Derek Foster : retraité à 34 ans grâce à la bourse!

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C’est impossible de prendre sa retraite à 45 ans dans le monde d’aujourd’hui mon p’tit gars! Me disait un de mes collègues dans la cinquantaine cette semaine. Tu verras, qu’il me scandait à qui mieux mieux, la vie va te chier d’in mains comme ça nous arrive à tous! Y veulent pas que tu deviennes riche!

A-t-il raison? A-t-il tort? Qui sait? Je ne connais pas ni mon avenir, ni celui du monde en général.

Et puis, c’est vrai que la vie a le tour de nous balloter et de nous jouer des tours… surtout lorsqu’on la laisse nous mener par le bout du nez plutôt que de la prendre par les cornes.

Je pourrais avoir un accident et être handicapé pour le restant de mes jours, attraper une maladie incurrable ou extrêmement coûteuse à soigner, perdre mon emploi… me séparer encore et avoir une pension à payer.

Si on voulait dresser la liste de toutes les merdes qui peuvent arriver dans une vie, on pourrait y passer des heures.

On a tous un cousin ou un voisin qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un à qui X chose est arrivée et ça a ruiné sa vie.

Ça pourrait m’arriver à moi ou à vous…

Mais, est-ce un prétexte pour accepter son sort et ne pas chercher à changer son étoile?

Je ne suis pas quelqu’un qui s’imagine que tout arrive aux autres, mais pas à moi. Je ne pratique pas non plus la nouvelle religion à la mode qui consiste à dire « qu’il y a du positif dans toute chose ».

Des merdes il y en a eu, il y en a et il y en aura toujours. Il faut tout simplement apprendre à naviguer à travers elle sans s’échouer dans un gros iceberg brun et à mon avis, ça sera beaucoup plus facile d’y arriver si c’est moi le capitaine de mon bateau! Non?

Les merdes ça peut arriver aux travailleurs aussi, pas seulement aux retraités. Aussi, se servir de cet argument pour ne pas planifier son avenir est stupide. Ça me fait d’ailleurs penser à un clip de François Perusse où le patron offre une hausse de salaire à son employé et celui-ci la refuse en prétextant:

« Laisse-faire. De toute façon va falloir que j’en donne la moitié à l’impôt pis avec le reste je vais pogner un ticket. »

C’est vrai que la majorité des gens ne réussiront pas à atteindre la liberté financière pour leurs 45 ans. Mais qui a le plus de chance d’y arriver? Celui qui attend bêtement que la vie lui envoie autre chose que des merdes pour le rendre riche et libre ou celui qui épargne plus de 16,000$ par an dans le but d’investir cet argent dans la logique et l’intérêt composé afin de se bâtir des sources de revenus passifs?

Oui, d’ici mes 45 ans plein de choses peuvent arriver qui m’empêcheront d’atteindre mes objectifs. Le régime capitaliste peut s’effondrer, un météore peut frapper la planète, on peut décider de m’enroller de force dans la troisième guerre mondiale, la plus cruelle et la plus dévastatrice que l’humanité ait connue… ou encore, l’économie mondiale peut continuer à prospérer lentement mais sûrement, l’inflation continuer sa marche et moi je peux soit tout essayer pour m’enrichir ou rester assis sur mon steak et à 45 ans être encore en train de me plaindre et de donner des conseils aux jeunes en leur disant de ne rien tenter parce que de toute façon « la vie » va faire que tout ce que tu vas essayer ne fonctionnera pas parce que moi j’ai essayé plein de trucs qui n’ont pas fonctionnés.

As-tu essayé ça papy? Que j’ai eu envie de lui répondre! Dépenser beaucoup moins que tu ne gagnes, épargner au moins 40% de ton salaire pendant 10 ans ou plus et investir tout cet argent pour devenir propriétaire de la force de production et de la main d’oeuvre par le truchement d’actions de grandes entreprises? Tu sais… le capitalisme?

Bien sûr que non! Papy a essayé de devenir riche immédiatement en « investissant » dans un tas de trucs trop beaux pour être vrais… Qui ne l’as pas fait après tout? Et papy s’est acheté une maison trop chère qu’il vient juste de refinancer pour 350,000$ à l’aube de la retraite (bravo papy tu vas devoir travailler jusqu’à 110 ans), il « possède » aussi une BMW en location, un chalet hypothêqué jusqu’à la moëlle, une féfouine de 48 pieds (fifthwheel) comme on dit au Québec, il mange au resto souvent et boit du vin à chaque repas parce qu’un repas sans vin c’est pas un repas… hein mon ti-gars?!

Je ne cherche pas à être arroguant ou méprisant. D’ailleurs j’adore papy (sans rancune vieux). Je respecte l’expérience des gens plus âgés que moi, surtout s’ils ont « réussi » leur vie ou s’ils ont au moins essayé. Je sais qu’il y a une part de vérité dans ce qu’il dit. Mais je déteste les gens qui croient que rien n’est possible et qui le prêchent partout à qui veut l’entendre juste parce qu’ils n’ont pas su comment faire. Je les appelle les résignés amers.

Ils savent que les choses auraient pu être différentes, qu’ils auraient pu y arriver. Mais comme ils n’y sont pas arrivés, ils se disent « je suis si intelligent que si moi je n’y suis pas arrivé alors forcément c’est impossible ».

N’est-ce pas quelque peu narcissique de prêcher cette parole et de penser de la sorte. Car pourtant, bien des gens y sont arrivés et bien des gens y arrivent encore chaque année à cette fameuse indépendance financière.

Mais pour y arriver, il faut savoir quoi faire, comment le faire et surtout, il faut le faire! Papy ne sait ni comment et ni quoi faire… visiblement. Alors il fait tout le contraire. Car tant qu’à être dans la merde… aussi ben avoir du fun pis essayer que ça sente bon? Non?!

Derek Foster, un canadien de 44 ans y est arrivé bien avant moi. Comme moi, jeune il a lu le barbier riche. Contrairement à moi, il a eu le bon sens de commencer immédiatement à en suivre les principes de base. Résultat? Il était déjà retraité à 34 ans et aujourd’hui, 10 ans plus tard, il fait l’école à la maison à ses enfants et profite toujours de la vie.

Il se nomme lui-même « l’idiot millionnaire »!

Comment y est-il arrivé?

En épargnant depuis l’âge de 22 ans tout simplement et en investissant dans la propriété. Pas dans des immeubles, mais dans la propriété boursière.

Il a commencé au départ avec des fonds communs, mais rapidement, il a voulu gérer lui-même ses finances. Après tout, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même!

Il a essayé toutes sortes de stratégies boursières et a même eu un peu de chance, mais aujourd’hui, il investit dans des titres qui versent un dividendes en croissance et privilégie les titres de compagnies qui offrent des services et vendent des produits qui seront toujours nécessaires tel que des outils pour se brosser les dents, du savon, de la lessive, du désodorisant…

Pourquoi? Parce que leur futur cash-flow est prévisible! Un enfant peut comprendre que dans dix ans, on se brossera fort probablement encore les dents! Alors que Facebook? Twitter? Candy crush… Candy quoi? Ah oui le jeu si populaire que la compagnie a décidé de se lancer en bourse. Est-ce que cette compagnie sera la prochaine Microsoft? Who knows…

Vais-je investir dans cette compagnie? Non car je n’ai aucune idée de ce qu’il adviendra d’elle si elle ne sort pas de nouveaux jeux aussi addictifs que Candy Crush. (Quoi que je n’ai jamais compris ce qui était si l’fun avec ce jeu)

Alors que dans 10 ans d’ici, je pense qu’on voudra encore chauffer nos maisons, aller à l’épicerie, se loger, se laver (du moins j’espère), s’assurer etc…

Conclusion

Même si j’épargne comme un fou pendant 10 ans, que j’investis dans des titres de dividendes en croissance avec l’espoir de pouvoir atteindre la liberté financière d’ici mes 45 ans, il m’est impossible de savoir de quoi sera fait l’avenir et il est dans l’univers des possibilités que j’échoue.

Mais, si je ne fais rien de tout cela, je sais très bien de quoi sera faite la route et surtout… je sais comment elle se termine. Et, je ne veux pas finir comme ça… N’est-ce pas Néo? (La Matrice 1, adaptation du texte)

Vous pouvez le trouver sur StopWorking.ca.

Source : journal Les Affaires

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