Comment savoir si j’ai assez d’argent pour prendre ma retraite?

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Lorsqu’on parle de retraite, les gens se posent des tonnes questions telles que celles-ci :

À quel âge puis-je prendre ma retraite?
Comment savoir si j’ai assez d’argent pour prendre ma retraite?
Comment accumuler mon argent et la faire fructifier?
Comment transformer mon capital de retraite en revenu?
Comment obtenir un revenu indexé?
Combien de revenu aurai-je besoin à la retraite?

Bien sûr, les institutions financières se battent pour vous fournir leurs réponses à ces questions et ainsi obtenir votre argent avec lequel ils pourront faire un juteux profit.

Il n’y malheureusement pas de réponse simple qui fait pour tout le monde. Planifier l’âge de sa retraite et ses besoins est réellement personnel. C’est un travail d’introspection qui doit être fait par chacun de nous et une retraite ça se planifie d’avance.

Moi je pense pouvoir me suffire à moi-même avec 30,000$ de revenus annuels et aucune dette. Peut-être que pour vous c’est différent!

À quel âge prendre sa retraite?

Il n’y a pas d’âge pour prendre sa retraite. Pourtant beaucoup de gens se posent cette question et se demandent quel est l’âge normal de retraite ou l’âge souhaitable de la retraite. Ils semblent chercher une règle ou une loi. Dieu merci, il n’y en a pas!

Si vous êtes né riche, vous pourriez être à la retraite depuis votre naissance… Cessez donc de chercher la réponse à cette question. Elle ne dépend que de vous. Moi je veux être libre financièrement pour mes 45 ans et je planifie en conséquence.

Bien sûr, si vous vous fiez uniquement aux prestations gouvernementales ou à votre fonds de pension à prestations déterminées alors là oui, l’âge de votre retraite est déterminée d’avance car une date d’elligibilité sans pénalité est spécifiée par contrat.

Mais, les récents événements à propos des fonds de pension nous ont démontré une fois de plus qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même!

Pour ma part, je vais prendre ce qu’on me donne mais je me bâtis un solide fonds de retraite personnel en parallèle et j’ai déterminé que je voulais atteindre l’âge de la retraite à 45 ans, donc je ne me fie pas à ces prestations potentielles futures pour planifier mon avenir puisque je ne pourrai probablement pas les toucher avant mes 60-70 ans à condition qu’elles existent encore d’ici là.

Comment savoir si j’ai assez d’argent pour prendre ma retraite?

C’est une bonne question à laquelle encore une fois il n’y a pas de réponse facile.

Il faut d’abord savoir quels sont et seront vos besoins en terme de revenus de retraite. C’est difficile à prévoir car il faut aussi y intégrer l’inflation des prix et personne ne la connait d’avance. Vaut mieux donc être conservateur dans son approche.

Certain disent qu’il vous faut prévoir suffisament d’argent pour recevoir 70% de votre salaire de la dernière année. D’autres disent qu’il vous faut plusieurs millions. Moi je pense pouvoir me débrouiller avec un capital d’environ un demi million et une maison libre de dette. Qui croire?

En fin de compte c’est à vous de déterminer vos besoins et la meilleure façon de le faire c’est de connaître vos habitudes de dépense et de réfléchir afin d’anticiper vos dépenses futures. Par exemple, en ce moment vous n’avez peut-être pas de frais médicaux ou de médicaments mais en vieillissant c’est un poste de dépense qui peut prendre de la place. D’un autre côté toutes vos dépenses reliées à votre emploi iront en diminuant.

Reste à financer vos projets… La retraite peut coûter cher si on pense vouloir adopter un mode de vie dépensier (voyages, golf, restaurants, auberges…).

Si vous êtes un dépensier compulsif, vous ne saurez jamais comment calculer vos besoins en revenus de retraite. Avant de prendre sa retraite, je pense qu’il est primordial de comprendre que l’on devra probablement vivre avec moins et même avec beaucoup moins.

Certains voient la retraite comme un rêve et s’imaginent vivre sur un yacht dans les caraïbes à jouer au golf et à goûter toutes les bonnes choses de la vie. Mais, si vous ne pouvez pas vous payer cette vie maintenant, alors à moins d’être un investisseur à succès durant de nombreuses années, il y a peu de chances que vous puissiez vous la payer plus tard.

Les rêves ça se planifie d’avance!

Pour ma part, depuis deux ans j’épargne et je rembourse mes dettes à un rythme effréné. J’apprends à contrôler mes envies de surconsommation et à vivre avec moins.

En apprenant à vivre avec moins (et je dis bien apprendre car si vous ne l’avez jamais fait vous verrez que ça n’est pas facile de briser le moule), on a aussi besoin de moins d’épargne pour atteindre la retraite car en fin de compte, la liberté financière c’est d’avoir suffisament de revenus passifs pour couvrir 100% de ses dépenses actives et suffisament de capital pour que ce revenu passif se perpétue jusqu’à notre décès tout en étant investi dans des actifs qui ne nous feront pas perdre de terrain face à l’inflation.

Les institutions financières offrent souvent aux gens d’acheter une rente viagère avec leur capital. En échange de votre capital (que vous ne pourrez plus jamais récupérer), ils vous garantissent un chèque d’un montant X déterminé par contrat et qui dépend du taux de la rente (généralement bas) et des options choisies (généralement coûteuses). De cette façon, planifier sa retraite est facile. Il suffit de déterminer combien de revenus on a besoin et combien coûtera la rente viagère qui procurera ces revenus.

Bien des gens choisissent donc cette option parce qu’elle est facile. Mais personnellement je la trouve extrêmement contraignante, coûteuse et signer une rente à un faible taux c’est se priver de beaucoup de revenus potentiels plus élevés qui auraient pu être obtenus autrement avec un minimum de « travail » de gestion de ses actifs.

Une autre option que bien d’autres choisissent c’est celle d’épuiser leur capital selon la règle des 4%. En théorie, en retirant chaque année uniquement 4% de son capital, on devrait réussir à le faire durer de très nombreuses années. Ainsi, il suffit de savoir combien de revenu on veut pour établir combien de capital on aura besoin pour prendre sa retraite.

Cette stratégie comporte de nombreuses lacunes et c’est plutôt une règle du pouce. Mais, elle peut aider à se donner une idée.

Moi je sais combien de revenus j’ai besoin pour me libérer de la rat race, couvrir 100% de mes dépenses et me garder un coussin pour les imprévus. Ce montant c’est 30,000$ par an et un profil financier avec aucune dette (maison payée). Plutôt que de calculer combien de capital j’ai besoin pour prendre ma retraite, j’ai plutôt une approche axée sur le revenu.

Présentement, mon revenu passif de dividende avoisine les 1900$ par an alors que mon revenu en ligne devrait avoisiner les 1200$. Mon total : 3200$ par an. Peu importe mon capital investi, ce qui compte pour moi ce sont les revenus. Néanmoins, pour les besoins de la cause, je peux vous dire que mon capital investi vaut actuellement 47000$.

L’avantage de mon approche c’est aussi que je ne touche pas au capital et ainsi il continue de croître en même temps que mes revenus grâce aux hausses de dividendes annuelles. Ceci me donne donc un second filet de sécurité.

Comment accumuler mon argent et la faire fructifier?

L’une des grandes questions que toute personne qui veut atteindre la retraite devra se poser un jour, c’est où investir pour obtenir à la fois rendement et relative sécurité.

Bien des gens ont peur de la bourse. Bien des gens croient que l’immobilier est un placement plus sûr que d’acheter des actions et bien des gens croient qu’il est plus prudent d’acheter uniquement des certificats de placement garantis qui garantissent capital et intérêt alors que ce sont tous de fausses vérités.

L’immobilier est un investissement risqué qui immobilise beaucoup de capital dans un seul investissement, utilise énormément de levier et donc est grandement dépendant des hausses de taux, il est aussi grandement dépendant des conditions du marché local de l’emploi (pas d’emplois pas de locataires), il est tributaire des hausses de taxes et lois telles que la nouvelle loi 122 qui imposent des travaux et inspections obligatoires aux propriétaires d’immeubles à revenus de plus de 5 étages, des limites de la régie du logement pour la hausse des loyers, des locataires qui sacagent ou apportent de la vermine, des risques de vice de construction ou de contamination environnementale… L’immobilier est parsemé d’embûches et de risques. En contrepartie, son rendement peut être extra-ordinaire! Mais, il faut bien s’y connaître, faire ses devoirs et avoir les reins solides.

Les CPG… ou comme mon collègue blogueur Steph le dit si bien : Les Certificat de Pauvreté Garantie sont aussi très risqués car l’inflation est le pire ennemi de l’investisseur. Warren Buffett l’a bien expliqué dans un de ses écrits. Lowell Miller aussi dans son livre The Single Best Investment.

Je ne reprendrai pas leurs explications dans leur ensemble, mais en gros, les bons d’épargne ne protègent généralement pas bien contre l’infation et font donc perdre de la valeur à votre capital ou tout au plus la maintiennent. Ils vous privent donc de la magie de l’intérêt composé qui peut non seulement vous garder à flot, mais aussi vous rendre riche. Quant aux obligations en vente sur le marché libre (municipales ou de grandes compagnies), elles sont aussi volatiles que la bourse mais n’offrent pas le même potentiel… pour ma part je m’en tiens loin.

Les fonds communs… quoi en penser? Nombres d’études ont démontré deux choses importantes. D’abord il semble que 90% des gestionnaires de fonds ne battent pas l’indice de référence du marché. Ensuite, il semble que les gens commencent à s’intéresser à un fonds lorsqu’ils ont constaté qu’il avait donné des rendements très intéressants et ensuite le vendent lorsque son cours a chuté, déçus par son rendement. Acheter haut et vendre bas… voilà la meilleure façon de s’appauvrir!

Pourtant, Warren Buffett dans l’une de ses dernières lettres aux actionnaires recommande à sa succession d’investir 90% de leurs épargnes dans un fonds indiciel qui mime le S&P500 et 10% dans des obligations d’épargne gouvernementales à court terme. Je trouve personnellement que c’est une stratégie simple, facile à implanter et qui devrait donner à peu près le rendement du marché sur le long terme. D’ailleurs, j’ai moi-même, bien que je ne le documente pas sur mon site, un plan d’épargne périodique (50$ par paye) que j’investis dans un fonds indiciel du S&P500. Je pense maintenir cette approche à long terme. J’aime bien diversifier mes approches autant que mes sources de revenus.
C’est une stratégie solide et intéressante selon mon point de vue mais elle ne résoud pas le problème final qui est de transformer son épargne en revenus!

Il y a plusieurs blogueurs dans la communauté qui privilégient cette approche et j’avoue avoir hésité longuement avant de choisir la technique que j’ai choisi. J’ai en fait privilégié ma technique car elle me motive plus et parce que c’est une technique intégrée qui répond à toutes les questions qu’une personne qui veut planifier sa retraite puisse se poser.

En fait, je choisis les titres de dividendes parce que mes revenus seront aussi relativement protégés contre l’inflation et pourront même croître plus vite qu’elle et me rendre de plus en plus riche grâce à l’aspect qui m’apparaît être le plus important dans cette technique, soit la croissance du dividende.

Par exemple, l’an dernier, Jean-Coutu (je possède 200 actions) a haussé son dividende de 17,6% et cette année de 10%. Quand on sait que mes taxes municipales et scolaires ont augmenté encore de plus de 11%, que la viande augmente de 10-20% par an, qu’hydro augmente de 4-5%… Avoir des revenus tirés de CPG qui versent 1,25% stable est très risqué, bien plus risqué qu’investir dans la propriété en fait car autant que la mort et l’impôt, l’inflation est un ennemi impitoyable et inéluctable.

Comme les grandes cies repassent l’inflation à leurs clients et rachètent leurs actions avec le profit, ils sont capable de hausser le dividende plus vite que l’inflation, « protégeant » notre revenu de dividende mais aussi la valeur de nos titres sur le marché (sur le moyen à long terme).

Bien sûr, rien n’est garanti et c’est pourquoi il faut se diversier. Mais en fin de compte qui a-t-il de garanti en ce bas monde? Tout comporte des risques. Notre travail en tant que personne c’est de gérer ces risques et de survivre.

Ainsi acheter des actions à la bourse ça peut être très risqué ou très lucratif. Tout dépend de son approche. La spéculation, l’achat/vente à court terme c’est très risqué. Acheter des parts de grandes compagnies qui font de plus en plus de profit chaque année et les conserver tant que ça demeure vrai, c’est déjà moins risqué.

Conclusion

L’investissement par croissance du dividende est une solution intégrée à toutes les questions que se posent une personne qui doit planifier sa retraite. Comment accumuler du capital et le faire croître. Comment m’assurer que j’ai assez de capital pour prendre ma retraite. Comment convertir mon capital en revenu. Comment protéger mon revenu contre l’inflation.

C’est une solution qui me motive au quotidien car elle est concrète – je reçois chaque mois des dépôts directs dans mon compte de courtage. C’est facile de savoir où j’en suis en additionnant mes chèques de dividende et en plus, comme les compagnies dans lesquelles j’investis haussent généralement leur dividende chaque année plus rapidement que l’inflation, mon revenu s’accroît de lui-même plus vite que mon salaire et que l’inflation.

C’est une technique qui comporte des risques mais ne rien faire, ne pas épargner, ne pas investir, comporte peut-être encore plus de risques.

J’ai un fonds de pension à prestations déterminées, j’ai le RRQ, j’ai un peu d’épargne en fonds indiciel, j’ai un portefeuille de titres de grandes compagnies qui versent un dividende en croissance et j’ai aussi de l’équité qui s’accumule dans ma propriété et des sites webs qui attirent de plus en plus de traffic et qui génèrent de plus en plus de revenus.

Ma situation s’améliore de jour en jour car j’investis mon temps et mon argent dans la propriété. Je prends des risques mais chaque jour j’ai de plus en plus les moyens de me le permettre. Et à moins que le monde ne s’effondre, que tous les magasins ferment, que les gens ne veuillent plus habiter dans des maisons… qu’est-ce que je risque réellement sinon de devenir riche?

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