Pourquoi Je Crois Qu’il Est Avantageux De Prendre Ma Retraite Jeune?

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Lorsque je dis aux gens que je veux prendre ma retraite du monde du travail à 45 ans au plus tard, je reçois toute sorte de regards et commentaires méfiants.

Certains me disent que je suis fou, que je vais m’ennuyer, d’autres me disent que c’est risqué à cause de l’inflation ou encore que je vais manquer d’argent et devoir retourner travailler lorsque je serai vieux. Finalement, certains me disent que je vais finir par tout perdre en investissant à la bourse et me retrouver sans abri.

Je veux prendre ma retraite jeune. Pour ce faire, j’investis dans des titres de grandes compagnies qui ont un avantage concurrentiel important et qui versent des dividendes en croissance.

Je crois fermement qu’il est important pour moi de prendre ma retraite le plus tôt possible et que ce que j’ai à perdre est moindre que ce que je vais y gagner.

Voici pourquoi :

La vie est courte

Entre 2002 et 2009 j’ai perdu un oncle, mort à 42 ans d’une leucémie, un parrain, mort à 45 ans d’une crise cardiaque, une amie, morte à 24 ans d’une leucémie aussi, deux grands-parents, morts d’emphysème et de problèmes cardiaques.

Le temps file vite. Plus je vieillis, plus j’ai l’impression de voir le temps s’écouler comme l’eau d’une baignoire. Notre temps sur terre est compté. Vous ne savez pas, pas plus que je ne le sais, combien de temps il vous reste à vivre. Trop de gens s’imaginent qu’ils vivront éternellement ou jusqu’à un âge avancé. Mais la maladie, le hasard ou même la foudre peuvent frapper n’importe quand.

Le temps est une commodité qui n’a pas de prix.

Vous pouvez gagner du temps, mais vous ne pouvez pas acheter du temps de vie. Lorsque vous travaillez, vous échangez en fait votre temps de vie contre de l’argent. Votre patron, par effet de levier, utilise votre temps et celui de vos collègues pour gagner plus d’argent que vous.

Ultimement, l’argent permet de « s’acheter le temps de profiter du temps qui nous reste » en nous libérant du fardeau du 9 à 5.

Si vous appreniez demain qu’il ne vous reste qu’un mois à vivre, que vous aviez 500,000$ en banque et qu’on vous proposait d’acheter 10 ans de plus sur terre contre vos 500,000$. Que feriez-vous?

La plupart des gens échangeraient volontiers l’argent contre le temps. Non?!

Pourtant, sachant que le temps est notre ressource la plus précieuse et que le temps perdu ne peut pas être récupéré, je suis toujours étonné de constater que la plupart des gens continuent à s’obstiner à le vendre à si bas prix… Si les gens réalisaient réellement ce qu’ils sont en train de faire, accepterions-nous une société où le PDG d’une grande compagnie gagne plus de 1000 fois le salaire d’un de ses employés?

Qu’est que je risque à prendre ma retraite jeune?

Lorsqu’on évalue un risque, il faut calculer le coût et le bénéfice. Si par exemple vous achetiez pour 10,000$ d’actions d’une grande compagnie, vous risquez que la compagnie fasse faillite. Quelle serait votre perte maximale?

Tout simplement 10,000$.

Maintenant évaluons les bénéfices potentiels. La compagnie peut continuer de croître jusqu’à obtenir 100% des parts du marché mondial. Elle peut tenter de percer dans d’autres segments de marché. Elle peut continuer à verser un dividende en croissance…

Le potentiel est quasi illimité. Votre 10,000$ pourrait bien éventuellement valoir 30,000$, même 100,000$ et même voire 1,000,000$ au fil du temps.

Il en est de même avec l’idée de me retirer jeune de la « rat race ». En me retirant à 45 ans, je perds disons 20 ans de revenus. Ça fait un beau magot. Avec un salaire de 50,000$, un individu dirait donc non à 1,000,000$ taxable en revenus (croissance non comprise pour simplifier le calcul).

Si l’individu se retire pour vivre des revenus que génère son capital, comme j’envisage de le faire, il peut aussi perdre 100% de ce capital.

Le risque est donc d’avoir à retourner travailler si je perds 100% de mon capital ou si je finis par manquer de capital.

Pour perdre 100% de mon capital, car certains me disent que c’est possible parce que j’investis en bourse (comme eux par l’entremise de leurs fonds communs et de pension même s’ils ne semblent pas s’en rendre compte), il faudrait que toutes les compagnies dans lesquelles je détiens des parts fassent faillite.

Bien que le scénario soit plausible, il faudrait, au moment où l’on se parle, que le plus grand fabricant de jouets au monde (Mattel) déclare faillite, que la plus grande chaîne de fast-food au monde (McDonald’s) fasse faillite, que la plus grande compagnie pétrolière au monde (Exxon) fasse faillite et qu’une des plus grandes chaînes de pharmacies au Canada (Jean-Coutu) fasse aussi faillite.

Si cela arrive, je crois que j’aurai bien d’autres chats à fouetter que de m’occuper de la valeur de mon portefeuille boursier. De plus, j’ai l’intention de diversifier mes actifs au travers de 20 à 40 titres au fil du temps et de les suivre trimestriellement pour m’assurer que tout va bien…

Si toutes ces compagnies font faillite en même temps, ce sera l’effondrement de la société occidentale moderne. Vous n’aurez de toute façon probablement plus d’emploi ou encore ce sera la guerre.

Éventuellement, il y aura reprise économique et je n’aurai qu’à retourner travailler, peut-être pas dans le même domaine, certainement pas dans le même emploi et probablement pas dans les mêmes conditions. Mais, je vais m’en sortir.

Qu’est-ce que gagne à prendre ma retraite jeune?

La vie est belle. La Terre est magnifique. Il y a tant de choses à voir, à apprendre, à connaître et expérimenter.

Si j’avais la possibilité de posséder tout mon temps, je saurais l’utiliser à meilleur escient que ce à quoi il me sert présentement. Il y a d’autres richesses que l’argent. Il y a la connaissance, le savoir, il y a l’amour et la santé, la compréhension de l’univers qui nous entoure.

Je suis un homme de projet. Certains n’ont aucune vision pour leur retraite. Ils ne savent pas être seul avec eux-même, ni quoi faire de leurs dix doigts. Pour eux, travailler c’est mieux. Le vide les rend anxieux car il ne savent pas comment le combler. Travailler les garde occupés.

Je ne passerai pas mes journées à manger des chips devant la télé, à flâner dans les centres d’achat ou à attendre la mort.

J’ai déjà tellement d’idées, tellement de choses que je veux réaliser, tellement de gens avec qui j’ai envie de passer plus de temps.

Le potentiel est illimité. Le risque, limité.

Les gens accordent à mon sens trop d’importance à la sécurité relative et réconfortante qu’apporte un emploi. Je dis bien relative, car les emplois ne sont plus ce qu’ils étaient. Demain, votre patron peut vous licencier sans vous dire merci à cause d’une restructuration ou pour toute autre raison qu’il jugera pertinente.

Malheureusement, la sécurité a un coût et ce coût vous devez l’assumer en payant de votre liberté.

Comme en assurance vie, auto et autres types d’assurances, bien des gens ont tendance à se sur-assurer… Cette culture de la peur brime nos libertés individuelles. Nous avons si peur que parfois nous finissons par perdre de vue la réalité…

La réalité c’est que la vie est courte, que votre temps est compté, que vous ne savez pas combien de temps il vous reste et que dans le pire des cas, si ça ne fonctionne pas, je retournerai tout simplement travailler… C’est ce que j’aurais fait de toute façon… travailler toute ma vie.

Et vous, voulez-vous prendre votre retraite jeune? Pourquoi?

Avez-vous une « bucket list », des choses à réaliser absolument avant de mourrir? Avez-vous commencé à planifier le moyen de les réaliser?

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Image courtesy of ImageryMajestic/ FreeDigitalPhotos.net

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