Le temps dans le marché est plus important que de « timer » le marché

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Oh là là! Il y a des montagnes russes à la bourse ces jours-ci! Est-ce que ça vous donne des papillons dans l’estomac? Moi non.

Bien sûr, j’étais tout content de voir mon fonds approcher une valeur de 50,000$ alors qu’il a pris une méchante débarque aujourd’hui et vendredi, mais je m’étais préparé psychologiquement à ces événements et je les ai même souhaités.

Souhaités??? Mais il est fou??!!!

Pourquoi? Parce que j’ai confiance en mon plan car il est basé sur une froide logique. Parce que je sais que la bourse est faite de hauts et de bas. Parce que je sais que le temps passé dans le marché est plus important que de tenter d’avoir le bon timing du marché, surtout avec une approche comme la mienne. Et parce que si je peux tirer profit tôt dans mon parcours d’un marché boursier bearish, je sais que ça va me donner un bon coup de pouce dans le futur car mon argent me permettra d’acheter plus d’actions tout de suite et l’effet de l’intérêt composé s’en trouvera ainsi bonifié.

Je suis un collectionneur, voir même un collecteur de dividendes. Mon objectif est de détenir des parts d’entreprises pour ce qu’elles sont et pour ce qu’elles me rapportent en dividendes, pas pour leur valeur marchande à tout moment qui elle fluctue de toute façon à chaque minute.

Comme je ne vérifie pas la valeur de ma maison à tout moment, il n’est que de peu d’intérêt pour moi de vérifier la valeur de mes actions à tout moment non plus.

De toute façon, est-ce que le fait que les actions de Coke aient chuté de 2,52% en une journée vendredi fait de Coke une moins bonne compagnie? Est-ce que ça change sa position dominante par rapport à la concurrence? Pas du tout et pas du tout. Coke sera encore en opération l’an prochain et probablement encore dans dix, quinze ou vingt ans. Bien sûr, on aura oublié depuis longtemps que Coke a perdu 2,52% en une journée un certain vendredi d’août 2015. Et durant toute ces années, Coke vendra des breuvages par millions chaque jour et encaissera des sommes d’argent collosales qu’elle redistribuera en partie en dividendes à ses actionnaires et en partie en rachetant ses actions.

Il en sera fort probablement de même pour Wal Mart, Exxon, Johnson & Johnson et de tant d’autres. (Je détiens des actions de ces 3 compagnies)

J’achète des actions pour être co-propriétaire d’entreprises que je juge être solides pour le long terme et j’achète ces parts pour le revenu qu’elles me rapportent. Si elles se vendent moins cher, tant mieux! J’en aurai plus pour mon argent.

Tant que ces entreprises auront des fondamentaux solides, mon intention est de garder mes actions pour toujours jusqu’à ma mort et de les laisser en héritage aux générations futures de ma famille si j’en ai les moyens.

Ainsi, qu’ai-je perdu vendredi et aujourd’hui? J’ai 89 actions de la Banque Nationale. Que son prix soit à 100$ ou à 20$ l’action, j’ai toujours droit à 89 fois le dividende annuel par action. Et comme je sais que sur le long terme, c’est la croissance des profits ( et du dividende) d’une entreprise qui entraîne son prix à la hausse, j’ai confiance que peu importe les fluctuations à court ou moyen terme de la valeur de son titre, tant que la compagnie continuera de faire des efforts pour étendre ses parts de marché et pour racheter ses actions, le prix ne peut au final qu’aller dans une seule direction… vers le haut. Quand? Là est toute la question.

Comme le dit souvent Warren Buffett, je sais ce qui va logiquement se passer. Je ne sais toutefois pas quand ça va se passer!

Mais le temps arrange bien les choses.

Le problème est plus imposant pour un day trader ou pour quelqu’un qui voudrait retirer son capital à court terme. Dans ce cas cet « investisseur » n’est pas au bon endroit. La bourse ça n’est pas fait pour détenir des liquidités, c’est fait pour le long terme… Du moins pour l’investisseur intelligent.

L’effet de groupe ou le banc de poissons

Les crashs boursiers sont causés par la nature humaine, par l’émotivité de l’humain et la peur. C’est vraiment comme un banc de poisson. Un poisson décide d’aller à droite et tout à coup tout le monde dit… woahhh! Il doit y avoir un requin à gauche, vaut mieux faire comme tout le monde et virer à droite. Les raisons sont-elles logiques ou justifiées? Qui sait? Ceux qui pèsent lourds et qui ont décidé de virer à droite ont-ils les même motivations que moi? Qui sait?

Je ne suis pas un spéculateur. Je ne cherche pas le profit à court terme, ni le gain en capital. Si c’était le cas, je ne serais probablement pas aussi calme en ces périodes tumultueuses. Je sais que le gain en capital arrivera d’une façon ou d’une autre sur le long terme comme une conséquence logique d’investir dans de solides compagnies qui haussent leurs profits et étendent leurs parts de marché, mais ça n’est pas mon objectif car je ne projette pas de vendre mes parts.

Aussi… je ne fais pas comme les autres poissons. Je suivrai ma propre voie et je continuerai à nager dans les eaux tumultueuses de la bourse, accumulant encore plus d’actions de grandes compagnies chaque mois, sachant qu’après la pluie vient toujours le beau temps et qu’après le calme vient toujours la tempête.

La preuve que le temps prime sur le timing

Vous vous rappelez peut-être du lundi noir? Le jour où en une seule journée, le Dow Jones a perdu près de 25% de sa valeur en 1987. C’était la folie furieuse sur les marchés et dans les médias.

Pourtant, si vous aviez investi tout votre argent le vendredi précédent le crash dans un fonds indiciel du S&P500, ou que vous l’ayez investi le lendemain du crash, il y aurait très peu de différence dans votre valeur nette aujourd’hui car le temps dans le marché est plus important que de tenter de timer le marché.

Voici ce que votre rendement annuel composé aurait été en investissant la veille du crash ou le lendemain :

Period Annualized Growth Rates

Rendement annuel composé    
DOWS&P500NASDAQ
16 oct 198724 août 20157,37%7,23%9,20%
20 oct 198724 août 20158,14%7,91%10,04%

Ainsi, si vous aviez investi 100,000$ tout d’un coup le 16 octobre 1987 dans le S&P500, vous auriez aujourd’hui une valeur approximative de 706,000$ alors que votre valeur nette serait de 843,000$ si vous aviez investi le lendemain du crash.

Il y a une difference bien sûr, mais est-elle si grande?

Et puis qui investit 100,000$ en une seule journée et ne réinvestit plus jamais par la suite ni jamais auparavant? Pas moi en tout cas. Moi j’achète normalement pour entre 1000$ et 3000$ à la fois. Je grignotte mon chemin petit à petit dans le marché, ce qui aide à atténuer les fluctuations dans les cours.

Conclusion

Quoiqu’on en dise, personne ne sait ce qui se passera demain ou dans 10 ans à la bourse. Une cataclysme peut se produire, une guerre peut arriver…

Moi j’ai décidé de contrôler ce qui était en mon pouvoir. Je peux épargner, je peux posséder de la propriété, en accumuler et laisser le temps faire son oeuvre.

Je peux me baser sur la froide logique qui me dicte que nous sommes de plus en plus d’humains sur cette terre, que forcément les ressources se raréfient car nous vivons dans un espace fini et nous avons des désirs infinis, que le commerce a toujours existé et qu’il existera toujours car aucun homme n’est une île…

Il y aura toujours des crashs boursiers, des hauts et des bas. C’est ça qu’on appelle le risque. C’est le prix à payer pour obtenir un rendement qui vaille la peine. Il faut s’accrocher, se diversifier et investir le plus possible dans des valeurs sûres. Les cies qui versent des dividendes en croissance ne sont pas à l’abri d’une baisse de leur cours, mais elles ont maintes fois prouvées qu’elles ont les reins solides. Plusieurs ont même continué à hausser leurs dividendes durant les pires crashs des derniers 50 ans et sont sorties plus fortes de ces périodes car elles ont pu avaler leurs concurrents. Car comme Warren Buffett l’a si bien dit :

« C’est lorsque la marée se retire qu’on peut voir qui se baigne tout nu! »

Et c’est ainsi que pendant que le Dow Jones perdait 3,57% aujourd’hui, des titres spéculatifs (lire des cies qui déclarent des pertes plutôt que des revenus) tels que VTL perdaient plus de 79% de leur valeur.

Fait que, comme on dit en bon Québécois : « Pas panique tabanak »!

Et vous, comment réagissez-vous aux soubresauts de la bourse?

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