriver je dois épargner comme un déchaîné car je me suis fixé ce but à l’âge vénérable de 32 ans! Je me suis donc laissé un peu plus de 12 ans pour arriver à mes fins.

Robert Kiyosaki croit que je suis stupide

Certains, comme le célèbre Robert Kiyosaki, croient qu’aujourd’hui, investir à la bourse pour le long terme et donc penser pouvoir vivre de ses dividendes est une mauvaise idée. En fait, ce qu’il dit c’est que celui qui suit le principe suivant : va à l’école, trouve une bonne job, libère-toi de tes dettes, épargnes et investis dans le marché boursier pour le long terme (ce que moi je fais), se fera lessiver au cours des quelques années qui viennent parce qu’en 1971, Nixxon a fait quelque chose de très important : il a soustrait l’or de la politique monétaire. Désormais, depuis ce jour, l’argent n’est plus ce qu’il était.

Ainsi, selon lui, l’argent ne vaut plus ce qu’elle valait et celui qui travaille pour l’argent ne pourra que perdre. Depuis cette date fatidique, l’écart entre riches et pauvres se creuse sans cesse.

Que faire alors? Robert Kiyosaki nous dit : « Les riches ne travaillent pas pour l’argent. »

C’est d’ailleurs probablement la leçon la plus importante à retenir de son livre « Père riche Père pauvre ».

Les riches travaillent à se créer des actifs qui rapportent de l’argent. Ils n’échangent pas leur temps contre de l’argent. Voilà toute la différence entre un capitaliste et un salarié.

Le problème, c’est que quelque part au fond de moi, je ressens ce qu’il dit. Mon cerveau ne le comprend peut-être pas complètement, mais j’ai l’impression que 2008 n’était rien… De grands bouleversements nous attendent et le passé n’est pas garant du futur.

La situation dans laquelle le monde est plongé actuellement n’a aucun égal dans l’histoire de l’humanité. Personne ne sait réellement ce qui va se passer. On dirait que tout le monde est en attente. On se fait des scénarios, on s’imagine mille et une possibilités et d’ailleurs j’en entrevois des tas où la « démocratie » telle qu’on la connaît n’existera plus et où le rêve des Illuminati de créer un seul nouvel ordre mondial pourrait bel et bien devenir réalité grâce à la technologie comme outil de contrôle des masses et d’accumulation de capital sur le pilote automatique.

Mais… qui vivra verra. Il se peut bien que rien de bien grave ou de bien particulier ne se produise non plus.

D’ailleurs, Warren Buffett, qui est bien plus riche que Robert Kiyosaki, croit que la mère de toutes les opportunités se trouve encore en Amérique au cours du prochain siècle. Il recommande d’ailleurs à sa succession d’investir dans le S&P500 pour le long terme.

Qui a raison?

Le marché actuel fait peur

Avec l’état actuel du marché, penser pouvoir vivre de ses dividendes apparaît utopique. En effet, le dividende initial moyen du S&P500 avoisine présentement les 2,3% selon les données de Morningstar. Avec un si faible dividende initial, celui qui voudrait s’acheter 15,000$ par an en revenus de dividende aujourd’hui devrait casquer plus de 652,000$!!! Alors que si le dividende initial moyen était de 3,5%, il faudrait environ 429,000$ de capital pour générer les mêmes revenus. Acheter des revenus coûte très cher actuellement… Heureusement, je n’achète pas le marché dans son ensemble. Je prends plutôt le temps de sélectionner mes titres à la main afin d’atteindre un objectif personnel qui est d’obtenir un dividende initial de 3,5% à l’achat et une croissance annuelle moyenne de mes revenus de dividende de 7 à 8%.

Alors, bien qu’il soit encore possible de vivre de ses dividendes, il n’en demeure pas moins que les conditions du marché rendent le tout plus difficile qu’à bien d’autres époques au cours des 30 dernières années.

Plusieurs pensent que les bas taux d’intérêt sont en cause. Les gouvernements dopent le marché boursier en maintenant de bas taux d’intérêts dans l’espoir d’amortir la chute du capitalisme et de le maintenir en vie. Les pays sont si endettés que ça en est indécent… non?

Les gens se tournent donc vers la bourse pour obtenir du revenu.

D’autres pensent que le flot massif de retraités qui ont besoin de transformer leur capital en revenu y est aussi pour quelque chose.

Moi, je crois que toutes ces raisons et d’autres telles que la plus grande accessibilité des marchés boursiers (ce qui accroît la demande) et la popularité grandissante du mouvement « early retirement extreme  » y sont aussi un petit peu pour quelque chose.

Quoiqu’il en soit, s’acheter des revenus passifs demeure une avenue intéressante selon mon point de vue. Et en achetant pour de petits montants chaque mois, on lisse la courbe.

Un jour où l’autre, ce marché « bull » prendra fin. Un crash boursier aura lieu et les dividendes initiaux remonteront dans les 4 ou 5%! Ce sera lors le temps de profiter de la manne pour investir encore plus.

Afin de me générer environ 15,000$ de revenus passifs pour mes 45 ans (j’en ai 35), j’ai calculé qu’il me fallait épargner environ 200,000$ sur une période de 12 ans. Avec la croissance du dividende (car j’investis dans des titres qui versent des dividendes en croissance chaque année) et le réinvestissement de 100% des dividendes collectés au cours de mon périple, je devrais normalement atteindre mon objectif comme convenu. Mais, je ne dirais pas non à un peu d’aide pour booster mes dividendes initiaux!

Mon plan dépend de l’avenir du capitalisme

Bien sûr, pour que les compagnies dans lesquelles j’investis continuent de croître et de verser des dividendes en croissance, elles devront continuer d’avoir des clients… C’est l’évidence même.

Plusieurs prophètes de malheurs lancent diverses théories à propos de l’avenir qui, si elles se réalisaient, pourrait certainement rendre mon plan obsolète.

La fin de l’ère du pétrole

J’ai écouté récemment ce documentaire sur YouTube. Il parle de l’impact du pétrole sur le développement de l’humanité. Comment il a transformé nos vies et comment notre mode de vie dépend du pétrole. En fait, notre société telle qu’elle est conçue, est hautement dépendante d’une énergie abondante et peu dispendieuse.

En fait, si le prix de cette énergie commençait à monter rapidement, notre société toute entière s’en trouverait complètement chamboulée.

Pensons par exemple aux banlieues… Si le litre d’essence coûtait 10$, auriez-vous décidé de vous établir en banlieue ou à 10 minutes à pied de votre lieu de travail?

Les auteurs du documentaire expliquent que toute notre économie et donc le marché boursier tient compte du fait que nous croyons que nous continuerons d’avoir accès à une énergie abondante et peu dispendieuse. Le problème, selon ce documentaire, c’est que nous sommes peut-être bien plus près qu’on ne le pense de la fin du pétrole. Et, à ce jour, aucune autre source d’énergie ne peut remplacer au même coût et avec la même abondance, ce que le pétrole nous offre.

Les partisans de la théorie du complot trouverons que ce documentaire n’est peut-être pas si loin de la réalité en apprenant que les Saoudiens ont décidé de lancer Aramco (la plus grande compagnie pétrolière du monde qui vaudrait au moins 2 Trillions de dollars) en bourse en 2016. Notons qu’ils ne mettent que les opérations à la bourse, pas les actifs pétrolier à ce que j’ai compris.

Selon le documentaire, le problème vient du fait que les pays ne déclarent pas leurs vraies réserves et qu’en fait, la fin du temps où l’on pouvait exploiter facilement les ressources pétrolières approche à très grands pas…

Donc, si cette prophétie se réalise, il est clair qu’en l’absence d’une énergie à si bon marché, on risque de voir le marché boursier trembler. Les employés voudront de plus gros salaires pour se payer le luxe de se rendre à leur travail. Les compagnies voudront vendre plus cher pour payer les frais de transport et le salaire des employés etc…

Un effet domino pourrait facilement détruire mon plan.

La venue au monde de l’IA

L’autre bouleversement hautement anticipé par bien des gens, c’est l’intelligence artificielle. Notre technologie évolue. Ça c’est clair. Le problème, c’est que ça n’est pas « notre » technologie, car dans ce monde capitaliste, la technologie peut être détenue par une personne ou une corporation.

Et, de plus en plus de compagnies investissent dans leurs systèmes afin d’automatiser davantage leurs processus, remplaçant par le fait même, nombre de travailleurs manuels.

L’ère de l’ouvrier tire à sa fin. La machine prend de plus en plus de place dans nos vies et de plus en plus, cette machine est virtuelle.

Certains croient que la plupart des emplois disparaîtront à cause de la technologie. Nous n’aurons plus besoin de coiffeuse, d’ouvriers de construction, de commis dans les banques, d’analystes dans les banques, de femme de ménage, de personnel d’hôtel, de chauffeurs de taxi ou d’autobus, de livreurs de courrier etc…

Les programmes et les machines sont maintenant suffisamment sophistiqués pour remplacer l’homme dans la plupart des tâches routinières. Les robots ont de la motricité fine. Les logiciels et les robots ne sont jamais malades. Ils n’ont pas besoin de vacance ou de fonds de pension ou d’assurance santé. Les robots ne font pas d’erreur sauf si le programmeur les a mal programmé.

Ce processus a déjà commencé depuis longtemps. Pensons aux facteurs de Postes Canada, aux commis dans les banques remplacés par les guichets, aux caissières chez Wal Mart remplacées par des caisses automatiques etc…

Depuis qu’on a inventé l’automatisation, bien des emplois ont disparus. D’autres se sont créés.

Le problème ici c’est que la technologie s’améliore très rapidement, de jour en jour en fait et que tout s’accélère. L’homme arrivera-t-il à s’adapter?

Il est difficile d’évaluer l’ampleur de ce qui arrivera. On peut anticiper, mais on ne peut pas savoir avec certitude.

Je sais une chose. Une compagnie remplacera ses employés par des machines uniquement si les machines coûtent moins cher globalement que les employés et que ça devient plus rentable de le faire.

Il y a aussi l’aspect social qui s’il devient problématique, pourrait bien freiner le mouvement et devenir contre-productif. Certes, on pourrait remplacer tous les travailleurs par des machines demain. Mais, qu’arriverait-il? Révolte? Guerre civile? Des tonnes de sans-abris qui hantent les rues? Beaucoup moins de consommateurs…

Difficile de faire de l’argent si la masse n’en a plus…

Personne n’a de boule de cristal entre les mains

Je ne suis pas Jo-Jo Savard. Je n’ai aucune idée de ce qui adviendra du monde de demain. Je peux m’imaginer milles scénarios et avoir tort à tous les coups.

Ce que je sais par contre, c’est que l’inaction ne mène nulle part.

Et si les machines deviennent de plus en plus intelligentes, alors il faudra que l’humain cesse de n’utiliser que ses bras et qu’il se serve enfin de son plus grand atout : son cerveau!

À ce que je sache, l’intelligence artificielle ne sait pas encore manipuler des concepts abstraits. Elle peut certes tester 1 milliard de possibilités selon la technique du « brute forcing » jusqu’à ce que le résultat souhaité se réalise, mais elle ne fait pas preuve d’esprit inventif.

En cela, l’homme reste et demeure supérieur à la machine.

Tous ces documentaires, toutes ces prédictions sont intéressantes. Certaines se réaliseront peut-être… ou pas.

En attendant, moi je crois qu’il faut agir.

Alors, j’investis dans mon avenir. J’achète des titres qui versent des dividendes en croissance et je choisis des compagnies qui, à mon avis, offre des services qui resteront utiles à l’homme pour de longues années encore. En ce sens, je crois que Warren Buffett a raison. Il y a encore des tonnes d’opportunités en Amérique et je crois que ça restera ainsi pour encore très longtemps.

Mais, je suis aussi d’accord avec Robert Kiyosaki. Il faut accumuler les actifs. Il ne faut pas uniquement dépendre d’un emploi et des revenus qu’il verse. Il ne faut pas non plus uniquement dépendre de l’argent « cash ». Et, mettre tous ses oeufs dans le même panier (la bourse) demeure risqué.

Le marché boursier est en partie truqué. Ça, j’en suis convaincu. Les PDG jouent avec le cours des action à court terme pour pouvoir exercer leurs stock options et s’enrichir sur le dos des actionnaires. C’est bien connu et même dénoncé par certains dont W. Buffett.

Les flash traders polluent la bourse et la parasitent. Les « gros investisseurs » manipulent constamment le cours des titres pour faire du profit à court terme et il y a des tas d’algorithmes qui investissent sur le pilote automatique à la bourse.

Le marché boursier escompte actuellement beaucoup de choses instables comme les bas taux d’intérêts, l’accès a une énergie abondante et bon marché etc… Il est clair qu’un bouleversement à ce niveau pourrait fortement affecter les marchés.

Pour ces raisons, je mets une grande part de mon argent ailleurs. D’abord, je rembourse mon solde hypothécaire. L’argent sera immobilisé dans un actif mort, mais je pourrai l’utiliser grâce à une marge de crédit pour saisir des opportunités lors du prochain crash économique. Bien des fortunes se sont bâties sur des crash et Kiyosaki lui-même ne s’en cache pas.

Ensuite, j’investis aussi dans un fonds de pension à prestation déterminées. Ce fond investit à la bourse, mais aussi dans des immeubles physiques et d’autres types d’actifs.

Finalement, je développe de la propriété intellectuelle en ligne. Pour l’instant, le cashflow que j’en retire est marginal, mais j’adore m’adonner à cette activité et je sais que c’est une activité qui a beaucoup de potentiel. J’apprends de nouvelles choses chaque semaine. J’améliore mon intelligence en ligne et mon esprit entrepreneurial.

Comme Kiyosaki l’a dit, les riches ne travaillent pas pour l’argent. Ils travaillent à se créer des actifs qui rapportent du cash flow. Lui-même a créé une ligne de produits très populaires desquels il tire une rente non-négligeable.

Vivre de ses dividendes demeure à mon avis un plan qu’il faut considérer. Évidemment, il faut demeurer prudent, investir petit à petit pour diluer le risque (et le retour potentiel), mais ce qui compte le plus lorsqu’on investit pour le long terme, c’est le nombre d’années qu’on a devant soi pour laisser l’intérêt composé faire son oeuvre.

Qu’en pensez-vous?

14 Comments

  1. Petes
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  4. Maxime
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