Achetez Des Armes & Des Munitions… Ensuite le beurre!

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J’ai lu tellement de livres à propos de la richesse ou de l’atteinte de la liberté financière que je ne sais plus qui l’a dit. Je sais par contre que c’est resté quelque part dans ma tête à mijoter durant de nombreuses années.

C’est une affirmation si simple et pourtant si puissante, mais que bien peu de gens appliquent.

Avant d’acheter du beurre, il faut acheter des armes et des munitions!

Je m’explique:

Jeter ce qu’on achète!

Nous vivons dans une ère de sur-consommation. Nous avons poussé ce mode de vie à un tel extrême que nous avons même inventé des produits qu’on achète pour les jeter: Les sacs à poubelle!

Bien sûr, la liste de ces objets à usage unique pourrait être très très longue! Un jour, les historiens et les archéologues du futur riront de nous… J’en suis certain!

Observons les jeunes d’aujourd’hui. Lorsqu’ils quittent le nid familial, ils veulent tout de suite avoir la même « vie » que leurs parents… Ils veulent la maison entièrement rénovée, les deux voitures de l’année, les meubles neufs… Et, comme ils n’ont pas d’épargnes, ils achètent le tout… à crédit… hypothéquant par le fait même leur avenir et leur sécurité financière. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre!

Ils semblent oublier que leurs parents ont mis toute leur vie à accumuler cette « richesse ».

Nos grands-parents, quant à eux, vivaient à une ère bien différente. On achetait une fois et on s’attendait à ce que ça dure… Toujours! D’ailleurs, bien des meubles et même des frigidaires d’autrefois sont encore en parfait état aujourd’hui! Et, si ça brisait, on le réparait…

Oui! Oui! Les gens savaient réparer les choses dans ce temps-là. Il existait même des magazines spécialisés dans le domaine tel que Mécanique Populaire. (Qui lit ça de nos jours?)

Le capitalisme moderne

Mais les compagnies se sont vite rendues compte que le modèle d’affaire n’était pas viable à long terme. Lorsqu’on aura vendu un frigidaire qui dure 100 ans à tous les citoyens, qu’allons-nous faire?

Dans ce temps-là, le citoyen comprenait la valeur de l’argent et un seul travailleur pouvait, avec son seul revenu, supporter une femme et plusieurs enfants tout en vivant aisément. Mais, les compagnies avaient besoin d’élargir leur marché…

Tranquillement, mais sûrement, on s’est mis à transformer les mentalités. Les gens ne voulaient plus nécessairement des choses qui durent. Ils voulaient de belles choses! Et, les belles choses n’ont plus à être aussi durables si on les achète uniquement pour leur beauté, car tout le monde sait que la beauté se fane.

Peu de temps s’est écoulé avant que les familles se rendent compte que désormais, une famille avait besoin de deux revenus pour consommer davantage et remplacer tout ce qui brisait…

Mais, ce deuxième revenu s’est rapidement épuisé aussi… Les riches de ce monde ont alors du inventer un nouveau moteur pour faire avancer l’économie! Pourquoi ne pas faciliter le crédit à la consommation? Payez plus tard et achetez maintenant…

Voilà un résumé sommaire des 70 dernières années du capitalisme moderne.

Nous voilà maintenant dans cette époque où même le crédit à la consommation a atteint ses limites en occident. Nous avons vécu au-dessus de nos moyens pendant des décennies et maintenant, le système est en péril…

Notre solution? L’immigration! Je n’ai rien du tout contre les immigrants, au contraire, mais je me questionne sur cette solution supposée « sauver » un système malade et illogique de surconsommation. Où sont les tables garnies d’enfants que nos parents et nos grands-parents ont connues? Sommes-nous un peuple en voie d’extinction? Ne sommes-nous donc plus capable de croître par nous-même?

Nos belles valeurs? Nous nous mentons à nous-même!

Les gens d’ici ne font plus d’enfants parce que la garderie coûte trop cher, les vêtements coûtent trop cher, l’inscription à des activités et les jouets coûtent trop cher… Pourtant, nous avons suffisamment d’argent pour aller trois fois dans le sud, un forfait de cellulaire à 80$ par mois et se payer une location d’auto à 500$ par mois??? Est-ce parce que les enfants coûtent trop cher ou parce que nous ne savons plus où mettre nos priorités?

Les valeurs d’antan se sont perdues. Économiser veut maintenant dire sauver quelques dollars sur un achat. Donc, pour économiser, il faut dépenser… N’est-ce pas là une perversion de notre époque?

On dit que la famille est ce qu’on a de plus important… Pourtant, qui élève vos enfant pendant que vous travaillez? J’ai lu un article récemment et il semble que près de 41% des enfants d’âge scolaire sont médicamentés au Ritalin afin de contrôler des problèmes de comportement… L’absence des parents à la maison et le fait que nos enfants soient élevés dans des zoo-garderies n’aurait-il pas quelque chose à y voir? Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants? Pas pour les miens en tout cas…

Nous sommes une génération manipulée par les spécialistes en marketing. Ils ont transformé notre culture afin de faire de nous des guichets-automatique dont la seule fonction est le retrait… La fente à dépôt a été délibérément oblitérée du système!

L’humain, dans sa toute-puissance se croit au-dessus de tout. La vie des animaux et des plantes n’a-t-elle donc aucune valeur? Les gens aiment leur chien ou leur chat mais n’ont que faire des animaux d’élevage qui sont maltraités pour fournir l’industrie alimentaire ou du fait qu’une compagnie pétrolière détruise les écosystèmes marins…

Autrefois, notre planète avait de la valeur… Aujourd’hui elle n’a qu’une valeur monétaire…

Un jour où l’autre ces abus devront cesser.

L’ère de l’homme-robot

Et, qu’en est-il du monde du travail? Les gens ne prennent plus leurs vacances, on coupe les emplois à 70,000$ par an pour en créer de nouveaux au salaire minimum et on fait croire aux gens qu’on est sorti de la crise économique…

Certains se sentent à l’abri. Ils pensent être indispensables au boulot… Pourtant, nous sommes tous des numéros. La mondialisation, l’informatisation et la robotique sont autant de facteurs qui ont radicalement transformé le monde du travail… Pas pour en faire un endroit meilleur, mais un endroit plus productif où l’humain y trouve de moins en moins sa place… Nos emplois sont tellement parcellisés qu’un enfant pourrait faire aussi bien que nous la plupart de nos tâches… D’ailleurs bien des employés ont été remplacés par des programmes informatiques tout simples. Vous trouvez que j’exagère? Vous rappelez-vous de tous les gens qui ont pris leur retraite depuis 2 ans ou même 6 mois à votre boulot? On les a remplacé si c’était indispensable ou on a fait sans… Ils sont tombés dans l’oubli… Sauf lorsqu’ils viennent, nostalgiques, errer dans les couloirs du bureau…

Vos diplômes vous servent-ils réellement dans votre quotidien! Vous rappelez-vous ce qu’est une fonction logarithmique ou comment utiliser le théorème de Pythagore?

L’école nous a dressé comme des chiens de Pavlov à devenir de bons travailleurs et de bons payeurs de taxes. La cloche sonne à 9h on entre au travail. Elle sonne à midi, c’est la pause déjeuner, elle sonne à 17h, c’est l’heure de retourner à la maison en ramenant du boulot… Nous avons été conditionné comme des animaux. C’est tellement ancré en nous que nous n’arrivons même plus à concevoir que notre vie pourrait être différente.

C’est une psychose collective de grande envergure orchestrée dans un seul but… Maximiser le profit et donc le pouvoir des gens riches…

Mon père possède l’une des encyclopédie de Mécanique Populaire en 12 volumes datant de 1954. On y apprenait comment fabriquer un arc à souder, un go-kart à moteur pour les enfants, un bateau (un vrai) ou un pédalo pour le chalet et même… Un chalet!

À cette époque, fabriquer quelque chose de ses mains ou encore réparer quelque chose était un comportement valorisé. Qu’en est-il aujourd’hui?

Il n’y a pas si longtemps, les artisans étaient perçus comme des notables. Mais, aujourd’hui, qui se soucie du cordonnier?

Fabriquer quelque chose de ses mains rend fier. Je suis sidéré chaque fois que j’entends quelqu’un si fier de lui d’avoir monté un meuble en mélamine de 12 morceaux d’un grand fabricant… Autrefois, les gens fabriquaient chacune des pièces à la main en plus de les assembler…

Cette société de consommation nous a fait oublier bien de nos valeurs d’antan lorsqu’on y pense bien.

Que faire dans ce contexte? Pour ma part, je vais acheter des armes et des munitions. Le beurre sera ma liberté financière et chaque jour sera pour moi un combat de gladiateur dans l’arène pour conquérir ma liberté.

Les compagnies dans lesquelles je possède des actions sont mes armes. Mes épargnes et mes dividendes trimestriels sont mes munitions! Je sais, je crois que la société de consommation est un non-sens, pourtant j’investis mon argent dans de grandes corporations qui n’ont de cesse de vouloir augmenter leurs profits et leurs parts de marché. L’humanité a créé un monstre en créant la corporation, cette identité juridique qui a presque tous les droits et presque aucune responsabilité sinon celle de générer toujours plus d’argent. Mais, ne dit-on pas qu’à la guerre, lorsqu’on n’a pas la force nécessaire pour terrasser un ennemi, il vaut mieux s’en faire un allié?

Un jour l’humanité se rendra compte de ses erreurs. Mais, ce jour n’est pas à veille d’arriver.

Malheureusement, l’humain a souvent tendance à attendre que l’eau frémisse à gros bouillons avant de se rendre compte qu’il fait partie de la soupe et qu’il faudrait bien trouver un moyen de sortir du chaudron!

Trêve de philosophie, de pensée paranoïaque et de théorie du complot! 🙂 Désolé, j’ai parfois mon moment!

Et vous, préférez-vous acheter du luxe à crédit tout de suite (beurre) ou votre liberté financière d’abord (munitions) et le luxe ensuite?

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Image courtesy of vudhikrai/ FreeDigitalPhotos.net

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