J’ai gagné à la loterie!!!

Ad Blocker Detecté

Ce site web est rendu possible grâce à la publicité. Veuillez considérer de désactiver votre "adblocker" afin de nous encourager à maintenir ce site gratuit.

Incroyable! Mais… non, je n’ai pas gagné au loto-max. J’ai plutôt gagné à la loterie de l’ovule! Drôle de loterie vous me direz et pourtant, j’ai vraiment eu beaucoup de chance!

J’écris beaucoup d’articles qui ont une approche pessimiste du monde du travail et j’avais envie aujourd’hui d’écrire quelque chose de plus terre-à-terre.

L’humain aime se plaindre de sa condition et moi je suis champion dans ce domaine! Ah oui vraiment?! 🙂 Pourtant il est important de garder en perspective la chance qu’on a et que la majorité des gens sur terre n’ont pas.

Néanmoins, je ne suis pas de ceux qui se résignent en se disant qu’au moins il y a pire que moi. Au contraire, je préfère généralement me rappeler qu’il y a mieux que moi dans tout et ainsi chercher à m’élever vers de plus hauts sommets.

Mais, à travers cette quête, rester humble demeure important! C’est Warren Buffett qui nous rappelait que d’être né en Amérique au 20e siècle, c’était déjà une bénédiction en soi et il n’a pas tort. Il appelle cela « the ovarian lottery ».

Ici, j’ai eu droit à une éducation gratuite (ou presque), à un toit sur ma tête, à des soins de santé, à de la nourriture et à boire en surabondance. J’ai eu droit à un vélo, à faire partie de différentes équipes sportives, je n’ai jamais manqué de travail… Bref, je n’ai aucun problème!! Ma vie a toujours bien été et va très bien.

Mes seuls « problèmes » en fait sont des problèmes de riche. Et j’avoue me sentir souvent égoïste de les exposer à la face du monde.

Bien que notre société ne soit pas parfaite, elle offre néanmoins nombre de conforts et d’opportunités inaccessibles à l’homme moyen de la planète.

Nous sommes habitués à ce mode de vie, nous le tenons pour acquis et pourtant des millions voir des milliards de gens sur la planète seraient prêts à se régaler de nos miettes.

L’occident gaspille de façon horrible. On jette le vieux pour le remplacer par du neuf alors que ça fonctionne encore. Bien des gens jettent près de 50% de la bouffe qu’ils achètent. Les restaurants et les épiceries en jettent aussi des tas. Les producteurs de lait doivent jeter ce qui dépasse les quotas…

Tout ça alors que des gens par centaines de millions peinent à avoir à manger et à boire.

On peut se plaindre des capitalistes qui accumulent la richesse, mais nous-même en tant que société, nous pesons lourd dans la balance aussi.

Gagner 50,000$ et en dépenser 60,000$ puis se plaindre ensuite que la vie coûte cher… c’est presqu’une honte de le faire et de le dire quand on pense que des familles du tiers monde doivent vivre avec moins d’un dollars par jour et tenir le coup!

L’Amérique, le Québec inclus, offre une qualité de vie inégalée malgré nos récentes débâcles et malgré tout ce qu’on peut parfois en penser.

Si j’étais né au Bengladesh, j’aurais probablement commencé à travailler comme un fou durant mon enfance. Je n’aurais pas eu la chance de choisir ma carrière et quant à la chance d’investir pour bâtir mon indépendance financière… on repassera!

Bien des pays émergents s’enrichissent depuis 20 ou 30 ans alors que l’occident s’érode. Peut-être que ça nous choque dans le quotidien de voir notre pouvoir d’achat s’éroder et de se demander comment notre grand-père pouvait entretenir une femme et 9 enfants à la maison. Mais, peut-être que ça n’est que justice!

L’empire Américain s’est bâti sur l’opportunisme et l’exploitation. Des fortunes se sont bâties au détriment des peuples et de l’humanité. Je pense que ces milliards de gens ont droit aussi à un peu d’espoir, à de l’eau, à de la nourriture et à un travail.

Bien sûr, plus ils deviennent qualifiés et moins notre compétition vaut cher. C’est d’ailleurs pourquoi les compagnies manufacturières préfèrent désormais s’installer ailleurs… nous coûtons plus cher que ce que d’autres bassins de main d’oeuvre ont à offrir.

Les temps changent. Le rêve de la classe moyenne Américaine qui persiste dans nos têtes n’est peut-être plus qu’une chymère. Il faudra s’adapter…

J’espère réussir à élever mes enfants avec une mentalité d’entrepreneur et en faire des épargnants afin qu’ils puissent s’assurer un bon statut dans cette société en plein bouleversement!

J’espère aussi leur faire comprendre la compassion et la chance qu’ils auront eu d’être nés ici malgré les gros changements qui s’opèrent présentement dans notre société.

Mais, quand je vois des enfants de 6 ans scotchés à leur Ipad au restaurant qui répondent bêtement à leurs parents en chialant qu’ils sont fatigués de manger tel ou tel plat tout cuit dans le bec au restaurant, je me dis souvent que ça n’est pas rendre service à un enfant que de trop l’élever dans le luxe.

Conclusion

Je ne suis pas millionnaire, je ne suis pas vraiment libre non plus, mais ma société m’apporte une richesse que la majorité des gens sur terre n’ont pas.

À travers cette aventure qui implique d’apprendre à cesser de surconsommer pour vivre une vie plus libre et plus respectueuse de notre planète, j’essaie de garder à l’esprit que peu importe quelles sont mes états d’âme à un moment donné, je suis chanceux d’être né ici et en cette époque et que ce que j’essaie de réaliser ne pourrait pas être possible sans la société dans laquelle je vis!

3 Comments

  1. Yan Fortin
  2. Debwuya

Leave a Reply