Atteindre la retraite jeune : faire ce que je fais est très difficile!

Plusieurs bloggueurs dans la niche du « early retirement » donnent souvent l’impression qu’il est facile d’atteindre la liberté financière à un jeune âge. D’ailleurs, il est probable que je puisse parfois donner la même impression. Pourtant, c’est tout le contraire croyez-moi et aujourd’hui j’avais envie de remettre les pendules à l’heure.

Ça n’est pas pour rien que je dis (en riant bien sûr) que je suis un gladiateur dans l’arêne qui chaque jour se bat pour conquérir sa liberté.

Car, prétendre pouvoir atteindre la liberté financière en 12 ans et pire, même chercher à faire tout ce qui est en son pouvoir pour pouvoir y arriver est plutôt présomptueux.

On est là à acheter des titres mois après mois à coup de 1000$ et on accumule, chaque dollars à la fois, des revenus de dividendes comme si c’était un jeu. Ça à l’air si facile de l’extérieur. Mais économiser 1000$ par mois ou plus.. ouff c’est déjà tout un exploit pour la majorité des gens.

Je ne le dis pas pour vous décourager. Mais sincèrement, si certains d’entre-vous décident de suivre ma voie, sâchez que toute la société, tout et tout le monde sera contre vous. Et si vous en parlez autour de vous, chaque jour vous recevrez des commentaires négatifs ou des questions déroutantes et orientées destinées à vous faire sentir comme un con devant les autres.

Et ça, ça n’est que la pointe de l’iceberg. Car après la pression sociale vient bien pire. La vraie difficulté c’est de se reprogrammer le cerveau et de réussir à défendre le nouveau programme contre tous les hackers de cerveau de ce monde.

Chaque jour on est bombardé de publicités et d’exemples de comportements et d’erreurs de pensée destinées à faire de nous des consommateurs. Depuis la tendre enfance on a été conditionné à devenir des travailleurs (conditionnement behavioriste de Pavlov… comme lorsqu’on dresse un chien). Et, passer à travers le « programme » pour le réécrire demande du temps et beaucoup d’introspection.

Vous rappelez-vous le secondaire. Quelqu’un de cool se mettait à dire « pas rapport man » et la première fois que vous entendiez cette expression, vous la trouviez ridicule. Puis, éventuellement et sans vous en rendre vraiment compte, vous vous êtes mis à dire « pas rapport man » vous aussi.

Nous sommes des imitateurs! L’une des façons les plus productives que notre cerveau a mis au point pour apprendre, c’est l’imitation. Ça se fait tout seul. Ça et la répétition!

Demandez à une source crédible aux yeux du public de répéter une idée fausse suffisamment souvent et un jour ou l’autre (après environ 21 fois), elle deviendra vraie. Surtout si d’autres sources crédibles à vos yeux se mettent à la répéter aussi. Car tout à coup, vous vous retrouvez envahi de prédicateurs qui colportent la bonne nouvelle.

C’est ça le vrai combat. Résister à la manipulation sociale qui cherche à faire de vous un esclave de ses possessions et de ses désirs. Réussir à s’affranchir de tous ces concepts, comprendre que la vie peut être différente, que vous avez du contrôle sur votre vie, douter à nouveau puis y croire à nouveau et recommencer ce cycle de doute et de foi encore et encore parce que la pression sociale ne s’en ira jamais.

Ça et résister à ses désirs… On a cultivé depuis notre tendre enfance le désir. Le désir de posséder un objet, de faire une activité, d’acheter quelque chose. On nous faisait même faire des listes de désirs pour Noël et on nous encourageaient à en cultiver.

Celui qui succombe à tous ses désirs aura une vie pauvre… Celui qui succombe même rarement, mais au mauvais moment (voiture trop cher et maison trop cher), à ses désirs aura aussi une vie pauvre et deviendra l’esclave de ses possessions! Car rien de mieux que de vous poser le carcan d’une hypothèque trop dispendieuse et d’un paiement de voiture exagéré pour vous amener de vous-même à choisir la voie de l’esclavage salarié. Après tout, les factures arrivent tous les mois pile à l’heure comme une horloge… La seule solution à ça c’est un revenu qui fait la même chose… Non?!

Apprendre à distinguer besoins et désirs est une autre grande difficulté et surtout apprendre à envisager d’autres solutions qu’acheter comme emprunter, fabriquer ou s’en passer est aussi très difficile.

Nos comportements d’occidentaux sont bien ancrés depuis quelques générations déjà…

Outre ces épreuves du quotidien, celui qui voudra changer son étoile devra aussi faire face à une autre montagne d’épreuves, celle de se libérer de ses dettes et d’économiser, des années durant, une somme colossale d’argent!

Et ça, ça prend du temps et aussi beaucoup, beaucoup de discipline. On dit que c’est avec des sous qu’on fait des piastres et bien rien n’est moins vrai si on saît s’y prendre. Mais comme Rome ne s’est pas bâtie en jour, finir par comprendre et admettre que l’atteinte de la liberté financière suivra la même voie est aussi une dure épreuve.

Après avoir épargné comme un fou pendant 2 ans, j’ai maintenant un portefeuille de 50,000$ qui me rapporte 2000$ par an en revenus. Oui… 2000$… pas de quoi en faire un plat. Je suis loin de pouvoir prendre une retraite.

Pourtant, je suis fier du trajet accompli parce que j’y suis préparé. J’ai des attentes réalistes et je sais pourquoi je fais les choses. Je cherche à acquérir environ 1000$ en revenu annuels de dividendes par an à partir de nouvelles épargnes et le reste, c’est la croissance du dividende et le réinvestissement de mes dividendes qui s’en chargera.

Mais, ça peut être décourageant parfois de savoir que le chemin le plus long est encore devant soi et que malgré tous nos efforts, on avance à pas de tortue.

La discipline et la patience sont donc deux autres éléments qui rendent mon périple difficile car je suis indiscipliné et extrêmement impatient, comme la plupart de mes contemporins.

Vouloir atteindre la liberté financière en douze ans, c’est comme vouloir gravir l’Everest. La montagne est si haute qu’on voit à peine le sommet et la montée prend du temps, du courage, de la persévérance…

C’est comme de vouloir manger un éléphant à soi seul.

Et quelle est la meilleure façon de manger un éléphant?

Une bouchée à la fois bien sûr… Mâcher encore et encore puis reprendre une autre assiette…

Avoir le rêve d’atteindre la liberté financière à un jeune âge est louable. Mais celui qui le désire doit s’attendre à devoir travailler fort sur lui-même et fort tout court. Il devra s’attendre à vivre des épisodes de découragement ou d’euphorie. Il devra aussi s’attendre à ce que les gens se moquent de lui…

Il devra aussi apprendre à s’émerveiller de petits progrès et apprendre à réduire ses dépenses pour épargner plus et pour avoir besoin de moins pour atteindre la liberté financière.

Tout cela fait partie du processus.

Avoir un blog ou un journal, fréquenter une communauté en ligne aux idées semblables aide certainement à garder le cap.

C’est ainsi que j’ai réussi à passer au travers des deux dernières années et de réussir à faire des progrès. C’est ainsi que je compte continuer ma course vers l’atteinte de mon objectif qui est de me retirer de la rat race à 45 ans avec 30,000$ par an en revenus passifs!

Alors je dis merci à tous mes amis bloggueurs car sans vous, il est probable que j’aurais abdiqué à un moment ou un autre.

Image courtesy of Winnond / FreeDigitalPhotos.net

Par Le blogueur masqué

Bonjour, je suis le blogueur masqué. Comme vous, je suis un esclave moderne confiné au 9@5, propriété d’une grande corporation américaine. Ils nous ont dit, lorsque nous étions jeunes, que nous allions vivre dans une société de loisirs et que les avancées technologiques allaient nous permettre de ne travailler que quelques heures par jour. Pourtant, nous vivons dans un monde où règne le stress et l’incertitude. Ma situation pourrait être bien pire et je le sais. Il y a tant de gens qui souffrent sur cette planète. Mais, une cage en or demeure une cage. Au moins, j’ai un plan pour m’évader. Je vais prendre ma retraite de la « rat race » avant 45 ans et vivre de mes revenus passifs! C’est un rêve si puissant que je vais tout faire pour le réaliser! Pour bâtir ma fortune, j’investis principalement dans des titres boursiers qui versent des dividendes en croissance années après années.

45 commentaires

  1. Bonjour Alain,
    Un excellent mais un excellent article!!! Effectivement ça a l’air facile de l’extérieur effectivement mais c’est un petit combat quotidien, un pas à la fois… Petite vidéo d’un des films de Rocky, très inspirant qui résume, je pense, beaucoup l’esprit de votre article:
    https://www.youtube.com/watch?v=mk82j1jQw_8
    Salutations!

    1. Hey Salut Yan,
      J’espère que tu vas bien. J’espère aussi que tes projets avancent bien. De mémoire tu voulais presque doubler ton capital grâce à l’analyse technique dans le domaine sportif. Ça avance bien?

      Moi j’ai tenté un petit trade d’analyse technique dernièrement et j’ai fini avec 0$ en gain ou perte. Pourtant j’aurais pu faire un gain mais il ne suffit pas d’avoir raison sur ce qui va arriver… il faut aussi savoir quand ça va arriver et là est tout le problème. J’ai acheté et vendu au mauvais moment… quelques heures après et j’empochais mon gain lol

      Excellent le speech de Rocky by the way. Je l’avais oublié celui là.

      Il me rappelle une conception de la vie de Warren Buffett dans son livre « The snowball ». Il parlait des gens et disait qu’il y en a de deux types. Ceux qui ont un inner scorecard et ceux qui ont un outer scorecard. Les premiers font les choses en fonction de leur vision d’eux-même et ne tiennent que peu compte de l’opinion des autres alors que les derniers donnent à l’opinion des autres énormément de poids et cela influence grandement leur vie et leurs choix.

      Ceux qui ont un inner scorecard auront plus de chance de devenir riche car ils ont une plus grande capacité à aller à contre-courant, à faire différemment.

      Mon père m’a élevé en m’apprenant à me comparer à moi-même, pas aux autres et au fil du temps j’ai appris à développer une incroyable confiance en moi qui peut-même aller jusqu’à déranger parfois. J’ai appris à devenir débrouillard et à me démerder dans toute situation car chaque fois je me dis : si lui y arrive je peux y arriver aussi. Si elle elle sait y faire, je peux apprendre aussi. Et c’est comme ça que j’ai bâti ma polyvalence, ma confiance et qu’aujourd’hui je peux faire face à la musique et ramer un peu à contre-courant.

      Les commentaires des gens me dérangent tout de même parfois mais ça ne m’empêche pas d’avancer. 🙂

      Merci pour ton commentaire et bonne journée

  2. Salut,

    J’ai découvert ton blogue récemment et je dois dire que j’adore faire la lecture de tes nombreux articles qui sont, non seulement intéressants, mais qui recèlent aussi de l’information de qualité.

    Merci pour le temps que tu y investis. C’est très intéressant de suivre tes progrès, tes expériences et d’en apprendre à chaque fois.

    D’ailleurs, j’apprécie beaucoup ton screener maison comme outil de repérage de titres intéressants comme point de départ.

    En ce qui me concerne, j’en suis à mes débuts (25 ans). Cette année, j’ai un capital investi de 12 000$ dans des titres à dividendes canadiens et américains et je compte poursuivre sur cette lancée. Si c’est le cas et que les impondérables de la vie ne me mettent pas trop d’embûches, dans une 15 aine d’année, j’aurais les moyens d’être financièrement indépendant entièrement grâce à mes revenus de dividendes combiné à un train de vie modeste.

    Je souhaite continuer à travailler, par plaisir, mais c’est certains que j’aurais vraiment la possibilité d’être plus indépendant et d’avoir réellement le Choix, bref sortir de la  » rat race » du jour au lendemain.

    Continue ton bon travail et au plaisir de te lire!

    Max

    1. Merci Maxime c’est très gentil et bonne chance dans ton périple. Garde-moi au courant de tes progrès aussi. J’adore voir la vie des gens s’améliorer de mois en mois.

      Quant à mon screener, il est dû pour une petite mise à jour mais merci pour le commentaire. J’avoue que je n’ai pas updaté ma base de données depuis plusieurs mois. Heureusement, les titres à dividende bougent peu sur une courte période et ce qui est intéressant surtout, c’est l’historique de croissance!

      Je vais lui faire une mise à jour bientôt pour qu’il tienne compte des nouvelles hausses de dividende qui ont eu lieu depuis les derniers mois.

      Au plaisir,

  3. Héhé, content que tu puisses mettre le screener à jour lorsque tu auras le temps. Avec la famille, le boulot et tout, je comprends que ce ne soit pas la priorité ultime de ta  » to do list  » lorsque tu te lèves le matin. Malgré tout, c’est un bon outil que je trouve très convivial à l’utilisation et même si la mise à jour n’a pas été récemment effectuée, il nous sort quelques titres intéressants qui sont matière à investissement, dans le timing actuel, dans une stratégie d’investissement par croissance du dividende. Dans des secteurs d’activités différents, je pense notamment à Atco, Transcanada, Banque Nationale, etc

    Pour ce qui est du  » périple  »ou de la quête d’indépendance financière grâce aux gains en dividendes, ça demande beaucoup de discipline, de ponctualité et de patience. Et ce n’est pas évident de maintenir la trajectoire sur 10-15-20 ans, ou plus encore. Pour ma part, je suis un  » patient/calme/minutieux  » alors cette stratégie correspond plutôt bien à mon tempérament.

    De plus, j’aime beaucoup l’aspect passif de la chose  » buy and old /wait and see ». Puis, c’est peut-être un peu (beaucoup) cliché et stéréotypé, mais effectivement, mes placements ne m’appelleront pas la nuit pour un dégât d’eau…

    Contrairement à l’immobilier, dans lequel on peut utiliser l’argent des autres (institutions financières) pour profiter de l’effet de levier et où les paiements se font grâce aux autres (locataires), dans l’investissement en bourse, ce sont nos propres économies qu’on investi et qu’on fait fructifier, (à moins d’avoir recours au prêt-investissement). Et pour ça, immanquablement, on se doit de faire des choix de consommations logiques et sensés qui vont nous permettre de nous en mettre le plus possible de côté pour investir sans pour autant tomber dans le misérabilisme au détriment d’une certaine qualité de vie de base (variable d’un individu à l’autre).

    Donc, on se gère un peu  » comme une PME  » en essayant d’augmenter nos revenus et de diminuer nos dépenses. Pour ma part, je n’ai pas un gros revenu (- de 40 000$/an), mais via une foule d’astuces, j’ai opté pour une réduction de mes dépenses sans pour autant astreindre ma qualité de vie. Entre autre, habiter en campagne me donne un gros coup de pouce à cet effet.

    Dans mon entourage, je ne me fais pas non plus juger à cause que je suis économe. Mon paternel, entrepreneur de carrière, me dit souvent, à la blague, que je pourrais vivre sur une roche, mais personne ne me fait de récrimination sur mon style de vie comme je n’en fait pas sur le leur. Et même si ça arriverait, perso, je m’en fout.

    À la base, je trouve qu’on gaspille beaucoup et qu’on dispose de biens des ressources à notre portée, alors j’essaie toujours de faire plus avec moins (efficience) et d’optimiser le tout avec ce qui est à ma portée. C’est dans l’optique de consommer intelligemment, tout simplement et ça ne demande pas d’efforts démesurés.

    Il me reste donc à continuer de travailler sur mes revenus passifs récurrents pour les diversifier. J’ai la chance d’avoir une terre à bois, donc c’est déjà un point de départ à exploiter!

    1. Wow Maxime, je ne sais même pas par où commencer pour te répondre!

      D’abord, tu as un excellent français et tu écris très bien. C’est rare de nos jours. Si tu lances un blog fais-le moi savoir. Ou si un jour tu as envie d’écrire un article sur mon blog pour parler de ton expérience ça me ferait plaisir de te publier.

      Une terre à bois… la vie à la campagne… tu réalises déjà en partie mon rêve et celui de ma conjointe. Je suis un gars de banlieue et je travaille au Centre-Ville. Mais, je passe tout le temps que je peux dehors au grand air dans la forêt ou à la campagne. C’est mon rêve de pouvoir m’éloigner de la ville et de vivre paisiblement loin en campagne. Il m’arrive fréquemment de regarder les terres à bois sur MLS lol

      Moi aussi je pourrais dormir sur une roche ou dans une caverne. Je ne suis pas regardant pour ce genre de chose et d’ailleurs ma maison est très standard mais encore trop grande pour mes besoins. Je pourrais facilement vivre dans plus petit.

      Pour les titres comme Atco etc dont tu parles. J’ai justement écris un article que je vais publier tantôt sur le sujet. J’ai commencé à diversifier beaucoup mon portefeuille dernièrement et sous peu, je vais ouvrir des positions Canadiennes supplémentaires et Atco en fera probablement parti.

      Je suis content que tu n’aies pas à vivre la pression sociale. Moi je travaille en finance et … cordonnier mal chaussé… la plupart de mes collègues ont des maisons ou condos à 500,000$ et se promènent en BMW, Mercedes, Audi etc… Moi j’ai un petit bungalow standard de banlieue et je me promène en Toyota usagée avec des fenêtres à manivelle.

      Clairement, eux et moi on n’a pas les mêmes objectifs ou visions de la vie. La plupart n’ont pas 2000$ en REER ou en liquidités à leur compte… et pourtant ils font de belles payes. Alors, quand je leur dis que je veux prendre ma retraite à 45 ans avec environ 25,000$ à 30,000$ en revenus ça les fait bien rire. Ce qu’ils ne comprennent pas entre autre, c’est que ce revenu sera une base. Il pourrait être tout à fait suffisant, mais je suis sûr que je ne voudrai pas m’arrêter là. La liberté de gérer mon temps me permettra d’envisager d’autres options comme grossir ma micro-entreprise en ligne ou faire tout simplement autre chose qui me générera des revenus. J’ai mille et une idées en tête mais je manque cruellement de temps.

      Tu as tout à fait raison à propos de ton analogie avec la PME. Pour arriver à épargner et investir dans son avenir il faut vraiment se voir comme le président de sa propre PME. Il faut contrôler revenus/dépenses dans le but d’arriver à un bilan positif qui permet l’épargne et la croissance.

      Bref, merci pour ton commentaire. Il y aurait encore bien des choses à jaser sur le sujet. Et surtout, bonne chance dans ta quête. Tu as l’air d’avoir tout à fait le profil pour réussir!

  4. Je suis un peu hors sujet, mais tant qu’à y être, je me permets un petit aparté, qui va ultimement nous ramener à notre sujet d’intérêt initial, alors tout ça pour dire que je trouve la vie en campagne très agréable à plusieurs égards. Tout d’abord, vivre dans le bois, indéniablement, ça m’apporte beaucoup de sérénité et une certaine zénitude. Ce petit coin paradis en région rurale contribue très certainement à rehausser ma qualité de vie. C’est un peu bizarre à dire et j’assume entièrement le propos, mais entouré de la nature, j’ai toujours un peu l’impression d’être au chalet et en quelque sorte d’être  » en vacance  ». J’ai un beau  »set-up » : Petite maison, petits paiements, pas trop de ménage, peu d’entretien ou de réparations, tranquillité, travail à 5 minutes de distance. J’aime ça. Drôle à dire, mais j’ai l’impression que ma maison est à mon service plutôt que d’en être l’esclave.

    L’autre avantage que je vois et c’est en ce sens que je vais rejoindre le sujet de l’indépendance financière, via des revenus passifs, c’est au niveau des possibilités qu’offre la maison à la campagne et la terre à bois. Je vois plusieurs sources de revenus que je qualifierais de semi-passifs.

    Je pense notamment au bois que je peux vendre à la corde pour en tirer quelques centaines de dollars par an. J’ai aussi une roulotte, dans ma cours arrière, avec un bel emplacement bien aménagé, alors l’été il m’est possible de la louer pour quelques dizaines de dollars la nuitée. De plus, j’ai une petite cabane à sucre, donc il m’est possible de produire mon sirop d’érable et de le vendre ou encore de m’en servir comme monnaie d’échange. Je pourrais également louer ma petite sucrerie et mes équipements à un groupe de personnes dans le temps des sucres moyennant un certains montant d’argent. J’ai aussi un petit lac dans lequel je pourrais mettre du poisson et faire payer pour de la pêche (si je répare la digue). Je pourrais faire payer pour de la randonnée en forêt via un sentier de raquette l’hiver.

    Bref, je vois beaucoup de potentiel et d’opportunités à exploiter lorsque je voudrais accroître mes revenus passifs à même cet actif que je possède (de plus en plus à mesure que mes paiements hypothécaires progressent).

    En ce moment, par paresse et aussi par manque de temps durant certaines périodes plus achalandées de l’année je dirais, je tire seulement des revenus de location d’une autre petite maison sur ma terre. Mais bon, c’est déjà ça!

    Pour ce qui est des gens en finance qui  »flash  », pour ma part ça ne m’impressionne pas et ça me laisse plutôt perplexe à savoir comment des soi-disant professionnels de la finance font pour appliquer ce qu’ils prêchent (économie + bons investissements) en dilapidant des dizaines de milliers de dollars dans des dépenses de consommations superflues et dans des passifs, au détriment de leurs propres finances personnelles et de leur patrimoine. Comment faire confiance à quelqu’un qui n’applique pas ce qu’il prêche? Bon, au final, je comprends que ça revient à une question de choix personnels, mais, en ce qui me concerne, les meilleurs conseils financiers que j’ai reçus ne proviennent pas des planificateurs financiers (trop occupés à essayer de me vendre des fonds communs de placements à 3% de frais de gestion par an ainsi que des produits d’assurance superflus à grosse marge), mais plutôt de gens de mon entourage qui vivent de façon très simple et qu’on sont à l’aise financièrement, mais qui ne ressentent pas le besoin de surconsommer et de l’afficher publiquement pour autant. Bref, je déteste beaucoup les  » frame up  » et l’illusion, la poudre aux yeux qui entoure le domaine de la finance et de la vente et tous les gens forts en gueule et tape-à-l’oeil, beaucoup plus porté sur le contenant et leurs intérêts personnels que sur le contenu et l’intérêt de leur clientèle. Ceci dit, je ne veux bien évidemment pas généraliser et l’un n’empêche pas l’autre, puisque ce n’est pas mutuellement exclusif, dans un monde tout en nuance et en subtilité.

    Pour ce qui est de ton offre d’écrire un article pour parler de ma très jeune expérience, je te remercie sincèrement de cette proposition et je vais réellement y songer!

    Au plaisir,

    1. Merci pour les références. J’irai les lires et je vérifierai ratios et états financiers sous peu afin de faire des choix.

    2. Wow Maxime! Sérieusement ce commentaire mérite tellement plus qu’une simple petite réponse comme celle-ci et elle viendra. Mais, je suis en train de faire un plancher de céramique et je dois donc retourner à ma colle-ciment lol

      J’adore ton mode de vie. Il me rejoint tellement. C’est mon rêve en fait et je suis en train de mettre en place le moyen de m’y rendre en bâtissant mes revenus passifs.

      Je te réponds de façon plus complète sous peu.

    3. Maxime,

      Le petit coin de paradis que tu t’es bâti semble tellement attrayant et me rejoint beaucoup. Tu vis en grande partie ce que je cherche à me bâtir pour mon futur.

      Moi je suis né en banlieue et lorsqu’est venu l’âge des choix déterminants (15-25 ans) j’avoue que je ne savais pas trop ce que voulais faire de ma vie ni où je voulais habiter. Et chaque choix qu’on fait à cet âge ouvre certaines nouvelles portes mais commence aussi à en fermer plusieurs.

      Ne sâchant pas quoi faire, j’ai commencé vague dans des études générales puis un jour où l’autre j’ai eu à me spécialiser.
      J’ai malheureusement choisi d’étudier dans un domaine de travail lié essentiellement à des emplois urbains… Il faut dire qu’à cette époque, je ne ressentais pas le besoin de vivre à la campagne aussi… et que je ne savais toujours pas dans quoi j’aurais envie de travailler chaque jour pendant 35 ans. Je ne le sais toujours pas d’ailleurs… lol

      Et on aura beau dire et faire, plus la vie avance, plus l’étau se resserre car nos nouveaux choix continueront à ouvrir et fermer d’autres portes. Et il y a de plus en plus de choix qu’on pourrait faire qui impliquent désormais d’autres personnes mais aussi notre capacité financière. Les conséquences deviennent plus lourdes.

      Comme par exemple, retourner faire un nouveau diplôme universitaire à temps plein de 3 ou 4 ans à 40 ans avec un flot, une conjointe et une hypothèque… C’est possible! Oui, mais à quel prix?

      J’ai déjà voulu retourner faire plombier ou électricien il y a quelques années, mais je n’avais pas les reins assez solides financièrement pour me payer le luxe de quitter mon emploi inflexible et retourner aux études. J’avais une hypothèque et donc besoin de revenu minimal pour la payer. J’aurais pu vendre mais j’étais coincé dans un contrat à 5 ans fixe dans un contexte où les taux courants étaient plus bas que mon taux. J’avais donc une pénalité calculée sur la différence de taux… plus de 20,000$ de pénalité à l’époque sans compter notaire et agent d’immeuble. Alors j’ai pris mon trou… Je ne m’étais pas donné la flexibilité financière de faire ce choix.

      J’ai donc opté au final pour la vie de banlieue qui était bien au début mais qui s’est drôlement dégradée depuis. Le traffic a doublé sinon triplé au cours des dix dernières années et il me faut maintenant entre 1h30 et 3h chaque matin pour faire 40 km selon les accidents ou les conditions routières. Je n’exagère pas. Les taxes ont doublées et ma maison a mal vieilli et m’a coûté et me coûte encore une fortune en temps et argent pour l’entretenir.

      Je pourrais la vendre et me rapprocher du travail, mais je travaille en plein centre-ville de Montréal et plus on se rapproche, plus c’est hors de prix et la vie de condo ça n’est pas pour moi.

      Je ne dis pas ça pour me plaindre. Je suis responsable de mes choix et mon quotidien. Ces choix m’ont permis d’obtenir un des rares emploi très rémunérateurs qui existent encore au Québec. J’ai eu beaucoup de défis et de plaisir au travail et j’utilise tout ce temps perdu dans le traffic à faire des sites webs, à lire et m’instruire, à réviser des langues, à écouter de la musique, à travailler sur mes investissements etc…

      Je le dis plutôt parce que chaque chose dans la vie implique de bons et de mauvais côtés. Rien n’est totalement noir ou blanc.

      Et, quand je balance l’ensemble, je sais que n’importe quand je pourrais à nouveau changer ma vie du tout au tout, mais j’y ai trouvé un équilibre.

      Aujourd’hui, avec ce que j’ai, changer du tout au tout ne vaut pas la peine pour moi. Je ne veux plus retourner l’école pour recommencer dans un nouveau domaine. Je veux plutôt être libre car c’est ce que j’ai au fonds toujours voulu. Changer d’emploi n’est pas la solution pour moi. J’ai déjà essayé plus de 15 fois.

      Et c’est pourquoi j’ai échaffaudé ce plan. Mon emploi qui me tire du jus et m’ennuie souvent désormais me procure en contrepartie un puissant revenu qui me permet de solder mon hypothèque rapidement tout en épargnant beaucoup. Il a donc un sens. Le traffic, je m’en sers comme d’un petit moment à moi et ma maison, j’y ai mis mon coeur et mon temps. Elle se transforme tranquillement en un endroit qui me plait et qui est davantage à mon image. Elle est située près de ma famille et de mes amis et bébé y trouvera un endroit agréable où vivre son enfance.

      Car au fil du temps, je me suis rendu compte que ce qui m’intéresse réellement, ce qui est viscéral pour moi, c’est d’être libre d’un emploi salarié et aussi libre de pouvoir aller m’établir éventuellement dans un endroit paisible en campagne.

      Aucun domaine d’emploi ne pourra me garder motivé pour y passer 5 jours sur 7 toute ma vie. J’ai déjà travaillé dans plusieurs domaines et plusieurs positions exigeant beaucoup ou peu de responsabilités et une constante demeure… trop c’est comme pas assez. Tous les emplois m’écoeurent vite. J’ai l’impression d’y perdre mon temps et ma vie. Alors changer de domaine ne pouvait pas être la solution pour moi. Il me faut carrément me soustraire à cette obligation de travailler.

      Ma femme voudrait ouvrir un petit refuge pour animaux. Elle a été élevée en campagne et ça lui manque. Moi, lorsque tu me parles de terre à bois, de petite érablière etc… tu me fais saliver lol

      C’est la vision que j’ai de mon futur et je suis en train de le bâtir. Car je veux aller en campagne, mais pas pour y travailler 5 jours sur 7 à un salaire qui sera fort probablement vraiment beaucoup moindre car bien que je sois très débrouillard et manuel comme intellectuel, sur papier j’ai des diplômes peu recherchés en campagne.

      En attendant, j’ai une roulotte de camping pour profiter du grand air. C’est mon petit chalet à moi et il me rapproche de mon rêve.

      Tout ça me fait réaliser la chance et le pouvoir qu’on a Maxime. D’être ici, en occident, au 21e siècle. Nous avons la chance et le pouvoir de faire des choix qui ont un impact réel sur notre vie. Peu de gens dans l’histoire de l’humanité ont eu autant de chance et de pouvoir.

      Maxime, tu sembles vraiment t’être bien positionné dans la vie et en paix avec tes choix de vie. Tu te sens en vacance dans ta vie que tu t’es bâti et ça, ça n’a pas de prix. Pour toi, je sens qu’atteindre la liberté financière n’est pas une obligation, mais plutôt un petit plus pour agrémenter ton futur et t’ouvrir peut-être de nouvelles portes. Ta propriété semble vraiment pouvoir devenir un outil plutôt qu’une charge et ça c’est vraiment merveilleux et brillant. Bravo!

      Je te félicite pour tes choix Maxime. Tu es encore très jeune et tu sembles avoir fait d’excellents choix de vie qui te donnent un présent agréable et qui te positionnent bien pour un futur encore plus agréable!

      Continue sur cette voie!

      Quant aux soi-disant professionnels et conseillers financiers. Ça fait plus de 10 ans que je travaille dans le domaine de la finance. Peu savent ce qu’ils font. Ce sont des vendeurs à la solde des institutions financières et ceux qui savenf ce qu’ils font, ils ne conseillent que les gens fortunés. Mais encore… ils restent des vendeurs à la solde des institutions financières.

      Les meilleurs conseils je les ai aussi reçus de mes clients fortunés et de mon auto-instruction, de mes expériences. Je rejoins donc ton opinion sur le sujet à 200% et j’y ajoute mon expérience du domaine comme poids supplémentaire. By the way, je travaille en finance, mais je ne suis pas un conseiller financier. Dieu merci! 🙂

      Bonne journée

  5. Un ami m’a déjà dit:  » Si jamais tu songes, un jour, à travailler à Montréal, donne-toi une bonne claque derrière la tête et ça va finir par passer.  » Lui aussi, résident de la banlieue et travaillant dans le domaine de la finance, se retrouve un peu dans la situation que tu décris. Rendu dans la cinquantaine, il s’est  » écoeuré  » ben raide du fameux métro/boulot/dodo et de la quantité astronomique de temps  » perdu  » dans la circulation, dans une situation qui se complexifie et se détériore, insidieusement, année après année, malgré son fardeau d’imposition et de taxation en nette croissance pendant ce temps. Pourtant, théoriquement, plus de revenus, ça devrait permettre de solutionner en partie les problématiques de trafic via des mesures et des investissements intelligents pour augmenter la fluidité de la circulation sur les grandes artères achalandées (ok, je suis un peu idéaliste sur celle-là).

    D’ailleurs, je fais un aparté, mais la portion  » taxes et impôts  », représente la partie de nos dépenses per capita ayant augmenté le plus rapidement au cours des dernières années bien avant le logement, le transport, l’épicerie, les vêtements, etc

    Je pense notamment que l’explosion des comptes de taxes municipales des grandes villes illustre bien ce point. Et sur ce point là, mes recours personnels sont très limités pour arriver à réduire ce poste de dépense!

    En contrepartie, est-ce que les services aux citoyens se sont améliorés (en quantité, en qualité et en accessibilité) réellement à la hauteur de la contribution obligatoire supplémentaire exigée par les gouvernements? Je ne crois pas. Je ne veux pas faire mon  » white trash angry man  », mais dans ma tête, lorsque tu paies davantage pour des services, normalement, il devrait y avoir amélioration au-niveau desdits services. Dans une optique de consommateur, plus je paie et normalement plus j’en ai pour mon argent en retour. À l’opposé même, certaines municipalités ont tendance à réduire les services, par exemple en espaçant la collecte des ordures ménagers aux 2 semaines (réduction de fréquence, donc de services et de coûts), tout en maintenant ou pire augmentant les taxes dont l’évaluation, bizarrement, ne reflète pas toujours (souvent) la valeur marchande des biens en question. En clair, par exemple, je trouve ça loufoque que la municipalité évalue une maison et un terrain à 250 000$ alors que sur le marché le propriétaire pourrait seulement les revendre pour 200 000$, mais paye les taxes sur 250 000$ (évaluation de la ville). C’est biaisé et possiblement même de mauvaise foi dans certains cas. Je sais qu’il y a des recours et tout, mais bon, encore des démarches!

    Donc, pour en revenir à mon histoire, dans le cas de mon ami, il est en mesure de prendre des arrangements pour travailler, de son ordinateur, à partir de la maison. J’imagine que c’est plus facile à faire accepter par l’entreprise pour un senior comme lui en fin de piste. Il va gagner moins d’argent, mais d’un autre côté il va perdre moins de temps et être moins stressé. Pour lui, à ce stade de sa vie, il jugeait avoir assez donné, que c’était la bonne décision à prendre.

    Et je le comprends parfaitement. À titre personnel, je vous trouve  » brave  » de passer entre 15 et 25h par semaine dans le trafic. Quand on regarde ça, c’est l’équivalent d’un emploi à temps partiel!

    Pour ce qui est de ma motivation de devenir indépendant financièrement, ce n’est pas par dépit de mon travail, que j’adore by the way et que me laisse passablement de liberté, mais c’est vraiment pour élargir l’éventail de mes possibilités, avoir l’opportunité de prendre des décisions qui peuvent nécessiter de posséder un certains capital financier, et prendre d’avoir la possibilité de m’orienter en fonction de ce qui me plaît, de ce que j’ai envie de faire et de qui je veux aider.

    Pour moi, c’est aussi une sécurité si jamais il m’arrive un pépin. C’est également un outil, un atout, une corde de plus à mon arc et non pas une finalité en soit. Je veux dire, je vois pas l’intérêt de m’installer devant la fenêtre chez moi, sourire accroché aux lèvres, assis dans ma chaise berceuse, en  » flattant  » un gros sac plein d’argent, un peu à la Séraphin ou encore aller me baigner dans une piscine remplie de pièces comme Picsou.

    En y allant graduellement et en commençant en bas âge, je vais vraiment pouvoir tirer profit, à fond, des intérêts composés et des gains de dividendes réinvestis. C’est motivant.

    Si on parle du côté un peu technique, j’aime beaucoup la relative simplicité et la rapidité du processus, c’est-à-dire de sélectionner des bons titres, de les acheter, de les conserver et d’en récolter les fruits (dividendes). Je trouve que, contrairement à de l’immobilier ou de l’entreprise, ça demeure plus simple et c’est peu exigeant pour qui sait s’y prendre avec précaution (acheter les bons titres au bon moment avec un portefeuille bien diversifié, etc). De plus, on a pas nécessairement à passer par différents intermédiaires et débourser de frais connexes élevés. Si on veut acheter/vendre un titre et empocher, un clic et bang c’est réglé. Pour moi, c’est un plaisir d’en apprendre sur les différentes entreprises, de lire les avis des blogueurs, de faire de la recherche et de l’analyse de titres, ainsi de suite. Ça se fait même assez facilement lorsqu’on a du temps libre et de l’argent disponible à investir ensuite. On a plus de contrôle sur l’ensemble et on ne se fait pas déranger pour XYZ raisons.

    Même si l’un n’empêche pas l’autre, les bons placements immobiliers semblent procurer plus de richesse et plus rapidement, grâce à l’effet de levier, mais en même temps c’est aussi beaucoup plus exigeant et demandant (moins passif) que d’acheter de bons titres à dividende sur lesquels on garde un oeil tout en laissant la magie opérer (même si ça demande de la patience).

    Bref, jusqu’à maintenant, j’aime, j’en apprends beaucoup en lisant les différents blogues et mon expérience est plutôt positive!

    1. Hahaha Donne-toi une claque derrière la tête si un jour tu penses que ça serait une bonne idée d’aller travailler à Montréal.

      Je l’aime bien celle-là.

      Honnêtement, je ne sais si pas si c’est d’être brave ou stupide d’affronter tout ce trafic jour après jour. Moi je le fais depuis le CEGEP… plus de 18 ans… c’est de pire en pire chaque année. Surtout que pour nous « aider » et « améliorer » la fluidité du trafic, ils ont réduit les limites de vitesse et ajouté divers obstacles comme des pots de fleur en béton sur les grandes artères, des lumières qui n’en finissent plus d’être rouges à tous les coins de rue, des photo-radars mobiles pour nous punir de vouloir arriver à l’heure au bureau etc…

      Juste se rendre au travail est un périple en soi qu’il faut préparer comme un voyage.

      Je ne vois pas ça comme de la bravoure mais plutôt comme de la résignation… Je me sens souvent comme une vache qui sait qu’elle s’en va à l’abbatoir et qui pourtant poursuit inlassablement son chemin avec des millions d’autres vaches imbéciles.

      Lorsque je gagnais 35-40k j’avais l’impression d’être toujours « serré ». J’habitais la banlieue et les taxes de ma maison, l’essence et mes frais de transport ne cessaient d’augmenter. Le prix de la nourriture augmentait aussi plus rapidement que l’inflation publiée. Alors, à l’époque, je me suis dit qu’il fallait soit que je prenne un deuxième emploi, soit que j’arrive à augmenter mon salaire.

      J’ai alors trouvé ce travail au centre-ville. Il m’évitait de prendre un deuxième emploi. En contrepartie, je devais envisager de passer à nouveau 10-15h par semaine dans le trafic. (Maintenant c’est encore plus que ça). Alors je me suis dit… allons-y.

      J’ai envisagé à l’époque de vendre la maison, d’aller vivre en campagne, gagner peut-être encore un peu moins mais aussi avoir peut-être une plus petite hypothèque, mais je n’étais pas seul dans l’équation… ma conjointe travaillait à Montréal et ne voulait pas quitter son emploi.

      Je suis comme qui dirait dans une cage aux barreaux dorés. J’ai de bonnes conditions difficiles à remplacer et qui me permettent de rattraper mes erreurs passées (ne pas avoir épargné et m’être endetté dans ma vingtaine) rapidement en plus de pouvoir envisager la liberté financière totale à un jeune âge ou bien essayer de changer ma vie tout de suite et aller réaliser en partie mes rêves en déménageant à la campagne immédiatement.

      Le problème c’est que de travailler à temps plein dans une succursale bancaire de région ou de village n’a jamais fait partie de mes rêves en fait, je vois plus ça comme un cauchemar lol et je je vois pas ce que je pourrais faire d’autre à part vivre de mes dividendes et de mes revenus en ligne pour l’instant.

      Mon poste actuel me donne un peu plus de flexibilité qu’avant. Je peux travailler de la maison de temps en temps. Je leux arriver relativement à l’heure que je veux. Je suis sur la route au moins une fois aux deux semaines. Je pourrais faire 4 journées de 10h (plus le trafic oufff) et avoir un congé de plus…

      Bref, je me sens pareil comme vient le temps d’acheter une nouvelle voiture. J’achète ou je loue. Je prends neuf ou usagé? Quelle marque? Quel modèle?…

      Chaque choix comporte du positif et du négatif et on finit par s’y perdre et avoir chaque fois l’impression de ne pas avoir fait le bon choix.

      Je pense y avoir trouvé mon équilibre au fonds et de savoir pourquoi je le fais aide beaucoup. Je le fais pour atteindre la liberté financière. Ce trafic devient un outil. Cet emploi, encore un outil et ma rage parfois peut devenir un moteur qui me force à me grouiller les fesses.

      Et puis, je ne suis pas seul dans l’équation… Et je n’ai pas payé ma maison très cher. On a magasiné récemment pour des coins de campagne près de Montréal ou d’un train qui y mène et les prix sont complètement ridicules… j’empirerais ma situation au lieu de l’améliorer.

      Alors on reste ici pour l’instant et on bâtit les outils qui nous permettront de réaliser notre rêve.

      Pour les taxes etc.. j’ai déjà écrit plusieurs fois à ce sujet et je pense comme toi. On s’appauvrit. Plus cher, moins de services ou plus petites portions et même prix… On voit ça partout. Et le transport, la nourriture et l’habitation, les trois postes de dépenses les plus importants semblent nous apporter les plus grandes variations de prix.

      Je ne crois pas à l’inflation à 1-2%. La nourriture, le prix de la viande et des fruits et légumes augmentent plus vite que l’inflation. Le prix de l’électricité, les taxes minicipales et scolaires, le prix des maisons et des voitures… plus vite que 1-2% par an.

      Cette inflation publiée c’est de la poudre aux yeux. Trop de fonds de pension ont une clause légale d’indexation alors à mon avis ils gardent le taux publié bas pour éviter d’avoir à augmenter les gens.

      Un jour je ferai l’exercice empirique de comparer ce que les gens normaux achètent réellement afin de voir c’est quoi le vrai taux d’inflation. Je suis certain qu’il tourne beaucoup plus autour de 4-5% par an au global.

      Ainsi, cette technique d’investissement se veut aussi une relative protection contre les ravages de l’inflation qui érodent notre pouvoir d’achat année après années.

      Et quand j’entends des employeurs dire qu’ils gèlent les salaires ou les haussent de 1% (inférieur à l’inflation) tout ce que j’entends dans ma tête c’est : un gel ou une hausse inférieure à l’inflation c’est une réduction de salaire.

      Tranquilement, les capitalistes sont en train de reproduire les conditions de Germinal d’Emile Zola.

      Mon emploi actuel me donne aussi ça. Je suis en progression dans mes échelles salariales et mon salaire augmente en moyenne de 5-7,5% par an depuis plusieurs années. Ce rythme va bientôt s’essoufler. Mais en attendant et au vue de la situation actuelle, c’est difficile de dire non à ça.

      Sur ce, je dois partir pour ma dose de trafic matinal.

  6. J’aime beaucoup la partie où tu abordes l’inflation et l’augmentation du coût des principaux postes de dépense (excluant taxes et impôts) ; transport, alimentation, habitation, chauffage.

    Je vais lire avec attention ton texte si jamais tu fais l’exercice de calculer l’inflation réelle à laquelle nous sommes soumis.

    Si j’exclus le transport (même si c’est discutable), ce sont tous des besoins de base que chaque individu normalement constitué doit combler.

    C’est vrai que d’un extrême à l’autre, ces hausses peuvent, plus ou moins nous toucher. Je vais encore tomber dans le cliché pour illustrer mon point (et j’assume), mais:

    D’un côté, tu as le vieux monsieur, retraité du gouvernement (pension à prestation déterminée à vie), pas de voiture ou encore vieille voiture payée, qui reste tout seul chez lui dans sa vieille maison payée en campagne, qui mange des conserves et trucs de son jardin et qui se chauffe avec le bois de sa terre.

    D’autre part, tu as la mère monoparentale avec 3-4 enfants, dont l’ex ne paie pas sa pension (une minorité, mais comble de malchance dans sa malchance), travaillant au salaire minimum, qui boit, qui fume, qui joue à la loto, qui fait son épicerie au dépanneur, qui chauffe à l’électricité son logement crasseux et mal isolé…

    Dans l’entre-deux, tu as les couples, dont les 2 travaillent à temps plein, avec 1 ou 2 enfant(s), inscrit à l’école privée et pratiquant du sport, qui voyagent, qui ont une grosse maison neuve en banlieue, qui ont deux véhicules récents, avec la moto, la piscine, le spa, le chalet dans les Laurentides, etc

    Dans chaque cas, c’est certains que la hausse les affectera d’une façon différente et aura un impact plus ou moins important, au bout du compte, mais ça touchera plus durement les gens plus pauvres et moins organisés, même si je comprends que, via l’impôt régressif, c’est la classe supérieure qui tient le système à bout de bras pour que les plus pauvres puissent bénéficier des services offerts par l’état.

    D’ailleurs, ce que je surnomme  » l’entre-deux  », ça me fait penser au couple principal du film le Mirage avec Louis Morissette et Julie Perreault. Le couple qui travaille trop et dont le revenu est très appréciable, mais qui surconsomme et qui dépense tellement ici et là qu’il n’arrive pas à faire ses paiements au bout du compte, malgré le fait qu’il fasse pourtant parti des privilégiés de la société. Leur qualité de vie est très discutable avec les dettes et le peu de temps à eux dont ils disposent. Ils courent toujours après leur queue. Ils sont pris dans la machine, dans la  » rat race  ».

    Pis, lorsque je regarde autour de moi, malheureusement, je vois beaucoup de gens, de mes amis, qui ne comprennent rien (ou très peu) aux finances personnelles ainsi qu’à l’épargne/investissement, qui s’endettent dans des passifs et/ou biens de consommations et qui s’enlignent pour reproduire ce pattern-là. Si je prends ma  » semi-retraite  » à 45-50 ans, – et je pourrais le faire si je poursuis sur ma lancée (on verra rendu-là) -, ils vont surement être très dubitatif et incompréhensif, même si pourtant j’essaie de les sensibiliser un peu à l’importance de tout ce qui englobe les finances personnelles et les moyens d’en tirer avantage.

    Personnellement, je ne me souviens pas la dernière fois où je me suis chicané avec ma copine pour des questions financière pour la simple et bonne raison que j’en place de côté pour les imprévus (contrairement au 40-50% de québécois vivant d’une paie à l’autre), que j’épargne systématiquement et que je suis celui qui gère la portion finance du couple pour notre bénéfice commun (entente mutuelle). J »investis annuellement, de mes épargnes, entre 12 000 et 14 000$ sur un revenu brut, avant impôt, avoisinant les 35 000 à 37 000$ (en agriculture, c’est la norme). J’ai donc une pas pire moyenne de rétention de mon argent, donc un assez bon contrôle de mes dépenses et à ce niveau-là j’ai pas mal optimisé ce que je pouvais faire. Mon prochain défi, c’est d’augmenter mes revenus, très certainement. Le gain de dividende est déjà un bon point de départ.

    Ceci étant dit, parallèlement au visionnement récent du film le Mirage, je suis en train de refaire, lentement mais surement, la lecture du livre 1984 de Orwell (j’ai parfois de la misère avec son style d’écriture, même si je reconnais son talent) et bien qu’il y aille des dérives majeures dans le capitalisme de surconsommation ( qui paradoxalement est  » favorable  » pour un investisseur boursier lorsque ça fait monter le prix des actions, ainsi que le versement de dividendes de certains titres dans lesquels il investi), et bien je ne voudrais pour rien au monde évoluer dans une espèce de dictature communiste et une économie de production planifiée où  » tout le monde est pauvre égal  » et dont nos libertés sont restreintes au strict minimum, et pire encore.

    Je pense que la bonne façon de voir les choses c’est de se servir du système, pour en réduire sa dépendance, ainsi que des outils et structures qu’il nous propose (éducation, prêt bancaire, possibilités d’investissements immobiliers ou boursiers, Reer, Celi, entreprises, etc), bref d’agir sur tout ce qu’on a le contrôle et via des mécanismes de création et de rétention de richesse pour ultimement en venir, en tant qu’individu, à devenir le plus autonome et indépendant possible.

    Pour moi, c’est quelque chose d’important en tout cas.

    Je voulais aussi aborder la question des retraites et de l’iniquité intergénérationnelles, mais bon, le temps me manque, alors ce sera pour une autre fois, peut-être!

    Bonne soirée.

    1. Non je ne l’avais pas entendu. Je viens de l’écouter et ça ne m’étonne pas.

      Je l’ai vu tous les jours dans les bureaux de crédit des clients lorsque je travaillais au particulier. C’est loin d’être hors du commun. Je te dirais même que c’est très commun.

      Combien de gens passé 50 ans que j’ai pu voir avec une valeur nette fortement négative ou pire avec des hypothèques de fou et des cartes de crédit loadées pour 45000$ avec des paiements de char à 650$ par mois… les gens sont surendettés ça c’est clair et ce ne sont pas des cas isolés.

      Il y a encore peu de temps on pouvait acheter une maison sur 40 ans, sans mise de fonds et s’endetter à 44% de son salaire brut! C’est fou!

      Les gens ne se mettent aucune limite si on ne leur en met pas. Au diable la dépense. Ils pensent que leur maison est un guichet automatique, car c’est ce qu’on leur a fait croire avec des publicités et grâce aux judicieux conseils des conseillers financiers et ils refinancent à répétition pour payer les dettes pour se réendetter encore davantage.

      Tous les jours je voyais des gens refinancer pour la 20e fois en 7 ans. Ils payent l’hypothèque avec la carte de crédit A, payent le paiement minimum de la carte de crédit A avec la carte de crédit B, font le paiement minimum de la B avec la C, de la C avec la D, de la D avec la E (je n’exagère pas) et ensuite refinancent pour payer toutes cartes et recommencer.

      C’est triste. J’ai vu des tas de refinancement pour 1000$ ou 1500$ avec les marges multi-projets des banques, surtout dans le temps de Noël. Le running gag c’était de dire « encore un autre qui refinance pour payer sa dinde ».

      Les gens s’engouffrent de plus en plus profond jusqu’à ne plus pouvoir s’en sortir.

      Oui, les gens ont leur part de responsabilité. Ce sont de grandes personnes. Ça c’est clair. Mais, on assume à tort qu’un adulte est forcément doué de raison. Et malheureusement, beaucoup d’adultes ne sont que des enfants qui ont vieilli.

      Car dans la vie, il y a l’éducation qu’on donne à un homme et celle qu’il se donne à lui-même. Par paresse ou par manque de ressources (curiosité, intellect), bien des gens cessent leur éducation une fois l’école obligatoire terminée et font avec ce qu’ils ont… c’est-à-dire peu…

      Et, une fois l’école terminée, les gens entrent sur le marché du travail pour faire à répétition chaque jour la même chose et s’abrutir à force.

      Les journaux et les médias prennent alors la relève et sont l’école des adultes. On se fait carrément éduquer, sans s’en rendre compte, par les publicistes, les téléromans et films qui enseignent des comportements socialement acceptables, des émissions de télé de décoration subventionnées par des magasins de matériaux et des banques nous incitent à avoir une belle maison comme dans les magazines.

      Tout est fait pour nous transformer en consommateur.

      On nous dit : faites confiance à vos professionnels bancaires. Ils sont certifiés par le gouvernement.

      Alors les gens font confiance. Après tout, c’est un « professionnel » et il est « certifié » par une autorité en la matière.

      J’ai des petites nouvelles pour vous. J’ai obtenu à peu près les deux tiers des permis délivrés par les autorités et les examens à choix de réponse sont tous aussi faciles que celui pour passer un permis de conduire temporaire à 16 ans… Ça certifie que je sais lire… et cocher des petits carrés… pas que je sais ce que je fais.

      Et les banques en profitent. Ce sont en fait des vendeurs professionnels qu’on forme, pas des conseillers. Elles vont même jusqu’à manipuler leur employés et leur faire croire qu’ils sont compétents en leur rappelant sans cesse qu’ils sont des professionnels et en leur donnant des grands titres du genre « directeur de développement hypothécaire » ou « spécialiste »…

      Quand ton représentant hypothécaire gagne 0,5% de ton prêt en commission, tu peux être sûr que son intérêt est que tu en prennes un gros… pas un petit. Et c’est encore mieux si tu prends des produits croisés (assurance vie et invalidité etc…). Il fait plus de commission!

      Alors, je suis d’accord que les banques ont leur part de responsabilité.

      Ils lavent le cerveau des gens avec la publicité. Ils forcent leurs employés à rencontrer des quotas de vente ridicules et en croissance chaque année.

      N’empêche qu’une piscine creusée c’est chill pis c’est vrai que ça prend une clôture autour! 😉

  7. J’aime beaucoup la partie où tu abordes l’inflation et l’augmentation du coût des principaux postes de dépense (excluant taxes et impôts) ; transport, alimentation, habitation, chauffage.

    Je vais lire avec attention ton texte si jamais tu fais l’exercice de calculer l’inflation réelle à laquelle nous sommes soumis.

    Si j’exclus le transport (même si c’est discutable), ce sont tous des besoins de base que chaque individu normalement constitué doit combler.

    C’est vrai que d’un extrême à l’autre, ces hausses peuvent, plus ou moins nous toucher. Je vais encore tomber dans le cliché pour illustrer mon point (et j’assume), mais:

    D’un côté, tu as le vieux monsieur, retraité du gouvernement (pension à prestation déterminée à vie), pas de voiture ou encore vieille voiture payée, qui reste tout seul chez lui dans sa vieille maison payée en campagne, qui mange des conserves et trucs de son jardin et qui se chauffe avec le bois de sa terre.

    D’autre part, tu as la mère monoparentale avec 3-4 enfants, dont l’ex ne paie pas sa pension (une minorité, mais comble de malchance dans sa malchance), travaillant au salaire minimum, qui boit, qui fume, qui joue à la loto, qui fait son épicerie au dépanneur, qui chauffe à l’électricité son logement crasseux et mal isolé…

    Dans l’entre-deux, tu as les couples, dont les 2 travaillent à temps plein, avec 1 ou 2 enfant(s), inscrit à l’école privée et pratiquant du sport, qui voyagent, qui ont une grosse maison neuve en banlieue, qui ont deux véhicules récents, avec la moto, la piscine, le spa, le chalet dans les Laurentides, etc

    Dans chaque cas, c’est certains que la hausse les affectera d’une façon différente et aura un impact plus ou moins important, au bout du compte, mais ça touchera plus durement les gens plus pauvres et moins organisés, même si je comprends que, via l’impôt régressif, c’est la classe supérieure qui tient le système à bout de bras pour que les plus pauvres puissent bénéficier des services offerts par l’état.

    D’ailleurs, ce que je surnomme  » l’entre-deux  », ça me fait penser au couple principal du film le Mirage avec Louis Morissette et Julie Perreault. Le couple qui travaille trop et dont le revenu est très appréciable, mais qui surconsomme et qui dépense tellement ici et là qu’il n’arrive pas à faire ses paiements au bout du compte, malgré le fait qu’il fasse pourtant parti des privilégiés de la société. Leur qualité de vie est très discutable avec les dettes et le peu de temps à eux dont ils disposent. Ils courent toujours après leur queue. Ils sont pris dans la machine, dans la  » rat race  ».

    Pis, lorsque je regarde autour de moi, malheureusement, je vois beaucoup de gens, de mes amis, qui ne comprennent rien (ou très peu) aux finances personnelles ainsi qu’à l’épargne/investissement, qui s’endettent dans des passifs et/ou biens de consommations et qui s’enlignent pour reproduire ce pattern-là. Si je prends ma  » semi-retraite  » à 45-50 ans, – et je pourrais le faire si je poursuis sur ma lancée (on verra rendu-là) -, ils vont surement être très dubitatif et incompréhensif, même si pourtant j’essaie de les sensibiliser un peu à l’importance de tout ce qui englobe les finances personnelles et les moyens d’en tirer avantage.

    Personnellement, je ne me souviens pas la dernière fois où je me suis chicané avec ma copine pour des questions financière pour la simple et bonne raison que j’en place de côté pour les imprévus (contrairement au 40-50% de québécois vivant d’une paie à l’autre), que j’épargne systématiquement et que je suis celui qui gère la portion finance du couple pour notre bénéfice commun (entente mutuelle). J »investis annuellement, de mes épargnes, entre 12 000 et 14 000$ sur un revenu brut, avant impôt, avoisinant les 35 000 à 37 000$ (en agriculture, c’est la norme). J’ai donc une pas pire moyenne de rétention de mon argent, donc un assez bon contrôle de mes dépenses et à ce niveau-là j’ai pas mal optimisé ce que je pouvais faire. Mon prochain défi, c’est d’augmenter mes revenus, très certainement. Le gain de dividende est déjà un bon point de départ.

    Ceci étant dit, parallèlement au visionnement récent du film le Mirage, je suis en train de refaire, lentement mais surement, la lecture du livre 1984 de Orwell (j’ai parfois de la misère avec son style d’écriture, même si je reconnais son talent) et bien qu’il y aille des dérives majeures dans le capitalisme de surconsommation ( qui paradoxalement est  » favorable  » pour un investisseur boursier lorsque ça fait monter le prix des actions, ainsi que le versement de dividendes de certains titres dans lesquels il investi), et bien je ne voudrais pour rien au monde évoluer dans une espèce de dictature communiste et une économie de production planifiée où  » tout le monde est pauvre égal  » et dont nos libertés sont restreintes au strict minimum, et pire encore.

    Je pense que la bonne façon de voir les choses c’est de se servir du système, pour en réduire sa dépendance, ainsi que des outils et structures qu’il nous propose (éducation, prêt bancaire, possibilités d’investissements immobiliers ou boursiers, Reer, Celi, entreprises, etc), bref d’agir sur tout ce qu’on a le contrôle et via des mécanismes de création et de rétention de richesse pour ultimement en venir, en tant qu’individu, à devenir le plus autonome et indépendant possible.

    Pour moi, c’est quelque chose d’important en tout cas.

    Je voulais aussi aborder la question des retraites et de l’iniquité intergénérationnelles, mais bon, le temps me manque, alors ce sera pour une autre fois, peut-être!

    1. Maxime,
      1984 est l’un de mes romans préférés. Je l’ai lu 1000 fois. J’ai même commencé à lire le livre de l’ennemi (Goldstein) lorsque je me suis rendu compte qu’il existait réellement. Vraiment un excellent livre sociologique à lire aussi, bien qu’il s’adresse à des érudits. Je ne l’ai pas encore terminé, mais il cerne bien la société humaine.

      https://archive.org/details/TheorieEtPratiqueDuCollectivismeOligarchique

      En passant, félicitation pour tes efforts d’épargne! C’est fabuleux d’épargner autant avec tes revenus!

  8. J’aime beaucoup la partie où tu abordes l’inflation et l’augmentation du coût des principaux postes de dépense (excluant taxes et impôts) ; transport, alimentation, habitation, chauffage.

    Je vais lire avec attention ton texte si jamais tu fais l’exercice de calculer l’inflation réelle à laquelle nous sommes soumis.

    Si j’exclus le transport (même si c’est matière à discussion), ce sont tous des besoins de base que chaque individu normalement constitué doit combler.

    C’est vrai que d’un extrême à l’autre, ces hausses peuvent, plus ou moins nous toucher. Je vais encore tomber dans le cliché pour illustrer mon point (et j’assume), mais:

    D’un côté, tu as le vieux monsieur, retraité du gouvernement (pension à prestation déterminée à vie), pas de voiture, qui reste tout seul chez lui dans sa vieille maison payée en campagne, qui mange des conserves et trucs de son jardin et qui se chauffe avec le bois de sa terre.

    D’autre part, tu as la mère monoparentale avec 3-4 enfants, dont l’ex ne paie pas sa pension (une minorité, mais comble de malchance, dans sa malchance), travaillant au salaire minimum, qui boit, qui fume, qui joue à la loto, qui fait son épicerie au dépanneur, qui chauffe à l’électricité son logement crade, mal isolé…

    Dans l’entre-deux, comme dans l’audio ci-haut, tu as les couples, dont les 2 travaillent à temps pleins, avec 1 ou 2 enfant(s), inscrit à l’école privée et pratiquant du sport, qui voyagent, qui ont une grosse maison neuve en banlieue, qui ont deux véhicules récents, avec la moto, la piscine, le spa, le chalet dans les Laurentides, etc

    Dans chaque cas, c’est certains que la hausse les affectera d’une façon différente et aura un impact plus ou moins important, au bout du compte, mais ça touchera plus durement les gens plus pauvres et moins organisés, même si je comprends que, via l’impôt régressif, c’est la classe supérieure qui tient le système à bout de bras pour que les plus pauvres puissent bénéficier des services offerts par l’état.

    D’ailleurs, ce que je surnomme  » l’entre-deux  », ça me fait aussi penser au couple principal du film le Mirage avec Louis Morissette et Julie Perreault. Le couple qui travaille trop et dont le revenu est très appréciable, mais qui surconsomme et qui dépense tellement ici et là qu’il n’arrive pas à faire ses paiements au bout du compte, malgré le fait qu’il fasse pourtant parti des privilégiés de la société. Leur qualité de vie est très discutable avec les dettes et le peu de temps à eux dont ils disposent. Ils courent toujours après leur queue. Ils sont pris dans la machine, dans la  » rat race  ».

    Pis, lorsque je regarde autour de moi, malheureusement, je vois beaucoup de gens, de mes amis, qui ne comprennent rien (ou très peu) aux finances personnelles ainsi qu’à l’épargne/investissement, qui s’endettent dans des passifs et/ou biens de consommations et qui s’enlignent pour reproduire ce pattern-là. Si je prends ma  » semi-retraite  » à 45-50 ans, – et je pourrais le faire si je poursuis sur ma lancée (on verra rendu-là) -, ils vont surement être très dubitatifs et incompréhensifs de comment j’ai fait, même si pourtant j’essaie de les sensibiliser un peu à l’importance de tout ce qui englobe les finances personnelles et les moyens d’en tirer avantage.

    Personnellement, je ne me souviens pas la dernière fois où je me suis chicané avec ma copine pour des questions financières pour la simple et bonne raison que j’en place de côté pour les imprévus (contrairement au 40-50% de québécois vivant d’une paie à l’autre), que j’épargne systématiquement et que je suis celui qui gère la portion finance du couple au gré de notre bénéfice commun (entente mutuelle). J »investis annuellement, de mes épargnes, entre 12 000 et 14 000$ sur un revenu brut, avant impôt, avoisinant les 35 000 à 37 000$ (en agriculture, c’est la norme). J’ai donc une pas pire moyenne de rétention de mon argent, donc un assez bon contrôle de mes dépenses, et à ce niveau-là j’ai pas mal optimisé ce que je pouvais faire. Mon prochain défi, c’est d’augmenter mes revenus, très certainement. Le gain de dividende est déjà un bon point de départ!

  9. J’aime beaucoup la partie où tu abordes l’inflation et l’augmentation du coût des principaux postes de dépense (excluant taxes et impôts) ; transport, alimentation, habitation, chauffage.

    Je vais lire avec attention ton texte si jamais tu fais l’exercice de calculer l’inflation réelle à laquelle nous sommes soumis.

    Si j’exclus le transport (même si c’est matière à discussion), ce sont tous des besoins de base que chaque individu normalement constitué doit combler.

    C’est vrai que d’un extrême à l’autre, ces hausses peuvent, plus ou moins nous toucher. Je vais encore tomber dans le cliché pour illustrer mon point (et j’assume), mais:

    D’un côté, tu as le vieux monsieur, retraité du gouvernement (pension à prestation déterminée à vie), pas de voiture, qui reste tout seul chez lui dans sa vieille maison payée en campagne, qui mange des conserves et trucs de son jardin et qui se chauffe avec le bois de sa terre.

    D’autre part, tu as la mère monoparentale avec 3-4 enfants, dont l’ex ne paie pas sa pension (une minorité, mais comble de malchance, dans sa malchance), travaillant au salaire minimum, qui boit, qui fume, qui joue à la loto, qui fait son épicerie au dépanneur, qui chauffe à l’électricité son logement crade, mal isolé…

    Dans l’entre-deux, comme dans l’audio ci-haut, tu as les couples, dont les 2 travaillent à temps pleins, avec 1 ou 2 enfant(s), inscrit à l’école privée et pratiquant du sport, qui voyagent, qui ont une grosse maison neuve en banlieue, qui ont deux véhicules récents, avec la moto, la piscine, le spa, le chalet dans les Laurentides, etc

    Dans chaque cas, c’est certains que la hausse les affectera d’une façon différente et aura un impact plus ou moins important, au bout du compte, mais ça touchera plus durement les gens plus pauvres et moins organisés, même si je comprends que, via l’impôt régressif, c’est la classe supérieure qui tient le système à bout de bras pour que les plus pauvres puissent bénéficier des services offerts par l’état.

    D’ailleurs, ce que je surnomme  » l’entre-deux  », ça me fait aussi penser au couple principal du film le Mirage avec Louis Morissette et Julie Perreault. Le couple qui travaille trop et dont le revenu est très appréciable, mais qui surconsomme et qui dépense tellement ici et là qu’il n’arrive pas à faire ses paiements au bout du compte, malgré le fait qu’il fasse pourtant parti des privilégiés de la société. Leur qualité de vie est très discutable avec les dettes et le peu de temps à eux dont ils disposent. Ils courent toujours après leur queue. Ils sont pris dans la machine, dans la  » rat race  ».

    Pis, lorsque je regarde autour de moi, malheureusement, je vois beaucoup de gens, de mes amis, qui ne comprennent rien (ou très peu) aux finances personnelles ainsi qu’à l’épargne/investissement, qui s’endettent dans des passifs et/ou biens de consommations et qui s’enlignent pour reproduire ce pattern-là. Si je prends ma  » semi-retraite  » à 45-50 ans, – et je pourrais le faire si je poursuis sur ma lancée (on verra rendu-là) -, ils vont surement être très dubitatifs et incompréhensifs de comment j’ai fait, même si pourtant j’essaie de les sensibiliser un peu à l’importance de tout ce qui englobe les finances personnelles et les moyens d’en tirer avantage.

    Personnellement, je ne me souviens pas la dernière fois où je me suis chicané avec ma copine pour des questions financières pour la simple et bonne raison que j’en place de côté pour les imprévus (contrairement au 40-50% de québécois vivant d’une paie à l’autre), que j’épargne systématiquement et que je suis celui qui gère la portion finance du couple au gré de notre bénéfice commun (entente mutuelle). J »investis annuellement, de mes épargnes, entre 12 000 et 14 000$ sur un revenu brut, avant impôt, avoisinant les 35 000 à 37 000$ (en agriculture, c’est la norme). J’ai donc une pas pire moyenne de rétention de mon argent, donc un assez bon contrôle de mes dépenses, et à ce niveau-là j’ai pas mal optimisé ce que je pouvais faire. Mon prochain défi, c’est d’augmenter mes revenus, très certainement. Le gain de dividende est déjà un bon point de départ!

    Ceci étant dit, parallèlement au visionnement récent du film le Mirage, je suis en train de refaire, lentement mais surement, la lecture du livre 1984 de Orwell (j’ai parfois de la misère avec son style d’écriture, même si je reconnais son talent) et bien qu’il y aille des dérives majeures dans le capitalisme de surconsommation ( qui paradoxalement est  » favorable  » pour un investisseur boursier lorsque ça fait monter le prix des actions, ainsi que le versement de dividendes de certains titres dans lesquels il investi), et bien je ne voudrais pour rien au monde évoluer dans une espèce de dictature communiste et une économie de production planifiée où  » tout le monde est pauvre égal  » et dont nos libertés sont restreintes au strict minimum, et pire encore.

    Je pense que la bonne façon de voir les choses c’est de se servir du système, pour en réduire sa dépendance, ainsi que des outils et structures qu’il nous propose (éducation, prêt bancaire, possibilités d’investissements immobiliers ou boursiers, Reer, Celi, entreprises, etc), bref d’agir sur tout ce qu’on a le contrôle et via des mécanismes de création et de rétention de richesse pour ultimement en venir, en tant qu’individu, à devenir le plus autonome et indépendant possible.

    Pour moi, c’est quelque chose d’important en tout cas.

    Je voulais aussi aborder la question des retraites et de l’iniquité intergénérationnelles, mais bon, le temps me manque, alors ce sera pour une autre fois, peut-être!

  10. J’aime beaucoup la partie où tu abordes l’inflation et l’augmentation du coût des principaux postes de dépense (excluant taxes et impôts) ; transport, alimentation, habitation, chauffage.

    Je vais lire avec attention ton texte si jamais tu fais l’exercice de calculer l’inflation réelle à laquelle nous sommes soumis.

    Si j’exclus le transport (même si c’est matière à discussion), ce sont tous des besoins de base que chaque individu normalement constitué doit combler.

  11. Tes commentaires se sont ramassé dans mon filtre anti-spam automatique. Je vais checker ça tantôt. Désolé pour le désagrément…

  12. Oui, j’arrive à épargner quand même beaucoup. Ça frôle le 45% de mon revenu net.

    Et ce serait davantage si on était pas autant taxé/imposé et qu’on aurait pas d’hiver aussi rigoureux. Après tout, Hydro-Québec, ce cher monopole d’état est notre ami, veut notre bien et va l’avoir! D’ailleurs, ça me rappelle la fausse nouvelle sur une page facebook fake (que du gratuit) disant qu’Hydro-Québec allait donner un mois gratuit à tous ceux qui partageaient la publication en question. Plus de 125 000 pigeons! Les gens désespérés et naïfs sont prêts à croire au Père Noël. Bref, ça m’avait donné un petit frisson dans le dos devant autant de crédulité.

    En même temps, je paie tranquillement mon hypothèque pour mes 2 petites maisons et ma terre à bois. C’est des actifs qui m’appartiendront totalement dans 23 ans et qui me permettront d’augmenter ma valeur nette. Je peux aussi utiliser l’équité pour investir un jour.

    Quand même pas si mal!

    Pourtant, avec les revenus modestes que j’ai, il y a beaucoup de gens qui arrivent dans le négatif, à la fin de l’année et même plusieurs dont le solde de leur carte de crédit a considérablement gonflé (surtout à l’approche de Noël), alors que, de mon côté, j’ai passablement bien épargné.

    Ce qui fait la différence, ce sont mes choix de consommation modérés et le mode de vie simple que j’adopte. Je vis avec l’essentiel, je paie mes comptes et le plus important je me paie (épargne).

    Je garde toujours en tête que le 1000$ que j’épargne et que j’investis aujourd’hui, va avoir doublé dans 8-10 ans grâce aux intérêts composés et aux gains de dividendes. Alors, imaginons les résultats dans 20-30-40 ans!

    Je me permets parfois quelques écartades (achat de roulotte, vacances, etc), mais je garde quand même toujours le cap vers mes objectifs. En fait, je ne prends surtout pas de grosses décisions financièrement stupides et difficilement réparables. Je peux faire un petit pas de côté et me gâter en allant manger un peu plus souvent au restaurant pendant une semaine, ce qui est un petit plaisir de la vie très peu préjudiciable financièrement , mais je ne fais pas de trucs de ouf comme aller jouer la moitié de mon épargne, à la roulette, sur un coup de tête, un soir de brosse, à Las Vegas.

    Parmi les décisions financièrement préjudiciables à éviter qui me viennent en tête, je pense aussi à: commettre des crimes, arnaquer le fisc, être mal assuré, financer un véhicule sur 7 ans et se marier.

    Bref, épargner c’est une bonne chose, bien investir son épargne est une très bonne chose aussi, mais avoir une bonne rétention et protection de son épargne est tout aussi important à mon avis.

    Après tout, on connaît presque tous une personne de notre entourage qui s’est divorcée après 25-30-35 ans de mariage et qui a perdue la moitié de son patrimoine à l’aube de la retraite… Pas cool, non, vraiment pas cool.

    Bon, j’arrête de  » spammer  »! LOL

    1. En effet Maxime, encore dans le spam… bizarre. Je vais essayer de trouver pourquoi certains de tes commentaires se ramassent là et pas d’autres.

      45% de taux d’épargne c’est excellent!

      Moi je ne calcule pas mais si j’inclus le fait que je double mon paiement hypothécaire chaque mois en plus de payer ma maison sur un terme réduit, je dois certainement avoisinner les 30-40% ou plus.

      Je serai en congé bientôt et je compte bien me mettre à suivre ça plus à la trace en 2016.

      Et des pigeons… il y en aura toujours. Barnum, un homme de cirque des années 20 de mémoire, disait qu’à chaque minute naît un gogo! Faut pas trop s’en faire avec ça… c’est la vie. Suffit d’éviter d’en être un le plus possible. 🙂

  13. Bonjour Alain,

    Juste pour répondre à ta question, je travaille toujours mes paris sportifs. Je n’ai pas doublé mon capital comme espéré mais j’ai quand même augmenté mon capital global de plus de 20% depuis août dernier (septembre et octobre sont des mois plus tranquille car c’est la fin du baseball MLB en septembre et le début du hockey NHL en octobre et NBA en novembre)!

    Je dois réviser mes prévisions à la baisse car oui c’est mathématiquement possible de doubler capital à tous les 6 mois mais je me suis rendu compte que ça implique une grande fluctuation du capital, donc plus de risque… le doubler à toutes les années seraient plus approprié…

    Comme tout projet de ce genre, il y a beaucoup (encore) à apprendre pour entre autres se détacher émotionnellement des variations quotidiennes de mon capital (impossible de gagner tous les paris), la gestion de risque, etc. et oui j’ai fait des « erreurs », etc. J’en prends note pour ne plus les répéter.

    Mais comme dans la vidéo de Rocky, bien malgré ses petits échecs mais aussi petites victoires, je continue d’avancer un jour à la fois.

    J’ai mon 2e projet de revenus passifs qui est aussi entamé depuis +/- 2 mois… Il faut constamment ajuster nos plans au fur et à mesure qu’on avance. Et je reluque une 3e opportunité passive pour l’hiver prochain, les trois travaillerons ensemble financièrement… Donc 2016 s’annonce plus prévisible et je compte étendre mes ailes pour mieux avancer dans mes objectifs, comme les tiens (indépendance financière et/ou travailler par choix, etc.)

    Bref, on continue et on lâche pas… Joyeuses Fêtes 🙂

    1. Good! C’est excellent comme gain.

      C’est clair que tu mets la barre haute. 20% en quelque mois c’est excellent. Doubler son capital en 7-10 ans c’est pas mal ce qu’un excellent investisseur peut s’attendre du marché. Alors vouloir le doubler en un an c’est ambitieux. Bien sûr, tu n’es pas dans le marché.

      Et évidemment, à rendement élevé vient risque élevé… c’est indissociable et l’un de ces risques c’est justement la variation du capital mais aussi le risque de ruine.

      Et c’est certain qu’on ne peut pas gagner à tous les coups. Personnellement, je ne suis pas capable de me détacher lorsque j’investis dans le but de faire un gain en capital à court terme. Alors l’analyse technique, ça n’est pas pour moi et de toute façon, je connais quelques traders qui même en étant des professionnels qui gagnent leur vie à temps plein à faire ça, ils m’ont confirmé qu’ils pourraient simplement investir dans un fonds indiciels du S&P500 et attendre… le rendement final serait le même.

      Dans tous les cas, pour relativiser, dis-toi que Warren Buffett est devenu l’un des hommes les plus riches du monde grâce à un rendement annuel composé de 20% par an. En peu de temps ça donne des résultats astronomiques.

      J’ai hâte de savoir quelles seront tes autres sources de revenu passifs.

      Joyeux temps des fêtes à toi aussi et lâches pas. La persévérance c’est le plus important!

  14. Salut à nouveau,

    Amen à cet article. Il résume une bonne partie du problème et des nombreux défis!

    J’ai pas lu l’ensemble de vos commentaires mais ils sont très encourageants… Personnellement avec l’ensemble des dépenses de vie, je n’arrive « qu’à » épargner 25% de mes revenus nets. Mais bon, comme ils montent à chaque année de façon importante et que je dépense de façon stable, je vais inévitablement augmenter mon épargne avec le temps. Je trouve intéressant de vous lire et de voir cela aller. C’est encourageant car parfois j’ai l’impression d’être un peu seul à voir la vie ainsi. J’ai heureusement la chance de partager cette vision avec mon frère et nous avons donc décidé de nous lancer en immobilier en 2015 pour concrétiser et accélérer notre enrichissement à tous les deux. On est clairement à contre-courant et plusieurs nous jugent (dont de la famille qui se demande pourquoi on dépense si peu alors qu’on fait d’excellents salaires qui sont au dessus de la moyenne québécoise). Toutefois, nous avons compris ce qui est très bien exprimé dans cet article et les autres articles que j’ai finalement lu en bonne partie sur ton blog… Il faut épargner et acheter des propriétés (actions, immobilier, terre à bois, terrains, blocs, etc.) pour espérer un jour vivre sans devoir aller gagner un maigre chèque de paie… Je vous suis là-dedans à 100%. Je suis tellement impatient que ça arrive toutefois, c’est pas toujours évident (surtout quand les actions tombent de 10-15% et que tu vois ton portefeuille fortement diminuer en quelques semaines à peine…)

    Au moins, les dividendes restent et l’immobilier reste relativement stables. Je sais qu’à long terme, le tout va remonter. Mais c’est pas évident de « tenir le fort » durant toutes ces périodes! Comme on dit, il faut rester fort. Merci de partager avec nous tes trucs, tes idées d’investissement. C’est très intéressant. Je suis à la bourse depuis plus de 7 ans et j’ai jamais entendu parler de la majorité des titres que tu as dans ta watchlist. Par contre, de mes titres achetés en 2008-2011 qui sont plus classés comme « croissance », il y a eu plusieurs gains importants (et pertes aussi) malgré que les dividendes n’étaient pas attrayants au début lors de l’achat, ils sont rendus plutôt intéressants et seront forcément en croissance dans les prochaines années. C’est l’avantage d’acheter d’énormes compagnies stables et en lente croissance.

    Bref, bonne chance à vous deux. Je suis content de voir que d’autres gens partagent la vision que je partage avec mon frère. Ce n’est pas évident chaque jour de résister à l’envie (moi c’est les autos qui me font chavirer.. Rien de rationnel là dedans mais j’adore les belles voitures chères pas pour le prestige, mais plutôt pour le confort / commodité / luxe / équipement qu’elles contiennent! Mais je me rappelle aussi que ce 50-60000$ pourrait me ramener plusieurs dizaines de milliers de $ en revenus alors ça calme mes ardeurs..!

    Allez, au plaisir… Je vais certainement revenir commenter ici, surtout que tu entretiens beaucoup ce blog et que j’ai déjà découvert plusieurs articles très intéressants. Continues le bon travail 🙂

    1. Pas facile d’être à contre courrant, mais on s’habitue vite surtout quand on comprend où ça va nous mener.

      Pour ma watch list, elle est en « travail / refonte » encore. Je vais supprimer plusieurs de ces titres au fil du temps mais j’avais envie de les suivre pendant un bout. Ils proviennent des listes de David Fish et la plupart ont une croissance du dividende annuel de plus de 7% par an composé.

      Connais-tu les listes de David Fish et Micheal (dividendgrowthinvestingandretirement.com)? Vas sur ma page de ressources tu vas trouver les liens.

      Ils listent et mettent à jour chaque mois les titres qui versent des dividendes en croissance. Certains haussent systématiquement leur dividende depuis plusieurs décénnies année après année. Il y en a plusieurs centaines.

      Avec ces titres on ne pense pas en terme de gain en capital, on pense en terme de croissance du dividende. Je ne regarde pas vraiment la fluctuation de mon portefeuille, c’est le prix à payer pour obtenir le rendement. Comme avec un immeuble à revenus, lorsque le revenu (dividende) augmente, forcément et éventuellement, la valeur de l’actif (le titre boursier) augmentera aussi. Bon c’est sûr que la bourse est plus volatile plus rapidement que l’immobilier mais c’est plus passif, c’est plus facile de se diversifier et il y a moins de capital immobilisé au même endroit.

      L’investisseur par croissance du dividende vise la croissance soutenue de son revenu de dividende qui automatiquement entraîne la croissance soutenue de la valeur du titre. On cherche un rendement constant similaire à ce que le marché peut rendre 8-11% par an. Et compte tenu que 90% du rendement du marché provient des dividendes, je préfère ces titres aux titres dit de croissance.

      J’ai travaillé longtemps en immobilier (immeubles locatifs) avec des gens qui ont de gros ou petits portefeuilles.

      Personnellement après avoir vu tout le trouble que ça génère, tous les pièges de l’immobilier, avec la Regie du logement qui t’empêche de hausser tes loyers comme tu veux, avec les lois et taxes qu’ils ne cessent de voter (ex loi 122) et d’augmenter pour forcer les propriétaires à assumer des dépenses hors de prix, l’immobilier me tente peu… les belles années sont présentement derrière nous. Le marché a doublé en quelques années mais on sent que ça ralentit en ce moment.

      Toutefois, si j’avais à investir en immobilier il est probable que je n’achèterais rien en bas de 12 logements. J’essaierais de payer au plus 75-85,000$ la porte, ptête 100k si c’est vraiment incroyable. J’achèterais en banlieue de Montréal, près de tous les services et desservis par les transports en commun. Je voudrais des 41/2 avec entrée laveuse /secheuse, parking extérieur, chacun son entrée électrique et un immeuble de moins de 25 ans avec rien à faire dessus pour au moins 10 ans le temps de bâtir une réserve de capital.

      Je ferais checker le sol en tabarouette car s’ils trouvent de cuillère d’huile à chauffage, t’es obligé de dépenser pour décontaminer 50,000$ et plus (sky is the limit si c’est en dessous de ton immeuble, de l’immeuble du voisin etc.. ) Voilà une des raisons pour lesquelles je me tiendrais loin des vieux immeubles autrefois chauffés au mazout. Les gens enterraient les réservoir d ‘huile pleins dans la cour arrière… brillante idée. J’en ai vu chaque semaine dans le cadre de mon travail. Ça te ruine un investissement assez vite et t’es obligé de le faire (risqie environnemental) et ça n’apporte aucune plus value en plus d’être obligé de le déclarer lors de la prochaine revente.

      Pis je voudrais des loyers à 850$ par mois. Pas trop cher pour risquer la vacance, mais pas trop bas pour pas attirer de la racaille et donc les troubles (mauvaise créance, sacage de l’immeuble, locataire qui écoeure tout le monde dans l’immeuble etc).

      Je screenerais les locataires en maudit avant d’acheter. C’est tough mettre quelqu’un dehors avec nos lois. Même s’il ne paie pas ou qu’il sacage l’appartement.

      Je checkerais la brique avec ma loupe pis mon compas. Ça coûte au moins 40$ le pi carré refaire ça plus taxes. Y’en a du pied carré sur trois étages 4 façades. Pis les fenêtres ça va vite en maudit aussi… le toit aussi.

      Le marché est surétendu présentement. Les gens paient bien trop cher pour leurs immeubles. Je paierais max 10-12 fois les revenus… en haut de ça… oufff Le TGA moi j’irais pas en bas de 5,8% pour garder de la marge.

      Si tu vises les 5 ou 6 plex le monde paie 15-20 fois les revenus dans la région de Mtl… c’est fou. Avec un taux hyp à 2,5% tu fais ptete tes frais mais à 5%… tu paies pour avoir des locataires en plus de troubles qu’ils t’occasionnent.

      Ça prend les reins solides pour l’immobilier et faut savoir ce qu’on fait et bien faire ses devoirs, prendre son temps avant d’acheter. Ça l’air plus beau sur papier. La réalité est tout autre.

      Les bons immeubles ne se vendent pas avec des agents de façon générale. Plus par le bouche à oreille. La plupart des bons investisseurs que j’ai rencontré n’ont jamais fait affaire avec un agent. Ils ont leur propre réseau qu’ils ont bâti en étant précis dans leurs recherches. Ils achètent souvent de personnes âgées qui commencent à liquider leurs actifs (ils vendent souvent à regret parce qu’on les sollicite, de voisins, de chums de hockey etc..)

      Les nouveaux investisseurs ont souvent tendance à minimiser les dépenses et maximiser les revenus et l’agent et le vendeur les aident dans cette voie puisque c’est à leur avantage.

      Voici un outil intéressant pour t’aider déterminer le loyer moyen et le taux d’innocupation pour faire des calculs de rentabilité d’immeubles :
      https://www03.cmhc-schl.gc.ca/pimh/fr/

      (Portail d’information sur le marché de l’habitation Schl)

      Tu sélectionnes la région sur la carte, tu peux zoomer jusqu’au pâté de maison et ensuite tu vas dans le menu de gauche et tu prends marché locatif primaire. Tu vas pouvoir sortir les statistiques de loyer et d’innocupation du quartier. Très pratique pour ton étude de marché.

      Devenir millionnaire en immobilier ça se peut en 10-15 ans à cause du levier. Mais le levier ça marche dans les deux sens et il y a aussi énormément de faillites. Même Donald Trump a fait faillite 4 fois depuis 1996 avec l’immobilier (faillites corporatives) et il aurait mieux fait de mettre son argent dans le S&P500 et de ne pas y toucher. Il serait bcp plus riche aujourd’hui.

      Les banques t’obligent à garder cerains seuils de rentabilité et te demandent tes papiers chaque année. Ils peuvent te forcer à injecter du capital ou rappeler ton prêt ou encore te forcer à faire affaire avec un gestionnaire profesionnel qui te bouffe tout ton profit. C’est une business.. du commercial. Ils sont plus sévères à partir de 5 logements, pire à partir de 7.

      En plus ça prend au moins 15% de mise de fonds pour un 5 et plus et 25%du prêt en valeur nette. Plus plusieurs milliers de dollars pour l’étude de dossier (à peu près 150$ la porte auprès de ta banque et 150$ la porte à la schl non remboursable), 1500$ ou plus pour l’étude de sol, 1000$ ou plus pour l’inspection, 700$ pour le test de pyrite, les taxes de la prime schl (prime = 4,75% x prix d’achat et les taxes sont de 9% sur ce montant tu dois les payer up front), le cahs pour le notaire 1500$, la taxe de bienvenue +/- 1% du prix d’achat, si un risque structural est identifié la banque peut exiger un rapport d’ingénieur à tes frais (1500-3000$).

      Ça monte vite. Un douze logement qui a de l’allure en banlieue de montreal coûte au moins 1,2 millions (bonne chance pour en trouver à ce prix qui sont top shape…). Tu as donc besoin de 180,000$ de mise de fonds plus un autre 15-20k pour les frais afférents et pour avoir un buffer de roulement et une valeur nette minimale de 255,000$. À ce prix ta prime d’assurance schl va te coûter 49,000$ plus taxes de 9% que tu peux heureusement ajouter à ton prêt (pas les taxes).

      En bas de douze logements les prix sont souvent similaires et donc ça ne vaut pas ben ben la peine. T’achète plus pour la plus-value potentielle future que pour le cash flow. Un 2,3 ou 4 logements j’en ai rarement vu de rentables… mais si tu y habites tu accumules de la plus value payée par tes locataires. Souvent un 4 va coûter le même prix qu’un 6 ou un 8…

      Avec l’immbilier locatif ton profit tu dois le faire à l’achat. Vaut mieux éviter de payer trop cher.

      Bref… je te raconte plein de trucs et t’es peut-être un expert en immobilier. 🙂

      J’ai vu de beaux succès mais aussi bcp d’échecs. Des immeubles qui roulent tout seul et d’autres qui te siphonnent jusqu’à ce que tu crèves d’une crise de coeur. Faut vraiment bien choisir son immeuble et penser qu’une personne sensée ne vend pas une vache à lait… elle vend ses problèmes ou ses perdants.

      L’immobilier c’est pas pour tout le monde, c’est pas du revenu passif (c’est une job) et c’est bourré de pièges en plus d’immobiliser bcp de capital dans un seul actif. Mais, grâce au levier (l’argent des autres), ça peut être lucratif.

      Vous voulez acheter combien de portes?

    2. By the way, 25% de tes revenus en épargne c’est plus qu’excellent! Lâches pas! La moyenne des gens peinent à économiser 5% de leur salaire.

      Je ne suis pas fort sur les budgets mais j’économise à peu près 18000$ (+/- 35% de mon net) par an en plus de verser 12,000$ à mon fonds de pension et de faire des double versements sur ma dette hypothécaire. Une fois ma dette hyp remboursée (2020-21) je vais maintenir le même rythme mais investir mon paiement hypothécaire dans mon fonds de liberté jusqu’en 2026.

      Au final mon objectif est d’épargner environ 250k en 12-13 ans, de réinvestir tous les dividendes durant cette période et de profiter aussi de la croissance de mon capital. J’espère valoir au moins un demi million à 45 ans. Ça serait bien compte tenu qu’à 32 ans ma valeur nette était négative.

      Bref l’essentiel de mon argent est « épargné ». Je dépense peut-être 12-15000$ par an en bouffe resto etc. Et je pourrais faire bcp mieux.

      Mon plan est ensuite de vendre ma maison, racheter vraiment moins cher en région, investir la différence pour avoir encore plus de revenus, casher mon fonds de pension et l’investir par moi-même aussi et quitter la rat race.

      Encore 10 ans…. mais les années filent. Ça va faire bientôt trois ans que je suis ce plan.

  15. Salut Alain!

    Wow que de bons conseils.. Je ne suis pas aussi calé en immobilier que toi, c’est clair. Et oui ça fait presque 1 an que nous sommes dans le domaine et c’est vrai que c’est pas tant « passif » et qu’il faut investir plusieurs heures.. Mais bon c’est le fun pareil! 🙂 Merci de tes bons conseils. Nous sommes plutôt dans l’achat-revente (et non le locatif) donc ce n’est pas vraiment applicable, mais nous irons dans le locatif un jour et je compte bien utiliser ces commentaires!

    Pour ce qui est de la liste, non je la connaissais pas. Je suis allé visiter le lien. Intéressant. J’ai également lu beaucoup des articles et tes commentaires. Très instructif! J’aime ton idée de croissance du capital via l’appréciation des dividendes. C’est une belle façon de s’enrichir toutefois, je crois qu’il faut quand même garder des titres « croissance » qui versent un dividende plus faible présentement mais qui l’augmentent année après année alors que la compagnie se développe. Je peux penser ici aux banques qui versent des dividendes de plus en plus gros au fil des trimestres et années…

    Toi c’est incroyable réussir à épargner autant en étant sur les rive et travaillant au centre-ville (comme moi). Je suis vraiment impressionné. Je fais mieux que la majorité des gens effectivement et considérant mon âge plus faible, je suis rendu moins loin dans les échelons salariaux que quelqu’un comme toi qui a presque 7 ans d’expérience de plus. Donc ce qui me sauve c’est que j’ai juste 27 ans et moi ça fait 5 ans que j’ai ce mode de pensée donc ma valeur nette est déjà dans les 6 chiffres malgré mon jeune âge. Je veux me retirer aussi vers 45 ans donc mon horizon de placement est de 18 ans, je dois donc moins faire de sacrifices, le facteur temps m’aide énormément dans l’équation! C’est vraiment inspirant te lire en tout cas. Je vois que ta motivation est toujours là après 3 ans, c’est excellent! Ne lâche surtout pas 😉 On va y arriver à quitter la fameuse « rat race » qui nous bouffe notre vie!

    1. Merci Petes,

      Oui en effet j’aurais du me réveiller avant! En fait ma valeur nette est dans les 6 chiffres aussi mais j’ai des actifs « morts » là-dedans (équité sur ma maison, roulotte, voitures, équité sur assurance vie etc) alors je calcule plutôt en terme de revenus passifs qu’en terme de valeur nette. Et puis j’ai aussi mon fonds de pension et mon fonds indiciels que je ne chiffre pas sur mon blog, le premier parce que je ne sais pas quelle valeur il a (prestations déterminées), je sais juste que je mets 11,000$ par an dedans en plus de la portion de mon employeur et le second parce que c’est plate suivre les fluctuations d’un fonds indiciel lol

      Quant à ma capacité d’épargne je pense pouvoir faire encore mieux! Je gaspille bcp en resto et transport. Il y a de l’optimisation que je peux faire là c’est certain. On jette souvent aussi une partie de notre épicerie même si on essaie de faire attention. Côté électricité j’ai un spa énergivore et je ne débranche pas mes appareils (ils consomment même si je ne les utilise pas), on chauffe la maison à 21 (ma copine) moi je suis bien à 18-19…

      Bref il y a encore plein de petites pertes d’argent inutiles à gauche et à droite et si je m’affaire à colmater ces fuites, je suis sûr que je peux aller chercher une coupe de mille de plus par an.

      Quant aux titres « croissances », si tu parles de titres avec de petits dividendes initiaux (stage 3 dividend growth stocks) mais une forte croissance du dividende, j’en ai plusieurs en portefeuille et je vais continuer d’en avoir mais j’essaie d’équilibrer pour un dividende intial de 3,5% et une croissance annuelle saine du dividende de 8% car si je mettais ma moyenne à 2% et la croissance à 14% disons, je ne pourrais pas prendre ma retraite à un âge raisonnable pour moi et trop compter sur la croissance future vs le dividende intial c’est oublier un tient vaut mieux que deux tu l’auras… J’ai fait plusieurs calculs pour ma situation et j’
      Ai déterminé que pour moi ça prenait 3,5% / 8%. Alors à travers tout ça j’achète des titres à dividende élevé ou faible et j’équilibre.

      Quant à mes revenus banlieu / centre-ville. Crois moi je n’irais pas au centre ville en bas de 70,000$ par an… trop de troubles.

      Quant à l’achat revente de maisons ça peut être payant mais les risques s’accumulent à chaque vente. Selon le code civil tu es responsable de tout vice caché lié à la maison et au terrain toute ta vie durant même si tu as été propriétaire peu de temps. Un vice caché est un vice que tu as caché (ça c’est grave) ou un vice dont tu n’étais pas au courant.

      En plus tu dois payer de l’impôt sur la plus value à chaque vente…

      La stratégie du rental c’est acheter, conserver, refinancer et acheter un autre bloc, conserver, refinancer les deux et acheter un autre bloc et ainsi de suite..

      Tu fais de l’argent de 4 façon :
      – cash flow positif mensuel
      – équité qui se bâtit dans la propriété par le remboursement de l’hypothèque
      – équité qui se bâtit dans la propriété à cause de l’inflation ou autres facteurs
      – déductions fiscales (intérêts sur le prêt hyp pour investissement locatif, frais de gestion, voyagement etc)

      La plupart des investisseurs immobiliers se versent de petits revenus (faible imposition) et vivent sur des avances faites à l’actionnaire par la cie qui détient les immeubles. Plusieurs vont aussi se créer des fiducies familiales pour protéger leurs actifs « personnels » : résidence principale, épargnes etc…

      Mais bon, ça prend du gros cash pour partir et faut aimer ça.

      Lâche pas! T’as l’air vraiment bien positionné pour ton âge. Il y a bien des gens de 50 ans qui n’ont pas ta valeur nette et surtout qui ne savent pas faire ce que tu fais depuis 5 ans. Ce qui vaut le plus cher en fin de compte c’est savoir quoi faire et surtout… le faire!

  16. Merci Alain! Toujours un plaisir de te lire. Je suis CPA je suis donc au courant des différentes stratégies fiscales vu que je les conseille à mes clients 🙂 Tu as raison pour les contraintes légales mais il existe des stratégies pour s’en sortir (ex. : l’incorporation pour chaque projet)! Mais oui globalement ça demande du travail.

    Mais tout demande du travail. Chercher constamment des bons titres demande également beaucoup de temps. Pour les titres croissance, je parle de titre qui croissent et ce, même s’ils ne versent pas nécessairement de dividendes. Il y en a plusieurs de qualité sur le marché mais je comprends qu’ils sont beaucoup moins intéressants pour toi compte tenu que tu veux un retour rapide et surtout un levier pour réinvestir plus… Mais il ne faut quand même pas oublier la qualité. Si je dis cela, c’est en lien avec l’autre titre d’un article (Roger Sugar) qui verse des dividendes mais subit présentement une décroissance (dans ses résultats du moins). Une décroissance n’est pas nécessairement soutenable à long terme. De là la qualité et la croissance. Une entreprise qui croît de façon rentable verra son titre augmenter inévitablement et pourra décider de verser ses bénéfices de plus en plus importants aux actionnaires de façon sporadique ou régulière (augmentation de l’équité ou de ton capital vs distributions aux actionnaires).

    Pour le reste, je te trouve bon de voir toutes les dépenses d’argent. Je les vois aussi dans ma situation, mais à un certain moment, je me dis que l’idée ce n’est pas nécessairement de se restreindre sur tout mais plutôt de mieux utiliser ce que l’on a. C’est sûr que quelques milliers de $ maintenant vaudront plusieurs dizaines de milliers de $ plus tard. Le pouvoir du temps est incroyable pour ceux qui sont patients. Et plus on commence jeune, moins c’est forçant car le temps joue avec toi. Un CELI investi à 5000$ / an pendant 30 ans à 6% vaudra plus d’un demi-million de $ à la retraite… C’est quand même fou le pouvoir du temps! 😉

    Et oui, je sais que je suis en meilleure position que plusieurs autres de mon âge et même plus vieux. Je suis simplement impatient d’avancer encore plus vite. J’aime bien me comparer, je trouve cela motivant. À chaque mois, le tout va de plus en plus vite car la base de capital est de plus en plus importante et les dividendes me permettent de capitaliser et réinvestir. C’est donc un jeu captivant! Je suis content de suivre tes progrès et je te souhaite que ça continue… 2000$ / an c’est pas assez pour en vivre, mais ça commence à faire une différence 🙂 Bonne continuation!

    PS : Je comprends que tu n’inclus pas ton régime à prestation mais c’est un méchant plus pour ton futur. Si tu as cotisé pendant quelques années, ça va te donner des montants importants à l’âge normal de décaissement du régime dans 30 ans… C’est non négligeable quand même!

    1. Petes,
      Good, tu as l’air de savoir ce que tu fais. C’est sûr que l’incorporation à chaque projet règle plusieurs problèmes mais complexifie la chose pour un petit investisseur et gruge une part des « profits » mais c’est le coût de l’assurance paix d’esprit!

      Quant à Roger sugar c’est un article qui a été écrit par l’un de mes lecteurs qui a dans la mi-quarantaine. Il vise le revenu immédiat. Mais comme je l’ai souligné, à 40-50 ans faut aussi penser au revenu futur… l’inflation poursuit sa marche chaque année. Je ne crois pas que j’ajouterais ce titre à mon portefeuille car il cadre peu avec ce que je recherche d’un titre. Croissance des revenus, croissance du dividende, ce qui à leur tour font croître la valeur du titre.

      Je possède néanmoins quelques uns de ces titres plus risqués comme Liquor Store par exemple, mais c’est marginal dans mon portefeuille et à date je n’ai pas eu de belles expériences avec de tels titres…

      Quand tu parles de titres croissance, tu fais référence à quoi? À quels titres? As-tu dressé une liste? J’aime bien les titres à dividendes car ils sont une preuve tangible que la cie fait vraiment de l’argent. Payer à chaque 3 mois un dividende à ses millions d’actionnaires c’est quelque chose!

      Quant à mes dépenses, je ne suis pas un gars qui regarde où va son argent. Je ne regarde pas les circulaires pour trouver les meilleurs deals sur le brocoli ou les crevettes avant de faire l’épicerie et je n’ai pas non plus l’impression de me priver. J’ai 3 semaines de vacances par an et je vais en voyage où j’ai envie. Si j’ai envie d’aller au resto j’y vais etc…

      Mais là où c’est important, je ne fais pas d’excès : maison, voiture. Je suis assez basic dans mes choix à ce niveau là. Je suis allé dans le Toyota avec fenêtres à manivelle et un petit bungalow usagée en banlieue. Ça ça a peut-être été une erreur par contre parce que j’ai mal évalué tout le travail qu’il y avait à faire dessus mais bon.. ça me revient quand même à un prix raisonnable comparativement à bien d’autres.

      Ensuite, à part pour resto, gaz, quelques outils à l’occasion, un peu de linge et l’épicerie, je ne suis pas un gros consommateur…

      Peut-être que je devrais me priver davantage et gagner 1 ou 2 ans sur mon agenda de retraite mais dans ce cas, le voyage pourrait être beaucoup moins plaisant.

      Et puis maintenant que j’ai un kid, j’ai envie de lui offrir un milieu de vie agréable. J’aime bien la petite maison en banlieue comme cadre de vie. Il est possible qu’on décide de l’envoyer au privé lorsqu’il aura l’áge d’alller à l’école etc… et c’est sûr que je vais l’inscrire dans plein de sports et cours parascolaires s’il en a envie.
      Dans un sens. Je ne suis pas un « gratteux » de cennes et je sais que je n’arriverai probablement jamais à l’être. J’essaie plutôt d’être conscient de mes dépenses chaque fois que j’ai la chik-a-chik dans la main et souvent ma tête va me dire « hey ça t’as pris 2 ans fair el tour de la maison pour te débarrasser de tout ce qui sert à rien veux-tu vraiment acheter une autre cochonnerie qui va finir par traîner dans un coin??? »

      La réponse à cette question est désormais très souvent non!

      J’ai d’ailleurs écrit un article qui traite de mon indiscipline financière :

      http://faiscommelesriches.com/2015/08/etre-indiscipline-financierement-et-atteindre-la-liberte-financiere-est-ce-possible/

    2. Ah et en le relisant je me suis rendu compte que je n’ai jamais fait de budget finalement.. à ma décharge j’ai essayé. Faire un budget est facile… le suivre oufff.

      Une cage ne me va pas. Je fais ce que je fais pour me libérer de ma cage pour pour y rajouter des barreaux…

  17. Salut!
    Je viens de commencer à lire ton blog récemment (je t’ai découvert grâce au jeune retraité). Je me demandais simplement, car nous avons eu la discussion déjà un peu, ce que tu penses de l’investissement passif… Je comprends le but des dividendes et je compte bien m’y mettre également, mais je trouve que ça demande effectivement beaucoup de travail et je suis meilleur pour faire des heures supplémentaires de fou au travail que pour passer des heures à éplucher des données sur des entreprises. Pour l’instant j’ai fait mes débuts avec le canadian couch potato model portfolio de FNB pour mon REER. Et j’ai un CELI avec fond d’investissement tangerine.

    Je me demandais si vraiment de mettre de grosses sommes (ce qui est mon intention) dans ce genre d’investissement à long terme pourrait me rapporter autant que de jouer sur les dividendes.
    je viens de commencer dans le monde de l ‘investissement et je ne veux pas commencer à jouer risqué pour l’instant pendant que j’apprends le fonctionnement en profondeur.

    Enfin je voudrais juste avoir une opinion de quelqu’un qui s’y connait plus et qui saurait me dire si mon genre d’investissement peut être suffisant (combiné avec un revenu plus haut que la moyenne et très peu de dépense.) Pour éventuellement espérer en vivre!

    Merci et je continue de lire tes articles

    1. Bonjour Librocito,

      Bienvenue sur mon blog.

      Jeune retraité a réussi à amener son jeune blog en tête de file rapidement grâce à ses sorties médiatiques et à son coup d’éclat en prenant sa retraite jeune etc. Je suis content pour lui et ça amène de nouveaux visiteurs ici! 🙂

      L’important, si tu veux atteindre une retraite jeune, c’est ton taux d’épargne et la préservation du capital.
      Investir dans des FNB ou des fonds indiciels est une bonne approche passive. Plusieurs ont simplement fait ça tels que MrMoneyMustache par exemple et ont atteint la retraite rapidement.
      L’investissement par croissance du dividende est une autre approche plus active mais elle offre l’avantage d’intégrer le décaissement des fonds de retraite à travers les dividendes… pas besoin d’utiliser la méthode du 4% ou de faire attention aux fluctuations boursières pour ajuster ses retraits.

      Les dividendes entrent beau temps/mauvais temps (rien n’est garanti) que le titre ait chuté de 20% ou pas… tant que la cie est profitable et qu’elle garde sa politique de versement de dividende active. La croissance du dividende entraîne la croissance de la valeur de l’action et fait augmenter tes revenus de retraite plus rapidement que l’inflation sans avoir à vendre tes actions. Moi c’est ce que j’aime.

      En plus, avec les dividendes, tu peux voir facilement où tu en es. Moi je sais que je vais gagner plus de 3000$ en dividendes cette année et mon objectif est d’atteindre 15000$ en dividendes. Derrière ces dividendes, il y a aura tjrs mon capital qui continuera de croître et qu’un jour lorsque je serai plus vieux, je pourrai amortir ou léguer…

      Investir dans des titres qui versent des dividendes en croissance c’est essentiellement de choisir d’investir dans des cies matures, de grosses multinationales bien souvent qui ont d’énormes parts de marché, un avantage concurrentiel important etc… bref on investit dans de bonnes cies qui ont fait leurs preuves.

      Bien des gens croient qu’une gestion passive des investissements est préférable à une gestion active. Moi je privilégie la gestion active, mais je possède aussi des parts de fonds indiciel… et un fonds de pension à prestations déterminées.

      L’important selon moi c’est d’épargner bcp, d’investir dans la propriété le plus possible (actions, pas obligations), de respecter son style de tolérance au risque, de s’instruire…

      Si tu débutes, vas-y avec le plus simple. Des fonds indiciels. Puis, continues de t’instruire car un jour où l’autre, tu devras transformer ton capital en revenus. Vaut mieux savoir comment… la technique d’investissement par croissance du dividende est l’une des options qui permet ça.

      Moi, de retirer 4% par année en vendant des parts ou des actions, je trouve que c’est une technique de décaissement excessivement risquée et peu pratique… par exemple, je possède 2 actions de google. Je ne peux pas vendre 4% de mes actions de Google… et tu fais quoi si la bourse chute temporairment de 50% comme ça arrive règulièrement? Tu prends 4% et vis avec la moitié des revenus dont tu as normalement besoin? Sinon tu vas épuiser ton capital…

      Si pour toi c’est plus rentable de faire de l’overtime pour épargner plus alors fais ça! Ça m’apparaît une bonne idée. Épargne bcp bcp bcp c’est la clé.

      Quand on a l’intention d’atteindre la liberté financière en 10 ou 15 ans, de faire 5, 6, 7% de rendement ne change pas grand chose. Ce qui fait bouger l’aiguille c’est combien tu épargnes par an!

      Tiens-moi au courant de tes progrès!

  18. Merci pour ta réponse rapide!
    Et ton explication m’éclaire un peu plus. Je voudrais mixer les 2… je vais aussi me faire un CELI avec des titres à dividendes á long terme.

    En effet, comme je mentionnait, j’ai un très haut taut d’épargne et beaucoup d opportunités d’augmentation de mon revenue… donc je considère avoir un énorme avantage là dessus… mais en effet, je trouvais également que les fonds indiciels pouvaient etre un risque à très long terme pour les décaissements.. mais j’ai plusieurs investissements différents (et aussi fond de pension) Malheureusement j’ai commencé sur le tard à épargner.. dans la trentaine.. il m’aura fallu pas mal de temps pour comprendre… mais je me rattrape à très grands pas, donc je suis très positif de toujours être en mesure de prendre ma retraite très jeune.

    Je vais continuer de te lire et de faire des recherche et continuer d ‘apprendre
    MERCI

    1. Librocito,
      Ça fait plaisir.
      Moi j’ai commencé à épargner à 32 ans.. tard aussi.. et j’ai aussi un bon potentiel au niveau de la croissance de mes revenus qui devraient atteindre les 130k au cours des 4 prochaines années. Je vais tenter d’augmenter mes objectifs d’épargne chaque année afin d’arriver à mon objectif. Pour l’instant, je vise 20k à 24k plus 10k dans mon fonds de pension (plus la part de l’employeur), plus 15k sur l’équité de ma maison. Ça fait un beau total d’environ 50k d’épargnes par an. Évidemment ma maison ne rapportera pas de revenus mais elle m’épargnera bien des dépenses.

      Si tu mets des titres à dividnedes en CELI n’oublie pas de ne pas mettre de titres US. L’exemption de taxes ne s’applique pas.

  19. Bonjour FCLR,
    C’est encore une fois un article très inspirant! Personnellement, la plus grande difficulté n’est pas d’épargner 1000$ par mois (montant à titre d’exemple), mais plutôt la pression sociale et le jugement de son entourage. C’est même un « combat » sans fin avec certaines personnes, surtout avec ceux qui sont des surconsommateurs avertis! Et je vous confirme que j’en ai beaucoup dans mes amis proches et membres de ma famille… Comme vous mentionnez dans votre article, maintenir un blogue et fréquenter une communauté en ligne (comme votre blogue) aide certainement à garder le cap vers mon objectif d’atteindre l’indépendance financière à 45 ans ou avant.
    Au plaisir.
    Retraite101 (http://retraite101.com)

    1. Retraite101,

      Merci. Tu peux arrêter de me dire vous.. je ne suis pas si vieux lol

      Bien des gens trouvent plus simple de ne pas en parler autour d’eux. Les gens deviennent jaloux ou alors ils trouvent mille et une raisons expliquant leur incapacité à épargner vs la tienne ou encore ils cherchent à te décourager.

      Bcp vont te regarder avec des gros yeux ou un petit regard qui en dit long… la retraite à 40 ans… pffff voyons donc!

      Il faut dire que pour eux c’est impossible alors pourquoi ça le serait pour toi qui fait la même job ou qui gagne un revenu similaire?

      Moi j’aime faire suer lol alors je fais souvent exprès de provoquer ces conversations!! 😉

  20. Pas de problème, je vais arrêter d’utiliser le « vous ».
    Pour l’instant, je discute de mon objectif d’indépendance financière avec ma femme seulement. Avec les autres, ce sont plus des débats au sujet de la surconsommation 🙂

  21. Oui ma femme est bien intéressée par le concept. Mais c’est certain que c’est un peu plus difficile pour elle, du moins pour l’instant, car elle est plus sentimentale que moi. Par exemple, acheter des vêtements ou toutous pour notre bébé parce qu’ils sont « cute ». Mais sinon, elle n’est tellement pas une grande consommatrice, alors c’est facile pour elle.
    Elle m’encourage et embarque dans le projet, mais avec un objectif un peu moins ambitieux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.