Comment épargner 16,000$ par an et atteindre la liberté financière en 15 ans avec un salaire de 40,000$ tout en étant propriétaire? L’histoire vraie de Maxime

Il y a déjà un bon petit bout de temps que Maxime visite mon site et lance de bonnes discussions sur le sujet de la liberté financière ou sur d’autres sujets d’intérêt. J’ai beaucoup de respect pour lui et je le cite souvent en exemple lorsque j’entends des gens se plaindre qu’il leur est impossible d’épargner avec leur salaire, que la vie coûte si cher qu’on peine à joindre les deux bouts… Et croyez-moi, je l’ai entendu autant de la bouche de gens qui gagnent 100,000$ par an que de gens qui gagnent 30,000$ par an. 

Maxime est la preuve vivante que dans la vie, quand on veut on peut! Si vous vous dites qu’une chose est impossible à réaliser pour vous… vous avez probablement raison… C’est Tim Ferris qui le disait dans son livre « La semaine de 4 heures ». Mais, si vous partez avec l’idée que quelque chose est possible, vous mettez alors votre cerveau en mode solution et lorsque vous faites cela, des tonnes de choses fabuleuses peuvent se produire. 

Maxime a eu la gentillesse de partager son histoire avec nous pour vous prouver à tous que dans la vie, tout est possible!

L’histoire à prendre en exemple de Maxime

13Bonjour, je m’appelle Maxime. Je suis un homme âgé dans la mi-vingtaine. Je travaille dans le domaine agricole et j’habite en région. Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs. J’ai grandi entouré de gens qui ont toujours travaillé fort sans compter les heures et pris de gros risques avec leur propre argent pour réussir à développer l’entreprise familiale.

Premiers emplois et études

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours travaillé. À 5-6 ans, je ramassais les canettes et les bouteilles pour empocher la consigne. Entre 7 et 11 ans, j’ai travaillé, durant tous mes étés et jusqu’à son décès, pour mon grand-père qui avait un grand potager et qui vendait ses fruits et légumes dans son petit kiosque situé directement dans sa cour. Par la suite, à partir de l’âge de 12 ans jusqu’à 15 ans, j’ai ramassé des fraises et effectué plusieurs autres menus travaux manuels dans une fraisière près de chez moi. À partir de 16 ans, j’ai commencé à m’impliquer davantage dans les travaux sur la ferme familiale en y en travaillant, tous les étés, durant les 6 ans de mes études post-secondaires et à temps plein à la fin de celles-ci. En parallèle, durant mes études universitaires, j’ai aussi dirigé une petite entreprise de déneigement. Cela m’a permis de m’initier davantage au monde des affaires, ainsi que son côté sombre, c’est-à-dire toutes les méandres de la bureaucratie corporative, mais ça m’a aussi permis d’avoir un revenu complémentaire durant l’année scolaire!

Au niveau de mon parcours scolaire, j’ai décroché un diplôme d’étude collégiale (DEC) en lien avec l’agriculture. Ce fût tout autant intéressant et révélateur autant d’un point de vue académique que personnel. J’ai aussi complété un baccalauréat (BAC) en administration des affaires que je considère, à proprement parler, comme étant relativement peu utile, dans le moment, compte-tenu de mon emploi actuel, mais également en regard du temps que j’ai du y consacrer et des coûts qui y sont rattachés. Ah, et j’ai aussi un certificat pour l’utilisation de pesticides dans la valorisation des pelouses et l’extermination, suite à un cours que j’ai suivi au-travers de ça!

Bref, mon but n’est pas de vous étaler mon curriculum vitae de long en large, mais simplement que vous soyez en mesure de bien jauger mon parcours ainsi que le travail et les efforts en amont. C’est grâce à tout ce travail, dès mon plus jeune âge, que j’ai réussis à épargner les montants nécessaires à l’achat de ma 1ère voiture, à payer mon 1er appartement, à financer mes études post-secondaires et à payer pour mes loisirs! J’ai donc pigé dans mes épargnes personnelles durant cette période et je n’ai pas eu recours au crédit personnel de quelconque façon. Par ailleurs, 2 ans plus tard, après mes études, j’avais déjà amassé la mise de fond nécessaire à l’achat de mon domaine privé comportant : 2 petites maisons de type 4 1/2 (construction 2010) sur le bord d’un lac privé, 8 acres de terre à bois et une érablière avec tout l’équipement nécessaire à la fabrication de mon propre sirop d’érable.

Travail actuel

2Je travaille à temps plein et je fais mes 2000 heures par année. Par contre, dans ce beau métier qu’est l’agriculture, ce n’est jamais égal, à savoir que je travaille généralement de très longues heures du printemps à l’automne et je travaille moins durant la période hivernale. Au final, tout se balance!

Je gagne un salaire que je considère correct en regard de mon secteur d’activité et de mes responsabilités, soit 40,000$ par an. J’ai quelques avantages qui s’ajoutent à cela, à savoir que mon cellulaire de fonction est payé, mes bottes de travail et mes gants sont fournis, on me donne un manteau et une casquette chaque année et mon essence est remboursée, lors de mes déplacements dans le cadre de mon travail, au taux fixé par le CAA. Par contre, je n’ai pas d’assurances (mais je bénéficie de celles de ma copine), ni de fond de pensions, ni de bonis et le travail est parfois très exigeant autant physiquement que mentalement. Il y a donc des plus et des moins comme dans toutes les jobs, mais j’aime ce que je fais, alors ça me garde motivé!

Objectif : Liberté financière

Bon, à ce stade, vous vous dites peut-être qu’il n’y a rien d’extraordinaire pour un travailleur ordinaire à gagner 40,000$ par an, voire même, à la rigueur, que c’est plutôt banal! Effectivement, vous avez raison. C’est un salaire qui n’est pas des plus élevé, mais qui s’éloigne aussi du seuil de la pauvreté. Par contre, le tour de passe-passe que je réussis à accomplir, à partir de ce salaire, n’a rien à voir avec le montant en soit, mais plutôt avec le taux de rétention et l’épargne personnelle que j’arrive à en tirer grâce à quelques astuces et bonnes habitudes. De ce 40,000$, en moyenne, j’en épargne, annuellement, 16 000$ soit 40% de mon salaire brut!

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D’une année à l’autre, ça varie de 15 000 à 18 000$ que je réussis à mettre de côté et donc je vis avec plus ou moins 24,000$ par an en ayant une hypothèque à payer!

Impressionnant, n’est-ce pas?

Comment j’y arrive?

[sociallocker id=6725] tout simplement en appliquant la règle d’or! Je me paie en premier et je tiens mes dépenses au plus bas niveau possible, sans que cela se fasse au détriment de ma qualité de vie, selon mes standards, bien entendu. Vous comprendrez que je n’ai pas les mêmes standards que la moyenne des ours.

L’objectif ultime de cette épargne forcée est d’atteindre l’indépendance financière, d’ici une quinzaine d’années, uniquement à partir de mon épargne personnelle que j’investis dans l’achat de titres de grosses entreprises américaines et canadiennes, bien dirigées, possédant un avantage concurrentiel, dominante dans leur secteur d’activité et versant des dividendes, en croissance, depuis plus de 25 ans.

Ces dividendes en croissance, toujours réinvestis, et combinés à mon épargne quotidienne me permettent ainsi de cheminer vers l’indépendance financière, lentement, mais sûrement.

Épargne : Trucs et astuces

 

Pour ce faire, de nombreuses forces sont en jeu et beaucoup d’éléments jouent actuellement en ma faveur.

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Avoir du temps devant soi

Tout d’abord, le premier élément est le temps. Je suis jeune et l’intérêt composé, petit à petit, fera prendre des proportions très impressionnantes à mon capital.

Partager sa vie avec la bonne personne

Par la suite, j’ai la chance d’avoir une conjointe avec qui je peux séparer, en deux, l’ensemble des dépenses communes. Cette conjointe, qui m’accompagne depuis plusieurs années déjà et que j’aime d’un profond amour, est, au sens de la loi, une conjointe de fait. Alors, il n’y a pas de risques, selon les législations québécoises actuellement en vigueur, que je doive lui remettre une partie de mes avoirs, cumulés personnellement, un jour où une hypothétique séparation surviendrait.

maximevaleurnettecompositionNe pas avoir de personne à charge

Dans le moment, je n’ai pas non plus d’enfant, alors je n’ai aucun risque de devoir assumer des pensions alimentaires. Je tiens à mentionner que, le fait de ne pas avoir d’enfant, ce n’est pas une question d’argent (et ça ne le sera jamais), mais une décision de couple (les 2 nous n’en voulons pas). C’est aussi moi qui ai mis, en totalité, les montants requis pour la mise de fond et les autres frais afférents lors de l’achat du domaine. D’ailleurs, à titre informatif, ma conjointe n’avait pas d’épargne et n’aurait pas pu contribuer même si elle avait voulu (ce qui n’était pas son désir). En tant que seul propriétaire, tout est à mon nom, donc encore là, nous n’avons rien à nous séparer en cas de rupture et j’assume la totalité des risques. Disons qu’on voulait garder cela le plus simple possible et s’éviter des tracas!

Investir dans une propriété à revenus récente

Par ailleurs, mes maisons me sont très profitables, car le couple de locataires de ma maison louée, ainsi que ma copine, me versent des loyers qui équivalent à 80% de toutes les dépenses reliées aux propriétés et à la terre à bois. D’ailleurs, je tiens à mentionner que le loyer chargé à ma copine correspond à 20% des charges totales liées aux propriétés et équivaut au même montant que lorsque nous habitions en appartement ensemble (aucune augmentation), mais nous avons la sainte paix en prime! J’ai également pris un premier prêt hypothécaire à plus long terme (53 mois) et à plus faible taux (2,8%) pour économiser des intérêts en sachant que je n’allais pas revendre de sitôt. De plus, le fait que ces maisons soient des constructions récentes, limite beaucoup les coûts d’entretien. Par ailleurs, les coûts d’électricité et de chauffage sont aussi très minimes vu la dimension des maisons ainsi que la bonne isolation.

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Gérer les dépenses en alimentation

Pour ce qui est de l’alimentation, mon jardin m’aide à réduire les dépenses de ce côté-là. Je fais, majoritairement, mon épicerie dans une bannière grande surface offrant des produits à rabais. Je regarde aussi les spéciaux, mais sans virer fou avec ça. Je n’achète pas ce que je ne consomme pas sous seul prétexte que c’est en spécial. Je ne suis pas nono, non plus, au point de payer un aliment entre 200 et 1000% de sa valeur réelle. Par exemple, pour un brocoli qui vaut 2$, je ne vais jamais en payer 7$. Je suis également très assidu dans la conservation des aliments, alors nous limitons le gaspillage autant que possible. Je fais également mon vin dans un centre de vinification du coin, ce qui me permet d’économiser 70% du prix d’une bouteille en vente régulière. Par ailleurs, grâce à mes contacts, je suis capable de mettre la main sur de la viande de porc à très bas prix.

Le transport pour se rendre du point A au point B

maximevoitureAu niveau du transport, j’ai toujours roulé avec de vieux véhicules, relativement bien entretenus, le plus économique possible et pour lequel je n’ai aucun sentiment d’attachement particulier. Ainsi, en me procurant des voitures sous les 2000$, avec lesquelles je peux me promener entre 2 et 4 ans, je n’ai pas besoin de m’assurer pour les dommages sur mon véhicule et je peux simplement remiser le véhicule et/ou le revendre pour les pièces si jamais celui-ci nécessite de trop grosses réparations. Cet argent-là vient payer, en partie, l’achat de mon prochain véhicule. J’ai déjà fait 3 ans avec une voiture que j’avais payé 500$ et sur laquelle j’ai mis environ 1000$ en réparations. Pour ce qui est des pneus, généralement, je suis capable de garder ceux qui viennent avec le véhicule assez longtemps. Je reçois aussi une allocation non imposable pour mes déplacements avec mon véhicule dans le cadre de mon travail, alors cela paie mon essence et plus encore! Je me rends du point A au point B, j’ai ma carte CAA pour me dépanner en cas de bris et je n’ai jamais de paiement à faire sur un véhicule!

Comment gérer ses dépenses en télécommunication

Pour ce qui est des télécommunications, je n’ai pas le câble, car je trouve toutes les séries que je veux sur internet. Mon téléphone cellulaire est payé par mon employeur et je paie seulement un abonnement à internet. Je sépare la facture avec ma conjointe, alors ça nous revient très peu cher.

Reporter l’impôt pour laisser l’intérêt composé faire son travail

Pour économiser au niveau des charges fiscales, je contribue à mon REER pour être en mesure de réduire mes impôts à payer de quelques milliers de dollars. Par ailleurs, une grosse partie des taxes municipales et scolaires est absorbée et payée, via le loyer, par mes locataires et ma conjointe. J’ai aussi une seule carte de crédit que j’utilise à l’occasion, pour favoriser une bonne cote de crédit, et je rembourse en totalité le montant dû avant échéance, donc il n’y a aucun frais à payer.

Les autres postes de dépense

Concernant les meubles, l’électronique et les électroménagers, je trouve ce que j’ai besoin sur des sites de petites annonces classées et des groupes de vente. J’emprunte le camion à mon père, je demande l’aide d’un ami et rapidement je peux remplacer un vieil électro défectueux pour moins de 100$. Par contre, j’ai été chanceux, lors des dernières années, car je me suis fait donner un divan, j’ai gagné une tablette électronique, ma copine s’est fait donner un grand écran pour son ordinateur, mon portable dure depuis plus de 5 ans tout comme son ordinateur, j’ai une télévision cathodique qui fonctionne bien et sur laquelle je peux brancher mes consoles rétro. Bref, je ne change pas ce qui fonctionne bien pour le simple plaisir de changer et j’utilise ce que j’ai (ça ne ramasse pas la poussière).

Fuir les dépenses impulsives

Une autre chose très importante est que j’évite les dépenses spontanées et/ou superflues. Je déjeune rarement au restaurant, je n’achète pratiquement rien dans les dépanneurs, je ne consomme pas de produit du tabac ni de drogue et je n’achète jamais de loterie. Mon seul plaisir coupable est au niveau de l’alcool sur lequel je me permets de me gâter un peu plus avec mon vin et mes bières de microbrasserie.

Savoir mettre ses dix doigts et sa débrouillardise à son profit

Je fais aussi beaucoup de choses par moi-même, dans le domaine du possible et de mes compétences. Je fais parfois appel à des amis motivés pour certains travaux qui sont hors de mon champ d’expertise et je leur donne un coup de main, à mon tour, lorsqu’ils ont besoin d’aide. Ça permet non seulement d’économiser, mais aussi d’apprendre et de développer mes compétences à-travers toutes sortes de petites choses. J’évite également les erreurs ou dépenses stupides et coûteuses qui ne contribuent pas réellement à augmenter mon capital bonheur de façon significatif. Un autre exemple banal est, lorsque je vais à la pêche, je ramasse moi-même les vers de terre dont j’ai besoin à proximité. Dans le sol, ils sont gratuits et accessibles, alors pourquoi je paierais 4$ pour un gros pot de vers de terre dont je vais finir par en jeter la moitié?

Voilà, dans mon cas, ça résume un peu les différentes astuces et stratagèmes qui me permettent d’économiser autant.

Je ne suis pas le plus beau, le plus fort, le plus intelligent ni le plus charismatique, loin de là. Je suis un être humain assez dans la moyenne avec mes qualités et mes défauts comme tout le monde. Cependant, je suis motivé, discipliné, j’épargne et j’applique une méthode d’investissement (par croissance du dividende) que je sais fonctionner pour s’enrichir. Au fond, c’est tout ce que ça prend! Savoir quoi faire et surtout le faire, dixit Alain, l’auteur de ce blogue.

Gain, rétention et fructification de son argent

Le nerf de la guerre, ultimement, n’est donc pas combien un individu réussit à gagner, à générer de revenus, mais plutôt combien il réussit à épargner et à quel point est-il capable de faire fructifier son épargne le plus efficacement possible!

maximechargesfiscalesPar ailleurs, il ne faut jamais oublier que pour le maigre 1$ net qu’il nous reste dans nos poches, préalablement, il avait davantage d’envergure. Après avoir payé toutes sortes de charges gouvernementales telles que: l’impôt fédéral, l’impôt provincial, la cotisation RRQ, la cotisation RQAP, la cotisation à l’assurance-emploi, la taxe municipale, la taxe scolaire, la taxe santé, la taxe de vente du Québec, la taxe sur les produits et services, la taxe sur l’essence, les frais d’immatriculation et de divers permis, il en reste beaucoup moins. Bref, dépendamment de votre taux d’imposition et des produits taxables que vous achetez et consommez, le 1$ net que vous avez entre les mains actuellement était peut-être l’équivalent de 1.35$, 1.50$ ou 1.65$ brut avant que les divers paliers de gouvernement viennent prendre leur part!

De ce fait, c’est d’autant plus important d’être intelligent avec l’argent qu’il nous reste entre les mains, pour le peu que ça représente réellement, au final, suite à tous ces prélèvements! Il est aussi bon de se rappeler qu’1$ épargné aujourd’hui et placé à la bourse, avec un rendement moyen de 7%, en vaudra 4$ dans 20 ans, sans compter tous les dividendes qui auront été versés à travers ces années et il en vaudra bien davantage si on a réinvesti ces dividendes! Ça peut donc être très payant de le faire fructifier au lieu de le dépenser immédiatement! Et chaque dollar à crédit crée l’effet inverse, c’est-à-dire qu’il nous appauvrit. L’intérêt composé, ça marche dans les deux sens!

Bonheur

En rétrospective, je considère que je ne suis pas à plaindre et que mon bonheur ne corrèle pas directement avec la quantité de fric que je serais capable de claquer ou de biens que je peux accumuler en une année, bien au contraire. J’essaie tout simplement de rester dans l’essentiel et d’être intelligent dans mes dépenses, sans me priver pour autant, mais en évitant toujours les stupidités. Ma famille (incluant mon chat et mon chien) ne manque jamais de rien. Nos besoins de base sont comblés. J’apprécie et je sais me satisfaire des choses pour leur utilité et pour ce qu’elles sont sans désir de devoir toujours acquérir ce qui est nouveau ou à la mode. Je profite bien de ce que j’ai.

Ça fait peut-être de moi un bizarroïde assumé, aux yeux des gens qui m’entourent, mais je peux vous assurer que ça fait aussi quelqu’un de zen en ce qui concerne les questions d’argent.

Ultimement, lorsque je pourrai me retirer du marché du travail à 40 ans, si je le désire et que tout se passe comme prévu, alors que ces gens-là continueront de trimer dur pour payer leurs comptes, notamment sur la motoneige neuve dernier cri qu’ils utilisent seulement 2-3 fois par hiver par exemple, tout en me regardant d’un air dubitatif et envieux, alors à ce moment-là, ce sera la douce revanche de l’épargnant investisseur!

Mot de la fin de l’hôte

Je tiens à remercier Maxime pour son courage et sa grande ouverture à partager avec nous son parcours.

Maxime soulève plusieurs points importants que j’aimerais souligner ici.

D’abord, il n’est pas nécessaire de gagner des salaires faramineux pour épargner. En apprenant à faire la différence entre désirs et besoins, on peut drastiquement réduire ses dépenses et compte tenu de l’impôt progressif sur le revenu auquel on est soumis, il est bien plus efficace de réduire ses dépenses que d’augmenter ses revenus. D’abord, c’est plus facile et on n’augmente pas son taux marginal de taxation. Ensuite, si on peut vivre avec moins, il est clair qu’on a besoin de moins de capital pour financer sa liberté financière.

Ensuite, le parcours de Maxime me rappelle un point très important expliqué par Warren Buffett à propos des gens qui ont un « inner scorecard » (vivre selon ce que je pense de moi) vs un « outer scorecard » (vivre selon ce que je veux que les gens pensent de moi). Maxime a appris la valeur de l’argent dès son plus jeune âge et il sait qu’il vit à contre-courant de la société actuelle. Mais, il s’assume. Il vit selon ses termes et en fonction de ses objectifs de vie, non pas en fonction d’impressionner les gens dans le but d’avoir l’air « cool » et d’être « aimé ». Il est clair que celui qui organise sa vie en fonction de ce qu’il pense de lui-même aura beaucoup plus de chance d’atteindre la liberté financière. Quant à l’autre… Il sera probablement condamné à vivre pauvre toute sa vie et à faire de mauvais choix financiers, car les cordons de sa bourse sont contrôlés par sa difficulté à gérer ses « problèmes » d’égo et sa propre confiance en soi.

Je suis comme Maxime sur ce point. Je n’ai strictement rien à faire de ce que les gens pensent de moi et de mes objectifs audacieux. Gaspiller mon argent à faire le « branleur » n’apporte rien de bon. J’ai déjà essayé!

Puis, une chose qui me frappe à propos de Maxime, c’est qu’il connaît très très bien sa situation financière. Il sait où va son argent et d’où elle vient. J’ai présenté plusieurs de ses graphiques ici, mais croyez-moi, ça n’est que la pointe de l’iceberg! Il m’en a fourni des tas. Clairement, Maxime a compris que le plus important c’est de gérer les trois plus gros postes de dépense, soit le logement, la nourriture et le transport.

En choisissant de vivre dans plus petit, Maxime s’assure de ne pas dépenser inutilement pour de l’espace peu ou pas utilisé et il limite aussi la quantité de biens qu’il peut posséder, ce qui limite les dépenses inutiles. Ensuite, en investissant dans un immeuble à revenu qui couvre 80% de ses dépenses de logement, il a fait une décision plus qu’intelligente et évite de posséder un actif « mort ».

En utilisant ses contacts et ses connaissance en agriculture, Maxime a réussi à réduire fortement ses dépenses en alimentation. Mais, l’une des plus importantes dépenses de bien des ménages en alimentation c’est le gaspillage. Bien des gens jettent plus de 30% de leur épicerie chaque mois… Maxime gère aussi cet aspect.

Quant au transport, choisir de rouler avec des véhicules usagés peut apporter plusieurs avantages tels que les faibles coûts d’assurance et le fait de ne pas avoir d’intérêt à payer sur de lourds prêts qui grugent le revenu disponible.

Une personne qui prend des décisions intelligentes sur ces trois postes de dépense tôt dans sa vie s’assure déjà une liberté financière plus grande que la majorité des gens. À eux seuls, ces postes de dépenses peuvent gruger l’essentiel du revenu disponible lorsqu’on fait de mauvais choix!

J’aimerais terminer en disant que de nombreux mythes persistent à propos de la richesse. Bien des gens croient encore qu’il faut être riche pour devenir riche. Je suis désolé de vous l’annoncer, mais vous avez tort!! Je travaille en finance depuis assez longtemps pour avoir vu des tas de gens avec des salaires très moyens bâtir des empires immobiliers ou encore se bâtir des portefeuilles d’actions qui feraient verdir de honte des avocats ou des médecins et j’ai vu des tonnes de gens avec des revenus élevés dépenser plus qu’ils n’en gagnent, crouler sous les dettes ou même faire faillite. Ceci me rappelle d’ailleurs la récente histoire du pompiste qui est mort avec des millions en actions récemment au Vermont. Si un pompiste peut le faire, vous le pouvez aussi et tout le monde le peut.

Lorsque j’ai commencé mon périple vers la liberté financière, je gagnais 57,000$ par année, un bon revenu tout de même, mais un revenu auquel bien des gens pouvaient s’identifier. Depuis, j’ai augmenté mon salaire à 100,000$ par année grâce à des promotions et la dernière promotion en date devrait me propulser vers les 125,000$ à 130,000$ par an d’ici 5 ans. Je suis conscient que d’épargner 16000$ à 20,000$ par année en plus de payer un solde hypothécaire de 172,000$ en 7 ans est bien plus facile pour moi que pour la moyenne des gens. Ce qui est exceptionnel dans mon histoire est peut-être d’ailleurs ma capacité à obtenir des promotions qui font croître mes revenus malgré le fait que j’aie des études universitaires totalement non-reliées à mon domaine de travail. Ainsi, en partageant l’histoire de Maxime, je voulais rappeler au monde que les revenus ne sont qu’une des parties de l’équation et pas la plus importante!

J’espère que vous en êtes maintenant convaincu! Maxime vaut presque 100,000$ à 25-26 ans… Et il a tout bâti de lui-même avec des revenus modestes en mettant en place une stratégie à toute épreuve. J’ai confiance que bien avant ses 40 ans, Maxime aura atteint la liberté financière qu’il souhaite car je constate qu’un homme tourné vers les possibilités et des objectifs précis et mesurables finit toujours par trouver des moyens d’arriver à ses fins!

Maxime sait quoi faire. Il sait comment le faire et il le fait!

Vous pouvez le faire aussi! [/sociallocker]

 

Par Le blogueur masqué

Bonjour, je suis le blogueur masqué. Comme vous, je suis un esclave moderne confiné au 9@5, propriété d’une grande corporation américaine. Ils nous ont dit, lorsque nous étions jeunes, que nous allions vivre dans une société de loisirs et que les avancées technologiques allaient nous permettre de ne travailler que quelques heures par jour. Pourtant, nous vivons dans un monde où règne le stress et l’incertitude. Ma situation pourrait être bien pire et je le sais. Il y a tant de gens qui souffrent sur cette planète. Mais, une cage en or demeure une cage. Au moins, j’ai un plan pour m’évader. Je vais prendre ma retraite de la « rat race » avant 45 ans et vivre de mes revenus passifs! C’est un rêve si puissant que je vais tout faire pour le réaliser! Pour bâtir ma fortune, j’investis principalement dans des titres boursiers qui versent des dividendes en croissance années après années.

12 commentaires

  1. Très inspirant comme article.

    C’est vrai que les gens souvent ne pense pas à gérer leur argent comme il le faut, encore moins à la liberté financière. Quand, je dis à mes collègues que je désires prendre ma retraite tôt (40-45ans ) je suis comme un extraterrestre. Je suis souvent vu également comme la personne qui ne dépense pas, car je ne possède pas de véhicule neuf. Bravo à Maxime.
    J’économise une partie de mon salaire également et j’investis en immobilier et à la bourse.

    1. Je vais laisser Maxime répondre, mais je suis entièrement d’accord avec toi! Et lorsqu’on s’envollers sur la planète « Retraite » alors que nos congénères devront continuer de s’acharner à la tâche, on verra qui sont les extra-terrestres! 😉

  2. Très impressionné par ta maturité et par le fait que ton plan soit déjà très bien structuré! Personnellement j’étais à des lunes d’où tu es à l’âge de 25 ans (j’en ai seulement 28 maintenant). Un très bel exemple que le salaire n’est qu’une partie de l’équation et qu’on peut toujours trouver un moyen d’arriver à ses fins en faisant un peu d’effort.

    Félicitations!

  3. Wow félicitations Maxime!

    J’ai pu constater au fil de tes diverses interventions sur mes commentaires ou sur ceux faits sur les articles d’Alain que tu étais un homme réfléchi et bien en contrôle. Cet article permet de le constater 🙂

    Tu as mis le doigt sur effectivement les principaux postes de dépenses et tu les contrôles très bien. C’est effectivement la clé. Contrôler les dépenses, augmenter les revenus et ensuite les affecter vers de l’épargne et finalement, rester fidèle à son plan en achetant des actifs (peu importe le véhicule de placement, en autant que ce soit des actifs de qualité).

    C’est impressionnant de lire cela car tout comme nous tous sur ce blog je pense, tu fais un excellent travail d’allocation de ton capital. Tu ne te prives pas selon tes dires et c’est exactement ce que je ressens également. Quand certaines personnes me disent que je vis « sous » mes moyens, je leur réponds que mon avenir est plus important qu’avoir aujourd’hui un polo Lacoste à 120$, une Mercedes classe C de 50 000$ qui se déprécie à vitesse grand V ou une grande maison à 400 000$ tout seul qui demande un entretien fou et pour laquelle j’en jouirai pas..

    Nous sommes effectivement dans une époque où le paraître est important et les gens préfèrent bien paraître plutôt qu’aller à contre-courant. C’est contre-intuitif pour la majorité de penser comme toi, moi ou Alain et même d’envisager en faire un mode de vie. Pourtant, je me paie ce que je veux et j’ai tout ce que les autres ont. J’achète à rabais quand c’est nécessaire seulement. Et comme toi, je garde ce que j’ai longtemps (tant que ça marche, je le change pas!). Donc au fil des années, en achetant des objets de qualité qui durent longtemps, tu évites de constamment racheter la même chose et dépenser de l’argent inutilement (un exemple simple et stupide, des bottes d’hiver. J’ai payé mes bottes d’hiver 150$ pour une paire qui en valait 309$ à prix régulier. C’est vrai que c’est cher mais elles durent depuis plus 7 ans. Avant je payais 60-75$ pour une paire de botte cheap chez Yellow ou Spring et finalement, à chaque hiver, je payais 75$. 7 x 75$ > 150$). Le calcul est facile à faire mais les gens sont réticents à payer plus pour de la qualité. Tout est fait pour nous encourager à consommer inutilement et surtout, le plus souvent possible. La majorité des compagnies que tu détiens, qu’Alain détient et que je détiens font des profits faramineux grâce à cela!

    Je suis d’avis qu’il faut penser intelligemment, consommer intelligemment. Ça veut pas dire nécessairement se priver mais voir ce qui est essentiel pour soi. Avoir tel ou tel objet ne rend pas plus heureux. Ce serait trop facile. C’est simplement une spirale infernale. Bien entendu, c’est différent pour chacun d’entre nous. Mais je suis heureux de voir que plusieurs pensent comme moi. Pas pour rien que nous commentons le même blog d’ailleurs! 🙂

    Bref, je suis impressionné et je te félicite. Je t’encourage à continuer sur cette voie. Tu es la preuve vivante que même avec un revenu moyen et ordinaire comme tu dis, tu peux en faire de grande chose si tu te concentres sur ton objectif et que tu le suis! Bonne continuation à toi! 😉

  4. Merci pour vos commentaires et merci à Alain pour cette opportunité de partager, avec vous, mon cheminement jusqu’ici. Si vous avez des questions, ne vous gênez pas. Ça me fera plaisir d’y répondre dans la mesure du possible.

    En ce qui concerne mon plan, je dirais que j’ai toujours eu une certaine structure, un canevas en tête, mais cela s’est beaucoup précisé et affiné, au cours des 2-3 dernières années, en franchissant quelques étapes importantes, soit la fin de mes études, l’acquisition de mon domaine et le début de l’autogestion de mes placements, lorsque j’ai cerné la réelle puissance des dividendes en croissance et le fléau des frais de gestion. Tous ces éléments, mis en place, m’ont propulsé si je peux dire.

    Ma philosophie est donc de toujours continuer à en apprendre davantage afin de bonifier mon plan en fonction de ces apprentissages et des opportunités qui se présentent sur mon chemin. Ce n’est pas à tous les jours que des bonnes opportunités se présentent, mais lorsque nous sommes face à l’une d’entre elles qui peut nous permettre de cheminer dans notre parcours, d’atteindre nos objectifs et d’améliorer notre sort, il faut savoir la reconnaitre et surtout la saisir!

    Je viens aussi d’une famille d’entrepreneurs qui sont des modèles d’inspiration hors pairs. Beaucoup d’entre eux sont assez doués dans la gestion des affaires et pour arriver à bien gérer tout le stress et les obligations que posséder une ou plusieurs petites entreprises, dans des secteurs concurrentiels, à faible marge bénéficiaire peut générer. Il y a toujours au moins une source de préoccupation au sein d’une entreprise ou un dossier à régler, lorsque ce n’est pas plusieurs en même temps. Pour ma part, me connaissant bien et ayant déjà vécu l’expérience, à petite échelle, avec mon ancienne entreprise de déneigement, ce type de gestion, c’est moins ma tasse de thé.

    En ayant davantage le profil d’un investisseur que d’un entrepreneur, c’est pourquoi je préfère investir mon argent ‘’ passivement ‘’ dans des placements boursiers stratégiques. Je mise donc sur mes forces et ce dans quoi je suis à l’aise de m’impliquer. Ironiquement, dans un sens, en recherchant toujours à augmenter mon épargne, je me gère un peu, dans une certaine mesure, comme une PME en quête de bénéfices.

    J’essaie aussi d’être le plus efficace possible à échelle réduite. Je travaille un nombre d’heure normal dans une année, donc mon temps ‘’ travail ‘’ est déjà pas mal optimisé, (même si j’ai accepté un autre petit défi au travail l’an prochain). Donc, en ne disposant pas de davantage de temps et par conséquent de revenus supplémentaires, je me concentre surtout sur mes dépenses sur lesquelles j’ai un très grand contrôle. Autrement dit, j’ai plus de facilité à limiter mes dépenses qu’à générer de nouveaux revenus nécessitant une implication et une présence active de ma part.

    Par ailleurs, j’ai aussi une vision très pratique des choses qui m’entourent, que je perçois comme de la ressource et que je cherche à optimiser. Par exemple, les framboisiers dans le boisé près de chez moi peuvent me nourrir et les arbres tombés, et non pourris, sur ma terre peuvent servir à me chauffer ou à faire bouillir mon eau d’érable lors du temps des sucres. Bref, je n’aime pas lorsque les ressources se gaspillent, autour de moi, ou ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. J’ai aussi cette vision avec l’argent à savoir comment je peux la faire travailler/fructifier dans mon intérêt et celui de ma famille.

  5. Bonjour bonjour!

    Je suis bien heureux de lire cette histoire d’épargne! Félicitations Maxime, c’est un parcours inspirant. Je commence tout juste à m’intéresser aux intérêts composés et je vis déjà depuis trois ans sous mes moyens (j’ai 26 ans), j’investis tout ce que je peux dans différents véhicules de placement (j’ai débuté la bourse (FNB) cette année, je me forme ici et là…).

    Je découvre aujourd’hui une petite communauté de super-épargnants, c’est magnifique! De mon côté, devenir dépendant financièrement me permettrait de m’impliquer bénévolement dans différents projets, et partir à l’aventure beaucoup plus souvent!

    Bonne journée,

  6. Je n’y vois que de bonnes habitudes.

    Ne pas acheter des objets inutiles parce qu’ils sont en spécial. Quand on me dit que je vais sauver 50% si j’achète dès maintenant, je répond toujours que je vais sauver 100% si je ne l’achète pas !

    Faire soi-même. J’habite le 3e d’un un triplex mal insonorisé. Croyez le ou non, j’entendais mes voisins du 2e qui trouvaient, eux, que le bruit était normal en ville. Et bien j’ai enlevé le plancher de bois franc centenaire moi-même, posé de la laine isolante, du plywood et reposé mon plancher morceau par morceau après avoir nettoyé toutes les lattes ! Le coût pour 1350 pieds carrés ? Les matériaux ($4,000) et beaucoup de vidéo Youtube. Moi qui ne savait pas planter un clou avant d’être proprio, J’ai sauvé au moins $25,000 sans compter que personne n’aurait pris le temps de faire ce travail de moine pour récupérer le vieux plancher.

    Je n’a aucun mérite pour mon indépendance financière. J’ai été chanceux et eu un emploi payant pendant une dizaine d’année. Par contre, j’ai toujours eu de bonnes habitudes de vie sachant que mon salaire élevé était loin d’être garanti. Je vie donc avec mes besoins et non mes désirs. Je n’ai pas de voiture et tout le monde me prend en pitié quand je me pointe en transport en commun ou en Communauto à un événement. On passe presque le chapeau pour me venir en aide, et je ris beaucoup en dedans de moi car je me rend compte que les gens s’identifie à leurs voitures et sont prêts à dépenser beaucoup pour prouver quelque chose qu’ils n’ont pas besoin de faire.

    Bref, condo payé, pas d’auto, pas d’enfant (pas par choix, j’aurais bien aimé !). Mes dépenses « must » sont de $8,000 par an (taxes, frais de condo, assurances, internet et 2 portables) ainsi que $12,000 pour des sorties et resto. Ma femme s’occupe de l’épicerie … voilà. Mes revenus d’intérêts et de dividendes couvrent amplement ces dépenses … je ne ressent aucunement le besoin « d’augmenter » mon style de vie car 1) j’adore mon style actuel, 2) voyager en backpack est encore ce qu’il y a de plus libérateur et 3) j’ai réalisé depuis longtemps que le plaisir d’acheter du « nouveau tout beau » est éphémère et que le vrai bonheur est ailleurs.

    Oh, j’allais oublié … gros fan de Kijiji. Ma maison est épurée et, sans faire le tour des ruelles, je dois revendre pour environ $1,000 d’objets que je trouve dans les rues à chaque année (j’ai vendu 3 barbecues l’année dernière, qui ne demandaient qu’à être nettoyés …).

    Oh, et dernier Oh ! Conseil à l’auteur … achète tout ce que tu peux par carte de crédit, tout en payant le solde en entier à la fin du mois bien sur. Je reçois environ 2.5% de retour sur mes achats, ça fait de beaux points pour acheter des cartes cadeaux (ie Rona, SAQ …).

    Dites vous que celui qui prend le métro n’est peut être pas le plus pauvre de la gang, et que vous n’avez rien prouver à personne. Vivez selon vos besoins !

  7. Merci du partage DC!

    Tu évoques de très bons points, notamment en mentionnant que les dépenses qu’on ne fait pas sont souvent celles qui nous font économiser le plus au bout du compte!

    Parallèlement à cela, il y a aussi une forte corrélation entre contrôler ses dépenses à un niveau relativement bas puis en faire beaucoup par soi-même.

    Dans ton cas, avec un revenu salarial intéressant pendant plusieurs années, conjugué à une bonne gestion de ton pécule, c’est d’autant plus efficace.

    Ton exemple des rénos dans ton triplex en est d’ailleurs un assez éloquent!

    Être patenteux et débrouillard, ou avoir des membres de son entourage rapproché qui le sont, ça aide parfois à sauver des gros bidous!

    Notamment, lorsque tu es capable de faire quelques petits travaux de rénovation ou d’entretien, de la mécanique de base avec un peu de jardinage et d’élevage + savoir cuisiner, tu as le potentiel de réaliser bien des économies au bout du compte!

    Et ce n’est pas juste une question de réaliser des économies, mais c’est aussi une question d’autonomie et de savoir-faire.

    Par la bande, c’est aussi, ironiquement, un doigt d’honneur au gaspillage de ressources et à la surconsommation, deux phénomènes bien ancrés dans les moeurs de notre société nord-américaine moderne, via notamment des grandes compagnies dans lesquelles nous sommes de petits actionnaires et recevons des dividendes… Mais bon, ça c’est un autre débat.

    Je viens d’une famille de campagnards et je peux te dire que par chez nous, c’est important de savoir se servir de ses mains, d’être capable de cultiver la terre, réparer des machineries, soigner les animaux, couper et corder son bois de chauffage, faire son sirop d’érable, faire son cannage, savoir pêcher et chasser, savoir coudre et tricotter, etc.

    Ça sonne peut-être un peu rustre et  » Québec profond  » lorsque c’est dit ainsi, mais ça demeure quand même des connaissances élémentaires qui ont permis à nos ancêtres de survivre et de se développer au fil du temps!

    Tsé, fondamentalement, il y a quelque chose d’un peu absurde à ce que des génies de notre société, au sens cérébral du terme, ne soient pas capable de changer un pneu sur leur voiture ou de se préparer une omelette, mais puissent te parler des théories complexes d’astrophysique pendant des heures. Il y a certainement plusieurs formes d’intelligence.

    Pour en revenir à ton commentaire, j’ai parfois moi aussi l’impression de faire pitié aux yeux de certains par mes choix de vie (petite maison, bagnole de 20 ans d’âge, vieux linge parfois laid, mais hyper confortable), mais que veux-tu… C’est mon argent & ma vie, alors c’est la moindre des choses que ce soit moi qui décide ce que j’en fais!

    De toute façon, quelqu’un qui ne voudrait pas être mon ami parce que j’ai l’air pauvre & que je prends soin de mes finances, compte-tenu que je préfère l’intangible et les petits bonheurs de la vie à l’esbrouffe des possessions et de l’esthétique éphémère à tout crin, et bien, je ne veux pas l’avoir dans ma vie non plus!

    De toute façon, je suis un grand solidaire et j’ai un nombre très restreint de place à attribuer à des relations de proximité, alors remarque que ça me va aussi!

    Je garde aussi en mémoire ton commentaire sur les cartes de crédit.

    Au plaisir,

  8. Je trouve très intéressant vos parcours de vie. J’aspire à une sérénité comme la vôtre dans quelques années, avec une retraite anticipée. Pourrais tu m’en dire plus sur les investissements avec dividendes? Merci

  9. Bonjour Tiana,

    Je vous invite à lire le livre  » The Single Best Investment  » de Lowell Miller et de consulter ici, sur ce blogue, dans les pages proposées au bas  » Liste monstre: Outils gratuits pour l’investisseur par croissance du dividende « .

    Bon succès dans votre démarche!

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