Comment épargner 16,000$ par an et atteindre la liberté financière en 15 ans avec un salaire de 40,000$ tout en étant propriétaire? L’histoire vraie de Maxime

Il y a déjà un bon petit bout de temps que Maxime visite mon site et lance de bonnes discussions sur le sujet de la liberté financière ou sur d’autres sujets d’intérêt. J’ai beaucoup de respect pour lui et je le cite souvent en exemple lorsque j’entends des gens se plaindre qu’il leur est impossible d’épargner avec leur salaire, que la vie coûte si cher qu’on peine à joindre les deux bouts… Et croyez-moi, je l’ai entendu autant de la bouche de gens qui gagnent 100,000$ par an que de gens qui gagnent 30,000$ par an. 

Maxime est la preuve vivante que dans la vie, quand on veut on peut! Si vous vous dites qu’une chose est impossible à réaliser pour vous… vous avez probablement raison… C’est Tim Ferris qui le disait dans son livre « La semaine de 4 heures ». Mais, si vous partez avec l’idée que quelque chose est possible, vous mettez alors votre cerveau en mode solution et lorsque vous faites cela, des tonnes de choses fabuleuses peuvent se produire. 

Maxime a eu la gentillesse de partager son histoire avec nous pour vous prouver à tous que dans la vie, tout est possible!

L’histoire à prendre en exemple de Maxime

13Bonjour, je m’appelle Maxime. Je suis un homme âgé dans la mi-vingtaine. Je travaille dans le domaine agricole et j’habite en région. Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs. J’ai grandi entouré de gens qui ont toujours travaillé fort sans compter les heures et pris de gros risques avec leur propre argent pour réussir à développer l’entreprise familiale.

Premiers emplois et études

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours travaillé. À 5-6 ans, je ramassais les canettes et les bouteilles pour empocher la consigne. Entre 7 et 11 ans, j’ai travaillé, durant tous mes étés et jusqu’à son décès, pour mon grand-père qui avait un grand potager et qui vendait ses fruits et légumes dans son petit kiosque situé directement dans sa cour. Par la suite, à partir de l’âge de 12 ans jusqu’à 15 ans, j’ai ramassé des fraises et effectué plusieurs autres menus travaux manuels dans une fraisière près de chez moi. À partir de 16 ans, j’ai commencé à m’impliquer davantage dans les travaux sur la ferme familiale en y en travaillant, tous les étés, durant les 6 ans de mes études post-secondaires et à temps plein à la fin de celles-ci. En parallèle, durant mes études universitaires, j’ai aussi dirigé une petite entreprise de déneigement. Cela m’a permis de m’initier davantage au monde des affaires, ainsi que son côté sombre, c’est-à-dire toutes les méandres de la bureaucratie corporative, mais ça m’a aussi permis d’avoir un revenu complémentaire durant l’année scolaire!

Au niveau de mon parcours scolaire, j’ai décroché un diplôme d’étude collégiale (DEC) en lien avec l’agriculture. Ce fût tout autant intéressant et révélateur autant d’un point de vue académique que personnel. J’ai aussi complété un baccalauréat (BAC) en administration des affaires que je considère, à proprement parler, comme étant relativement peu utile, dans le moment, compte-tenu de mon emploi actuel, mais également en regard du temps que j’ai du y consacrer et des coûts qui y sont rattachés. Ah, et j’ai aussi un certificat pour l’utilisation de pesticides dans la valorisation des pelouses et l’extermination, suite à un cours que j’ai suivi au-travers de ça!

Bref, mon but n’est pas de vous étaler mon curriculum vitae de long en large, mais simplement que vous soyez en mesure de bien jauger mon parcours ainsi que le travail et les efforts en amont. C’est grâce à tout ce travail, dès mon plus jeune âge, que j’ai réussis à épargner les montants nécessaires à l’achat de ma 1ère voiture, à payer mon 1er appartement, à financer mes études post-secondaires et à payer pour mes loisirs! J’ai donc pigé dans mes épargnes personnelles durant cette période et je n’ai pas eu recours au crédit personnel de quelconque façon. Par ailleurs, 2 ans plus tard, après mes études, j’avais déjà amassé la mise de fond nécessaire à l’achat de mon domaine privé comportant : 2 petites maisons de type 4 1/2 (construction 2010) sur le bord d’un lac privé, 8 acres de terre à bois et une érablière avec tout l’équipement nécessaire à la fabrication de mon propre sirop d’érable.

Travail actuel

2Je travaille à temps plein et je fais mes 2000 heures par année. Par contre, dans ce beau métier qu’est l’agriculture, ce n’est jamais égal, à savoir que je travaille généralement de très longues heures du printemps à l’automne et je travaille moins durant la période hivernale. Au final, tout se balance!

Je gagne un salaire que je considère correct en regard de mon secteur d’activité et de mes responsabilités, soit 40,000$ par an. J’ai quelques avantages qui s’ajoutent à cela, à savoir que mon cellulaire de fonction est payé, mes bottes de travail et mes gants sont fournis, on me donne un manteau et une casquette chaque année et mon essence est remboursée, lors de mes déplacements dans le cadre de mon travail, au taux fixé par le CAA. Par contre, je n’ai pas d’assurances (mais je bénéficie de celles de ma copine), ni de fond de pensions, ni de bonis et le travail est parfois très exigeant autant physiquement que mentalement. Il y a donc des plus et des moins comme dans toutes les jobs, mais j’aime ce que je fais, alors ça me garde motivé!

Objectif : Liberté financière

Bon, à ce stade, vous vous dites peut-être qu’il n’y a rien d’extraordinaire pour un travailleur ordinaire à gagner 40,000$ par an, voire même, à la rigueur, que c’est plutôt banal! Effectivement, vous avez raison. C’est un salaire qui n’est pas des plus élevé, mais qui s’éloigne aussi du seuil de la pauvreté. Par contre, le tour de passe-passe que je réussis à accomplir, à partir de ce salaire, n’a rien à voir avec le montant en soit, mais plutôt avec le taux de rétention et l’épargne personnelle que j’arrive à en tirer grâce à quelques astuces et bonnes habitudes. De ce 40,000$, en moyenne, j’en épargne, annuellement, 16 000$ soit 40% de mon salaire brut!

maximepourcentageepargne

D’une année à l’autre, ça varie de 15 000 à 18 000$ que je réussis à mettre de côté et donc je vis avec plus ou moins 24,000$ par an en ayant une hypothèque à payer!

Impressionnant, n’est-ce pas?

Comment j’y arrive?

[sociallocker id=6725] tout simplement en appliquant la règle d’or! Je me paie en premier et je tiens mes dépenses au plus bas niveau possible, sans que cela se fasse au détriment de ma qualité de vie, selon mes standards, bien entendu. Vous comprendrez que je n’ai pas les mêmes standards que la moyenne des ours.

L’objectif ultime de cette épargne forcée est d’atteindre l’indépendance financière, d’ici une quinzaine d’années, uniquement à partir de mon épargne personnelle que j’investis dans l’achat de titres de grosses entreprises américaines et canadiennes, bien dirigées, possédant un avantage concurrentiel, dominante dans leur secteur d’activité et versant des dividendes, en croissance, depuis plus de 25 ans.

Ces dividendes en croissance, toujours réinvestis, et combinés à mon épargne quotidienne me permettent ainsi de cheminer vers l’indépendance financière, lentement, mais sûrement.

Épargne : Trucs et astuces

 

Pour ce faire, de nombreuses forces sont en jeu et beaucoup d’éléments jouent actuellement en ma faveur.

maximevaleurnette

Avoir du temps devant soi

Tout d’abord, le premier élément est le temps. Je suis jeune et l’intérêt composé, petit à petit, fera prendre des proportions très impressionnantes à mon capital.

Partager sa vie avec la bonne personne

Par la suite, j’ai la chance d’avoir une conjointe avec qui je peux séparer, en deux, l’ensemble des dépenses communes. Cette conjointe, qui m’accompagne depuis plusieurs années déjà et que j’aime d’un profond amour, est, au sens de la loi, une conjointe de fait. Alors, il n’y a pas de risques, selon les législations québécoises actuellement en vigueur, que je doive lui remettre une partie de mes avoirs, cumulés personnellement, un jour où une hypothétique séparation surviendrait.

maximevaleurnettecompositionNe pas avoir de personne à charge

Dans le moment, je n’ai pas non plus d’enfant, alors je n’ai aucun risque de devoir assumer des pensions alimentaires. Je tiens à mentionner que, le fait de ne pas avoir d’enfant, ce n’est pas une question d’argent (et ça ne le sera jamais), mais une décision de couple (les 2 nous n’en voulons pas). C’est aussi moi qui ai mis, en totalité, les montants requis pour la mise de fond et les autres frais afférents lors de l’achat du domaine. D’ailleurs, à titre informatif, ma conjointe n’avait pas d’épargne et n’aurait pas pu contribuer même si elle avait voulu (ce qui n’était pas son désir). En tant que seul propriétaire, tout est à mon nom, donc encore là, nous n’avons rien à nous séparer en cas de rupture et j’assume la totalité des risques. Disons qu’on voulait garder cela le plus simple possible et s’éviter des tracas!

Investir dans une propriété à revenus récente

Par ailleurs, mes maisons me sont très profitables, car le couple de locataires de ma maison louée, ainsi que ma copine, me versent des loyers qui équivalent à 80% de toutes les dépenses reliées aux propriétés et à la terre à bois. D’ailleurs, je tiens à mentionner que le loyer chargé à ma copine correspond à 20% des charges totales liées aux propriétés et équivaut au même montant que lorsque nous habitions en appartement ensemble (aucune augmentation), mais nous avons la sainte paix en prime! J’ai également pris un premier prêt hypothécaire à plus long terme (53 mois) et à plus faible taux (2,8%) pour économiser des intérêts en sachant que je n’allais pas revendre de sitôt. De plus, le fait que ces maisons soient des constructions récentes, limite beaucoup les coûts d’entretien. Par ailleurs, les coûts d’électricité et de chauffage sont aussi très minimes vu la dimension des maisons ainsi que la bonne isolation.

maximedepenses

Gérer les dépenses en alimentation

Pour ce qui est de l’alimentation, mon jardin m’aide à réduire les dépenses de ce côté-là. Je fais, majoritairement, mon épicerie dans une bannière grande surface offrant des produits à rabais. Je regarde aussi les spéciaux, mais sans virer fou avec ça. Je n’achète pas ce que je ne consomme pas sous seul prétexte que c’est en spécial. Je ne suis pas nono, non plus, au point de payer un aliment entre 200 et 1000% de sa valeur réelle. Par exemple, pour un brocoli qui vaut 2$, je ne vais jamais en payer 7$. Je suis également très assidu dans la conservation des aliments, alors nous limitons le gaspillage autant que possible. Je fais également mon vin dans un centre de vinification du coin, ce qui me permet d’économiser 70% du prix d’une bouteille en vente régulière. Par ailleurs, grâce à mes contacts, je suis capable de mettre la main sur de la viande de porc à très bas prix.

Le transport pour se rendre du point A au point B

maximevoitureAu niveau du transport, j’ai toujours roulé avec de vieux véhicules, relativement bien entretenus, le plus économique possible et pour lequel je n’ai aucun sentiment d’attachement particulier. Ainsi, en me procurant des voitures sous les 2000$, avec lesquelles je peux me promener entre 2 et 4 ans, je n’ai pas besoin de m’assurer pour les dommages sur mon véhicule et je peux simplement remiser le véhicule et/ou le revendre pour les pièces si jamais celui-ci nécessite de trop grosses réparations. Cet argent-là vient payer, en partie, l’achat de mon prochain véhicule. J’ai déjà fait 3 ans avec une voiture que j’avais payé 500$ et sur laquelle j’ai mis environ 1000$ en réparations. Pour ce qui est des pneus, généralement, je suis capable de garder ceux qui viennent avec le véhicule assez longtemps. Je reçois aussi une allocation non imposable pour mes déplacements avec mon véhicule dans le cadre de mon travail, alors cela paie mon essence et plus encore! Je me rends du point A au point B, j’ai ma carte CAA pour me dépanner en cas de bris et je n’ai jamais de paiement à faire sur un véhicule!

Comment gérer ses dépenses en télécommunication

Pour ce qui est des télécommunications, je n’ai pas le câble, car je trouve toutes les séries que je veux sur internet. Mon téléphone cellulaire est payé par mon employeur et je paie seulement un abonnement à internet. Je sépare la facture avec ma conjointe, alors ça nous revient très peu cher.

Reporter l’impôt pour laisser l’intérêt composé faire son travail

Pour économiser au niveau des charges fiscales, je contribue à mon REER pour être en mesure de réduire mes impôts à payer de quelques milliers de dollars. Par ailleurs, une grosse partie des taxes municipales et scolaires est absorbée et payée, via le loyer, par mes locataires et ma conjointe. J’ai aussi une seule carte de crédit que j’utilise à l’occasion, pour favoriser une bonne cote de crédit, et je rembourse en totalité le montant dû avant échéance, donc il n’y a aucun frais à payer.

Les autres postes de dépense

Concernant les meubles, l’électronique et les électroménagers, je trouve ce que j’ai besoin sur des sites de petites annonces classées et des groupes de vente. J’emprunte le camion à mon père, je demande l’aide d’un ami et rapidement je peux remplacer un vieil électro défectueux pour moins de 100$. Par contre, j’ai été chanceux, lors des dernières années, car je me suis fait donner un divan, j’ai gagné une tablette électronique, ma copine s’est fait donner un grand écran pour son ordinateur, mon portable dure depuis plus de 5 ans tout comme son ordinateur, j’ai une télévision cathodique qui fonctionne bien et sur laquelle je peux brancher mes consoles rétro. Bref, je ne change pas ce qui fonctionne bien pour le simple plaisir de changer et j’utilise ce que j’ai (ça ne ramasse pas la poussière).

Fuir les dépenses impulsives

Une autre chose très importante est que j’évite les dépenses spontanées et/ou superflues. Je déjeune rarement au restaurant, je n’achète pratiquement rien dans les dépanneurs, je ne consomme pas de produit du tabac ni de drogue et je n’achète jamais de loterie. Mon seul plaisir coupable est au niveau de l’alcool sur lequel je me permets de me gâter un peu plus avec mon vin et mes bières de microbrasserie.

Savoir mettre ses dix doigts et sa débrouillardise à son profit

Je fais aussi beaucoup de choses par moi-même, dans le domaine du possible et de mes compétences. Je fais parfois appel à des amis motivés pour certains travaux qui sont hors de mon champ d’expertise et je leur donne un coup de main, à mon tour, lorsqu’ils ont besoin d’aide. Ça permet non seulement d’économiser, mais aussi d’apprendre et de développer mes compétences à-travers toutes sortes de petites choses. J’évite également les erreurs ou dépenses stupides et coûteuses qui ne contribuent pas réellement à augmenter mon capital bonheur de façon significatif. Un autre exemple banal est, lorsque je vais à la pêche, je ramasse moi-même les vers de terre dont j’ai besoin à proximité. Dans le sol, ils sont gratuits et accessibles, alors pourquoi je paierais 4$ pour un gros pot de vers de terre dont je vais finir par en jeter la moitié?

Voilà, dans mon cas, ça résume un peu les différentes astuces et stratagèmes qui me permettent d’économiser autant.

Je ne suis pas le plus beau, le plus fort, le plus intelligent ni le plus charismatique, loin de là. Je suis un être humain assez dans la moyenne avec mes qualités et mes défauts comme tout le monde. Cependant, je suis motivé, discipliné, j’épargne et j’applique une méthode d’investissement (par croissance du dividende) que je sais fonctionner pour s’enrichir. Au fond, c’est tout ce que ça prend! Savoir quoi faire et surtout le faire, dixit Alain, l’auteur de ce blogue.

Gain, rétention et fructification de son argent

Le nerf de la guerre, ultimement, n’est donc pas combien un individu réussit à gagner, à générer de revenus, mais plutôt combien il réussit à épargner et à quel point est-il capable de faire fructifier son épargne le plus efficacement possible!

maximechargesfiscalesPar ailleurs, il ne faut jamais oublier que pour le maigre 1$ net qu’il nous reste dans nos poches, préalablement, il avait davantage d’envergure. Après avoir payé toutes sortes de charges gouvernementales telles que: l’impôt fédéral, l’impôt provincial, la cotisation RRQ, la cotisation RQAP, la cotisation à l’assurance-emploi, la taxe municipale, la taxe scolaire, la taxe santé, la taxe de vente du Québec, la taxe sur les produits et services, la taxe sur l’essence, les frais d’immatriculation et de divers permis, il en reste beaucoup moins. Bref, dépendamment de votre taux d’imposition et des produits taxables que vous achetez et consommez, le 1$ net que vous avez entre les mains actuellement était peut-être l’équivalent de 1.35$, 1.50$ ou 1.65$ brut avant que les divers paliers de gouvernement viennent prendre leur part!

De ce fait, c’est d’autant plus important d’être intelligent avec l’argent qu’il nous reste entre les mains, pour le peu que ça représente réellement, au final, suite à tous ces prélèvements! Il est aussi bon de se rappeler qu’1$ épargné aujourd’hui et placé à la bourse, avec un rendement moyen de 7%, en vaudra 4$ dans 20 ans, sans compter tous les dividendes qui auront été versés à travers ces années et il en vaudra bien davantage si on a réinvesti ces dividendes! Ça peut donc être très payant de le faire fructifier au lieu de le dépenser immédiatement! Et chaque dollar à crédit crée l’effet inverse, c’est-à-dire qu’il nous appauvrit. L’intérêt composé, ça marche dans les deux sens!

Bonheur

En rétrospective, je considère que je ne suis pas à plaindre et que mon bonheur ne corrèle pas directement avec la quantité de fric que je serais capable de claquer ou de biens que je peux accumuler en une année, bien au contraire. J’essaie tout simplement de rester dans l’essentiel et d’être intelligent dans mes dépenses, sans me priver pour autant, mais en évitant toujours les stupidités. Ma famille (incluant mon chat et mon chien) ne manque jamais de rien. Nos besoins de base sont comblés. J’apprécie et je sais me satisfaire des choses pour leur utilité et pour ce qu’elles sont sans désir de devoir toujours acquérir ce qui est nouveau ou à la mode. Je profite bien de ce que j’ai.

Ça fait peut-être de moi un bizarroïde assumé, aux yeux des gens qui m’entourent, mais je peux vous assurer que ça fait aussi quelqu’un de zen en ce qui concerne les questions d’argent.

Ultimement, lorsque je pourrai me retirer du marché du travail à 40 ans, si je le désire et que tout se passe comme prévu, alors que ces gens-là continueront de trimer dur pour payer leurs comptes, notamment sur la motoneige neuve dernier cri qu’ils utilisent seulement 2-3 fois par hiver par exemple, tout en me regardant d’un air dubitatif et envieux, alors à ce moment-là, ce sera la douce revanche de l’épargnant investisseur!

Mot de la fin de l’hôte

Je tiens à remercier Maxime pour son courage et sa grande ouverture à partager avec nous son parcours.

Maxime soulève plusieurs points importants que j’aimerais souligner ici.

D’abord, il n’est pas nécessaire de gagner des salaires faramineux pour épargner. En apprenant à faire la différence entre désirs et besoins, on peut drastiquement réduire ses dépenses et compte tenu de l’impôt progressif sur le revenu auquel on est soumis, il est bien plus efficace de réduire ses dépenses que d’augmenter ses revenus. D’abord, c’est plus facile et on n’augmente pas son taux marginal de taxation. Ensuite, si on peut vivre avec moins, il est clair qu’on a besoin de moins de capital pour financer sa liberté financière.

Ensuite, le parcours de Maxime me rappelle un point très important expliqué par Warren Buffett à propos des gens qui ont un « inner scorecard » (vivre selon ce que je pense de moi) vs un « outer scorecard » (vivre selon ce que je veux que les gens pensent de moi). Maxime a appris la valeur de l’argent dès son plus jeune âge et il sait qu’il vit à contre-courant de la société actuelle. Mais, il s’assume. Il vit selon ses termes et en fonction de ses objectifs de vie, non pas en fonction d’impressionner les gens dans le but d’avoir l’air « cool » et d’être « aimé ». Il est clair que celui qui organise sa vie en fonction de ce qu’il pense de lui-même aura beaucoup plus de chance d’atteindre la liberté financière. Quant à l’autre… Il sera probablement condamné à vivre pauvre toute sa vie et à faire de mauvais choix financiers, car les cordons de sa bourse sont contrôlés par sa difficulté à gérer ses « problèmes » d’égo et sa propre confiance en soi.

Je suis comme Maxime sur ce point. Je n’ai strictement rien à faire de ce que les gens pensent de moi et de mes objectifs audacieux. Gaspiller mon argent à faire le « branleur » n’apporte rien de bon. J’ai déjà essayé!

Puis, une chose qui me frappe à propos de Maxime, c’est qu’il connaît très très bien sa situation financière. Il sait où va son argent et d’où elle vient. J’ai présenté plusieurs de ses graphiques ici, mais croyez-moi, ça n’est que la pointe de l’iceberg! Il m’en a fourni des tas. Clairement, Maxime a compris que le plus important c’est de gérer les trois plus gros postes de dépense, soit le logement, la nourriture et le transport.

En choisissant de vivre dans plus petit, Maxime s’assure de ne pas dépenser inutilement pour de l’espace peu ou pas utilisé et il limite aussi la quantité de biens qu’il peut posséder, ce qui limite les dépenses inutiles. Ensuite, en investissant dans un immeuble à revenu qui couvre 80% de ses dépenses de logement, il a fait une décision plus qu’intelligente et évite de posséder un actif « mort ».

En utilisant ses contacts et ses connaissance en agriculture, Maxime a réussi à réduire fortement ses dépenses en alimentation. Mais, l’une des plus importantes dépenses de bien des ménages en alimentation c’est le gaspillage. Bien des gens jettent plus de 30% de leur épicerie chaque mois… Maxime gère aussi cet aspect.

Quant au transport, choisir de rouler avec des véhicules usagés peut apporter plusieurs avantages tels que les faibles coûts d’assurance et le fait de ne pas avoir d’intérêt à payer sur de lourds prêts qui grugent le revenu disponible.

Une personne qui prend des décisions intelligentes sur ces trois postes de dépense tôt dans sa vie s’assure déjà une liberté financière plus grande que la majorité des gens. À eux seuls, ces postes de dépenses peuvent gruger l’essentiel du revenu disponible lorsqu’on fait de mauvais choix!

J’aimerais terminer en disant que de nombreux mythes persistent à propos de la richesse. Bien des gens croient encore qu’il faut être riche pour devenir riche. Je suis désolé de vous l’annoncer, mais vous avez tort!! Je travaille en finance depuis assez longtemps pour avoir vu des tas de gens avec des salaires très moyens bâtir des empires immobiliers ou encore se bâtir des portefeuilles d’actions qui feraient verdir de honte des avocats ou des médecins et j’ai vu des tonnes de gens avec des revenus élevés dépenser plus qu’ils n’en gagnent, crouler sous les dettes ou même faire faillite. Ceci me rappelle d’ailleurs la récente histoire du pompiste qui est mort avec des millions en actions récemment au Vermont. Si un pompiste peut le faire, vous le pouvez aussi et tout le monde le peut.

Lorsque j’ai commencé mon périple vers la liberté financière, je gagnais 57,000$ par année, un bon revenu tout de même, mais un revenu auquel bien des gens pouvaient s’identifier. Depuis, j’ai augmenté mon salaire à 100,000$ par année grâce à des promotions et la dernière promotion en date devrait me propulser vers les 125,000$ à 130,000$ par an d’ici 5 ans. Je suis conscient que d’épargner 16000$ à 20,000$ par année en plus de payer un solde hypothécaire de 172,000$ en 7 ans est bien plus facile pour moi que pour la moyenne des gens. Ce qui est exceptionnel dans mon histoire est peut-être d’ailleurs ma capacité à obtenir des promotions qui font croître mes revenus malgré le fait que j’aie des études universitaires totalement non-reliées à mon domaine de travail. Ainsi, en partageant l’histoire de Maxime, je voulais rappeler au monde que les revenus ne sont qu’une des parties de l’équation et pas la plus importante!

J’espère que vous en êtes maintenant convaincu! Maxime vaut presque 100,000$ à 25-26 ans… Et il a tout bâti de lui-même avec des revenus modestes en mettant en place une stratégie à toute épreuve. J’ai confiance que bien avant ses 40 ans, Maxime aura atteint la liberté financière qu’il souhaite car je constate qu’un homme tourné vers les possibilités et des objectifs précis et mesurables finit toujours par trouver des moyens d’arriver à ses fins!

Maxime sait quoi faire. Il sait comment le faire et il le fait!

Vous pouvez le faire aussi! [/sociallocker]

 

7 Comments

  1. LP
  2. Petes
  3. Maxime

Leave a Reply