Le pompiste millionnaire qui avait l’air pauvre lègue 8 millions à sa bibliothèque et son hôpital

Ad Blocker Detecté

Ce site web est rendu possible grâce à la publicité. Veuillez considérer de désactiver votre "adblocker" afin de nous encourager à maintenir ce site gratuit.

En tant qu’investisseur selon la technique de la croissance du dividende, j’aime bien lire des histoires à succès de gens qui ont su tirer leur épingle du jeu et devenir riche.

Celle-ci, parue récemment dans le journal La Presse, me plaît particulièrement et vous comprendrez pourquoi.

À 92 ans, Ronald Read, habitant de Brattleboro (Vermont) laisse derrière lui une fortune de 8 millions US dont l’essentiel à été legué à l’hopital et à la bibliothèque locale.

Pourtant, l’homme retraité d’un emploi de pompiste vivait une vie frugale et avait même l’air très pauvre selon les citoyens du coin. Une fois, une voisine lui a même tricotté un bonnet car l’hiver était froid et l’homme nu tête.

Personne ne se doutait qu’un ancien pompiste puisse être aussi riche et il cachait bien son jeu.

Il déambulait dans les rues dans sa Toyota Yaris usagée (il semble que les Toyota soient populaires parmi la communauté des investisseurs selon la technique de la croissance du dividende…) et passait souvent le temps en ramassant du bois mort.

Comment cela a-t-il pu être possible? A-t-il gagné à la loterie? A-t-il hérité d’un oncle riche? Eh bien… Non! Il était simplement un investisseur boursier selon la technique de la croissance du dividende!!!

Malgré ses revenus modestes, l’homme investissait méticuleusement à la bourse essentiellement dans des titres de grandes compagnies telles que Wells Fargo, Johnson & Johnson, American express… Ces compagnies paient un dividende en croissance depuis des décennies et M Read s’empressait, durant toutes ces années, de réinvestir ses dividendes pour faire croître sa fortune.

La technique ne date donc pas d’hier! M Read la mettait en pratique depuis plus de 50 ans et malgré ses revenus modestes, ses investissements intelligents lui auront permis d’amasser une belle fortune.

C’est encourageant de lire ce genre d’histoire. Avec des épargnes régulières, avec la bonne technique, avec le temps de son côté et la croissance du dividende comme essence pour faire fonctionner la machine, tout est possible.

Si lui a pu y arriver, n’importe qui gagnant 40,000$ ou plus par an devrait pouvoir y arriver aussi. L’important c’est de commencer maintenant, de mettre en place un plan d’épargne systématique, de réinvestir les intérêts, les dividendes ou les revenus et de s’accrocher! Le temps fera son oeuvre!

M Read investissait dans plus d’une centaine de grandes compagnies. Il recevait donc des revenus d’une centaine de sources différentes! Pas mal mieux que de recevoir des revenus d’une seule source comme la majorité des travailleurs. Non?! C’est l’une des facettes de cette technique que j’aime particulièrement, la diversification des sources de revenus.

Le piège de la frugalité

En lisant cette histoire j’avoue que quelque chose m’agace. Pourquoi continuer à vivre une vie pauvre pour ensuite laisser sa fortune à des inconnus?

Pour arriver à leurs fins, bien des fervents de l’investissement s’astreignent à une vie frugale afin de pouvoir réussir à épargner beaucoup. Certains se privent même de beaucoup des joies de la vie comme celle d’avoir des enfants, de voyager et de voir le monde…

Pourtant, je crois qu’il est important de fixer ses limites et de ne pas tomber dans le piège de la frugalité excessive.

Moi je veux des enfants. Je veux posséder une maison, mon petit endroit à moi et je sais que ça « nuit » à ma capacité d’atteindre la liberté financière rapidement mais je veux aussi vivre le présent et avoir une vie de famille. À quoi bon être riche et avoir le potentiel d’être libre pour vivre la vie d’un cloîtré?

Si je veux devenir « riche » et atteindre la liberté financière, ça n’est pas pour mourrir comme l’homme le plus riche du cimetière. C’est pour me donner l’opportunité de me réaliser moi-même à travers mes passions mais aussi de pouvoir réaliser mes rêves comme celui de faire le tour du Canada et des États-Unis en Westfalia par exemple et de prendre tout mon temps sur le trajet!

Selon ma compréhension, l’homme n’a pas eu d’enfants, n’avait plus de compagne depuis 1970, personne à qui laisser son argent et semblait vivre une vie monotone d’homme seul.

À travers ce périple, il ne faut pas oublier de vivre. L’argent ne doit pas devenir une fin en soi, mais plutôt un moyen. Et si on sait l’épargner, il ne faut pas non plus oublier savoir le dépenser.

Je crois que l’important c’est d’optimiser. On peut dépenser pour ce qui nous apporte du bohneur, de la croissance personnelle, de la richesse intellectuelle, alors que l’on devrait chercher à minimiser les dépenses qui n’en apportent pas comme de payer 35$ pour stationner sa voiture, ou trop payer pour son électricité ou ses assurances, abuser des restaurants…

Peut-être que je mourrai millionnaire, mais ça n’est pas mon objectif. Il est fort probable qu’au moment de prendre ma retraite je ne possède qu’un demi-million de dollars en actions de grandes compagnies et à partir de cet instant, il est fort probable que je ne réinvestisse plus la majeure partie de mes dividendes. La croissance de mes avoirs ralentira ainsi grandement et un jour, peut-être que je voudrai gruger tranquillement dans mon capital pour m’offrir une fin de vie dorée.

Conclusion

Quoiqu’il en soit, M Read a fait la démonstration que n’importe qui peut arriver à devenir riche avec un peu de volonté et avec les bonnes techniques.

D’ailleurs, son histoire n’est pas sans me rappeler celle du formidable best sellers de David Chilton : Le barbier riche!

Savoir quoi faire, savoir comment le faire et surtout le faire! Voilà la garantie du succès!

Et vous, pourquoi voulez-vous devenir riche?

Image courtesy of Michelle Meiklejohn / FreeDigitalPhotos.net

Leave a Reply